Victoire Babois

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Victoire Babois
Nom de naissance Marguerite Victoire Babois
Naissance
Versailles
Décès (à 78 ans)
Paris
Activité principale
Poétesse
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres
Élégie

Marguerite Victoire Babois, née le à Versailles et décédée le à Paris[1], est une femme de lettres française, auteure d'élégies et autres poésies qui ont placé son nom au premier rang des poètes élégiaques français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Victoire Babois naît le 6 octobre 1760, dans une famille de commerçants. Elle est la nièce par alliance du poète Jean-François Ducis qu'elle rencontre après le mariage de sa sœur avec l'un des fils de Ducis[2].

Carrière littéraire[modifier | modifier le code]

Victoire Babois ne publie pas d'œuvres littéraires avant l'âge de trente ans. D'un caractère modeste et timide, c'est son oncle Ducis qui l'a poussée à publier [3]. Elle fait paraître ses premières élégies sous forme d'un recueil en 1804/1805, bien qu'elles furent écrites entre 1792 et 1794, après le décès de sa fille : Élégie sur la mort de sa fille âgée de cinq ans. Ces poésies de deuil eurent un si vif succès dès leur première parution que plusieurs rééditions ont été effectuées pendant dix ans : au total trois en 1804/1805, trois en 1810 et trois en 1815, avec une simplification du titre original à partir de 1810, devenant les Élégies maternelles.

Elle publia aussi un recueil d' Elégies nationales, des recueils de poésies diverses contenant des stances, des chansons ou d'autres formes poétiques, ainsi que deux recueils d'épîtres, l'un deux contenant l'épître aux romantiques. Contrairement à ce que l'on en a dit, Victoire Babois ne fut en rien contre le romantisme qu'elle contribua fortement à fonder en renouvelant la poésie élégiaque et en amenant une écriture du deuil. Elle n'attaque pas non plus les romantiques. Elle s'érige seulement contre les mauvaises productions de l'époque et en explique la cause tel un témoin d'un phénomène socio-littéraire : la recherche excessive de l'artifice et surtout la recherche immodeste de la renommée littéraire chez certains de ces jeunes écrivains, parcourant les salons plutôt que de se consacrer avec intelligence et assiduité à l'écriture.

Elle fut considérée comme une très grande poétesse de son époque. De nombreuses anthologies publiées entre 1820 et 1850 la classe dans les plus grands poètes de toute l'histoire littéraire de la poésie française. Bien que sa renommée soit aujourd'hui oubliée, ses poésies ont inspiré et nourri celles de Marceline Desbordes-Valmore, Alphonse de Lamartine, Victor Hugo, etc. Elle a entretenu de nombreuses correspondances avec d' autres artistes, comme celle avec son amie Adélaïde-Gillette Dufrénoy, mais seules les lettres que Ducis à écrit à Victoire Babois ont été publiées, lors d'un hommage posthume à ce dernier.

Sa carrière littéraire s'arrête en 1836, en raison de problèmes médicaux, bien qu'ayant le projet avorté d'écrire une pièce de théâtre.

Décès[modifier | modifier le code]

Elle repose au cimetière du Père-Lachaise à Paris (27e division) auprès de l'artiste-peintre Jean-Jacques Karpff.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Élégies sur la mort de sa fille âgée de cinq ans, 1804 ; rééd. 1810, 1828.
  • Élégie sur la mort de Ducis, membre de l'Institut royal de France, 1816

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de Paris, état civil reconstitué, cote V3E/D 40.
  2. Mme Victoire Babois, Elégies et Poésies diverses, Tome 2, Troisième édition, Paris, Nepveu, , p. 173 à 265 p., p. Lettres de Ducis à Mme Victoire Babois
  3. Mme Victoire Babois, Elégies et Poésies diverses, Tome 2, Troisième édition, Lettres de Monsieur Ducis à Mme Babois, Dixième Lettre, Paris, Nepveu, , p. 200 à 201

Source[modifier | modifier le code]