Marche de Styrie

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Marche de Styrie
Steiermark (de)

vers 970 – 1180

Blason
Description de cette image, également commentée ci-après
Les domaines des ducs de Carinthie (en orange) vers l'an mil, le margraviat de Carantania au nord-est.
Informations générales
Statut Marche de l'Empire othonien
Histoire et événements
976 Création du duché de Carinthie
1180 Élevée au duché de Styrie

Entités précédentes :

Entités suivantes :

La marche de Styrie, aussi nommée marche sur la Mur (en allemand : Mark an der Mur) ou marche de Carantanie (en latin : marchia Carantana), était une marche du Saint-Empire romain née dans les annés 970. Située à l’est du duché de Carinthie, elle est le prédécesseur du duché de Styrie fondé en 1180.

La marche s'étendait le long de la rivière Mur traversant les territoires slaves de l'ancienne principauté de Carantanie jusqu'à la frontiére impériale au royaume de Hongrie à l'est. Au sud elle a bordée à la la marche sur la Savinja (la Basse-Styrie ultérieure) et la marche windique, au nord au margraviat d'Autriche.

Historique[modifier | modifier le code]

La principauté slave de Carantanie avait déjà été soumise par le duc Tassilon III de Bavière en 772 et rattachée auy royaumes francs en 778. Une première marche a été créée par Charlemagne après sa campagne contre les Avars en 795. Depuis la partition de Verdun en 843, elle faisait partie de la Francie orientale. Le margrave Arnulf, fils de Carloman de Bavière, est élu roi en 887 et couronné empereur d'Occident en 896. Malgré la défaite contre les Magyars à la bataille de Presbourg en 907, la marche de Carantanie continue de faire partie du duché de Bavière rétablit. Après la bataille du Lechfeld en 955, les forces du roi Otton Ier venaient de reconquérir des territoires étendus au sud-est.

En 976, le duché de Carinthie est séparé de la Bavière en cadre de la destitution du duc Henri le Querelleur par l'empereur Otton II. En même temps, la Styrie est formée avec une partie de la Carinthie à l'est de la Koralpe et concédée en fief au comte Markward III d'Eppenstein. Le fils de Markward, Adalbéron Ier d'Eppenstein est nommé duc de Carinthie par l'empereur Henri II en 1012. La résidence des margraves était au château fort de Hengist (Hengistburg, construit probablement près de l'actuelle commune de Hengsberg).

Après la destitution d'Adalbéron en 1035, le territoire est finalement érigée en margraviat particulier par l'empereur Conrad II le Salique en 1035 sous le nom de marchia Caranthiana. Cette marche ne comprenait que la partie occidentale et méridionale du futur duché de Styrie, confiée aux comtes de Wels-Lambach. Le nord appartenait déjà à la famille comtale des Ottakare qui construit le château de Steyr dans la région sur la Traun (Traungau) et devient « margrave des frontières hongroises » ou « Chrowatgau » en 893. Une autre partie de la région est contrôlée par les barons de Suneck, futurs comtes de Celje (en français: « Cilley »).

Sous le règne de l'empereur Henri III au XIIe siècle, la marche s'étendait jusqu'au bord de la rivière Lafnitz à l'est. Le comte Ottokar (Otakar) de Traungau, désormais Ottokar Ier, devient margrave de la « marche carinthienne » en 1056 après l'extinction de la lignée des comtes de Lambach-Wels. Sur ce qui commence à être appelé « Steyrmark » c'est-à-dire « marche de Styrie ». Après la chute du duc Henri le Lion en 1180, le margraviat est élevé au rang de duché.

Déjà gravement malade, le duc Ottokar IV de Styrie en 1186 a conclu un pacte successoral avec le duc Léopold V d'Autriche. En 1192 la lignée des Otakar s'éteint et la Styrie à la suite du accord, avec l'approbation de Frédéric Barberousse, revient aux maison de Babenberg d'Autriche. Les comtes de Cilley s'éteignent eux aussi en 1456 et leurs domaines passent à la maison autrichienne des Habsbourg.

Liste des margraves de Styrie[modifier | modifier le code]

Dynastie d'Eppenstein[modifier | modifier le code]

Dynastie de Lambach-Wels[modifier | modifier le code]

Dynastie de Traungau-Steyr[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

  • Anthony Stokvis, Manuel d'histoire, de généalogie et de chronologie de tous les États du globe, depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, préf. H. F. Wijnman, réédition 1966, chapitre VI § 5. « Styrie » p. 375-377 et table généalogie n° 7 « Généalogie des margraves et ducs de Styrie ».