Ferdinand Cheval

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Ferdinand Cheval
Ferdinand Cheval.jpg
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signature de Ferdinand Cheval
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La tombe du facteur Cheval.jpg
Vue de la sépulture.

Joseph Ferdinand Cheval, plus connu sous le nom de facteur Cheval, né le à Charmes-sur-l'Herbasse (Drôme) et mort le à Hauterives (Drôme) à 88 ans, est un facteur français célèbre pour avoir passé 33 ans de sa vie à édifier un monument qu'il nomme le « Palais idéal » et huit années supplémentaires à bâtir son propre tombeau, tous deux considérés comme des chefs-d'œuvre d'architecture naïve.

Biographie[modifier | modifier le code]

Charmes-sur-l’Herbasse, village natal du facteur Cheval au début du XXe siècle

« Fils de paysan je veux vivre et mourir pour prouver que dans ma catégorie il y a aussi des hommes de génie et d'énergie. Vingt-neuf ans je suis resté facteur rural. Le travail fait ma gloire et l'honneur mon seul bonheur ; à présent voici mon étrange histoire. Où le songe est devenu, quarante ans après, une réalité. »

— Ferdinand Cheval, [1].

Le facteur Cheval[modifier | modifier le code]

Ferdinand Cheval naît dans une famille de petits cultivateurs dans une Drôme terrienne et rurale[2]. Il est le fils de Jean-François Cheval qui a épousé, en secondes noces, Rose-Françoise Sibert[3]. Une scolarité courte, de 1842 à 1848, à l'école communale de Charmes fait qu'il maîtrise mal sa langue maternelle qu'il écrit phonétiquement. Sa mère décède le . Après l'obtention de son certificat d'études primaires, il devient à l'âge de treize ans apprenti boulanger. Il est pris en tutelle, à l'âge de dix-huit ans, à la mort de son père, par son oncle maternel Joseph Burel, qui le fait rapidement émanciper (la majorité à cette époque étant fixée à 21 ans). Il laisse à son frère la ferme familiale pour devenir en 1856 boulanger à Valence puis à Chasselay, une commune située au nord de Lyon en 1859[4].

Le , il se marie avec Rosalie Revol, lingère, avec qui il aura deux enfants. La mort de son premier fils en 1865 le fait abandonner la boulangerie, activité qu'il a pratiquée durant presque une douzaine d'années et dont l'expérience du pétrissage aurait influencé son savoir-faire de sculpteur et de créateur[5].

Hauterives, village d'adoption du facteur Cheval au début du XXe siècle

Il s'engage comme ouvrier agricole, métier qu'il abandonne à la naissance de son second fils[6]. Acculé à la misère, il se présente au concours de facteur et entre officiellement dans l'administration des Postes le . Il est successivement facteur à Anneyron, puis à Peyrins, puis à Bourg-de-Péage. À sa demande, en 1869, il est affecté à Hauterives, à une douzaine de kilomètres de son village natal, ayant en charge la « tournée de Tersanne », une longue tournée pédestre quotidienne. Il y restera jusqu'à la retraite[7].

Après le décès de sa première épouse, il se remarie en avec Claire-Philomène Richaud (1838-1914), tailleuse et également veuve. Elle apporte en dot l'équivalent de deux années de traitement de facteur et une petite propriété qui lui permettra d'acquérir un lopin de terre à Hauterives[8]. De leur union naît Alice le .

Ses longues tournées en solitaire de plus de trente kilomètres n'ont pas le même rythme que les tournées cyclistes ou motorisées d'un « préposé » rural du XXIe siècle[9],[10] :

Le château de Charmes-sur-l'Herbasse. Ce monument historique est une des sources d'inspiration pour le Facteur Cheval né dans la commune.

« Le courrier n'arrive à Hauterives qu'à 11 heures du matin. Le facteur qui nous dessert est obligé avant de partir de desservir le village d'Hauterives et ensuite de desservir les quartiers de cette commune qui se trouvent sur son parcours. Malgré sa bonne volonté il ne peut arriver à notre village qu'à une heure souvent deux de l'après-midi. Pour aller de la boite aux quartiers des Débris et des Nivons, ce qui lui arrive souvent, il a encore une distance de 5 à 6 kilomètres. Il a ensuite à desservir la section de Treigneux et la partie de la commune d'Hauterives depuis Treigneux jusqu'à la route départementale n°6, et ce n'est qu'après ce trajet qu'il se rend au bureau, mais presque toujours après le départ du courrier qui se fait vers 5 heures, si bien que Tersanne éprouve chaque jour des retards sous le rapport des départs des dépêches[11]. »

Il occupe ses heures de randonnée à de longues rêveries au cours desquelles il imagine un « palais féerique », rêveries qui ne commenceront à être concrétisées qu'une dizaine d'années plus tard[12], après maints voyages avec sa brouette qu'il appelle sa « fidèle compagne de peine »[13].

La première pierre[modifier | modifier le code]

Ferdinand Cheval en pleine créativité artistique en janvier 1890

En 1879, une pierre, qu'il dénommera sa « pierre d’achoppement »[14], entraîne sa chute sur le chemin de sa tournée et le fait transposer son rêve dans la réalité. Il rapporte dans ses cahiers[15] l'importance de cet événement :

« Un jour du mois d'avril en 1879, en faisant ma tournée de facteur rural, à un quart de lieue avant d'arriver à Tersanne, je marchais très vite lorsque mon pied accrocha quelque chose qui m'envoya rouler quelques mètres plus loin, je voulus en connaitre la cause. J'avais bâti dans un rêve un palais, un château ou des grottes, je ne peux pas bien vous l'exprimer… Je ne le disais à personne par crainte d'être tourné en ridicule et je me trouvais ridicule moi-même. Voilà qu'au bout de quinze ans, au moment où j'avais à peu près oublié mon rêve, que je n'y pensais le moins du monde, c'est mon pied qui me le fait rappeler. Mon pied avait accroché une pierre qui faillit me faire tomber. J'ai voulu savoir ce que c'était… C'était une pierre de forme si bizarre que je l'ai mise dans ma poche pour l'admirer à mon aise. Le lendemain, je suis repassé au même endroit. J'en ai encore trouvé de plus belles, je les ai rassemblées sur place et j'en suis resté ravi… C'est une pierre molasse travaillée par les eaux et endurcie par la force des temps. Elle devient aussi dure que les cailloux. Elle représente une sculpture aussi bizarre qu'il est impossible à l'homme de l'imiter, elle représente toute espèce d'animaux, toute espèce de caricatures.

Je me suis dit : puisque la Nature veut faire la sculpture, moi je ferai la maçonnerie et l'architecture[8]. »

Pour son voisinage, le Facteur Cheval devient alors un être étrange, un « pauvre fou » qui durant sa tournée met des pierres en tas, revient le soir les chercher en s'aidant de sa brouette, pour en remplir son jardin. Il commence la construction de son monument qu'il n'appelle pas encore Palais idéal en 1879.

En 1894, le décès de sa fille de 15 ans l'affecte profondément. Il avait commencé à collecter les pierres de son palais l'année de sa naissance, mais elle ne connaitra jamais son achèvement.

En 1896, il prend sa retraite et habite une villa dénomée villa Alicius, en hommage à sa fille, qu'il fait construire à proximité du Palais Idéal pour le valoriser[16]. Cheval achève la construction de son palais en 1912. Ne pouvant être inhumé dans ce palais selon son souhait, il construit de 1914 à 1922 son tombeau au cimetière municipal. Il meurt le .

La construction du Rêve[modifier | modifier le code]

Le Palais idéal : l'œuvre d'un tiers de siècle[modifier | modifier le code]

Le Palais ideal vers 1890
Article détaillé : Palais idéal.

Classé au titre des monuments historiques le grâce à l'appui de l'ancien ministre André Malraux, ce monument, qui a rendu célèbre Ferdinand Cheval, a été édifié petit à petit durant 33 ans entre avril 1879 et le courant de l'année 1912.

Ce monument entièrement édifié par cet homme, mesure 12 mètres de hauteur et 26 mètres de long, les différentes pièces (des pierres ramassées sur les chemins pour la plupart) ont été assemblées avec de la chaux, du mortier, du ciment et des armatures métalliques (ce qui est précurseur en matière de technique de "béton armé").

Les archives de l'INA (émission 19/20 patrimoine sur FR3) [17] attestent des dons de Ferdinand Cheval : "Architecte, sculpteur ou dessinateur, il inventera pour mener son projet à bien, certaines techniques comme le béton armé par exemple."

En 2013, le palais a reçu la visite de 150 800 visiteurs venus de France et du Monde entier[18].

Le Tombeau du silence et du repos sans fin[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tombe du Facteur Cheval.
Le Tombeau du silence et du repos sans fin

« Après avoir terminé mon Palais de rêve à l'âge de 77 ans et 33 ans de travail opiniâtre, je me suis trouvé encore assez courageux pour aller faire mon tombeau au cimetière de la paroisse. Là encore, j'ai travaillé huit années d'un dur labeur, j'ai eu le bonheur d'avoir la santé pour achever à l'âge de 86 ans le "Tombeau du Silence et du Repos sans fin" »[19];

Après l'achèvement du Palais idéal, il manifeste son désir d'être plus tard enseveli dans l'enceinte même de son œuvre, ce que la loi française ne permet pas lorsque le corps n'est pas incinéré. L'usage de la crémation n'étant à l'époque pas du tout entré dans les mœurs en France, Ferdinand Cheval se résout alors à se conformer aux contraintes légales en se faisant inhumer, le moment venu, dans le cimetière communal, mais en choisissant lui-même la forme de son tombeau. À partir de 1914, il passe huit années supplémentaires à charrier des pierres jusqu'au cimetière d'Hauterives et à les assembler, pour former le Tombeau du silence et du repos sans fin, achevé en 1922.

Il y est inhumé après son décès, survenu en 1924.

Sa tombe monumentale, située à l'entrée du petit cimetière d'Hauterives près du portail, est classée au titre des monuments historiques par arrêté du [20] et son accès est libre (aux heures d'ouverture du cimetière).

Un autre regard sur l'Art[modifier | modifier le code]

Dans le contexte artistique de la fin du XIXe siècle, où prédomine encore un certain académisme et malgré les éclats de l'impressionnisme, Joseph-Ferdinand Cheval fait figure de créateur complètement « décalé » et « hors normes »[8]. L'œuvre est contemporaine d'une fin de siècle façonnée par le changement incarné par des esprits novateurs comme Jules Verne, Marx, Freud et Nietzsche[21].

Influences[modifier | modifier le code]

Sa vie personnelle est fortement marquée par des deuils : deux fois marié, il est deux fois veuf et tous ses enfants meurent avant lui, dont sa fille cadette, prénommée Alice, à l'âge de quinze ans. On suppose que le Facteur Cheval — malgré son isolement — a pu subir quelques influences[8] :

  • l'extravagance architecturale des parcs et jardins de la plupart des grandes demeures aristocratiques et bourgeoises qui mettent en scène des statues de marbre de héros et déesses grecques ;
  • le début des grands voyages et de l'ère coloniale inspire des reconstitutions architecturales dans d'immenses jardins : avec des grottes artificielles, des cascades ruisselantes, des reproductions de pyramides ou de pagodes, des ruines anciennes ;
  • les architectes « officiels » présentent des projets exotiques sinon « délirants » : Projet de l'éléphant de la Bastille de Jean-Antoine Alavoine pour la place de la Bastille, Œil-Théâtre de Claude-Nicolas Ledoux pour Besançon, colosse-fontaine de l'Appenin de Jean Bologne à Pratolino en Italie ;
  • une revue de l'époque, Le Magasin pittoresque, évoque souvent ces architectures lointaines. Le Facteur Cheval a sans doute pu consulter cette publication, distribuée par la Poste et de la sorte alimenter son rêve.

Analogies[modifier | modifier le code]

Le mouvement situationniste dans les années cinquante compare le destin de Ferdinand Cheval avec celui de Louis II de Bavière : Tous deux ont vécu un drame existentiel, « Tous deux ont bâti les châteaux qu'ils voulaient à la taille d'une nouvelle condition humaine. »[22]

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

Buste du facteur Ferdinand Cheval à Hauterives

Au début des années 1930, l'œuvre reçoit le soutien moral de plusieurs artistes tels que Pablo Picasso et André Breton[23]. Max Ernst qui séjourne en Ardèche durant l'occupation est fasciné par l'œuvre et lui dédie un de ses tableaux (Le Facteur Cheval).

André Malraux appuie la procédure de classement avant son départ du gouvernement, contre l'avis défavorable de la plupart des fonctionnaires du Ministère de la Culture qui écrivent dans un rapport daté de 1964 : « Le tout est absolument hideux. Affligeant ramassis d'insanités qui se brouillaient dans une cervelle de rustre ». Malraux déclare pour sa part qu'il considère le Palais idéal comme « le seul représentant en architecture de l'art naïf (…) Il serait enfantin de ne pas classer quand c'est nous, Français, qui avons la chance de posséder la seule architecture naïve du monde et attendre qu'elle se détruise… »[8].

Le Palais idéal du facteur Cheval est classé au titre des monuments historiques par arrêté du [16], signé d'Edmond Michelet, ministre des Affaires culturelles. À la même époque, le Tombeau du silence et du repos sans fin est inscrit sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, par arrêté du [réf. nécessaire], classé le 23 mai 2011[20].

Les héritiers[modifier | modifier le code]

Le Palais idéal est le précurseur d'un phénomène, celui des environnements d'art[24], et en reste peut-être le plus génial et spectaculaire exemple. Ce phénomène, faisant l'objet d'ouvrages dès 1962[25], reconnu aujourd'hui dans le monde entier, est lié à l'intérêt porté aux créations d'Art brut et Outsider.

Le Palais Idéal peut avoir influencé ou inspiré des initiatives similaires :

Sans qu'il y ait un lien formel, on peut établir un parallèle artistique entre le rêve de Cheval et Metropolis de Paul Citroen, les Cités obscures de François Schuiten ou encore l'univers de Philippe Druillet.

Famille[modifier | modifier le code]

Joseph Ferdinand Cheval est le fils de Jean-François Cheval et de Françoise Sibert. Marié à Rose Revol, il est le père de Victorin Cheval et de Cyril Cheval et le grand-père d'Eugénie et d'Alice (Marie-Louise) Cheval. Veuf, il épouse en seconde noce Marie-Philomène de Richaud dont il aura Alice (Marie-Philomène), morte sans descendance. Il avait également un frère prénommé François Victor, marié avec Rosalie Perrier, tous deux décédés et sans descendance [27].

Hommages[modifier | modifier le code]

Portrait par Coco peintre du facteur Cheval Palais Idéal
Expositions 1987 et 2000[28].

Dans les expositions[modifier | modifier le code]

  • Coco Peintre du Facteur Cheval 1987 Expositions à l'Hôtel de Ville d' Hauterives, en 2000 au Palais Idéal, de la portraitiste de Ferdinand Cheval[29],[30],[31],[32] ;
  • Avec le Facteur Cheval, Musée de la Poste à Paris en avril 2007, avec des photographies commentées de Gérard Manset ;

Dans les arts[modifier | modifier le code]

Au cinéma[modifier | modifier le code]

L'acteur Jacques Gamblin incarne le facteur Cheval dans un film de Nils Tavernier tourné en 2018

En 1954, le court métrage réalisé par Jacques Baratier et intitulé Histoire du Palais idéal rend hommage au facteur au travers de son œuvre principale. Le documentaire réalisé en 1958 par le cinéaste franco-grec d'Adonis Kyriou[33] va exactement dans le même sens en mettant toujours en avant l'œuvre pour honorer l'artiste.

Il faudra attendre 2018 pour découvrir un film de long métrage avec L'Incroyable Histoire du facteur Cheval de Nils Tavernier pour découvrir un nouvel hommage au facteur. Au-delà d'une simple reconnaissance, ce film retrace une partie de sa vie quotidienne, et où l'on découvre son travail, ses proches, sa famille et son obsession d'artiste. Le personnage de Ferdinand Cheval est incarné par l'acteur Jacques Gamblin et son épouse Philomène par l'actrice Laetitia Casta. La première du film s'est déroulée à Hauterives.

À la télévision[modifier | modifier le code]

Durant la onzième saison de la série Louis la Brocante, l'épisode no 37, diffusé en 2010 et intitulé Louis et le palais idéal sur un scénario de Richard Nataf, les personnages de Louis (Victor Lanoux) et de Maryvonne (Évelyne Buyle) se retrouvent confronté à une histoire de faux, ce qui permet à la réalisatrice Véronique Langlois de présenter, dans de nombreux plans, le Palais idéal, dans cette série qui réalisa de très bonnes audiences à l'époque où elle fut diffusée la première fois sur France 3.

Article connexe : Louis la Brocante.

Dans la littérature[modifier | modifier le code]

Dans la bande dessinée[modifier | modifier le code]

La série Rêves de pierres, distribuée par les éditions Glénat, présente un album dénommé Le palais idéal du facteur Cheval avec un scénario de Philippe Bonifay (ISBN 2-7234-5301-4). Ce récit présente un jeune reporter travaillant au magazine hebdomadaire français L'Illustration qui découvre le Palais idéal, le photographie et qui ainsi fait connaître cette œuvre au grand public[38].

Dans la chanson[modifier | modifier le code]

  • Ferdinand Cheval (1836-1924), chanson d'Alexandre Révérend, sur son album Alexandre Révérend (1977) ;
  • La Casquette du facteur cheval de Michel Fugain, sur son album Plus ça va (1995) ;
  • Le Palais idéal, titre du groupe français L'Affaire Louis' Trio sur l'album éponyme sortie en 1997 sur le label EMI/Chrysalis ;
  • Cheval, chanson écrite par Michèle Bernard sur l'album Quand vous me rendrez visite, sorti en 1997 ;
  • Le Facteur Cheval, titre du groupe de rock Tue-loup sur l'album Penya sortie en 2002 ;
  • Et chaque jour qui se lève, chanson hommage par la chorale des Enfantastiques (2015) ;

Dans le Jazz[modifier | modifier le code]

L'Obsessioniste, Hommage au Palais Idéal du facteur Cheval est une composition musicale du pianiste Édouard Bineau, assisté par le clarinettiste Sébastien Texier et produit par Jean-Jacques Pussiau et Christophe Bonin, aux éditions Le Chant du Monde / Harmonia Mundi, distribué en 2006[39]

Dans la peinture[modifier | modifier le code]

Le peintre allemand Max Ernst a conçu un tableau, en hommage au facteur, dénommé Le Facteur Cheval, d'une dimension de 64,3 × 48,9 cm, peint en 1932, propriété de Peggy Guggenheim[40]

Le peintre espagnol Pablo Picasso a également conçu un tableau en hommage au facteur avec un titre identique : Le Facteur Cheval , peint en 1937 et appartenant à la collection privée[41].

L'artiste-peintre et sculpteur français Bernard Rancillac est l’auteur de l’affiche de l’exposition de 2007, consacrée au Palais idéal du Facteur Cheval à Paris au Musée de la Poste[42].

Dans la photographie[modifier | modifier le code]

En 1936, la photographe française Denise Bellon, proche du mouvement surréaliste, exposent des photographies du Palais idéal au MoMA de New-York, à l'occasion de l’exposition Fantastic Art, Dada surrealism[43].

Le photographe d'architecture japonais. Hidehiko Nagaishi a initié une collection de nouvelles photographies sur le Palais idéal et prépare un recueil de photographies sur la principale œuvre de Ferdinand Cheval [44].

Dans la sculpture[modifier | modifier le code]

L'artiste française Niki de Saint Phalle a rendu un hommage au facteur en créant une œuvre dénommée Fragment de l’Hommage au Facteur Cheval, exécutée entre octobre et novembre 1962. Il s'agit de l'association de grillages, d'objets divers, de peinture et de plâtre [45].

Le chanteur français Hugues Aufray a réalisé une sculpture dénommée Buste en bronze du facteur Cheval en 2012, à l'occasion du centenaire de la fin des travaux de création du Palais idéal[46].

Hommage philatélique[modifier | modifier le code]

Durant les années 1980, l'administration française des postes, qui fut l'employeur de Ferdinand Cheval durant 32 années, a fait éditer un timbre en 1984 en hommage à son facteur. Ce timbre représente son œuvre principale et elle est titrée : « Palais idéal du facteur Cheval ». La maquette du timbre-poste fut gravée en taille-douce par l'artiste Pierre Albuisson. Le bon à tirer est signé le À cet occasion, Pierre Albuisson déclarera[47] :

«  Le timbre-poste du Palais idéal du facteur Cheval est mon premier timbre français, en cela il est important sentimentalement. Sur place, je me suis rendu compte que la complexité des formes de ce monument fantastique rendait le sujet très délicat à traiter, tant sur le plan de la représentation dessinée que celui de la gravure du bloc d’acier du timbre... »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ferdinand Cheval avec son épouse Philomène et sa fille Alice en 1885
  • Collectif Musée de la Poste, Avec le facteur Cheval, Paris, , 156 p. (ISBN 978-2-84056-231-3) — catalogue de l'exposition d'Art Brut au Musée de la Poste, du 6 avril - 1e septembre 2007
  • Gilles Ehrmann, Les Inspirés et leur demeure, Paris, La Temps, , 86 p., p. 55-63 préface de André Breton
  • Jean-Pierre Jouve, Claude Prévost et Clovis Prévost, Le Palais idéal du facteur Cheval : Quand le songe devient réalité, Paris, Éditions du Moniteur, , 304 p.
  • Michel Friedman, Les secrets du facteur Cheval, Paris, éditions Jean-Claude Simoen, , 91 p. photographies de Daniel Czap
  • Michael Schuyt, Les Bâtisseurs du rêve, Paris, Éditions du Chêne, , 280 p. (ISBN 2-85108-269-8), p. 66-69
  • Le Palais idéal du facteur Cheval à Hauterives, Drôme, autobiographie par Ferdinand Cheval, documents recueillis par André Jean, Grenoble, Impr. générale, 1952, 24 p.
  • Alain Borne, Le facteur Cheval, avec des photographies de Fabian Da Costa, Entremont-le-Vieux, Éditions Curandera, coll. l'Embellie, 117 p. + 16 fiches, réédition 1993
  • Peter Weiss, Du Palais idéal à l'enfer ou du facteur Cheval à Dante, textes choisis et préf. de Günter Schütz, trad. de l'allemand par Éliane Kaufholz-Messmer, Paris, Éditions Kimé, coll. Détours littéraires, 114 p., 2000
  • Claude Boncompain, Le facteur Cheval, piéton de Hauterives, avec des photographies de Jean-Louis Perret, Valence, Éditions LeBouquin, 79 p., 1988
  • Lionel Bourg, Tombeau de Joseph-Ferdinand Cheval facteur à Hauterives, Montpellier, Éditions Cadex, 30 p., 1990
  • Marc Fenoli, Le Palais du facteur Cheval, avec des photographies de Laurent Nivon et Marc Fenoli, Grenoble, Glénat, 95 p., 1990
  • Adrian Henri, Le Palais du facteur Cheval, avec des illustrations de Simon Henwood, Paris, Centurion jeunesse, 28 p., 1990
  • Conservation régionale des monuments historiques de Rhône-Alpes, Le Palais idéal du facteur Cheval : Drôme, Hauterives, Lyon, DRAC Rhône-Alpes, coll. Patrimoine restauré, 10 p., 1991
  • Pierre Chazaud, Le facteur Cheval : un rêve de pierre, Veurey, Le Dauphiné, coll. « Les Patrimoines », , 51 p. (ISBN 2911739124)
  • Jacques Delatour et André Gerin, La dernière demeure du facteur Cheval : son tombeau à Hauterives, brochure de 11 p. éditée par la revue « Études drômoises », Valence, vers 2000
  • Josette Rasle, Eric Le Roy, Christophe Bonin, Avec le Facteur Cheval : Catalogue de l'exposition au musée de la Poste, mars 2007, ENSBA, 23X26, 160 p.
  • Valère-Marie Marchand, Le Sable des chemins, sur les pas du facteur Cheval, Paris, Éditions du Sextant, 160 p., 2008.
  • Le Palais idéal du Facteur Cheval, rêves de pierres (bande dessinée), dessins de Thierry Schneyder et Julien Grycan, scénario de Philippe Bonifay, couverture de Jacques Terpant et couleurs de Jocelyne Charrance avec la collaboration du Conseil général de la Drôme, Grenoble, Glénat, .
  • Sami-Ali, Huit manières de rêver le Facteur Cheval : essai sur l'esthétique de la marginalité, éditions Esperluète, 2010, 72 p.
  • Isabelle Giroux, Hauterives en aquarelles, sur les pas du facteur cheval, Montmélian, Éditions La Fontaine de Siloé, 2010, 138 p.
  • Gérard Denizeau, Palais idéal du Facteur Cheval, photographies de Michel Guillemot, Paris, Nouvelles éditions Scala, 2011, 192 p.
  • Christophe Bonin, Palais idéal du facteur Cheval, l'esprit du lieu, photographies de Michel Guillemot, Paris, Nouvelles éditions Scala, 2011, 64 p.
  • Facteur Cheval, album jeunesse réalisé par Éliette Jafflin-Millet, Éditions du Poutan, 2012, 34 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Johan Faerber, « Document 24 : Ferdinand Cheval dit le facteur Cheval (1836-1924), Lettre autobiographique du 15 mars 1905 », dans Cette part de rêve que chacun porte en soi : Anthologie 2014-2015 pour l'épreuve de culture générale et expression au BTS, Paris, Hatier, coll. « Classiques & Cie BTS », (ISBN 2218972212, lire en ligne), p. 68-70.
  2. « L'époque est rude. Les disettes et épidémies sont fréquentes. Beaucoup de paysans ne portent pas de souliers, ne mangent presque jamais de viande et n'ont pas de draps. Ils dorment le plus souvent dans des lits de feuilles, volées à leur chute dans les forêts communales. » (Chazaud 1998).
  3. Jouve, Prévost et Prévost 1981, p. 76.
  4. Jouve, Prévost et Prévost 1981, p. 294.
  5. Jouve, Prévost et Prévost 1981, p. 295.
  6. Site géo, article de Émeline Férard "Le Palais du facteur Cheval, l'incroyable histoire cachée derrière ce monument historique", consulté le 11 février 2019
  7. Jouve, Prévost et Prévost 1981, p. 104.
  8. a b c d et e Chazaud 1998.
  9. Site Orion en aéroplane, page sur le palais idéal du facteur Cheval, consulté le 22 février 2019
  10. Site Cairn, article "Postiers et facteurs en France depuis deux siècles" de Sébastien Richez, Dans Flux 2007/4 (n° 70), pages 88 à 92, consulté le 22 février 2019
  11. Registre des délibérations du Conseil municipal de Tersanne, 17 mai 1882
  12. La biographie du facteur Cheval
  13. Le Palais Idéal de Ferdinand Cheval - Histoire - Palais Idéal du Facteur Cheval
  14. Site deuxième temps, page sur le palais idéal, consulté le 5 février 2019]
  15. « L'histoire du Palais Cheval édifié à Hauterives-Drôme, écrite par son auteur monsieur Ferdinand Cheval », La Vie illustrée,‎ .
  16. a et b Notice no PA00116966, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. Institut National de l’Audiovisuel- Ina.fr, « Le palais idéal du facteur Cheval - Archives vidéo et radio Ina.fr », sur Ina.fr, (consulté le 16 janvier 2019)
  18. Site officiel du Palais idéal, page sur les visites
  19. Témoignage du Facteur Cheval additif au cahier de 1914
  20. a et b Notice no PA00116967, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Site de France-Archives, texte de François Loyer, directeur de recherche honoraire au CNRS, consulté le 2 février 2019
  22. Revue Potlach, no 4, 1954
  23. Le Facteur Cheval, œuvre de Picasso, et photo d'André Breton visitant le Palais, sur le fascicule de l'exposition de 2007
  24. Expression inventée en 1977 par Bernard Lassus à l’occasion de la rédaction de son ouvrage Les Jardins imaginaires
  25. Gilles Erhmann Les Inspirés et leurs demeures, préfacé par André Breton
  26. site la nouvelle République, page "L’émule vinolien du facteur Cheval", consulté le 22 février 2019
  27. Site geneanet, page "Joseph Ferdinand (Dit le Facteur Cheval) Cheval", consulté le 17 mars 2019
  28. « Du nouveau sur Coco peintre du facteur Cheval », sur Ministère de la Culture et de la Communication (AAP-2005-MOU),
  29. http://cocopeintredufacteurcheval.blogspirit.com/
  30. http://arimaj.wixsite.com/cocoaupalaisideal/about
  31. http://arimaj.pagesperso-orange.fr/
  32. https://cocopeintredufacteurcheval.wordpress.com/2016/08/13/coco-peintre-du-facteur-cheval/
  33. Site d'imdb, fiche sur le film "Le palais idéal", consulté le 20 janvier 2019
  34. Site opnminded page "Le palais surréaliste d'un utopiste", consulté le 20 janvier 2019
  35. Site Babelio, page sur le livre "Palais idéal du facteur cheval : Le palais idéal, le tombeau, les écrits", consulté le 6 février 2019
  36. Site Babelio, page sur le livre "facteur Cheval", consulté le 6 février 2019
  37. Site le littéraire, page "Jean-Luc Parant, Habiter un palais. Suivi d’une Autobiographie par Le facteur Cheval", consulté le 6 février 2019
  38. Site babélio, page "Le Palais idéal du facteur Cheval : Rêves de pierre", consulté le 2 février 2019
  39. Site piano bleu, page "Hommage au Palais idéal du facteur Cheval", consulté le 2 février 2019
  40. Site de la revue deuxième temps, tableau "le facteur Cheval" de Max Ernst, consulté le 20 janvier 2019
  41. Site francetvinfo.fr, page culture box, article de Chrystel Chabert "https://culturebox.francetvinfo.fr/livres/evenements/facteur-cheval-un-centenaire-pour-un-palais-ideal-87399", consulté le 5 février 2019
  42. Site artscape, page Le Palais Idéal de Ferdinand Cheval: la concrétisation d’un rêve fou, consulté le 21 mars 2019
  43. Site du webzine linflux, article "Le Palais idéal du facteur Cheval a tout juste 100 ans", consulté le 5 février 2019
  44. Site sur le facteur Cheval, page sur Hidehiko Nagaishi, consulté le 2 février 2019
  45. Sire artbasel.com, page "Niki de Saint PhalleFragment de l'Hommage au Facteur Cheval, 1962", exposée à la galerie Vallois à Miami Beach, consulté le 5 février 2019
  46. Site du facteur Cheval, page sur la sculpture d'Hugues Aufray, consulté le 20 janvier 2019
  47. Site l'adresse (musée de la poste), page "Le palais idéal du facteur Cheval", consultée le 20 janvier 2019

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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