Candombe

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Le Candombe et son espace socioculturel : une pratique communautaire *
UNESCO logo.svg Patrimoine culturel immatériel
de l’humanité
Candombe1870-Uruguay.jpg
Pays * Drapeau de l'Uruguay Uruguay
Région * Amérique latine et Caraïbes
Liste Liste représentative
Fiche 00182
Année d’inscription 2009
* Descriptif officiel UNESCO

Le candombe est un genre musical développé dans la région de l'Uruguay. Certains musicologues prétendent qu'il trouve son origine dans les rythmes de l'Afrique bantoue.

Le Candombe est essentiellement l'expression de la communauté noire de Montevideo (Uruguay). On en trouve traditionnellement des expressions dans l'ensemble de l'Uruguay et parfois en l'Argentine. Il est devenu depuis les années 1990 une expression de la jeunesse uruguayenne et le Candombe est aujourd'hui pratiqué (avec plus ou moins de bonheur, mais toujours avec cœur) dans tous les pays où la diaspora uruguayenne est présente.

Il se joue traditionnellement sur trois tamborilles (tambours), en formation déambulatoire, pouvant aller de 3 musiciens jouant chacun un des tamborilles (Cuerda) à près d'une centaine (Comparsa). « Le Candombe et son espace socioculturel : une pratique communautaire ».

Les 3 sortes de tamborilles sont le chico (le plus aigu), le repique (registre medium) et le piano (grave). Le musicologue uruguayen Lauro Ayestarán évoque également le bombo (tambour à la tonalité très grave que l'on peut entendre d'ailleurs dans ses remarquables enregistrements), mais le terme a pratiquement disparu aujourd'hui même si certains musiciens l'utilisent pour des tambours très gros et très graves. La main gauche frappe la peau directement et étouffe aussi parfois sa résonance. La main droite la fait résonner par la percussion d'une baguette (palito). Le jeu s'effectue généralement en marchant en rythme, lors des llamadas (appels), réunions de tambours, de la rencontre informelle aux grands défilés du Carnaval de Montevideo.

Les tambours sont des fûts en lattes collées et cerclées tendus d'une peau (chèvre, vache, poulain...), traditionnellement cloutée, et accordée autour d'un feu, même si aujourd'hui beaucoup de musiciens utilisent des systèmes de tension mécaniques.

Le chico tient une partie traditionnellement régulière et non variée En 2/2 : demi-soupir trois croches la première croche, main gauche les deux autres à la baguette et ceci sans arrêt Il n'est pas rare que le joueur de chico saigne de la main gauche à force répétition de son phrasé lequel demande une puissance physique impressionnante. En effet, c'est sur cette première croche que se situe l'accent typique du style qui fait souvent confondre le premier temps et cet accent par les néophytes.

1 sont les noires 7 les demi-soupirs 3 les soupirs / : barre de mesure

en 4/4

la clave / 1 7 1 7 1 / 3 1 1 3 /

le chico / 7Ka la ta7Ka la ta / 7Ka la ta 7Ka la ta/

Les danseurs sont des personnages très particuliers : Le Gramijero, médecin-herboriste, et la Mama vieja, l'Escobero et dans le cadre du règlement du carnaval, la vedette (en français dans le texte - influence des revues Parisiennes ?), El malicón (probablement un apport du candombe argentin), ainsi que le corps de danse, le chœur...

À écouter : Cuareim, Ansina, etc.

Uruguay : Desfile de Las Llamadas. Barrio Sur, Montevideo

Dans la Murga, argentine ou uruguayenne, on joue une polyrythmie rappelant celle du Candombe, mais avec grosse caisse, caisse claire et cymbales. Les percussions accompagnent une polyphonie vocale traditionnelle avec parfois de nombreuses voix différentes.

Le Candombe se mêle à l'orchestration, salsa, jazz, pop, rock. Ses voix les plus fameuses sont Pedro Ferreira, Lágrima Rios, Eduardo Mateo, Ruben Rada, Hugo Fattoruso, Jaime Roos, etc.

En France, une formation a longtemps existé qui s'appelait Maniseros, menée par le chanteur montevidéen Léo Melo (Domingo Leonardo Melo Acosta) sous la baguette de Gerardo Di Giusto (argentin) puis Emmanuel Massarotti (français) avec notamment des percussionnistes comme Marcelo Rusillo, Mirtha Pozzi, Mario Maeso, Santiago Blanco, (Uruguay), Eduardo Tomassi, Minino Garay (Argentine), Pablo Cueco (Corrèze), Christian Nicolas (France).

Il a été inscrit en 2009 par l'UNESCO sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité[1].

Candombe Argentine[modifier | modifier le code]

Argentine. Candombe afro-argentins jouant de Buenos Aires, dans la nuit de San Juan, 1938.

Le candombe argentin a également joué à l'époque coloniale à nos jours."[2],[3],[4]. Toutefois, son séjour dans la culture de l'Argentine a pratiquement disparu en raison d'événements comme la fièvre jaune et la guerre du Paraguay. Toutefois, il est toujours pratiqué chez les Afro-Argentins[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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