Sain-Bel

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Sain-Bel
Centre-ville vu du quai de la Brévenne.
Centre-ville vu du quai de la Brévenne.
Blason de Sain-Bel
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Villefranche-sur-Saône
Canton L'Arbresle
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de L'Arbresle
Maire
Mandat
Bernard Descombes
2014-2020
Code postal 69210
Code commune 69171
Démographie
Population
municipale
2 320 hab. (2014)
Densité 630 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 48′ 39″ nord, 4° 35′ 55″ est
Altitude Min. 228 m
Max. 351 m
Superficie 3,68 km2
Localisation

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Liens
Site web www.a3w.fr/Main.aspx?numStructure=79653

Sain-Bel est une commune française, située dans le département du Rhône en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située près de l’Arbresle et aux portes de l’agglomération lyonnaise, la commune est proche du parc naturel régional du Pilat[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Sain-Bel
L'Arbresle Éveux
Savigny Sain-Bel Sourcieux-les-Mines
Chevinay Saint-Pierre-la-Palud

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le pays de l’Arbresle se situe à la convergence des monts du Lyonnais et des monts de Tarare, contreforts orientaux du Massif central.

L’exploitation du sous-sol à Sain-Bel est ancestrale et remonte à l’Antiquité. Les Gaulois en retiraient déjà le plomb et le cuivre. Ensuite au Moyen Âge, seuls les filons de cuivre ont été exploités. Vers 1840, le développement de l'exploitation fut polarisée sur la zone centrale du gisement constituée de pyrite riche en soufre et ce, jusqu’à l’arrêt définitif de la mine en 1972[2],[3].

La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Brévenne vue du pont de la route de Lyon.

Le système hydrographique de Sain-Bel se compose de la Brévenne et ses affluents :

  • le Trésoncle, long de 12,5 km[5] ;
  • le Penon, long de 6,1 km[6] ;
  • la Goutte de Beaulieu, long de 2,4 km[7] ;
  • la Goutte Brondelier[8] ;
  • le ruisseau de Contresens, long de 6,3 km[9] ;
  • le ruisseau de la Tourette, long de 4,7 km[10].

Climat[modifier | modifier le code]

Il existe une station météorologique dans la commune (lotissement le Grand Pré)[11].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Gare de Sain-Bel.

Depuis quelques années, la gare de Sain-Bel est devenue le terminus de la liaison TER Lyon-Saint-Paul - Sain-Bel via Tassin et l'Arbresle (30 liaisons par jour en semaine), désormais devenue tram-train.

Les cars du Rhône desservent la commune avec :

De nombreuses lignes scolaires.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2013, le nombre total de logements dans la commune était de 1 097.

Parmi ces logements, 88,9 % étaient des résidences principales, 1,2 % des résidences secondaires et 9,8 % des logements vacants.

La part des ménages propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 54,8 %[12].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Étymologie latine sanctum bellum : guerre sainte (Le [t] de « saint » est tombé lors de la Révolution française).

Ses habitants sont appelés les Sain-Belois et les Sain-Beloises [13].

Histoire[modifier | modifier le code]

Possession de l'abbaye de Savigny au Xe siècle, qui y éleva la forteresse de Montbloy, l'une des quatre qui assuraient sa défense ; incendiée plus restaurée, elle demeura la résidence des abbés jusqu'au XVIIe siècle. Jacques Cœur, grand argentier du roi, séjourna au château. Le roi Charles VIII y séjourna également alors qu'il était jeune. Benoît Mailliard, Grand Prieur de l'abbaye de Savigny, nous raconte dans ses chroniques : « En 1489, le mardi second jour de mars, le jeune roi Charles VIII traversa par cette ville de Savigny, environ à la huitième heure du matin ; il s’arrêta au château de Sain-Bel ; monseigneur Jean d’Albon, abbé de cette abbaye, était alors vivant. Le lendemain, le roi alla à l’Ile-Barbe et y demeura jusqu’au dimanche suivant. Après dîner, à la deuxième heure environ, il fit son entrée à Lyon, en grand appareil et avec une suite nombreuse. Il y resta jusqu’au lundi suivant, et ce jour, revenant en France, il dîna à L’Arbresle, puis il alla souper et coucher à Tarare »[14].

Un marché y fut établi dès le XIe siècle. Elle eut à souffrir des guerres et des épidémies. Des fonderies de cuivre y furent actives au XVIIe siècle, qui cessèrent en 1840.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Bel-les-Mines[15].

Sain-Bel fut agrandi en 1855 de portions de territoires amputées à Savigny, Sourcieux-les-Mines et Saint-Pierre-la-Palud.

Le , Sain-Bel fut reliée par un embranchement ferroviaire à la gare de L'Arbresle, située sur la ligne Le Coteau - Saint-Germain-au-Mont-d'Or (Lyon-Roanne). Le , la ligne depuis Sain-Bel fut prolongée jusqu'à Montbrison. La ligne de l'Arbresle à Lyon-Saint-Paul fut construite, permettant ainsi une liaison Lyon - Montbrison par Sain-Bel.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes de Sain-Bel se blasonnent ainsi :

De gueules au château d'une seule tour à dextre, le tout d'or ajouré et maçonné de sable, au chef cousu d'azur chargé d'une roue dentée de douze pièces d'argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Bernard Descombes DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[17],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 320 habitants, en augmentation de 3,8 % par rapport à 2009 (Rhône : 5,17 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
280 500 533 548 455 529 582 598 611
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
802 978 1 136 1 297 1 403 1 455 1 532 1 728 1 819
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 855 1 807 1 704 1 405 1 451 1 409 1 413 1 249 1 405
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 851 1 798 1 605 1 761 1 892 1 919 2 148 2 249 2 320
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le nombre de ménages fiscaux en 2013 était de 958 (dont 64,1% sont imposés) représentant 2 299 personnes et la médiane du revenu disponible par unité de consommation de 21 535 €[12].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2014, le nombre total d’emploi dans la zone était de 683, occupant 1 050 actifs résidants (salariés et non-salariés) .

Le taux d’activité de la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 78% contre un taux de chômage (au sens du recensement) de 11,7%. Les inactifs se répartissent de la façon suivante : étudiants et stagiaires non rémunérés 8,4%, retraités ou préretraités 7,5%, autres inactifs 6,1%[12].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

En 2015, le nombre d’établissements actifs était de cent quatre vingt dix-neuf dont trois dans l’agriculture-sylviculture-pêche, onze dans l'industrie, trente-trois dans la construction, cent huit dans le commerce-transports-services divers et quarante-quatre étaient relatifs au secteur administratif.

Cette même année, neuf entreprises ont été créées dont sept par des Auto-entrepreneurs[12].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Sain-Bel est un village pittoresque sur un coteau.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]