Duché d'Autriche

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Duché d'Autriche
Herzogtum Österreich (de)

1156 – 1453

Drapeau
Drapeau
Blason
Description de cette image, également commentée ci-après
Le duché d'Autriche (en rouge) et la Styrie (strié) vers l'an 1250
Informations générales
Statut Duché
- État du Banner of the Holy Roman Emperor with haloes (1400-1806).svg Saint-Empire romain germanique
Capitale Vienne
Religion Catholique romain
Histoire et événements
1156 Privilegium Minus
1186 Acquisition de la Styrie
1359 Privilegium Maius
1453 Reconnaissance de l'archiduché

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Le duché d'Autriche (en allemand : Herzogtum Österreich) fut un État du Saint-Empire romain au Moyen Âge. À l'origine, le margraviat d'Autriche (Ostarrîchi), gouverné par la maison de Babenberg depuis 976, faisait partie du duché de Bavière. Il était détaché sous forme d'un duché autonome en l'an 1156 par le Privilegium Minus de l'empereur Frédéric Barberousse. La résidence des ducs d'Autriche ètait à Vienne.

Après l'extinction de la lignée des Babenberg et la défaite du roi Ottokar II de Bohême dans la bataille de Marchfeld en 1278, le duché fut dirigé par les Habsbourg qui au cours du XIVe siècle étaient également arrivés à la tête des plusieurs pays limitrophes au sud-est de l'Empire. En 1359, le duc Rodolphe IV d'Autriche à l'aide d'un faux document, le Privilegium Maius, s'est élevé au archiduc (Erzherzog) ; ce titre fut reconnu par son descendant, l'empereur Frédéric III, en 1453 — la naissance de l'archiduché d'Autriche, le socle de la monarchie de Habsbourg.

Histoire[modifier | modifier le code]

Maison de Babenberg[modifier | modifier le code]

L'augmentation d'Autriche de 976 à 1192

Au XIIe siècle les margraves d'Autriche ont régné sur les domaines le long du Danube, s'étandant de Passau en Bavière jusqu'à la frange orientale de l'Empire au royaume de Hongrie. Leur gouvernement était ambitieux; en promouvant le défrichement et la colonisation des terres incultes ils ont reussi à fonder une seigneurie autonome. En 1106, le margrave Léopold III ètablit des liens de parenté à la maison impériale franconienne en vertu de son mariage avec Agnès, une fille de l'empereur Henri IV. Peu après, il a activement soutenu son beau-frère Henri V dans la lutte contre son père. Léopold a fondé de nombreux monastères, dont celui de Klosterneuburg, et fut canonisé plus tard.

Après l'accession de la maison de Hohenstaufen au trône impérial, les margraves d'Autriche demeurèrent loyales. Dans le conflit des Hohenstaufen avec la dynastie des Welf, le roi Conrad III destitua le duc Henri X de Bavière et assigna le fief au margrave Léopold IV qui est devenu duc de Bavière (sous le nom de Henri Ier) en 1139. Toutefois, en 1156, après plusieurs années de litige, le successeur de Conrad, l'empereur Frédéric Barberousse, voulait mettre un terme aux disputes. Donc, il a rendu le duché au duc Henri le Lion, de la maison de Welf. Comme une compensation, le le Privilegium Minus était promulgué à la diète de Ratisbonne en faveur de Henri II de Babenberg, le frère et successeur de Léopold, qui a dû restituer la Bavière. Il prit donc le titre de « duc d'Autriche ». Généralement considerée comme une défaite des Babenberg à l'époque, cette élévation est toutefois en quelque sorte l'« acte fondateur » de l'État autrichien.

Le duc Henri II, dit Jasomirgott, établit sa résidence à Vienne. En 1186, il signa le traité de Georgenberg (Georgenberger Handfeste) avec le duc Ottokar IV de Styrie, concernant la succession au son duché. Depuis le décès d'Ottokar sans enfants, en 1192, les deux pays étaient gouvernés par la maison de Babenberg et ses successeurs. Sous le règne du duc Léopold IV dit le Glorieux, de 1198 à 1230, l'Autriche connut une floraison d'un développement économique et culturel remarquable ; il en resulte l'apogée du Minnesang à la cour autrichienne et plusieurs d'œuvres d'art extraordinaire qui ornèrent les premières églises gothiques. Néanmoins, son fils et successeur Frédéric II le Querelleur se fâcha avec le roi Béla IV de Hongrie et mourut à la bataille sur les rives de la Leitha en 1246, sans laisser un successeur.

Maison de Habsbourg[modifier | modifier le code]

Dans les circonstances du Grand Interrègne, les duchés d'Autriche et Styrie, laissés libre par l’extinction de la dynastie des Babenberg, sont devenues un objet du litige. Dans la résolution de la crise, la noblesse a appelé le roi Ottokar II de Bohême, qui aussi avait l'intention d'être élu roi des Romains. Toutefois, son adversaire Rodolphe de Habsbourg, elu roi en 1273, exigea la restitution des duchés et remporta la victoire contre lui dans la bataille de Marchfeld. En 1282, Rodolphe persuade les prince-électeurs de ratifier la cession des duchés d’Autriche et de celui de Styrie à ses fils Albert en acquérant le statut de prince du Saint-Empire. C'est le début de la présence des Habsbourg sur l'Autriche; la dynastie gouvernèrent le pays les 636 années suivantes.

Carte des territoires gouvernés par les Habsbourg vers l'an 1477 (en orange) : l'archiduché d'Autriche au nord-est, les duchés de Styrie, Carinthie et Carniole au sud, ainsi que le Tyrol à l'ouest.

Sous le règne des premiers Habsbourg, le duché a été la scène de l'Inquisition, qui était principalement dirigée contre les vaudois. En 1335, la dynastie put s'assurer l'héritage de la maison de Goritz (Meinhardiner) dans le duché de Carinthie et la marche de Carniole. En 1353 le duc Rodolphe IV d'Autriche dit le Fondateur a également conclu des accords avec la comtesse Marguerite de Goritz sur la succesion dans le Tyrol. Cependant, un plus grand espace fermé et base de pouvoir était né au sud-est du Saint-Empire.

Pour devenir l'égal des prince-électeurs nommés par la Bulle d'or de 1356, promulguée par l'empereur Charles IV, Rodolphe IV lui-même a érigé son duché en archiduché d'Autriche à titre exclusif pour les Habsbourg par le Privilegium Maius en 1359. Toutefois, cet acte n'émanant pas de l'empereur et fut considéré comme faux par les contemporaines que l'humaniste Francesco Petrarca. Ce n'est qu'en 1453 que le titre fut reconnu et officialisé par Frédéric III de Habsbourg, alors à la tête du Saint-Empire.

Rodolphe avait également établi l'indivisibilité des pays habsbourgeois; néanmoins, après son décès soudain ses jeunes frères, les ducs Albert III et Léopold III d'Autriche, ont conclu le traité de Neuberg en 1379, séparant leur possessions territoriales : Albert reçoit le duché d'Autriche, tandis que Léopold obtenait l'Autriche intérieure, comprenant les duchés de Styrie, Carinthie et Carniole avec la marche windique et les possessions sur la côte adriatique (Duino et l'Istrie), ainsi que le Tyrol et l'Autriche antérieure. La division en une lignée albertine, d'une part, et en une lignée léopldienne, d'autre, affaiblit le pouvoir de la dynastie des Habsbourg. Après l'extinction de la branche albertine en 1457, l'empereur Frédéric III, finalement, était capable de réunifier tous les pays sous sa tutelle jusqu'en 1490.

Ducs d'Autriche[modifier | modifier le code]

Babenberg[modifier | modifier le code]

Interrègne[modifier | modifier le code]

Habsbourg[modifier | modifier le code]

Branche albertine des Habsbourg[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]