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Ferrari Enzo Ferrari

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Ferrari Enzo (F60)
Ferrari Enzo Ferrari
Ferrari Enzo (F60)

Marque Ferrari
Années de production 2002 - 2004
Production 3 + 400 exemplaire(s)
Classe Supercar
Usine(s) d’assemblage Maranello
Moteur et transmission
Énergie Essence
Moteur(s) V12 6,0 L à 65°
48 soupapes
2 x 2 arbres à cames en tête
Position du moteur Longitudinale centrale arrière
Cylindrée 5 998 cm3
Puissance maximale à 7 800 tr/min : 660 ch DIN
(485 kW)
Couple maximal à 5 500 tr/min : 657 N m
Transmission Propulsion
Boîte de vitesses Séquentielle à 6 rapports
Masse et performances
Masse à vide 1 365 kg
Vitesse maximale 363 km/h
Accélération 0 à 100 km/h en 3,5 s
Consommation mixte 22,8 L/100 km
Émission de CO2 545 g/km
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Coupé 2 portes
Châssis Monocoque en carbone
Coefficient de traînée 0,36
Suspensions Triangles superposés
Combinés ressorts/amortisseurs + basculeurs
Barres stabilisatrices
Direction À crémaillère assistée
Freins Disques carbone céramique ventilés
(ABS + ESP)
AV : 380 mm
AR : 380 mm
Dimensions
Longueur 4 702 mm
Largeur 2 035 mm
Hauteur 1 147 mm
Empattement 2 650 mm
Voies AV/AR 1 660 mm  / 1 650 mm
Volume du coffre 230 dm3
Chronologie des modèles

La Ferrari Enzo Ferrari, souvent appelée « Ferrari Enzo », est une supercar du constructeur automobile italien Ferrari, pourvue d'un moteur V12 de 660 chevaux DIN, inspirée de l'univers de la Formule 1 et construite à 400 exemplaires, entre 2002 et 2005[1].

Nommée en hommage au fondateur du célèbre constructeur de voiture de sport Enzo Ferrari (décédé le ) et pour commémorer le premier titre en Formule 1 du nouveau millénaire, elle est présentée au Mondial de l'Automobile de Paris en octobre 2002. Juste avant sa présentation officielle à Paris, la voiture de présentation s'est envolée d'Italie vers la Californie pour apparaître dans le film Charlie's Angels 2 où, dans une scène, la voiture est conduite par Demi Moore.

À l'origine, ce modèle devait être construit à 349 exemplaires. L'entreprise avait décidé d'envoyer des invitations aux clients ayant au préalable acheté la Ferrari F40 ou la Ferrari F50 et les 349 exemplaires furent vendus avant même le début de la mise en production. Face aux pressions de clients potentiels, Luca Cordero di Montezemolo, PDG de Ferrari a finalement décidé de construire cinquante Enzo supplémentaires, portant la production totale à 399 exemplaires.

Dédicace de Luca di Montezemolo sous le capot de la Ferrari Enzo offerte au pape Jean Paul II

En 2005, un 400e exemplaire a été construit et offert au pape Jean-Paul II qui l'a vendu en juin pour 950 000  lors d'une vente aux enchères caritatives au profit des victimes du tsunami au Sri Lanka[2]. Le PDG de Ferrari, Luca di Montezemolo, a ensuite remis le chèque à Benoît XVI, le successeur de Jean-Paul II. En 2015, elle est revendue pour 6 millions de US$[3]. Cette voiture est dotée d'une configuration unique : intérieur en cuir beige, becquet en carbone apparent et intérieur du capot dédicacé par Luca di Montezemolo.

Par ailleurs, trois mulets ont été construits en 2000, nommés « M1 », « M2 » et « M3 » ressemblant à une Ferrari 348. Le troisième mulet a été vendu aux enchères chez RM Sotheby's en même temps que la 400e Enzo en juin 2005, au prix de 195 500 [4].

Ferrari propose régulièrement des voitures qui rassemblent, en un seul modèle, les dernières connaissances techniques et technologiques de la marque. La Enzo, dessinée par le cabinet de design italien Pininfarina, et plus précisément par le japonais Ken Okuyama, est une synthèse entre la technologie et le design directement déclinés des F1 de la Scuderia Ferrari. Le pilote allemand Michael Schumacher a d’ailleurs participé à la mise au point de cette supercar.

Vue arrière de la Ferrari Enzo

Supervisé par le styliste japonais Ken Okuyama, le design extérieur de l'Enzo est conçu pour permettre à la voiture de rester stable et pour la plaquer au sol à hautes vitesses en profitant au maximum de l'effet de sol. Les designers de chez Pininfarina se sont inspirés de la course automobile et plus particulièrement de la Formule 1. En effet, l'Enzo utilise un fond plat et un large diffuseur arrière permettant d'éviter d'avoir recours à un aileron. L'Enzo utilise aussi deux sillons de chaque côté du capot avant, ceux-ci, alimentés par les entrées d'air avant, agissent à la manière d'ailerons et plaquent l'avant de la voiture au sol en dirigeant l'air jusqu'aux entrées d'air placées sur les flancs. Deux petites ouvertures situées devant les roues arrière permettent enfin de maintenir les freins et les pneus arrière à la bonne température.

De nombreux éléments de l'Enzo rappellent l'univers de la course automobile : par exemple, l'unique essuie-glace ou bien les écussons de la Scuderia Ferrari sur les flancs. À l'arrière, l'Enzo se distingue par ses quatre feux et sa quadruple sortie d'échappement. Ses feux partiellement intégrés dans la carrosserie seront repris sur la F430, puis sur la 612 Scaglietti.

Moteur et performances

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Le compartiment moteur de l'Enzo

Mue par un tout nouveau moteur V12 de 6 litres et 48 soupapes placé en position longitudinale arrière, l'Enzo est la première Ferrari à dépasser la barre des 600 ch avec une puissance maximale de 660 ch à 7 800 tr/min. Le couple est quant à lui de 657 N m à 5 500 tr/min. La cylindrée totale est de 5 998 cm3, soit une augmentation de 1 298 cm3 par rapport à la F50 (le moteur de l'Enzo n'a rien en commun avec celui de cette dernière). L'alésage est de 92,0 mm et la course de 75,2 mm, portant la cylindrée à 500 cm3 par cylindre. Les soupapes d'admission et d'échappement variables ainsi que la gestion électronique intégrale Bosch Motronic ME7 permettent au moteur de l'Enzo un fonctionnement plus efficace que son prédécesseur, avec un régime maximum de 8 200 tr/min.

Comme pour les moteurs de Formule 1 de son époque, les bielles de la Ferrari Enzo sont en titane, les pistons en aluminium et les chemises de cylindre en aluminium revêtu de nikasil. Pour faciliter le démarrage aux feux rouges, l'Enzo dispose du système maison « Launch Control ». La carrosserie est entièrement en matériaux composites de fibre de carbone et aluminium, y compris les deux grandes portes s'ouvrant en élytre.

Les performances de l'Enzo sont exceptionnelles pour une voiture de route. La vitesse maximale est de 363 km/h atteint sur route fermée. Le 0 à 100 km/h s'effectue en 3,65 secondes. Le 0 à 200 km/h est avalé en 9,6 secondes, le 400 mètres départ arrêté est abattu en 11 secondes et le 1 000 m départ arrêté est quant à lui réalisé en 19,6 secondes. L'Enzo a aussi été chronométrée sur le circuit officiel de Ferrari, la piste d'essais de Fiorano, d'une longueur de 3,021 km, avec un temps de min 24 s 9. La consommation est de 36 L/100 km en cycle urbain, 15,2 en cycle extra-urbain et 22,8 en cycle mixte. La capacité du réservoir est de 110 litres.

Le magazine Evo a testé la voiture sur le circuit de Nordschleife en août 2008 et a obtenu un temps de min 25 s 7 dans son second tour. Un temps comparable a celui de la Lamborghini Aventador LP700-4 (min 25 s) apparue presque dix ans plus tard.

Transmission

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La transmission séquentielle semi-automatique de l'Enzo est du même type que celles utilisées en Formule 1. Les changements de vitesse se font par l'intermédiaire de palettes situées de chaque côté du volant qui déclenche un système d'embrayage robotisé. Une série de LED sur le tableau de bord indique au conducteur le moment approprié pour changer de rapport. Le temps nécessaire au changement de vitesse est de 150 millisecondes. La transmission, initialement sans embrayage, a été remplacée par une version plus « classique » à la suite de nombreuses plaintes des clients. L'Enzo est une propulsion ; elle dispose d'un différentiel autobloquant et d'un antipatinage déconnectable de série.

Châssis et comportement

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Le châssis de la Ferrari Enzo est réalisé en plusieurs couches de fibres de carbone et d'aluminium Honeycomb. Elle est portée par quatre suspensions indépendantes à pistons, en triangle à l'avant et en trapèzes superposés à l'arrière. L'amortissement peut être ajusté depuis l'habitacle et se complète par des barres anti-roulis à l'avant comme à l'arrière.

Par ailleurs, ses roues sont de 483 millimètres (19 pouces), le système de freinage est quant à lui assuré par des freins à disques carbone-céramique Brembo de 381 millimètres (soit 15 pouces) sécurisés par un ABS et ESP.

Habitabilité et confort

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L'Enzo se veut être une sportive pure qui n'a pour objectif que la performance et ses concepteurs ne pouvaient l'encombrer d'accessoires superflus. En conséquence, l'habitacle se passe de vitres électriques, de radio et de climatisation. Le coffre est symbolique mais une bagagerie de haute couture le complète avec élégance.

La voiture est néanmoins équipée d'un ordinateur de bord, situé à gauche des compteurs, affichant des informations inédites pour l'époque telles que la pression d'huile et celle des pneus.

Accueil du public

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En 2002, la Ferrari Enzo surprend par sa silhouette, sa boîte de vitesses commandée par des palettes au volant, son moteur V12 de 6 litres de cylindrée développant 660 ch, et un compteur affichant une vitesse maximale de 400 km/h, des prestations uniques à cette époque.

Notes et références

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  1. « Ferrari Enzo (2002) », sur ferrari.com (consulté le )
  2. (en) Erin Mays, « Ferrari donates proceeds of 400th Enzo to Pope », sur autoblog.com,
  3. « La Ferrari Enzo du Pape Jean-Paul II vendue pour plus de 6 millions de dollars ! - Automoto | TF1 », sur MYTF1, (consulté le )
  4. (en) Travis Okulski, « This Is The Incredible Ferrari Enzo Prototype », sur jalopnik.com,

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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