Culture de l'Uruguay

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Le Parlement à Montevideo

La culture de l'Uruguay, pays d'Amérique du Sud, désigne d'abord les pratiques culturelles observables de ses habitants (3 500 000, estimation 2017).

La culture uruguayenne est dominée par les traditions européennes et en particulier par la culture espagnole, puisqu'il s'agit du pays colonisateur, et italienne à cause des nombreuses vagues d'immigration venant de ce pays. Étonnamment, la culture amérindienne n'y joue aucun rôle : les anciens peuples étant décimés, leurs cultures ont disparu avec. L'Uruguay a également été influencé par ses voisins comme l'Argentine, notamment dans les domaines de la musique et des danses folkloriques.

Langues et peuples[modifier | modifier le code]

L'espagnol est la langue officielle du pays mais il existe aussi le portuñol qui est un mélange d'espagnol et de portugais, parlé à la frontière brésilienne, mais très minoritaire. L'italien et le français sont compris par une minorité, en raison des nombreuses vagues d'immigration issues de ces pays.

Les peuples indigènes de l'Uruguay (es), amérindiens, autochtones, ont résisté, ont fui, ou ont disparu, par extermination, vers 1831 : Charrua, Guenoa, Minuanes, Bohanes (es), Arachanes (es), Chanás (es), Yaros, Guaranís, Guayanas (es). Leurs survivants seraient en 2002 au nombre de 524, soit 0.02 % de la population.

Éducation[modifier | modifier le code]

L'Uruguay a l'un des taux d'alphabétisation les plus élevés d'Amérique du Sud avec 98 %[réf. nécessaire]. Ceci s'explique par la scolarisation obligatoire pendant neuf ans. Entre 6 ans et 12 ans, les élèves vont à l'école primaire, puis de 12 à 15 ans, ils vont dans les collèges (secondaire élémentaire) et si les élèves ont de bons résultats aux examens nationaux, ils ont le droit d'entrer dans une école secondaire « diversifiée » pour pouvoir obtenir le bachillerato (baccalauréat) qui permet d'accéder à l'université. Ils peuvent aussi entrer dans le secteur secondaire technique en vue d'obtenir le bachillerato tecnico. L'éducation nationale fut mise en place en 1877 par José Pedro Varela avec le décret de loi de l'Éducation Commune.

Parmi les institutions de l'enseignement supérieur, on peut citer l'Université de la République qui est une université d'état (Universidad de la Republica datant de 1849), mais aussi l'université catholique d'Uruguay Damaso A. Larranaga (Universidad Catolica del Uruguay Damaso A. Larranaga) et l'université privée ORT d'Uruguay (Universidad ORT Uruguay). Pour ceux ayant choisi la filière technique, il existe aussi une université (Universidad del Trabajo).

Montevideo possède l'édifice de la Bibliothèque nationale de l'Uruguay riche d'environ 900 000 volumes.

Tradition[modifier | modifier le code]

Religion(s)[modifier | modifier le code]

L'Église et l'État sont séparés depuis 1916. La liberté des cultes est garantie par la Constitution uruguayenne. Près de 55 % de la population est de confession catholique, 5-10 % est protestante, <1 % est juive et 30-40 % de la population dit appartenir à une autre religion ou n'en a pas.

Symboles[modifier | modifier le code]

Folklore et Mythologie[modifier | modifier le code]

Mythes modernes[modifier | modifier le code]

Croyances[modifier | modifier le code]

Pratiques[modifier | modifier le code]

  • La tradition des gnocchis du 29 est répandue en Uruguay, comme en Argentine et au Paraguay. La coutume est de manger des gnocchis le 29 de chaque mois et de placer de l'argent sous le plat pour apporter chance et prospérité aux convives.

Fêtes[modifier | modifier le code]

Les fêtes importantes sont

Pour bien séparer l'État et l'Église, les jours de fêtes religieuses ont changé de nom, par exemple, Noël est le « jour de la Famille ».

Vie sociale[modifier | modifier le code]

Groupes humains[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Noms[modifier | modifier le code]

Société[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

Droit[modifier | modifier le code]

État[modifier | modifier le code]

Stéréotypes[modifier | modifier le code]

Arts de la table[modifier | modifier le code]

Asado avec achuras et saucisses

Cuisine[modifier | modifier le code]

Les Uruguayens mangent très peu le matin et le midi et font du repas du soir quelque chose de très important.

La cuisine s'inspire aussi des origines espagnoles ou italiennes des habitants, à tel point que la pizza ou les pâtes sont devenues plats nationaux.

Boissons[modifier | modifier le code]

Une bombilla traditionnelle.

Le clericó est un vin local, mélange de vin mousseux et de vin blanc, très populaire pour les fêtes.

Le maté est bu par la majorité des Uruguayens. Il est fréquent de voir des personnes à l'arrêt d'un bus, portant d'une main un thermos et de l'autre calebasse et bombilla. On le boit généralement amer, mais on peut y ajouter du sucre. Au goûter, on le boit aussi avec du lait en mangeant des petits gâteaux secs salés : c'est le "maté cocido" (maté cuit).

Les gauchos (garçons vachers), qui gardent les troupeaux de bétail, campent souvent sous les branches des ombús géants. Ils allument alors un feu pour préparer le asado (barbecue), et font bouillir de l'eau pour préparer le maté (une sorte de thé amer) qu'ils versent dans une petite calebasse creusée et séchée, et le boivent avec une paille d'argent munie d'un filtre. Cette paille, appelée une bombilla, est souvent gravée. Une personne du groupe est chargée de la préparation. Il remplit le récipient d'eau chaude et le passe au suivant, qui lui rend quand il a fini. Le premier remplit à nouveau le maté et le passe à la personne suivante et ainsi de suite. La calebasse passe de main en main, et chacun boit avec la paille[4].

Santé[modifier | modifier le code]

Activités physiques[modifier | modifier le code]

Jeux populaires[modifier | modifier le code]

Des origines italiennes, les habitants ont gardé la bocce (la pétanque) où le but est de lancer ses boules et de les placer au plus près d'une boule cible.

Sports[modifier | modifier le code]

Les sports important sont le football, le basket-ball qui commence à être très suivi, mais aussi les sports équestres avec le saut d'obstacles et le polo. Plus traditionnels, les gauchos jouent au pato, où deux équipes à cheval s'affrontent pour la possession d'une balle à poignées, mais aussi à la criolla (rodéo), où il faut se maintenir le plus longtemps possible en selle sur un cheval sauvage. Ces criollas ont lieu un peu partout pendant l'année, mais la plus réputée est celle de Montevideo, à Pâques.

Le football est comme dans toute l'Amérique latine, un sport national. La popularité de l'équipe nationale qui a gagné les coupes du monde de 1930 et de 1950 en témoigne. Le pays possède une fédération de football et deux championnats de première division et de seconde division. Les club de Peñarol et le Nacional sont les deux plus grandes équipes du pays et jouent toutes deux à Montevideo respectivement dans le Stade Contador Damiani et dans le Stade Centenario.

Arts martiaux[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Presse écrite[modifier | modifier le code]

Radio[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Internet[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Ariel '1900), de José Enrique Rodó, une des plus grandes œuvres littéraires de l'Uruguay, traite du besoin de maintenir des valeurs spirituelles dans un monde tourné vers le progrès matériel et technique.

En théâtre, les pièces de Florencio Sánchez traitant de problèmes sociaux sont encore jouées de nos jours.

En poésie, Juan Luis Zorilla de San Martín est l'auteur de très importants poèmes épiques sur l'histoire du pays (comme Tabaré). Juana de Ibarbourou et Delmira Agustini développèrent la poésie féminine. Julio Herrera y Reissig est considéré comme l'un des plus grands poètes uruguayens.

Parmi les écrivains contemporains, on remarque Juan Carlos Onetti, Mario Benedetti, Eduardo Galeano, Mario Levrero, Jorge Majfud.

Le poète et écrivain Ricardo Paseyro, ancien ambassadeur de l'Uruguay en France, écrit aussi bien en espagnol qu'en français.

Artisanats[modifier | modifier le code]

Les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel relèvent (pour partie) du patrimoine culturel immatériel de l'humanité. On parle alors de trésor humain vivant. Mais une grande partie des techniques artisanales ont régressé, ou disparu, dès le début de la colonisation, et plus encore avec la globalisation, sans qu'elles aient été suffisamment recensées et documentées.

Arts visuels[modifier | modifier le code]

L'état subventionne l'art pour que celui-ci puisse exister.


Peinture[modifier | modifier le code]

Nous pouvons facilement dégager de grands noms en ce qui concerne la peinture uruguayenne. Il y a par exemple Juan Manuel Blanes qui a peint des toiles représentant la vie des gauchos et les grands moments de l'histoire du pays, mais aussi Joaquín Torres García qui est le créateur de l'universalisme constructif, Pedro Figari qui représentait des scènes de la vie quotidienne à Montevideo et à la campagne, Carlos Sáez, Rafael Barradas, Carmelo de Arzadum, Ernesto Laroche, Felipe Seade y José Cúneo.

Sculpture[modifier | modifier le code]

Les grands sculpteurs uruguayens sont José Belloni dont les œuvres qui représentent des scènes de la vie de tous les jours ornent les places publiques de Montevideo, mais aussi Manuel Pena, Juan Manuel Ferrari, José Luis Zorrilla de San Martín, Carlos Moler de Berg, G. Fonseca ou encore G. Cabrera.

Architecture[modifier | modifier le code]

Photographie[modifier | modifier le code]

Graphisme[modifier | modifier le code]

Arts du spectacle[modifier | modifier le code]

Un groupe de murga en représentation, lors de l'investiture du président Tabaré Vázquez.

Musiques[modifier | modifier le code]

La musique uruguayenne par excellence est le tango[18], ainsi que la milonga dérivée; mais l'Uruguay possède en plus des rythmes qui lui sont exclusifs comme le candombe et la murga, qui prennent leur apothéose le jour des appels llamadas du Carnaval. Deux noms de chanteurs ressortent, Jaime Roos et Jorge Drexler.

Danses[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Le théâtre latino-américain est reconnu par l'Europe, dont la France[23],[24],[25].

Cinéma[modifier | modifier le code]

Autres scènes : marionnettes, mime, pantomime, prestidigitation[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Musées et autres institutions[modifier | modifier le code]

Les grandes bibliothèques se trouvent à Montevideo, comme par exemple la Bibliothèque nationale de l'Uruguay, la bibliothèque du Musée historique national, connue pour ses collections de gravures, de cartes et de pièces, la bibliothèque du Congrès national et les Archives nationales.

Les principaux musées sont le musée d'Histoire nationale, le Musée national des beaux-arts et le musée d'histoire naturelle, tous construits à Montevideo. Cette centralisation de la culture montre une nouvelle fois la dissymétrie entre la capitale et le reste du pays.

Liste du Patrimoine mondial[modifier | modifier le code]

Le programme Patrimoine mondial (UNESCO, 1971) a inscrit dans sa liste du Patrimoine mondial (au 12/01/2016) : Liste du patrimoine mondial en Uruguay.

Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité[modifier | modifier le code]

Le programme Patrimoine culturel immatériel (UNESCO, 2003) a inscrit dans sa liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité (au 15/01/2016) :

  • 2009 : Le tango (Argentine - Uruguay) [27],
  • 2009 : Le Candombe et son espace socioculturel : une pratique communautaire [28].

Registre international Mémoire du monde[modifier | modifier le code]

Le programme Mémoire du monde (UNESCO, 1992) a inscrit dans son registre international Mémoire du monde (au 15/01/2016) :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://lucarne-opposee.fr/leblog/les-120-ans-dun-mythe/
  2. http://www.expat.com/fr/nationalites/uruguayen/en/europe/france/
  3. https://www.amnesty.org/fr/countries/americas/uruguay/
  4. (fr) « Uruguay : découvrez les incontournables de la cuisine uruguayenne », Elvire Charbonnel, Le Journal International, 12 septembre 2013
  5. http://www.red-redial.net/fr/presse-pays-paraguay.html
  6. http://www.newspaperindex.com/fr/journaux/Uruguay/
  7. http://www.presse.com/Journaux_Uruguay.htm
  8. http://fr.kiosko.net/uy/
  9. http://www.cicopa.coop/La-Diaria-une-decennie-de-presse.html
  10. http://www.franceuruguay.com/litterature.html
  11. http://www.donquijote.org/langue-espagnole/litterature/histoire/amerique-latine/
  12. http://www.americas-fr.com/litterature/litterature.html
  13. http://data.bnf.fr/11953286/poesie_latino-americaine/
  14. http://www.universalis.fr/classification/litteratures/ecrivains/ecrivains-des-ameriques/ecrivains-d-amerique-centrale-et-d-amerique-du-sud/ecrivains-hispano-americains/
  15. http://www.graphiste-webdesigner.fr/blog/2011/05/la-peinture-latino-americaine-au-xxe-siecle-jusqua-nos-jours/
  16. https://books.google.fr/books?id=j38p6w44PxwC&pg=PA227&lpg=PA227&dq=peinture+uruguayenne&source=bl&ots=Y10KX7FAcQ&sig=xlER-gpNzwxEorFoXan6ZcQMgco&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiFu7uxsPPRAhVIMhoKHetdDP0Q6AEIUTAN#v=onepage&q=peinture%20uruguayenne&f=false
  17. https://mrmondialisation.org/ils-creent-la-premiere-ecole-ecologique-et-auto-construite-en-urugay/
  18. http://www.academiauruguay.com/fr/activites-culturelles/tango-et-candombe/
  19. http://www.bns.gub.uy/es/
  20. http://larepubliquedeslivres.com/gabriel-calderon-lenfant-terrible-du-theatre-uruguayen/
  21. http://www.theatre-contemporain.net/spectacles/EX-Que-crevent-les-protagonistes/ensavoirplus/idcontent/35118
  22. http://www.theatrorama.com/theatre-paris/theatres-parisiens/uruguay-trilogie/
  23. http://www.persee.fr/doc/carav_1147-6753_1992_num_58_1_2489
  24. http://data.bnf.fr/12150445/theatre__genre_litteraire__latino-americain/
  25. http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:http://doc.sciencespo-lyon.fr/Ressources/Documents/Etudiants/Memoires/Cyberdocs/Masters/SECI/heynen_al/pdf/heynen_al.pdf&gws_rd=cr&ei=TBeUWLicII3UaeiRhfAB
  26. http://www.uruguaynatural.com/index.php/en/
  27. http://www.unesco.org/culture/ich/fr/RL/le-tango-00258
  28. http://www.unesco.org/culture/ich/fr/RL/le-candombe-et-son-espace-socioculturel-une-pratique-communautaire-00182
  29. http://www.unesco.org/new/fr/communication-and-information/flagship-project-activities/memory-of-the-world/register/full-list-of-registered-heritage/registered-heritage-page-6/original-records-of-carlos-gardel-horacio-loriente-collection-1913-1935/
  30. http://www.unesco.org/new/fr/communication-and-information/flagship-project-activities/memory-of-the-world/register/full-list-of-registered-heritage/registered-heritage-page-8/the-war-of-the-triple-alliance-iconographic-and-cartographic-presentations/

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (es) Aníbal Barrios Pintos, De tierra adentro : escritores, músicos y artistas plásticos del interior uruguayo, Planeta, Montevideo, Uruguay, 2011, 432 p. (ISBN 978-9974-685-73-4)
  • (es) Mario Consens, Arte prehistórico en Uruguay, Torre del vigía ed., Montevideo, 2007, 167 p. (ISBN 978-9974-8049-7-5)
  • Ariela Epstein, À ciel ouvert : cultures politiques sur les murs de Montevideo, Presses universitaires de Rennes, Rennes, 2015, 170 p. (ISBN 978-2-7535-3605-0) (texte remanié d'une thèse)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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