Conchita Ramos

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Conchita Ramos
Conchita Ramos - Mémorial François Verdier.jpg
Conchita Ramos, photographie d'archive du mémorial François Verdier, Musée départemental de la Résistance et de la Déportation de Toulouse.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 94 ans)
ToulouseVoir et modifier les données sur Wikidata
Noms de naissance
Concepción Grangé Beleta, Conxita Grangé i BeletaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domiciles
Activités
Militante, résistanteVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Conflit
Lieux de détention
Distinctions

Conchita Ramos, connue également sous le nom de Conchita Grangé-Ramos, née en 1925 à La Torre de Cabdella, dans la province de Lérida, et morte en 2019 à Toulouse, est une républicaine espagnole engagée dans la Résistance française, déportée dans plusieurs camps de concentration nazis et survivante du camp de Ravensbrück.

Elle demeure une personnalité toulousaine reconnue de l'histoire de la guerre d'Espagne, de la Résistance et de la lutte contre le nazisme pendant la Seconde Guerre mondiale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née en Catalogne - son nom de naissance est Concepción Grangé Beleta -, elle emménage très jeune avec sa famille à Toulouse. Durant la Seconde Guerre mondiale, à l'âge de 17 ans, elle rejoint la résistance intérieure française, active notamment en Haute-Garonne et en Ariège[1].

Le 24 mai 1944, la milice française fait une descente dans sa maison à Gudas où elle cache d'autres résistants. Elle est détenue avec sa tante Elvira Ibarz et sa cousine María Ferrer. Elle est torturée par la Gestapo, emprisonnée, à la prison Saint-Michel de Toulouse, avec d'autres résistants, mais ne parle pas durant les sept interrogatoires.

Elle est déportée avec sa famille par le convoi dit du Train fantôme, parti de Toulouse début juillet 1944 avec 800 personnes et arrivé près de deux mois plus tard dans les camps de la mort, à Dachau[2].

Elle est ensuite transférée le 9 septembre au camp de Ravensbrück, alors qu'elle vient d'avoir 19 ans, puis au camp de concentration d'Oranienbourg-Sachsenhausen[3].

En 1945, elle connaît les Marches de la mort avant d'être secourue par l'Armée rouge[4].

A la fin de la guerre, elle retourne en France, l'Espagne étant désormais soumise à la dictature de Franco.

Elle épouse le guérillero catalan Josep Ramos (ou José[5]) à Toulouse et s'installe dans la ville.

Décorée de nombreuses distinctions, elle est notamment élevée au grade de commandeur de l'ordre national du mérite en 2008[6].

Grande personnalité toulousaine[7], elle témoigne inlassablement auprès des plus jeunes tout au long de sa vie[8].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Postérité[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]