Duché de Carinthie

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Duché de Carinthie
Hezogtum Kärnten (de)

976 – 1919

Drapeau Blason
Description de cette image, également commentée ci-après
Le duché de Carinthie (en rouge), partie de l'Autriche-Hongrie (1867-1918)
Informations générales
Statut Duché
- État du Banner of the Holy Roman Emperor with haloes (1400-1806).svg Saint-Empire romain germanique (976-1806)
- Terre de la Couronne de l'Flag of the Habsburg Monarchy.svg Empire d'Autriche (1804–1867) et de la Cisleithanie au sein de l'Flag of Austria-Hungary (1869-1918).svg Autriche-Hongrie (1867-1918).
Capitale Sankt Veit an der Glan, puis Klagenfurt
Histoire et événements
976 Otton II sépare le duché de Carinthie du duché de Bavière
1276 Passa aux Habsbourg
1379 Fait partie d'Autriche intérieure
1919 La majorité du territoire du duché devient le land de Carinthie

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Le duché de Carinthie (allemand: Herzogtum Kärnten, slovène: Vojvodina Koroška) était un duché situé aux actuels sud de l'Autriche. Fondé en 976, le premier duché autonome à côté des cinq duchés ethniques germaniques fait partie du Saint-Empire romain jusqu'à sa dissolution en 1806, puis de l'Empire d'Autriche et l'Autriche-Hongrie jusqu'en 1918. Depuis, il recouvre principalement le Land autrichien de Carinthie.

Dynasties médiévales[modifier | modifier le code]

Le territoire, autrefois une partie de la province romaine de Norique, au VIIe siècle appartient à la principauté slave de Carantanie (Karantanija), qui tomba peu à peu sous le contrôle et l'influence des Francs et du duché de Bavière. Soumis par le duc Odilon en 743, la principauté faisait partie de l'empire Carolingien de Charlemagne et son fils Louis Ier le Pieux de 788 à 843. Le premier margrave ou marquis de Carantanie, Helmwin, est nommé en 828 à la suite de la rébellion du prince Ljudevit Posavski, lors de la création des margraviats issus de la division du marquisat du Frioul par l'empereur Louis.

Depuis la partition par le traité de Verdun, conclu en août 843, la Carantanie passa à la Francie orientale sous le règne du roi Louis II de Germanie et son fils Carloman de Bavière. Elle deviendra par la suite le centre de la seigneurie de son fils, Arnulf, empereur d'Occident de 896 à 899. Après le décès d'Arnulf, les ducs de Bavière à nouveau ont dominé le pays. Également après la « désastreuse » bataille de Presbourg contre les Magyars en 907, les Bavarois ont pu garder leur suprématie.

Les dominions des ducs de Carinthie (en orange), vers l'an 1000

L'histoire du duché autonome de Carinthie a débuté en l'an 976 jusqu'après la rébellion du duc Henri II de Bavière, le cousin de l'empereur Otton II. Avec son destitution, le monarque a saisi l'occasion pour réorganiser les domains dans le sud-est de son royaume de Germanie. Il sépare les territoires de la Carinthie du duché de Bavière et éleva Henri le Jeune au duc. Son domaine aussi comportait la marche Carinthien à la Mur (plus tard la marche de Styrie, Steiermark) dans l'est et la marche de Carniole au sud des Karavanke. Les ducs de Carinthie régnaient aussi sur la marche de Vérone en Italie, avec le Frioul et l'Istrie.

Néanmoins, l'empereur a souhaité garder le contrôle : deux ans plus tard seulement, il confie le duché à la dynastie salienne qui a régné de 978 à 982, puis de 995 à 1011. La première dynastie Carinthien fut fondé avec la concession de Adalbéron Ier d'Eppenstein qui est nommé duc par le roi Henri II en 1012. Après des conflits armés, on lui enlève la charge en 1035 et la dynastie salienne gouverné le duché, notamment le roi Henri III de 1039 à 1047, ensuite des dynasties différentes de la Franconie et la Souabe. Des nombreuses grandes propriétés ont été données aux evêques de Bamberg (Villach, Feldkirchen et Wolfsberg) et archevêques de Salzbourg (Friesach). Au XIe siècle, l’ordre de Saint-Benoît a fondé plusieurs monastères importants, comme à Sankt Georgen, Ossiach, Gurk (par Sainte Emma), Millstatt, Saint-Paul du Lavanttal et Arnoldstein. Le Diocèse de Gurk (Dioecesis Gurcensis), suffragant de l'Archidiocèse de Salzbourg, est fondé en 1071.

L'ancienne « pierre des princes » joua un rôle important dans le rituel d'installation des ducs de Carinthie

Le duché reste encore une fois dans le giron des Eppenstein jusqu'à la mort du duc Henri III de Carinthie en 1122, avant que ses héritiers de la maison rhénane de Sponheim ne le dirige pendant cent soixante ans de 1122 à 1269. Les ducs ont fait leur résidence à Sankt Veit; sous le gouvernement de Bernard de Carinthie (1202-1256), le pays connut une floraison d'un développement économique et culturel remarquable. Néanmoins, en même temps la marches de Carniole et Vérone furent perdu et en 1180, l'empereur Frédéric Barberousse a créé le duché de Styrie sous l'ancien margrave Ottokar IV. De plus, la Carinthie était assiégée des prince-archevêques de Salzbourg et les comtes de Goritz au nord et ouest.

Les Habsbourg[modifier | modifier le code]

Après l'extinction des Sponheim en 1269, le duché échoit au roi Ottokar II de Bohême. En 1276, Rodolphe de Habsbourg, élu roi des Romains, reliait pour la première fois la Carinthie avec le duché d'Autriche. Après avoir vaincu Ottokar à la bataille de Marchfeld en 1278, il donne en 1286 le duché à son allié, le comte Meinhard de Goritz. En 1335, après la mort d'Henri de Carinthie, le dernier homme de la lignée, l'empereur Louis IV donne la Carinthie en fief aux ducs Albert II et Othon d'Autriche de la maison de Habsbourg. Les Habsbourg ont alors gouverné le duché jusqu'en 1918.

Les pays autrichiens au XIVe siècle

À l'instar des autres composantes de la monarchie des Habsbourg, la Carinthie est restée longtemps un État semi-autonome ayant sa propre structure constitutionnelle. Les Habsbourg ont divisé leurs territoires à deux reprises, par le traité de Neuberg en 1379 et encore en 1564, et le duché de Carinthie est resté à chaque fois une partie de l'Autriche intérieure, gouvernée avec le duchés de Styrie et Carniole.

Marie-Thérèse d'Autriche et Joseph II ont essayé de créer un état Habsbourg plus unitaire et, en 1804, la Carinthie est intégrée à l'Empire d'Autriche.

En 1809 l'Autriche cède la Haute-Carinthie, la Carniole, Goritz, Gradisca, l'Istrie et une partie de la Croatie à l'Empire Français. Napoléon Ier rassemble le tout avec la Dalmatie dans les Provinces Illyriennes. L'ensemble du territoire est rendu à L'Autriche dès 1813 qui érige alors en 1816 un Royaume d'Illyrie. Au fil des siècles, l'allemand s'est étendu aux dépens du slovène.

Au XXe siècle[modifier | modifier le code]

À la suite de la dissolution de l'Autriche-Hongrie à la fin de la Première Guerre mondiale, un plébiscite a lieu le afin de régler le sort de la Carinthie. La province est divisée en deux, la plus grande partie allant à l'Autriche, où elle forme un état, et l'autre au royaume de Yougoslavie (aujourd'hui province informelle de Slovénie).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]