Autriche intérieure

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Carte des territoires gouvernés par les Habsbourg en 1477 (en orange) : on distingue le duchés de Styrie, Carinthie et Carniole, ainsi que la ville de Trieste, qui forment l'Autriche intérieure, par opposition à l'archiduché d'Autriche au Nord-Est. A l'Ouest, on note le Tyrol, souvent associé à l'Autriche intérieure.

L'Autriche intérieure (Innerösterreich en allemand et Notranja Avstrija en slovène) est un terme utilisé entre la fin du XIVe siècle et le XVIe siècle pour désigner l'ensemble des territoires du Saint-Empire au sud de col du Semmering, gouvernés par la maison de Habsbourg : les duchés de Styrie, Carinthie et Carniole, ainsi que les possessions du Littoral autrichien. La ville capitale était Graz en Styrie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Après son élection en 1273, le roi Rodolphe Ier de Habsbourg a récupéré les fiefs accomplis du duché d'Autriche, occupés par les forces du roi Ottokar II de Bohême. En 1278, il défait Ottokar à la bataille de Marchfeld et quatre ans plus tard, il a cédé les pays d'Autriche et Styrie à ses fils Albert et Rodolphe II. Tous deux deviennent ainsi des Princes du Saint-Empire. Les Habsbourg gouvernèrent ces territoires jusqu'en 1918.

Les possession de la dynastie ont augmenté avec l'acquisation du duché de Carinthie avec la marche de Carniole et la marche windique en 1335, le comté de Tyrol en 1363, ainsi que des petits territoires sur la côte adriatique (la seigneurie de Duino et Pazin dans l'ancienne marche d'Istrie)

Première séparation[modifier | modifier le code]

Les blasons d'Autriche (ancienne et nouvelle heraldique), Styrie et Carinthie, Codex Ingeram (1459)
Article détaillé : Traité de Neuberg.

Le duc Rodolphe IV d'Autriche a établi l'indivisibilité des pays habsbourgeois en 1364. Néanmoins, après son décès, la dynastie se séparent en deux branches - lors du traité de Neuberg, conclu par les frères cadets de Rodolphe en 1379 :

Après le décès d'Albert III en 1395, des questions d'héritage ont une fois de plus entraîné des conflits. En 1406, la lignée léopoldinienne est à nouveau séparée en deux branches :

En 1414, Ernest s'attribua le titre d'archiduc. Il est de ce fait le premier prince Habsbourg à avoir porté ce titre inauguré par Rodolphe IV en utilisant le faux Privilegium Maius en 1359. Sons fils, Frédéric V, fut roi des Romains en 1440 puis empereur (sous le nom de Frédéric III) à partir de 1452.

Toutes les branches s'éteignent au cours du XVe siècle avec l'extinction de la lignée albertinienne (Ladislas le Posthume en 1457 et la renonciation la lignée tyrolienne en 1490, sauf la lignée d'Autriche intérieure qui les unis désormais. Sous le règne des successeurs d'empereur Frédéric, Maximilien et Charles Quint, les pays autrichiens ont été au cœur de la monarchie de Habsbourg.

Deuxième séparation[modifier | modifier le code]

En 1564, la lignée réunifiée est à nouveau séparée par les enfants de l'empereur Ferdinand Ier, et les lignées d'Autriche intérieure et tyrolienne sont refondées respectivement par Charles II d'Autriche-Styrie et Léopold V d'Autriche-Tyrol.

La lignée d'Autriche intérieure prévaut à nouveau quand le fils héritier de Charles II, Ferdinand II, devient empereur, roi de Bohème et de Hongrie en 1620. La lignée tyrolienne survit jusqu'en 1665, date à laquelle ses territoires sont finalement rendus au contrôle de l'empereur avec les autres terres des Habsbourg d'Autriche.

Sources[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Inner Austria » (voir la liste des auteurs).

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Treaty of Neuberg » (voir la liste des auteurs).

Voir aussi[modifier | modifier le code]