Alain Borne

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Alain Borne
Saint-Pont2.JPG
Château de Saint-Pont. Façade sur le parc
Biographie
Naissance
Décès
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LapaludVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Distinction

Alain Borne, né le à Saint-Pont (Allier), décédé le à Lapalud (Vaucluse), est un poète français. Il était avocat à Montélimar.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alain Borne est le fils unique de François Borne et de Marie Tixier. Il passe une partie de son enfance au château de Saint-Pont, dans l'Allier, qui appartenait à ses grands-parents maternels, Charles Tixier et Anne-Marie Collangettes[1], avant de s'installer avec sa famille à Montélimar.

Ses premiers poèmes paraissent en revues dès 1935, tandis qu'il passe dans le même temps sa licence de droit à Grenoble. Soutenu par Théophile Briant, puis Henri Lambert, il publie grâce à ce dernier, son premier recueil, Cicatrices de Songes, en 1939. Très lié à Pierre Seghers, il rejoint, dès 1940, le comité de rédaction de sa revue Poètes Casqués qui deviendra P.C. 40.

À la suite de la publication de Neige et 20 Poèmes, Louis Aragon salue dès 1942 le lyrisme d'Alain Borne dans un poème intitulé « Pour un chant national » qui sera repris dans Les Yeux d’Elsa. En 1946, Alain Borne participe également à la création du Comité National des Écrivains, avec Aragon, Éluard et Pierre Emmanuel. Mais il refuse d'aller habiter à Paris.

Tout en poursuivant son travail d'écriture, Alain Borne exerce le métier d'avocat à Montélimar. En 1954, il obtient le prix Antonin-Artaud pour son recueil En une seule injure. Sa poésie a également été saluée par Jean Follain, Philippe Jaccottet, René Char et Max Alhau.

Alain Borne trouve la mort le 21 décembre 1962 dans un accident de voiture, à une cinquantaine de kilomètres au nord d'Avignon, dans le Vaucluse. La moitié de son œuvre a paru depuis de manière posthume grâce à Alain Blanc qui, par le truchement de ses éditions Voix d'encre, s'est voué à la redécouverte de ce poète majeur, en publiant de nombreux recueils inédits.

Le lycée général de Montélimar porte depuis le nom d'Alain Borne.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Posthumes

  • 1962 : L'amour brûle le circuit, Club du poème
  • 1963 : La Dernière Ligne, Club du poème
  • 1964 : La nuit me parle de toi, Rougerie
  • 1964 : Célébration du hareng, (prose) Robert Morel
  • 1965 : Les fêtes sont fanées suivi de La dernière ligne, Club du poème
  • 1969 : Encres, édition définitive, Club du poème
  • 1969 : Vive la mort, Chambelland
  • 1969 : Le Facteur Cheval, (prose) éditions Robert Morel, photographies de Henriette Grindat
  • 1971 : Indociles, Club du poème
  • 1971 : Le Plus Doux Poignard, Chambelland
  • 1974 : Complaintes, Saint-Germain-des-Prés
  • 1980 : Œuvres poétiques complètes, tome 1, Curandera
  • 1981 : Œuvres poétiques complètes, tome 2, Curandera
  • 1991 : Textes inédits, prose et correspondance, revue Voix d'encre n° 3/4
  • 1992 : Seul avec la beauté, (première anthologie de poèmes inédits), éditions Voix d'encre
  • 1994 : L'amour, la vie, la mort, (deuxième anthologie de poèmes inédits), éditions Voix d'encre
  • 1999 : Poèmes inédits, revue Voix d'encre, n° 20
  • 2000 : La marquise sortit à 5 heures, (nouvelles), éditions Voix d'encre
  • 2001 : (Rééditions) Terre de l'été suivi de Poèmes à Lislei, Éditions Editinter
  • 2001 : En passant par le lycée... Alain Borne, lycée Alain Borne
  • 2001 : Un brasier de mots, poèmes inédits réunis par Alain Blanc, éditions Voix d'encre
  • 2002 : (Rééditions) L'eau fine suivi de En une seule injure, Éditions Editinter
  • 2002 : (Réédition) célébration du hareng, poésie/première 22
  • 2002 : (Réédition) Encres, Atelier du Hanneton
  • 2003 : Poèmes d'amour, (anthologie) Le Cherche midi
  • 2006 : (réédition) la nuit me parle de toi, Trident neuf
  • 2008 : (Rééditions) Treize suivi de Indociles, éditions Fondencre
  • 2014 : L'iris marchait de son odeur, proses et poèmes inédits réunis par Alain Blanc, éditions Voix d'encre
  • 2015 : (Rééditions) L'amour brûle le circuit, Encres, Les fêtes sont fanées, La dernière ligne suivi d'extraits de son journal intime, éditions Fondencre
  • 2016 : (Rééditions) Brefs, suivi de Orties et de Adresses au vent, éditions Voix d'encre
  • 2016 : (Rééditions) Seuils, suivi de Regardez mes mains vides, de Op. 10 et de Treize, éditions Voix d'encre

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le château de Saint-Pont a été acheté par le père de Charles Tixier, Victor, médecin et homme de lettres.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Borne, numéro spécial de la revue Poésie 1 n°25, mai-juin 1972.
  • Alain Borne par Paul Vincensini, éditions Seghers, coll. Poètes d'Aujourd'hui, n°224, 1974.
  • René Varennes, 175 poètes bourbonnais, Moulins, 1988.
  • Christophe Dauphin, « Alain Borne, c'est contre la mort que j'écris, 1915-2015 : le centenaire du grand solitaire », Les Hommes sans épaules, n° 39, 2015.
  • Max Alhau, Présence d'Alain Borne, suivi de Alain Blanc, Alain Borne ou la passion lucide, éditions Voix d'encre, 2015.
  • Maurice Sarazin, Les Bourbonnais célèbres et remarquables, des origines à la fin du XXe siècle. Dictionnaire de biographie bourbonnaise, t. I, Arrondissement de Vichy, Charroux, Éditions des Cahiers bourbonnais, 2009.
  • Louise Tixier, Saint-Pont, miettes d'histoire, Montluçon, 1968.

Liens externes[modifier | modifier le code]