Denise Bellon

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Denise Bellon
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Denise Simone HulmannVoir et modifier les données sur Wikidata
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Enfants

Denise Bellon, née Denise Simone Hulmann, est une photographe française, proche du mouvement surréaliste, née le à Paris 16e et morte le dans cette même ville.

Biographie[modifier | modifier le code]

Denise Bellon naît le 20 septembre 1902 dans le 16eme arrondissement à Paris[1],[2]. Elle est la fille du médecin Max Hulmann et de Marthe Sichel. Avec son premier mari, le magistrat Jacques Bellon, elle a eu deux filles, la réalisatrice Yannick Bellon (1924-2019), et la comédienne et dramaturge Loleh Bellon (1925-1999)[2]. Elle est la grand-mère de l'éditeur et auteur postsituationniste Jaime Semprun, fils de Loleh Bellon et Jorge Semprún, qu'elle a photographié dans son enfance.

Divorcée, elle se cherche un travail et décide de vivre de la photographie, en studio ou sur les routes. Elle se forme au métier de photographe au début des années 1930 auprès, notamment de René Zuber et de Pierre Boucher[1],[2]. Elle participe, en 1934, à la création de l'agence Alliance-Photo dont elle devient l'une des membres. Belle-sœur de Jacques Brunius, qui a épousé sa sœur Colette, elle réalise, avec son Rolleiflex, des reportages en France, en Espagne, en Finlande, en Albanie, au Maroc, en Afrique, en Tunisie[1]. Son œuvre photographique, très variée, présente une liberté de ton, un humanisme et un engagement politique, tout en étant libre. Elle est affranchie de toute école[1],[3],[2]. Amie de l'actrice Sylvia Bataille et des écrivains André Breton et Jacques Prévert, elle est introduit par eus dans les milieux littéraires et artistiques[1],[3]. Elle documente des performances artistiques et des expositions, en particulier l'Exposition surréaliste de 1938[1],[3], puis les suivantes en 1947, 1949 et 1965[2]. Elle effectue également des recherches photographiques, sur les formes et les matières, et sur les installations industrielles[1],[3].

En secondes noces, elle épouse Armand Labin, journaliste d'origine roumaine, fondateur du Midi libre[2], avec lequel elle a eu un fils, Jérôme Labin (1942-2004), analyste financier. De la libération au décès d'Armand Labin, en 1956, elle vit à Montpellier, avant de revenir à Paris[4]. Elle effectue aussi dans les années 19609 des photos de plateau de cinéma, sur les tournages de sa fille Yannick Bellon[1]

Elle meurt en 1999[2],[5], et est inhumée au cimetière du Montparnasse, 29e division.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Le Pavillon de l'élégance à l'exposition internationale des Arts et techniques, photos d'Henri Baranger, Denise Bellon, Feher, Wols, Paris, Arts et Métiers graphiques, 1938.
  • Denise Bellon à Véro-Dodat, édition Les films de l'équinoxe, Paris, 2003.
  • Éric Le Roy, Denise Bellon, Éditions de la Martinière, Paris, 2004, 221 p., (ISBN 2-7324-3136-2), (notice BnF no FRBNF39268891).
  • Onnen maa : Suomi elokuussa 1939 (Denise Bellon : Finlande, été 1939), édité par le Cercle franco-finlandais de Helsinki), Éditions Finn Lectura, Helsinki, 2008, 167 p., (ISBN 9789517923682).
  • Denise Bellon, Joe Bousquet, Au gîte du regard, éditions Centre Joë Bousquet et son temps, 2003.
  • Éric Le Roy, Denise Bellon : Tunisie : Photographies 1947-1960, éditions Cérès, Tunis, 2009, 132 p., (ISBN 9789973197276).
  • Denise Bellon, Henry Miller, Mejores no hay !, préface de Frédéric Temple, postface d'Éric Le Roy, éditions Finitude, 2012.

Expositions[modifier | modifier le code]

  • 2001: Denise Bellon (galerie Claude Oterelo).
  • 2003: Denise Bellon à Véro-Dodat (Paris).
  • 2003: Denise Bellon, Joe Bousquet: au gîte du regard, Exposition au château de Castries.
  • 2004: Denise Bellon, Finlande, été 1939: rétrospective, salle Jugend, Helsinki, Finlande.
  • 2005: Denise Bellon, Au miroir des artistes, Aix-en-Provence.
  • 2008: Denise Bellon, photographies de mannequins, La Bonne accroche, Paris.
  • 2008: Denise Bellon, Finlande, été 1939, Institut Finlandais, Paris.
  • 2010: Denise Bellon au regard des artistes, Station Métro Saint-Germain des prés.
  • 2012 : Denise Bellon, Henry Miller Mejores no hay !,  Montolieu, village du livre.
  • 2015 : Mannequin d’artiste, mannequin fétiche, Musée Bourdelle (avril-juillet) (participation)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Film documentaire[modifier | modifier le code]

  • Yannick Bellon et Chris Marker, Le Souvenir d'un avenir, Les Films de l'équinoxe, 2001 ; essai filmé à partir des archives de Denise Bellon.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g et h Julie Jones, « Denise Bellon », dans Luce Lebart et Marie Robert (dir.), Une histoire mondiale des femmes photographes, Éditions Textuel, , p. 165
  2. a b c d e f et g Michel Guerrin, « Denise Bellon », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. a b c et d Frédérique Fanchette, « Femme d’objectifs », Libération,‎ (lire en ligne)
  4. Éric Le Roy, Denise Bellon, Éditions de la Martinière, , 221 p., p. 218
  5. Brigitte Ollier, « Denise Bellon, mort d'une photographe émerveillée », Libération,‎ (lire en ligne)