La Lande-d'Airou

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La Lande-d'Airou
La Lande-d'Airou
L'église Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Saint-Lô
Intercommunalité Villedieu Intercom
Maire
Mandat
Christiane Garci
2020-2026
Code postal 50800
Code commune 50262
Démographie
Gentilé Landais
Population
municipale
518 hab. (2017 en augmentation de 2,98 % par rapport à 2012)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 48′ 58″ nord, 1° 17′ 25″ ouest
Altitude Min. 75 m
Max. 215 m
Superficie 15,10 km2
Élections
Départementales Canton de Villedieu-les-Poêles
Législatives Première circonscription
Localisation
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La Lande-d'Airou

La Lande-d'Airou est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 518 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est aux confins du pays saint-lois, du Coutançais et de l'Avranchin. Son bourg est à 6,5 km au sud-ouest de Villedieu-les-Poêles, à 9,5 km à l'est de La Haye-Pesnel et à 18 km au nord d'Avranches[1].

Couvrant 1 510 hectares, le territoire de La Lande-d'Airou était avant 2015 le plus étendu du canton de Villedieu-les-Poêles.

Le territoire est à l'écart des axes routiers régionaux si l'on excepte l'A84 qui le traverse à l'ouest, mais sans accès. Le bourg est traversé par la route départementale no 41 qui le relie à Noirpalu au sud-ouest et à Saultchevreuil-du-Tronchet, au sud de Villedieu-les-Poêles à l'est. Du bourg, part également la D 309 qui mène à l'ouest à La Haye-Pesnel, et passe la D 354 qui n'a qu'un parcours communal mais qui se prolonge au sud-est par la D 486 permettant de rejoindre Rouffigny. Croisant au nord-est à la D 41, les D 485 et D 586 relient La Lande-d'Airou respectivement au bourg de Fleury et à son accès à l'A84 (échangeur 37) à 4 km au nord-est du bourg.

L'Airou dans le bourg.

La Lande-d'Airou est dans le bassin de la Sienne, par son affluent l'Airou qui traverse le sud-ouest du territoire. Le eaux du tiers nord sont collectées par un de ses affluents, la Dorette, qui y fait office de limite. Plusieurs autres affluents parcourent la commune, dont le Courion et la rivière de l'Écluse.

Le point culminant (215 m) se situe en limite est, près du lieu-dit le Buot. Le point le plus bas (75 m) correspond à la sortie de l'Airou du territoire, à l'ouest. La commune est bocagère.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes La Lande en 1162, Landa de Arou en 1180[3].

Le toponyme Lande (français lande, du gaulois landa) évoque une terre inculte ou pauvre. La rivière l'Airou traverse le territoire du sud à l'ouest.

Le gentilé est Landais.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans son ouvrage intitulé Voyage en France (série 6 de 1896), Victor-Eugène Ardouin-Dumazet a écrit : « La colonie qui créa l'industrie de Villedieu, venait, dit-on, d'une cité voisine située à 6 kilomètres au sud-ouest, sur l'emplacement du village appelé aujourd'hui La Lande-d'Airou, et qu'un cataclysme (incendie, cyclone ou passage de gens de guerre) détruisit vers le XIIe siècle ».

En fait, dès 1605, l'écrivain François Des Rues (1575-1633) avait écrit dans son ouvrage intitulé Les antiquitez, fondations et singularitez des plus célèbres villes, châteaux et places remarquables du Royaume de France : « L'an de grace mil cent cinquante & huict, un Samedy de la semaine de Pasques environ midy s'esleva de terre à la Lande d'Airou, un grand tourbillon qui enlevoit avec luy tout ce qu'il rencontroit, & en fin se haussant en l'air, s'apparut une forme de colombe montant avec le tourbillon, laquelle estoit couloree de bleu & rouge & s'arresta en l'air. Cependant, on voyoit des fleches & dards qui s'eslançoient contre ceste colombe sans qu'on veiste ceux qui tiroient ces coups ; & au haut du tourbillon qui estoit sur la colombe, on voyoit crier & voltiger un grand nombre d'oyseaux de diverses sortes. Bien tost après ce prodige, advint une estrange mortalité au peuple de ce lieu (dont le Seigneur mourut des premiers) & s'espandit ceste cruelle maladie par toute la Normandie & régions circonvoisines ».

Quoi qu'il en fût, il y aurait eu un château fort à La Lande d'Airou, de construction fort ancienne[4] puis un château[5] construit au XVIe siècle par un membre de la famille de Grimouville, qui était encore visible avant la Révolution. Près du bourg, il y eut également un monastère sous le vocable de Saint-Léonard-des-Bois[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires[6]
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1946 Auguste Durfort    
1946 1971 Édouard Josseaume    
1971 1989 Roger Salliot    
1989[7] mars 2001 Jean Lepeltier    
mars 2001[7] mai 2020 René Mabille SE Agriculteur
mai 2020[8] En cours Christiane Graci SE Retraitée salarié privé
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et quatre adjoints[8].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10].

En 2017, la commune comptait 518 habitants[Note 2], en augmentation de 2,98 % par rapport à 2012 (Manche : -0,49 %, France hors Mayotte : +2,36 %). La Lande-d'Airou a compté jusqu'à 1 204 habitants en 1800.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1531 2041 1731 0061 0701 0471 0341 0461 008
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
965937953965983991949814713
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
770750709622647656654667612
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
580535472455458482483509512
2017 - - - - - - - -
518--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

  • Fête de la Saint-Roch, en août.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2017.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  3. Ernest Nègre - 1990 - Toponymie générale de la France - Volume 1 - Page 276.
  4. a et b Guide pittoresque du voyageur en France par Pierre Augustin Eusèbe Girault de Saint-Fargeau
  5. Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie, année 1827-1828
  6. René Gautier, 601 communes et lieux de vie de la Manche : et les 46 communes fusionnées ou associées depuis 1960, Marigny, Éditions Eurocibles, , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0)
  7. a et b « La retraite pour Micheline Séguin », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 11 novembre 2014)
  8. a et b « Christiane Graci nouveau maire », sur Ouest-france.fr (consulté le 23 mai 2020)
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  13. « Église », notice no PA00110437, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. Daniel Delattre, La Manche, les 602 communes, Granvilliers, Éditions Delattre, (ISBN 2-915907-09-9), p. 120

Liens externes[modifier | modifier le code]

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