Baccalauréat (scolaire)

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Le baccalauréat Écouter - mot issu initialement de l'altération du bas-latin bachalariatus, désignant un rang de débutant d'abord dans la chevalerie puis dans la hiérarchie religieuse et universitaire, et influencé par le calque du latin bacca laurea, baie de laurier - est un grade de l'enseignement supérieur correspondant à différents niveaux suivant les pays et selon le système d'enseignement.

Dans cet article, il s’agit d’un diplôme de l’enseignement scolaire.

Afrique[modifier | modifier le code]

Algérie[modifier | modifier le code]

L'examen a été institué par décret 63-495 du 31 décembre 1963, et 68-46 du 8 février 1968 pour le baccalauréat technique.

L'examen se déroule généralement au mois de Juin après la fin de l'année scolaire et dure 4 à 5 jours, avec 2 à 3 matières à passer par jour, selon la filière du lycéen. Il permet aux lycéens d'accéder aux études supérieures. Les notes de l'année scolaire ne sont pas prises en compte, (sauf pour l'éducation sportive depuis 2017 pour les scolarisés) mais seulement la moyenne de celles obtenues à l'examen, qui doit être supérieure ou égale à 10/20.

Les résultats sont affichés dans les lycées environ un mois après l'examen, cependant, la plupart des candidats préfèrent vérifier leur résultat via le site officiel de l'enseignement ou, depuis 2017 par sms.

Une fois les résultats obtenus, les candidats ayant réussi leur examen peuvent désormais faire leur choix concernant l'établissement qu'ils souhaitent intégrer (Faculté, école préparatoire, école normale..) les établissements suggérés varient d'un bachelier à un autre selon la moyenne obtenue et la filière. Plus la moyenne est élevée et le classement meilleur, plus le bachelier a des chances d'être admis dans l'établissement qu'il a choisi.

En 2016, le taux de réussite à cet examen est de 49,79 % pour les élèves scolarisés (33,7 % pour les candidats libres)[1].

Taux de réussite au bac algérien par année [2][3][4][5][6][7][8]
Année Taux de réussite
1983 19,99 %
1987 19,20 %
1989 18,47 %
1992 10,54 %
1995 18,63 %
2002 29,21 %
2004 38,30 %
2005 37,29 % (total 30,63 % scolarisés+libres)
2006 44,64 % (scolarisés+libres)
2007 43,69 % (scolarisés+libres)
2010 61,23 %
2011 62,45 %
2012 58,84 %
2013 44,78 %
2014 45,01 %
2015 51,36 %
2016 49,79 %
2017 56,07 %

Cameroun[modifier | modifier le code]

Le système scolaire camerounais est subdivisé en trois systèmes indépendants :

Système Francophone[modifier | modifier le code]

L'OBC(Office du Baccalauréat du Cameroun) est chargé de l'organisation et du suivi des examens du Baccalauréat et du Probatoire au Cameroun[1].

Le système scolaire camerounais oppose deux barrières aux élèves pour l'accès à l'enseignement supérieur [1]:

  • Le Probatoire : C'est un examen qui se fait en Classe de Première et permet l'accès à la classe de Terminale. Il n'a aucun lien avec le Baccalauréat et correspond à un diplôme pour l'accès à la classe de Terminale.
  • Le Baccalauréat : C'est l'examen permettant l'accès à l'enseignement supérieur et marquant la fin du Secondaire. Il est souvent vu comme le premier diplôme de l'enseignement supérieur car signé de la main du ministre de l'enseignement supérieur Camerounais. Les mentions vont de la mention Passable à la mention Excellent (Mention rarissime, Il n'y a que 2 élèves qui sont connus pour avoir obtenu cette mention)[1].

L'organisation en multiples séries suit celle de la France(avant les dernières réformes des années 90). Les différents séries sont :

  1. les séries C, D, A, B, TI etc.(Enseignement général)
  2. les séries F4, F3, etc.(Enseignement technique)

Système Anglophone[modifier | modifier le code]

Le Baccalauréat anglophone est appelé GCE Level.

Système Bilingue[modifier | modifier le code]

Maroc[modifier | modifier le code]

Le baccalauréat clôt le lycée et permet l'accès aux études supérieures et aux facultés.

Un examen régional, effectué une année à l'avance, teste les connaissances dans les matières secondaires. Les notes de l'année scolaire du baccalauréat et celles obtenues à l'examen antérieur sont comptées à 25 % chacun, ce qui laisse la moitié (50 %) de la note à l'examen final du baccalauréat, où les connaissances dans les matières principales sont testées.[style à revoir]

Sénégal[modifier | modifier le code]

L’Office du baccalauréat est chargé, au sein de l’université Cheikh-Anta-Diop de Dakar, de la préparation et de l’organisation de l’examen du baccalauréat.

L'organisation en multiples séries suit celle de la France : séries A, B, etc. avant 1998 (1995 pour la France), séries S, L, etc. à partir de 1998[2]. De même les mentions attribuées vont de « passable » à « très bien »[2].

Tunisie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Baccalauréat en Tunisie.

Le baccalauréat clôt les études au lycée et permet l'accès aux études supérieures.

Le baccalauréat en Tunisie est un concours qui permet l'accès aux études supérieures en se basant exclusivement sur le classement.

Europe[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Baccalauréat européen.

Allemagne[modifier | modifier le code]

Article connexe : Abitur.

Espagne[modifier | modifier le code]

Le bachillerato sanctionne la fin des études secondaires. Pour entrer à l'université, il faut passer un examen appelé selectividad qui porte sur les matières étudiées pendant la dernière année du bachillerato.

Ensuite, l'entrée dans les facultés est libre mais, pour les plus demandées ou les plus prestigieuses, elle est conditionnée à la note moyenne du dossier des deux dernières années et de la selectividad. C'est ainsi que d'une année sur l'autre, les jeunes connaissent la nota de corte, pour tel ou tel cursus, c'est-à-dire la note minimum avec laquelle est entré le dernier admis l'année précédente.

Les universités publiques, pour certaines spécialités demandant des aptitudes particulières (beaux-arts, traduction et interprétariat, entre autres), et les universités privées organisent des épreuves complémentaires pour sélectionner leurs futurs étudiants.

France[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Baccalauréat en France.

Le baccalauréat a été créé au Moyen Âge avec l'apparition de l'université de Paris. Il sanctionnait alors plusieurs années d'enseignement spécialisé en droit, médecine ou théologie. Il a été institué dans sa forme moderne par Napoléon Ier en 1808. L'usage plus que les textes en interdisait l'obtention aux filles. Julie-Victoire Daubié, une Vosgienne de Fontenoy-le-Château l'obtient à Lyon à l'âge de 37 ans en 1861. Depuis l'année 1924, les filles et les garçons passent le même examen (cf. histoire de l'éducation des filles en France).

Actuellement, le baccalauréat français (considéré comme un diplôme de niveau IV, c'est-à-dire ISCED/CITÉ 3) clôture trois années de lycée (seconde, première et terminale) au cours desquelles l'élève aura choisi une filière. Il est le diplôme donnant accès à l'enseignement supérieur, même s'il existe des alternatives : d'autres diplômes, généralement destinés aux adultes (comme le diplôme d'accès aux études universitaires (DAEU) ou la capacité en droit), donnent également ce droit, ou encore la validation des acquis. Puisque le baccalauréat est un grade universitaire, la scolarisation dans un lycée n'est pas une condition pour le passer, l'examen peut être passé en candidat libre et les cours sont disponibles par correspondance par l'intermédiaire du centre national d'enseignement à distance (Cned).

Suisse[modifier | modifier le code]

Article connexe : Maturité gymnasiale en Suisse.

En Suisse, le baccalauréat est un nom donné dans certains cantons à l'examen de maturité.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Office du Baccalauréat du Cameroun », sur www.obc.cm (consulté le 27 avril 2018)
  2. a et b Harouna Sy, « Carabins de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar : diagnostic des inégalités, autopsie des parcours », Autrepart, no 59,‎ , p. 208 (ISBN 9782724632187, lire en ligne)