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Ducati Motor Holding S.p.A.

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Ducati Motor Holding S.p.A.
logo de Ducati Motor Holding S.p.A.
illustration de Ducati Motor Holding S.p.A.

Création 1926
Dates clés 2012 : rachat par Audi
Fondateurs Antonio Ducati Cavalieri, Marcello Ducati Cavalieri, Adriano Ducati Cavalieri, Bruno Ducati Cavalieri
Personnages clés Massimo Tamburini, Fabio Taglioni
Forme juridique Società per azioniVoir et modifier les données sur Wikidata
Siège social Bologne
Drapeau de l'Italie Italie
Actionnaires VolkswagenVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité Construction de motos
Produits Moto et Ducati Scrambler (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Société mère Audi (Groupe Volkswagen)
Filiales Ducati Corse (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Effectif 1 243 (2012)
TVA européenne IT05113870967Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web Ducati Motor Holding

Chiffre d'affaires 731 M€ (2016)[1]
Résultat net 50 M€ de bénéfices (2016)[1]

Ducati Motor Holding S.p.A. (Ducati) est un constructeur italien de motos créé en 1926 à Bologne, en Émilie-Romagne.

Ducati est réputé pour ses moteurs bicylindres en « V » à 90° (ou en « L ») et sa distribution desmodromique. Sa notoriété s'est notamment construite après de multiples victoires en compétition moto (Grand Prix et Endurance).

Ducati, qui a connu de multiples restructurations et changements d'actionnariat à partir la fin des années 1940, appartient depuis 2012 au constructeur automobile allemand Audi, filiale du groupe Volkswagen.

Avant les motos : appareils photographiques et radios (1926-1945)

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En 1926, trois frères, Adriano, Bruno et Marcello Ducati, fondent à Bologne la « Società Scientifica Radio Brevetti Ducati »(SSRBD) pour produire des condensateurs et des composants pour les appareils de radiocommunication[2].

La SSRBD connait une croissance rapide et, en 1936, les frères Ducati ouvrent une grande usine à Borgo Panigale, une banlieue industrielle de Bologne[3]. La production se diversifie et comprend notamment des machines à calculer, des appareils photo et des appareils radios[2].

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, l'usine de Borgo Panigale est réquisitionnée par l'armée allemande[4] puis, en 1944, détruite par des bombardements alliés[5].

Ducati constructeur indépendant de motos (1945-1985)

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Les frères Ducati relancent la production, mais fin 1947, la SSRBD est en faillite. Elle passe sous contrôle de l'État italien, via un consortium financier alliant l'État italien et le Vatican qui permet la reconstruction de l'usine de Borgo Panigale. Les frères Ducati quittent l'entreprise qui sera sous contrôle de l'État italien jusqu'en 1985. En 1948, l'activité moto de Ducati devient une société autonome sous le nom Ducati Meccanica[6].

Le Cucciolo

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Cucciolo 48 cm3 monté dans un cadre de bicyclette (1948).

Dans l'immédiat après-guerre, consommateurs et entreprises de plusieurs pays cherchent des moyens de transport économiques, tant à l'achat qu'à l'usage. Des industriels imaginent de petits moteurs pouvant être installés sur des bicyclettes et les transformer, à faible coût, en deux roues motorisés : le Cucciolo (soit " chiot " en français) est un tel moteur, que Ducati commence à produire en 1946[7].

Le Cucciolo est un monocylindre quatre temps culbuté qui sera décliné en plusieurs versions entre 1946 à 1948 avec des cylindrées de 48 ou 60 cm3, et des puissances de 0,8 à 1,2 ch.

Plus cher que ses concurrents, il est un des rares moteurs de ce genre à être à quatre temps. Il a deux particularités techniques : les culbuteurs sont tirés (et non poussés) et la même chaîne sert à l'entraînement de la roue arrière par le moteur ou par le pédalier[8].

Commercialisé et fabriqué sous licence dans plusieurs pays, il sera en production jusqu'au milieu des années 1950 pour un total de plus de 400 000 exemplaires[9].

Les premières motos : monocylindres culbutés (1950-1968)

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À partir de 1950 Ducati s'allie avec Caproni, un industriel aéronautique italien, pour construire des motos destinées à promouvoir le Cucciolo en battant des records de vitesse et d'endurance en catégorie 50 cm3 : les importants succès de ces machines contribuent fortement à établir la réputation de Ducati.

La marque décide de se lancer dans la conception et la fabrication de machines complètes[10] : elle présente son premier modèle, la 60 Sport, en . La 60 Sport est équipée d'un moteur monocylindre culbuté de 65 cm3 délivrant 2,5 ch à 5 500 t/min. Elle inaugure une longue famille de motos utilisant cette architecture en diverses cylindrées et finitions jusqu'à la fin des années 1960[11] : 55 R/E (1954-1956), 65 N/T/S/TL/TS (1952-1957), 85 T/S (1957-1961), 98 S/N/T/TL/TS (1952-1962), 125 TV/TS (1956-1966)[12]. Tous ces modèles ont un cadre suspendu avec fourche hydraulique et bras oscillant à deux amortisseurs et des roues de 17 pouces[13]. La boîte de vitesses est à deux rapports sur la 55, trois ou quatre sur les autres versions. Ils sont équipés d'une ou deux selle(s) monoplace(s) ou d'une selle biplace[14].

Certains modèles sont déclinés en versions spécifiquement dédiées au marché américain et reçoivent des appellations telles que Bronco (98 puis 125 cm3) ou encore Aurea (125 cm3).

La dernière déclinaison de cette famille à moteur culbuté, la 125 Cadet, sera fabriquée jusqu'en 1968.

L'arrivée de Fabio Taglioni : arbre à cames en tête et commande desmodromique (1955-1967)

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En 1954, Ducati recrute Fabio Tagliani, ingénieur italien alors âgé de 32 ans qui a déjà acquis expérience et notoriété chez FB Mondial. Inventeur aux fortes convictions, Tagliani sera pendant près de quatre décennies le principal inspirateur technique de la gamme Ducati et de son implication en compétition.

Il va faire basculer la gamme des moteurs Ducati vers l'architecture, plus moderne et plus performante, à arbre à cames en tête. En outre, sous son impulsion, Ducati réalise une première mondiale : doter une moto d'une commande desmodromique des soupapes, solution technique qui est encore caractéristique de la marque au milieu des années 2020 .

Ses premières réalisations comprennent :

  • la 100 Gran Sport[15] : modèle de course, parfois surnommé "Marianna", il est le premier modèle de la marque doté d'un moteur monocylindre à arbre à cames en tête (ACT) et d'une distribution par arbre et couple conique. La Gran Sport remporte de très grands succès en compétition dès sa sortie en 1955. Elle sera déclinée en 100 cm3 (12 ch), en 125 cm3 (15 ch) et en 175 cm3 (16 ch) jusqu'en 1958. Son cadre et son moteur sont à la base de l'architecture des monocylindres ACT lancés à partir de 1957[16].
  • les Bialbero/GP 125 et 175 cm3 : monocylindres de course à double arbre à cames (DACT) apparus en 1956[17].
  • la 125 Desmo[18] : première moto dotée d'une commande desmodromique des soupapes, elle brille en compétition jusqu'en 1959[17].
  • la famille de monocylindres ACT 100/125/160/175/200/250/350 cm3 que Ducati introduit sur le marché à partir de 1957, et dont certaines versions seront en production jusqu'au milieu des années 1960[19]. Ces modèles sont déclinés en de très nombreuses variantes (sportives, tout-terrain, routières, etc.), dont certaines réservées au marché américain.

Motos légères et scooters deux temps (1961-1970 et 1975-1977)

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Brio 100 (1965).

Durant les années 1960, Ducati essaye d'élargir sa clientèle en se lançant sur le marché des petites cylindrées à deux temps. Une large variété de modèles de 50 à 100 cm3 est lancée, dont certains seront en production jusqu'en 1970[20] :

  • 50 cm3 : Brisk/1 à une seule vitesse, Piuma/Puma à trois vitesses, Sport/Falcon, SL à quatre vitesses, Rolly, le scooter Brio, etc.
  • 80 cm3 : Setter/Super Falcon.
  • 100 cm3 : Cadet et Mountaineer à quatre vitesses commandées à la main puis au pied, le scooter Brio[21], etc.

Malgré le peu de succès commercial de ces modèles, Ducati fait une nouvelle tentative en 1975 en lançant la 125 Regolarita Six Days[22], un monocylindre tout terrain doté d'une boîte à six rapports qui, lui aussi, ne rencontre pas de succès commercial[23].

Monocylindres "wide-case" et premiers modèles desmodromiques de série (1968-1974)

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Fabio Taglioni projette d'équiper des modèles de série de commande desmodromique des soupapes. Pour cela, il conçoit un nouveau moteur monocylindre dit "wide-case" dont l'architecture permet une telle commande[24]. Cette architecture moteur est utilisée dans deux configurations distinctes :

  • commande classique des soupapes : trails Scrambler de 125, 250, 350 et 450 cm3 qui connaissent un réel succès tant en Europe que sur le marché américains[25], et routières Mark 3 de 250, 350 ou 450 cm3.
  • commande desmodromique des soupapes : ce sont les Mark 3 D ou Desmo, versions plus sportives des Mark 3[26]. La 250 Mark 3D et la 350 Mark 3D sont, en 1968, les deux premières motos de série jamais équipées d'une commande desmodromique. Elles sont esthétiquement très semblables aux modèles équivalents non desmodromiques, la différence la plus visible étant la lettre "D" ou la mention "Desmo". Plusieurs versions dédiées au marché américain en sont dérivées, notamment un modèle trail, la 450 R/T.

Tous ces modèles ont un cadre entièrement suspendu avec fourche hydraulique et bras oscillant à deux amortisseurs, une boîte de vitesses à cinq rapports, un démarrage au kick, une roue arrière de 18 " et une roue avant de 18 ou 19 "[27]. Les freins sont tous à tambour, certains modèles postérieurs à 1972 étant équipés d'un frein avant à disque et d'un allumage électronique.

En 1970 les monocylindres Desmo sont équipés façon « racing » avec des habillages en polyester de couleur gris pailleté Metal Flake, un compte-tours blanc Veglia Borletti, un double frein tambour à l'avant, une selle monoplace, des commandes reculées et des guidons « bracelets ». Ces modèles sont commercilisés comme « Silver Shotgun » aux États-Unis et « Pallottola d'argento »en Italie.

De 1972 à 1974, ces monocylindres Desmo arborent une couleur jaune or, un allumage électronique, un circuit en douze volts et un frein à disque à l'avant.

Durant cette période, les modèles Mark3 et Scrambler ne bénéficient que de légères modifications : réservoir de couleur bleu avec bande dorée (pour les mark3) et disque avant en option. Une variante à moteur de 239 cm3 est développée spécifiquement pour le marché français, afin de bénéficier d'une fiscalité réduite.

Ces modèles "wide-case", dont certains sont fabriqués jusqu'en 1974, sont les derniers quatre temps monocylindres de la marque.

Naissance du bicylindre en "L" (1971-1985)

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À la fin des années 1960, la moto connaît en Europe un regain d'intérêt avec l'apparition de motos de forte cylindrée[28]. Ducati, jusqu'alors réputé pour ses modèles de moyenne puissance, décide de se lancer sur le segment supérieur. En 1970, Taglioni conçoit un moteur bicylindre en V à 90°, aussi qualifié de moteur en L[29], qui va devenir la "marque de fabrique" de Ducati pour les décennies suivantes.

Ce moteur à arbre à cames en tête et distribution par arbre est disposé transversalement avec un cylindre horizontal. En version 500 cm3 desmodromique, il équipe en 1971 des modèles de course, les 500 GP. La même année, un modèle de série doté d'un moteur de 750 cm3 [30], la 750 GT, est commercialisé avec une puissance de 55 ch à 7 800 t/min et une vitesse annoncée de 200 km/h.

Décliné en plusieurs cylindrées et versions desmodromiques ou non, il équipe les plus puissants modèles de Ducati jusqu'au milieu des années 1980 :

  • modèles non desmo : 750 GT et sa déclinaison Sport (1971-1974), 850 GT/GTE (1974-1976), 860/900 GTS (1976-1979).
  • modèles desmo :750 Super Sport (1974-1979), 900 Super Sport (1975-1982), 900 Darmah (1978-1984), 900 SS Darmah (1979-1980), 900 MHR (1979-1984), 900 S2 (1982-1984), Mille MHR S2 (1984-1985).

Bicylindres en ligne (1976-1980)

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Pour rester présent sur le segment des cylindrées moyennes, Ducati décide de remplacer à partir son offre de monocylindres, arrêtée en 1974, par une famille de bicylindres en ligne de 350 et 500 cm3 à simple arbre à cames en tête, distribution par chaîne et transmission primaire par engrenages[31]. Apparaissent ainsi, dans ces deux cylindrées, les GT/GTL (1976-1978) et GTV (1978-1980), et, en version desmo, la Sport (1977-1980[32])[33]. Malgré un bon niveau d'équipement[34], ces modèles rencontrent peu de succès.

750 Paso.
MH900e, hommage à Mike Hailwood.
749 catégorie Superbike (modèle 2004).

Pantah : les bicylindres en L à distribution par courroie

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Ducati présente au Salon de Turin 1977 une 500 Pantah animée par un bicylindre en « V » qui n'a, en dehors de son architecture, aucun point commun avec ses aînés, puisque les arbres à cames sont entraînés par des courroies crantées. Ce moteur, dessiné par Fabio Taglioni, est encore utilisé en 1985, avec la 750 F1, sur la base moteur du 600 cm3 réalésé[35].

L'ère Cagiva (1985-1996)

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En 1985, Ducati est racheté par Cagiva. Les frères Castiglione prennent possession de l'usine et proposent un nouveau modèle dessiné par Massimo Tamburini, transfuge de Cagiva, la Paso, en mémoire de Renzo Pasolini. La Paso, sur une base de moteur Pantah, est la première moto de tourisme au moteur entièrement caréné. Elle est proposée initialement en 750 cm3, puis en 900 avec refroidissement liquide.

Ducati au 21ème siècle (1996-)

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En 1996, le groupe Cagiva est à son tour en proie à de graves soucis financiers et décide de se séparer de Ducati, racheté par le fonds d'investissement américain Texas Pacific Group. En 2006, le fonds d'investissement italien Invest Industrial[36] rachète 100 % des parts de Ducati. La marque redevient alors italienne[37].

En 2012, Audi rachète les parts de Ducati à Invest Industrial pour une somme évaluée à 860 millions d'euros[38].

En 1963, le prototype Apollo est créé sous l'impulsion des frères Berliner, importateurs de la marque aux États-Unis qui sont désireux de pouvoir répondre à un appel d'offres de la police. Il s'agit d'une moto de 270 kg, dotée d'un moteur V4 à 90° de 1 270 cm3. Son poids combiné à l'absence de pneus en mesure d'encaisser sa puissance de 80 ch font avorter le projet. Seuls deux exemplaires sont fabriqués, dont un seul a subsisté à l'histoire et est exposé au musée Ducati.

Ces mêmes bases de moteurs animent de nombreux modèles : 750, 900 et 1000 SS, Monster, ST2etc.

Ces Pantah, bien qu'ils aient apporté nombre de victoires à Ducati en compétition, commencent à montrer leurs limites, motivant la mise en œuvre du Desmoquattro (en) (748, 916, 996), dessiné par Massimo Bordi. Un bicylindre en « V » à 90° aux ACT entraînés par courroie, dispose de quatre soupapes par cylindre, est refroidi par eau et l'alimentation est assurée par une injection électronique. Appelé « Testastretta » à partir du modèle 998 en raison de ses culasses moins volumineuses, il constitue une évolution importante par rapport aux versions précédentes et est monté sur tous les modèles de la famille Superbike, les 851 et 888, la 916 et ses évolutions (748, 996 et 998), les 749 et 999, ou la 1098 et sa petite sœur la 848.

En 2003, Ducati présente la Multistrada et se lance sur le marché des gros trails à vocation routière. Elle utilise le moteur de la 1000 SS. La version standard est rejointe en 2005 par une version « S », équipée de suspensions Öhlins. Pour 2007, le moteur bénéficie d'une augmentation de 4 mm de l'alésage, la cylindrée passant à 1 100 cm3.

Sur le stand du salon de Milan 2005, Ducati présente une moto dérivée de la Multistrada : l'Hypermotard qui est présentée à la presse en 2007. La moto reprend le bicylindre de 1 100 cm3 à deux soupapes par cylindre et est destinée au loisir.

Surfant sur la vague néo-rétro, Ducati présente en 2003 la nouvelle gamme SportClassic qui se compose d'abord de trois modèles : la Paul Smart, la Sport et la GT. Elles ont pour base mécanique une 1000 SS. Pour 2007, la 1000 Sport est complétée par deux déclinaisons : une version avec une place passager (biposto) et une version adoptant le carénage tête de fourche de la Paul Smart (S).

Desmosedici RR.

En 2004, Ducati annonce son intention de lancer la production de la Desmosedici RR - Racing Replica, adaptation à la route d'une machine de MotoGP, présentée en juin 2006 et mise en production en juillet 2007 pour 400 exemplaires. La production est portée à 1 500 exemplaires pour faire face à la demande au prix unitaire de vente de 55 000 .

Fin 2006, la gamme Supersport, lancée en 1973, est supprimée, se concentrant sur la gamme SportClassic.

Jusqu'aux années 2010, la notoriété de Ducati repose sur des motos légères, le cadre treillis assurant la rigidité et la tenue de route, associé au bicylindre en V à 90° à distribution desmodromique.

Avec l'arrivée de la 1199 Panigale, Ducati abandonne certaines traditions avec l'utilisation d'un moteur porteur, embrayage à bain d'huile et distribution par chaîne.

En 2016, 55 000 motos sont vendues[1].

  • Monster : 696, 796, 821, 821 Dark, 1200, 1200 S
  • Hypermotard : 821, 821 SP, Hyperstrada
  • Multistrada : 1200, 1200 S Touring, 1200 S Touring D|air, 1200 S Pikes Peak, 1200 S Granturismo
  • Roadster : Diavel, Diavel Carbon
  • Streetfighter : Streetfighter 848
  • Hypersport : 899 Panigale, 1199 Panigale, 1199 Panigale S, 1199 Panigale S Tricolore, 1199 Panigale R, 1199 Superleggera
  • Scrambler : Icon, Classic, Urban Enduro, Full Throttle

Nouveautés 2015

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  • Monster : 1200 R
  • Hypersport : 1299 Panigale, 1299 Panigale S, Panigale R

Nouveautés 2016

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  • Scrambler : Flat Track, Sixty2
  • Routière/Roadster/Supermotard : Hyperstrada 939
  • Trail : Multistrada Enduro
  • Hypermotard : Hypermotard 939, Hypermotard 939 SP
  • Roadster : XDiavel, XDiavel S
  • Hypersport : 959 Panigale

Nouveautés 2017

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  • Monster : Monster 1200/stripe, Monster 1200 S, Monster 821 Monster 821 stripe, Monster 797/797+
  • Diavel : Diavel Diesel
  • Multistrada : Multistrada 950
  • SuperSport : SuperSport, SuperSport S
  • Scrambler : Cafe Racer, Desert Sled
  • Hypersport : 1299 Superleggera, 1299 Panigale R Final Edition

Nouveautés 2019

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  • Scrambler : Sixty2, Desert Sled, Cafe racer, Full Throttle, Classic, Street Classic, Mach 2.0, Icon, 1100, 1100 Special, 1100 Sport
  • Diavel : Diavel, Diavel Carbon, Diavel Diesel, XDiavel, XDiavel S
  • Hypermotard : Hypermotard 950, Hypermotard 950 SP
  • Monster : 797, 797+, 821, 1200, 1200 S, 1200 R
  • Multistrada : 950, 1260, 1260 S, 1260 Pikes Peak, 1200 Enduro, 1200 Enduro Pro
  • Panigale : 959 Panigale Corse, 1299 Panigale Final Edition, Panigale V4, Panigale V4 S, Panigale V4 Speciale
  • Supersport : Supersport, Supersport S

Compétition

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Carl Fogarty sur la 916.
Loris Capirossi sur la Desmosedici en 2006.

Les premières Ducati engagées en compétition ne le furent pas en circuit, mais au Tour d'Italie où l'une d'entre elles, un 90 cm3 à arbre à cames en tête remporta sa catégorie en 1954 aux mains de Giovanni Degli Antoni.

C'est à partir de 1958 que Fabio Taglioni va commencer à mettre en œuvre ce qui deviendra la marque de fabrique de Ducati : la distribution desmodromique, avec un monocylindre double ACT de 200 cm3 puis un moteur doté de trois arbres à cames : deux pour l'ouverture des soupapes et un pour leur rappel. Ce type de moteur rendra Ducati quasiment invincible sur les circuits au cours de l'année 1958.

Cette technique est également utilisée en 1960 dans la conception d'un bicylindre de 250 cm3 destiné (et quasiment construit sur mesure pour lui) à un jeune pilote prometteur du nom de Mike Hailwood.

En 1971, l'apparition en production du bicylindre en « V » à 90° donne l'occasion à Ducati d'accéder à la compétition à un niveau qu'elle n'avait jamais connu avec, dans un premier temps, une 500 de Grand Prix que l'on ne vit qu'en de rares occasions, principalement aux mains du pilote britannique Phil Read.

Dès 1972, Ducati préféra se tourner vers la formule 750. Moto avec laquelle Paul Smart et Bruno Spaggiari termineront respectivement premier et deuxième des 200 Miles d'Imola.

C'est en 1978, après avoir délaissé la moto pour l'automobile, que Mike Hailwood, à l'instigation de l'importateur britannique, fait son retour sur deux-roues sur le Tourist Trophy. Mike Hailwood le remporte au guidon d'une Ducati bicylindre de 900 cm3.

L'usine italienne continue à enregistrer de nombreux succès en formule 600/TT2 et 750/TT1, avec des moteurs dérivés des Pantah, mais c'est avec l'apparition des moteurs Desmoquattro que commence la marche triomphale de Ducati en championnat mondial de Superbike, avec les titres pilotes de Raymond Roche en 1990, Doug Polen en 1991 et 1992, Carl Fogarty en 1994, 1995, 1998 et 1999, Troy Corser en 1996, Troy Bayliss en 2001, 2006 et 2008, Neil Hodgson en 2003, James Toseland en 2004, Carlos Checa en 2011.

Ducati annonce sa venue en MotoGP (remplaçant les anciens GP de 500) en 2003. Catégorie extrêmement disputée entre Honda, Yamaha, Kawasaki, Suzuki et Aprilia à laquelle Ducati décide de s'attaquer avec une toute nouvelle moto : la Desmosedici à moteur V4 avec laquelle Loris Capirossi, lors de la première année de participation de la marque à ce niveau, se permet de remporter un Grand Prix et de porter la marque à la deuxième position du championnat constructeur. Avec l'abaissement de la cylindrée à 800 cm3, Ducati enfonce le clou avec une nouvelle Desmosedici qui impressionne par sa vitesse de pointe (Loris Capirossi a été chronométré à 347,4 km/h sur la ligne droite du circuit de Catalogne). Casey Stoner remporte le titre de champion du monde 2007 au guidon de sa Ducati.

En 2011, la marque accueille Valentino Rossi, mais les résultats s'effondrent. Les tentatives de modifications drastiques de la moto (la GP11) n'apportent pas les résultats escomptés et Ducati s'enlise. Troisième du championnat Teams, l'équipe officielle n'aura décroché que deux troisièmes places — une pour Valentino Rossi, l'autre pour Nicky Hayden — le début de la saison 2012 doit être l'année du rebond et Ducati profite de la modification du règlement technique (qui consent notamment une cylindrée maximale de 1 000 cm3) pour revoir sa copie[39] : fini le cadre monocoque en carbone, place au Deltabox en aluminium ; le moteur est lui aussi repensé, avec un angle plus classique de 90°. Présentée le à la presse, la GP12 arbore les couleurs de l'Italie[40], comme pour conserver une façon de se démarquer des machines japonaises dont elle épouse à présent les grandes lignes.

En 2016, la Desmosedici bat le record de vitesse maximale sur circuit en catégorie MotoGP. Le record a lieu sur le rapide circuit international de Losail au Qatar où le pilote italien Andrea Iannone atteint la vitesse de 351,2 km/h.

En , au guidon de sa Ducati Desmosedici, le Français Johann Zarco bat le record de vitesse en MotoGP en atteignant les 364,2 km/h sur le circuit international de Losail[41].

Lors de la dernière course MotoGP de la saison 2022, Francesco Bagnaia remporte le titre de champion du monde, quinze ans après Casey Stoner, tandis que Ducati enlève le championnat constructeur[42]. Le doublé est de nouveau réalisé en 2023 où Francesco Bagnaia remporte son second titre et Ducati écrase la concurrence, avec 700 points au classement constructeur et 327 points d’avance sur KTM deuxième, ne laissant échapper que 3 courses principales et 4 sprints[43].

Éléments caractéristiques

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Moteurs monocylindres

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Moteur bicylindre en L

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Commande desmodromique des soupapes

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Sur la plupart des moteurs à soupapes commandées, celles-ci sont ouvertes par un mécanisme (culbuteur, actionneur, etc.) et refermées automatiquement par l'action d'un ressort. Une commande desmodromique contrôle et active par un mécanisme l'ouverture mais aussi la fermeture des soupapes. Cette méthode est supposée permettre un meilleur fonctionnement à haut régime des moteurs, donc d'atteindre une plus grande puissance. Bien que connue depuis la fin du 19ème siècle, elle est complexe à mettre en œuvre donc très rarement utilisée. Fabio Taglioni est le premier à l'avoir adaptée sur une moto, d'abord sur un modèle de compétition puis sur des modèles de séries monocylindres (1968) et bicylindres (1971). Ducati est le seul constructeur moto à utiliser de façon régulière cette technologie. La marque l'a implémentée de plusieurs façons : avec un, deux et même trois arbres à cames.

Références

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  1. a b et c Nathalie Versieux, « Volkswagen pourrait se séparer de Ducati », sur Le Temps, (consulté le ).
  2. a et b (it) « Ducati nell'Enciclopedia Treccani », sur treccani.it (consulté le ).
  3. Falloon 2011, p. 9-10.
  4. Grégoire Acerra, « 60 ans d’histoire Ducati au Moto Rétro de Wieze », sur Motomag, le site de Moto Magazine, (consulté le ).
  5. Tom White, « Fer Motocross Classique : Ducati 1971 R / T Desmo 450 », sur Motocross Action Magazine, (consulté le ).
  6. Les autres activités de Ducati sont regroupées dans une société dénommée Ducati Elettrotecnica, encore active en 2026 sous le nom Ducati Energia. Dans la suite de cet article "Ducati" est une façon abrégée de désigner "Ducati Meccanica" ou "Ducati Motor".
  7. Falloon 2011, p. 11-12.
  8. « Ducati Cucciolo (Ducati - Siata) type 1 1946 - Moto Passion - Moto Collection François-Marie DUMAS », sur www.moto-collection.org (consulté le )
  9. Walker 2007, p. 7-11.
  10. Falloon 2011, p. 37-38.
  11. Falloon 2011, p. 286-293.
  12. Walker 2002, p. 11-15.
  13. Fourche à roue tirée et roues de 18 pouces pour les modèles 55.
  14. Les dénominations de ces modèles sont constituées de chiffres correspondant à leur cylindrée, comme 98 pour 98 cm3, et de lettres caractérisant leur finition et, éventuellement, des différences de performances : N et T pour les modèles de base, S pour les versions plus sportives, etc.
  15. Falloon 2011, p. 14-30.
  16. « Ducati Gran Sport Marianna 1955 - Moto Passion - Moto Collection François-Marie DUMAS », sur www.moto-collection.org (consulté le )
  17. a et b Falloon 2011, p. 18-25.
  18. « Ducati GP 2 ACT Desmo 1956 - Moto Passion - Moto Collection François-Marie DUMAS », sur www.moto-collection.org (consulté le )
  19. Falloon 2011, p. 25-35.
  20. Falloon 2011, p. 38-42.
  21. « Ducati Brio 1964 - Moto Passion - Moto Collection François-Marie DUMAS », sur www.moto-collection.org (consulté le )
  22. « Ducati Enduro 1975 - Moto Passion - Moto Collection François-Marie DUMAS », sur www.moto-collection.org (consulté le )
  23. Cette 125 deux temps est le dernier modèle deux temps et le dernier modèle monocylindre lancé par Ducati : tous les modèles ultérieurs sont des bicylindres quatre temps
  24. Les monocylindres ACT précédents ont été rétroactivement désignés comme "narrow-case".
  25. « Ducati MK 3 Scrambler 1970 - Moto Passion - Moto Collection François-Marie DUMAS », sur www.moto-collection.org (consulté le )
  26. « Ducati Mk 3 Desmo 1973 - Moto Passion - Moto Collection François-Marie DUMAS », sur www.moto-collection.org (consulté le )
  27. La roue avant de la 450 R/T est de 21 ".
  28. Par exemple Honda lance fin 1968 la CB 750 Four.
  29. Dans la suite de l'article, c'est l'appellation "moteur en L" qui est utilisée.
  30. Cette version n'est pas desmodromique.
  31. Falloon 2011, p. 93-95.
  32. Une soixantaine de Sport seront fabriquées en 1983 pour le marché australien.
  33. (nl) « 350 GTL: », sur De website van ducatibrochures! (consulté le )
  34. Ces modèles ont un démarreur électrique et plusieurs composants, notamment d'instrumentation, provenant de la gamme des bicylindres en L.
  35. « Ducati : du Cucciolo à la 998R », sur Men's UP, (consulté le ).
  36. « Club Med : l'homme d'affaires italien Andrea Bonomi fait monter les enchères », sur latribune.fr, La Tribune, (consulté le ).
  37. (it) « Ducati nell'Enciclopedia Treccani », sur treccani.it (consulté le ).
  38. Rachat par Audi, sur reuters.com.
  39. La conception de la Ducati GP12, 19 mars 2012, sur AutoMoto365.com.
  40. La Ducati officielle est aux couleurs de l'Italie, 19 mars 2012, sur AutoMoto365.com.
  41. « GP du Qatar. Superbe pole position et nouveau record du tour pour Pecco Bagnaia », sur ducati.com (consulté le ).
  42. « World Championship Classification 2022 », sur motogp.com (consulté le ).
  43. « World Championship Classification 2023 », sur motogp.com (consulté le ).

Bibliographie

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  • (en) Ian Falloon, The Ducati story : Road and racing motorcycles from 1945 to present day, Somerset, Haynes, , 5e éd., 296 p. (ISBN 978-0-857-33012-3, lire en ligne)
  • (en) Ian Falloon, Ducati DesmoquattroTwins : 851, 888, 916, 996, 998, ST4 -1988 to 2004, Dorset, Veloce Publishing, , 64 p. (ISBN 978-1-845-84430-1, lire en ligne)
  • Andrea Tessieri, Ducati Legends - Gli uomini che hanno fatto la storia Ducati, texte italien/anglais, Firenze, FBA, 2021 (ISBN 978-8886774154).
  • (en) Mick Walker, Ducati : Illustrated Buyer's Guide, St. Paul, MBI Publishing, , 3e éd., 192 p. (ISBN 0-7603-1309-1, lire en ligne)
  • (en) Hugo Wilson, The Encyclopedia of the Motorcycle, New York, Dorling Kindersley, , 326 p. (ISBN 0-7894-0150-9, lire en ligne)

Articles connexes

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Liens externes

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