Miraumont

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Miraumont
L'ancienne gare.
L'ancienne gare.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Albert
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Coquelicot
Maire
Mandat
René Delattre
2014-2020
Code postal 80300
Code commune 80549
Démographie
Gentilé Miraumontois(es)
Population
municipale
680 hab. (2014)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 05′ 42″ nord, 2° 43′ 50″ est
Altitude Min. 77 m – Max. 142 m
Superficie 13,96 km2
Localisation

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Miraumont
Liens
Site web site officiel de la mairie

Miraumont est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Miraumont est située à la source de la rivière Ancre, le troisième plus long affluent de la Somme.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

Le sol de la commune est de nature argileuse et le sous-sol de nature calcaire de l'époque crétacée. Vers le sud-ouest, le sous-sol est siliceux[1].

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

Le village de Miraumont est construit dans un étroit vallon, entre deux collines qui marquent la limite entre le département de la Somme et celui du Pas-de-Calais.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les sources de l'Ancre, affluent de la rive droite de la Somme sont situées sur la commune de Miraumont. La principale se trouve au lieu-dit laFontaine. En aval, à cause du dénivelé du terrain, on trouve une chute d'eau[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Miraumont est tempéré océanique avec vents dominants de nord-ouest.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Transports et communications[modifier | modifier le code]

La vallée de l'Ancre a été utilisée pour la construction de la section Amiens-Arras sur la voie ferrée "ex-grandes-lignes" Paris-Lille (comme la vallée de la Somme entre Amiens et Corbie).

La gare de Miraumont en service, le long de l’Ancre, est encadrée par celle d'Achiet dans le Pas-de-Calais, près de Bapaume, et par celle d'Albert, son chef-lieu de canton.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Miraumont
Achiet-le-Petit
(Pas-de-Calais)
Puisieux-au-Mont
(Pas-de-Calais)
Miraumont Irles
Grandcourt Pys

Toponymie[modifier | modifier le code]

Plusieurs formes existent dans les textes anciens pour désigner Miraumont. Mira Mirabilis (1106), Mons Mirus (1217), Miralmont, Miromont (1314), Myraumont, Miraulmont aux XVe et XVIe siècles. Le nom de Miraumont serait d'origine franque et dom Grenier, au XVIIIe siècle, le nomme Miraumont-le-Camp, bourg fortifié aux frontières de la Picardie et de l'Artois. Miraumont signifierait mont admirable[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Sur le monticule dominant la vallée de l'Ancre, appelé le Petit-Miraumont et autrefois le Salvé, aurait été édifié un camp militaire romain[1]. Dom Grenier nommait le village Miraumont-le-Camp.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

  • Sifrid de Miraumont, assista à la dédicace de l'église abbatiale d'Arrouaise en 1106[3].
  • 1159, par une charte, Raoul, comte de Péronne, confirme les biens possédés à Miraumont par l'abbaye d'Eaucourt[2].
  • 1214, Jean de Bouchavesne, châtelain de Péronne, tient du roi de France des terres à Miraumont.
  • La famille de Miraumont donna plusieurs maïeurs à la ville de Péronne. Elle existait encore au début du XVIIe siècle.
  • En 1414, au cours du siège de Bapaume, l'armée de Charles VI venait chercher de l'eau à Miraumont.
  • 1415, le roi Henri V d'Angleterre campa avec son armée à Miraumont avant de se rendre à Azincourt.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

  • Au XVIIe siècle, le bourg fortifié de Miraumont fut détruit par les Espagnols et ne retrouva jamais son importance passée.
  • 1697, par arrêt du Conseil du roi, l'hôtel-Dieu de Miraumont fut réuni à celui d'Albert.
  • 1725, Adrien Balédent est employé comme clerc et maître d'école, il est remplacé par son fils en 1772.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Caporal Bartlet, porté disparu à Miraumont, le 17 février 1917.
  • Sous le Premier Empire, en l'an XIII, Charles Delory devint instituteur à Miraumont et le resta jusque 1843, son fils Louis lui succéda jusque 1878.
  • 1865, fête à Miraumont pour le don d'un tableau et l'érection d'un calvaire, don de Napoléon III.
  • Théâtre d'opération de la bataille de Bapaume durant la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Les habitants de Miraumont durent verser aux Prussiens une imposition de guerre de 4 261 francs et 39 000 francs de réquisitions diverses. L'occupation prussienne dura du au . Plusieurs jeunes gens de la commune sont morts au combat[1].
  • 30 août 1941, un attentat à l'explosif est commis sur la ligne de chemin de fer Amiens-Arras à 870 m au nord-est de la gare de Miraumont.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Miraumont Blason D'argent à trois tourteaux de gueules.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Jean-Louis Croisille    
mars 2008[5] en cours
(au 6 mai 2014)
René Delattre   Réélu pour le mandat 2014-2020 [6]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants s'appellent des Miraumontois ou des Miraumontoises[7] L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 680 habitants, en diminution de -5,29 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
910 805 902 1 047 1 120 1 075 1 198 1 123 1 098
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 027 1 057 1 102 1 142 1 104 1 071 1 019 996 986
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 015 1 006 962 507 694 732 741 725 707
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
684 680 671 695 632 655 705 696 680
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • L'école communale, dite école de la Mairie, compte quatre classes.

Économie[modifier | modifier le code]

La pisciculture de Miraumont est fermée définitivement à la pêche.

Le camping de La Hérelle propose plusieurs parcours de pêche à la truite, ainsi que des étangs pour la pêche avec carpes, esturgeons, sandres…

Il existe une petite économie locale : deux garages automobiles, quelques commerçants[12], une pharmacie[13] ainsi qu'un médecin[14] (maison médicale).

Culture, fêtes, sport et loisirs[modifier | modifier le code]

  • Centre équestre de Baillescourt[15]
  • Terrain de tennis,
  • Terrain de football,

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Traces d'une villa gallo-romaine sur le territoire communal.
  • Chapelle, datant des années 1920, située sur la route de Puisieux, rénovée en 2003.
  • Monument aux morts, inauguré le 22 juillet 1928, il a été construit en pierre de Belgique et a la forme d'un triptyque avec une statue d'enfant. Il est l’œuvre de Gaudier-Rembaux, marbrier à Aulnoye-Aymeries (Nord).
  • Cimetière militaire britannique : communal cemetery.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

À ce jour, aucune personnalité marquante n'est liée à la commune.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Paul Decagny, Histoire de l'arrondissement de Péronne ou recherche sur les villes, bourgs et hameaux qui le composent, 1844, réédition Paris, Rassorts Lorisse, 1999, (ISBN 2 - 87 760 - 937 - 5)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Notice géographique et historique sur la commune de Miraumont, rédigée par Monsieur Hourdequin, instituteur, , Archives départementales de la Somme.
  2. a, b et c Abbé Paul Decagny, Histoire de l'arrondissement de Péronne ou recherche sur les villes, bourgs et hameaux qui le composent, 1844.
  3. Histoire d'Arrouaise
  4. Dom Grenier, charte 146 de Du Cange.
  5. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 21 février 2009)
  6. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  7. habitants.fr, « Somme > Miraumont (80300) » (consulté le 11 novembre 2010)
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. PagesJaunes
  13. Pharmacie de Miraumont
  14. Médecin
  15. Baillescourt équitation
  16. Claude DEROLETZ sur le site clochers.org, « L'église Saint-Léger » (consulté le 11 novembre 2010)