Coulouvray-Boisbenâtre

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Coulouvray-Boisbenâtre
L'église Notre-Dame.
L'église Notre-Dame.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Avranches
Canton Villedieu-les-Poêles
Intercommunalité Intercom du bassin de Villedieu
Maire
Mandat
Denis Lepage
2014-2020
Code postal 50670
Code commune 50144
Démographie
Gentilé Coulouvréen
Population
municipale
547 hab. (2014)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 47′ 13″ nord, 1° 06′ 33″ ouest
Altitude Min. 130 m
Max. 315 m
Superficie 17,25 km2
Localisation

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Coulouvray-Boisbenâtre est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 547 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est au nord-est de l'Avranchin et au nord-ouest du Mortainais, sur les hauteurs les séparant du Bocage virois. Son bourg est à 5,5 km au nord-ouest de Saint-Pois, à 9 km au sud-ouest de Saint-Sever-Calvados, à 9,5 km au nord-est de Brécey et à 12 km au sud-est de Villedieu-les-Poêles[1]. Le territoire de Coulouvray-Boisbenâtre couvre 1 725 hectares.

Le territoire est traversé par la route départementale no 33, passant par le bourg et reliant Saint-Pois au sud-est à Saultchevreuil-du-Tronchet (Villedieu-les-Poêles) au nord-ouest. Elle croise dans le bourg la D 563 qui permet de rejoindre Fontenermont au nord et qui dessert les lieux-dits du sud de la commune avant de retrouver la D 33 au Ny au Jan. Partant de cette section, la D 350 permet de rejoindre Cuves vers le sud. Du carrefour du boug part la D 281 menant à Saint-Sever-Calvados au nord à travers la forêt. À l'ouest, partant de la D 33, la D 463 retrouve Saint-Laurent-de-Cuves au sud. À l'est, la D 33E2 relie le Ny au Jan au Gast. L'accès à l'A84 est à Fleury (échangeur 37) et à La Colombe (échangeur 38) à 15 km au nord-ouest, à proximité de Villedieu-les-Poêles.

Le territoire — et en particulier le bourg — est sur la ligne de partage des eaux entre la Sienne et la Sée. La partie au nord de la D 33 est dans le bassin de la Sienne qui délimite la commune au nord, alimentée par quelques courts affluents. Les eaux de la partie sud sont collectées par deux affluents de la Sée et leurs propres affluents. L'ouest est drainé par le ruisseau de Saint-Laurent — qui porte à cet endroit le nom de ruisseau du Moulin de Coulouvray —, et deux de ses affluents : le ruisseau de la Chaussée qui marque la limite ouest et le ruisseau de la Touche. La limite à l'est est matérialisée par le Glanon dont le principal affluent, le ruisseau du Grand Melon, parcourt le sud du territoire.

Le point culminant (315 m) se situe en limite, près du lieu-dit la Guéranterie. Le point le plus bas (130 m) correspond à la sortie du ruisseau de la Chaussée du territoire, au sud-ouest. La commune est bocagère.

Communes limitrophes de Coulouvray-Boisbenâtre[2]
Boisyvon Fontenermont (Calvados) Saint-Sever-Calvados (Calvados)
Saint-Martin-le-Bouillant Coulouvray-Boisbenâtre[2] Le Gast (Calvados)
Saint-Laurent-de-Cuves Saint-Laurent-de-Cuves Saint-Michel-de-Montjoie (sur quelques dizaines de mètres),
Saint-Pois

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Coulouvray se serait formé à partir du latin colubra, « couleuvre », suffixé de -etum ou -acum[3]. Quant à Boisbenâtre, il s'agirait du bois de la famille Benâtre[4].

Le gentilé est Coulouvréen[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1850, Coulouvray (1 505 habitants en 1846) absorbe la commune calvadosienne de Boisbenâtre (204 habitants)[6],[7], au nord du territoire.

Une mentalité à part dans le Bocage au début du XXe siècle[8][modifier | modifier le code]

À cette époque la commune devait sa vitalité à trois corporations d'artisans qui lui conféraient une mentalité à part. Elle était notée profondément républicaine par les services départementaux. Il y avait des chaudronniers-étameurs. Ces fondeurs itinérants, disparus dans les années 1920-1925, refaisaient à neuf les couverts qu'ils fondaient. Les sabotiers, eux, travaillaient à partir du hêtre, très présent dans la forêt avoisinante. Enfin les tailleurs de pierre (jusqu'au XVIIIe siècle), les piqueurs de granite (piquaou) n'exploitaient que les abondantes boules de pierres grises. Quand apparut la poudre noire pour éclater les blocs, cinq importantes carrières s'ouvrirent dans la commune. Elles produisaient du beau granite pour les édifices, pierres d'angles, pourtour des fenêtres et des portes, monuments funéraires.

De véritables artistes exécutaient des travaux remarquables, par exemple les gargouilles de Notre-Dame d'Avranches, ou le chemin de croix à la Chapelle-sur-Vire. Après la guerre 1914, deux ateliers de taille sont établis avec chacun quinze tailleurs. Puis vint le grand moment du pavé de rue. Arrivent à ce moment des ouvriers tchèques, polonais, belges, espagnols. Après 1945, la reconstruction fait beaucoup appel au granite… mais finis les pavés !

Une profession très organisée[modifier | modifier le code]

La profession très importante à la fin du XIXe siècle, s'était déjà organisée. Héritiers du compagnonnage, les granitiers avaient formé un noyau syndical assez puissant pour défendre la profession et obtenir certains avantages. Les granitiers ont bénéficié de la première convention collective de France. Les patrons granitiers, nombreux, avaient formé un syndicat des entrepreneurs granitiers de Basse-Normandie dont le siège était à Vire. Patrons et délégués du syndicat ouvrier avaient établi un tarif concernant le travail du granit ou tout était prévu très précisément. L'ouvrier travaillait librement sur son morceau et savait le prix qu'il en recevrait. Ce tarif est resté en vigueur dans la profession jusqu'à l'arrivée de la réglementation horaire du travail.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires[5]
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1971 Maximilien Chérencé    
1971 1983 René Chales    
1983 1989 Léon Pellerin    
1989 1995 Pierre Leveillé    
1995[9] en cours Denis Lepage[10] SE Employé
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et deux adjoints[10].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune comptait 547 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2005, 2010, 2015, etc. pour Coulouvray-Boisbenâtre[11]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2]. Au recensement de 2012, Coulouvray-Boisbenâtre est la commune la plus peuplée du canton de Saint-Pois.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 200 1 285 1 131 1 194 1 275 1 315 1 400 1 505 1 711
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 508 1 605 1 607 1 513 1 390 1 417 1 337 1 352 1 358
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 252 1 214 1 115 1 051 1 074 1 047 1 019 932 940
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
922 829 729 674 593 537 561 540 547
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution démographique de Boisbenâtre avant la fusion
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
192 182 182 210 187 196 203 204
(Sources : EHESS[7])

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame (XIIe, XVIe et XIXe siècles).
  • Château de la Tullière du XVIe siècle.
  • Moulin de Boisbenâtre.
  • Moulin de Coulouvray.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

  • Fête Madeleine en juillet.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,
  4. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet, (ISBN 2-95480-455-4 (édité erroné), notice BnF no FRBNF36174448), p. 101
  5. a et b René Gautier, 601 communes et lieux de vie de la Manche, Éditions Eurocibles, (ISBN 978-2354-58-0360), p. 167
  6. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Boisbenâtre », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 28 novembre 2011)
  8. copie du panneau d'information devant l’église de Coulouvray Boisbenâtre
  9. « Denis Lepage briguera un 4e mandat », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 1er février 2015)
  10. a et b Réélection 2014 : « Coulouvray-Boisbenâtre (50670) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 27 avril 2014)
  11. Date du prochain recensement à Coulouvray-Boisbenâtre, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Liens externes[modifier | modifier le code]