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Longwy-sur-le-Doubs

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Longwy-sur-le-Doubs
Longwy-sur-le-Doubs
L'église paroissiale au centre du village.
Blason de Longwy-sur-le-Doubs
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Dole
Intercommunalité Communauté de communes de la Plaine Jurassienne
Maire
Mandat
Pierre Thiebaut
2020-2026
Code postal 39120
Code commune 39299
Démographie
Population
municipale
496 hab. (2023 en évolution de −1,78 % par rapport à 2017)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 57′ 32″ nord, 5° 22′ 24″ est
Altitude Min. 182 m
Max. 189 m
Superficie 16,46 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Dole
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Tavaux
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Longwy-sur-le-Doubs
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Longwy-sur-le-Doubs

Longwy-sur-le-Doubs est une commune française située dans le département du Jura, dans la région culturelle et historique de Franche-Comté et la région administrative Bourgogne-Franche-Comté.

Dans la région, le nom se prononce /lɔ̃vi/, c'est-à-dire avec le w prononcé comme un v.

Géographie

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Communes limitrophes

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Rose des vents Chemin Peseux Chaussin Rose des vents
N
O    Longwy-sur-le-Doubs    E
S
Petit-Noir Asnans-Beauvoisin

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[3] et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (1 900 h/an), un été chaud (18,5 °C), un air sec au printemps et en été et des vents faibles[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 918 mm, avec 11,5 jours de précipitations en janvier et 8,2 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Tavaux à 10 km à vol d'oiseau[7], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 868,7 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −18,2 °C, atteinte le [Note 1].

Au , Longwy-sur-le-Doubs est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dole, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[11]. Cette aire, qui regroupe 87 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[12],[13].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (92,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (73,1 %), zones agricoles hétérogènes (11,9 %), prairies (7,7 %), eaux continentales[Note 3] (3,9 %), zones urbanisées (2,7 %), forêts (0,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,1 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Lonvi (1283), Longvy (1793), Longwy (1801), Longwy-sur-le-Doubs (1938).

Composé de l'adjectif long et de vi dérivé du latin vicus, « village ».

La seigneurie de Longwy est considérée comme l'une des anciennes baronnies de la région, possession de la première maison de Vienne, avant d'être inféodée à la famille de Chaussin[15]. Rousset rappelait qu'elle « comprenait le château, le bourg et la ville de Longwy, le grand et le petit Jousserot, Buchaille, Peseux, Gatey, le fief de la Motte et du château de Pourlans, avec les arrière-fiefs qui en dépendaient, les fiefs de Chemin, des Moussières et de la Borde-Dame-Nicole »[15]. Le château est situé au nord du village[16]. La seigneurie se trouve sous la suzeraineté des sires de Neublans d'Antigny, avant de passer sous celle des comtes de Bourgogne[15]. Le château et le Bourg-Dessus passent quant à eux dans la mouvance des sires de Rahon[15].

Le premier seigneur à porter le titre de sire de Longwy est Mathée de Chaussin[15]. Ce seigneur prend parti pour Jean Ier de Chalon le Sage ou l'Antique, qui prend la régence du comté de Bourgogne au nom de son fils Hugues de Chalon[15]. Le père et le fils s'opposent jusqu'au traité de paix de 1255[15]. Longwy relève de Guillaume [VI], comte de Vienne. À sa mort, en 1256, ses biens sont partagés entre ses neveux, Hugues/Hugnenin IV d'Antigny, sire de Pagny, fondateur de la seconde maison de Vienne, et Henri de Pagny, sire de Sainte-Croix. Hugues/Hugnenin IV hérite du fief de Longwy[15].

Jean de Longwy, sire de Rahon, issu de Mathée, sire de Longwy, obtient le château et le Bourg-Dessus de Longwy, qu'il inféode, en 1316, à Guillaume de Chaussin[15]. Sa sœur, Gilles ou Gillette, obtient le Bourg-Dessous et la ville qu'elle apporte en dot à Hugues [V] de Vienne, chevalier, sire de Pagny et de Montmorot[15]. Leur fils, Guillaume († av. 1345), hérite de la part de sa mère[15]. Son fils, Jacques (teste en 1372), obtient la seigneurie de Longwy[15]. Il sera gardien des comtés de Bourgogne, d'Artois, capitaine général en Lyonnais et gouverneur du Dauphiné pour le roi. Alors que le fils de ce dernier, Jacques II, meurt sans alliance, c'est à Jeanne de Vienne, sa tante, que revient la succession[15].

Les habitants obtiennent au cours du XIIIe siècle une charte de franchises, qui est confirmée par Jacques II de Vienne le [15].

La branche issue d'Hugues VI, seigneur de Saint-Georges et frère de Guillaume, conteste l'héritage de Jeanne[15]. L'époux de Jeanne, Philibert II de Montagu, seigneur de Couches, fournit le « au duc et comte de Bourgogne, le dénombrement de la baronnie de Longwy »[15].

Ainsi, des parts sont acquises[15] par Jean de Marmier (1577), baron de Longwy, fils d'Hugues de Marmier, président au Parlement de Dole, par Philippe de Pontailler (1617), baron de Longwy, acquéreur sur Alexandre de Marmier, fils de Jean de Marmier, ou par Louis Pétrey († 1638), acquéreur (1628) sur Elion d'Andelot et sur les Marmier, parlementaire à Dole, seigneur de Champvans, héroïque défenseur de Gray en 1636 contre les Français, fils de Charles Pétrey), père de : Jean-Baptiste (baron de Longwy en 1654-56, seigneur de Chemin), et Suzanne Pétrey (x Léonel Bontemps, d'où Marie Bontemps, dame de Longwy, d'Authume, de Champvans et d'Eclans, femme en 1692 de Claude-François Masson, parlementaire à Besançon). Leur fils Charles-Emmanuel Masson est confirmé en comme baron de Longwy ; père et grand-père des suivants : Rodrigue-Thérèse-François-César et son fils Jean-Léger-Charles-François Masson, les derniers barons de Longwy.

Politique et administration

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Mars 2001 Mars 2008 Jean Barraux   Agriculteur
Mars 2008 en cours Pierre Thiébaut[17]   Gendarme

Population et société

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[19].

En 2023, la commune comptait 496 habitants[Note 4], en évolution de −1,78 % par rapport à 2017 (Jura : −0,85 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
530535612588912931952953974
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
877875864830819800757741697
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
711732745626594593547540513
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
527525491490498496551557525
2017 2022 2023 - - - - - -
505493496------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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Personnalités liées à la commune

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Héraldique

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Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

D'azur à la bande d'or.

Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  2. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  3. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  4. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  5. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  6. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  7. « Orthodromie entre Longwy-sur-le-Doubs et Tavaux », sur fr.distance.to (consulté le ).
  8. « Station Météo-France « Tavaux Sa », sur la commune de Tavaux - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  9. « Station Météo-France « Tavaux Sa », sur la commune de Tavaux - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « La grille communale de densité », sur insee,fr, (consulté le ).
  11. a et b Insee, « Métadonnées de la commune de Longwy-sur-le-Doubs »..
  12. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Dole », sur insee.fr (consulté le ).
  13. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  15. a b c d e f g h i j k l m n o p et q Alphonse Rousset, Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la Franche-Comté, t. t. III, (lire en ligne [PDF]), Longwy-sur-le-Doubs.
  16. Statistique historique de l'arrondissement de Dole sur Google Livres, Armand Marquiset, pages 404-412.
  17. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2010, consultée le 2 mai 2010.
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.