Curlu

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Curlu
Mairie-école.
Mairie-école.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Albert
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Coquelicot
Maire
Mandat
Daniel Cresset
2014-2020
Code postal 80360
Code commune 80231
Démographie
Population
municipale
149 hab. (2015 en augmentation de 4,93 % par rapport à 2010)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 57′ 52″ nord, 2° 49′ 02″ est
Altitude Min. 42 m
Max. 122 m
Superficie 5,89 km2
Localisation

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Curlu est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

En dehors de la zone urbanisée, la commune est traversée par le cours de la Somme. Sur la rive droite, Curlu est presque au ras des marais, dominée de tous côtés par les hauteurs.

Situation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Maricourt Hardecourt-aux-bois Maurepas Rose des vents
Maricourt N Hem-Monacu
O    Curlu    E
S
Éclusier-Vaux Frise

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Le recensement de 1896 nous donne la situation démographique des hameaux [1] :

  • Fargny, 13 habitants ;
  • les Fosses, 5 hab. ;
  • la Ferme rouge, 4 hab. ;
  • la Cantine Lambert, 12 hab. ;
  • la Chapelle, 4 hab.

Toponymie et étymologie[modifier | modifier le code]

Plusieurs hypothèses sont recensées[1],[2] :

- Cuerlu (1189), correspondant au nom du maître du lieu : Cuer.

- Cuer lu : cœur du loup.

- Cuerlu Quellu (1241), c'est-à-dire : « Quel lieu ! » , cri de surprise des religieux d'Arrouaise.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Des armes et des monnaies gallo-romaines ont été trouvées sur le territoire[1].

Sous l'empereur Probus, des vignes ont été plantées. Elles ont été supprimées au XVIIIe siècle[1].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1151, Mathieu de Ham attribue la terre de Curlu et Fargnier à Fulbert, abbé d'Arrouaise. Ce dernier y établit un prieuré de plusieurs moines et de serfs pour défricher et mettre en culture. L'église construite ensuite est dédiée à saint Nicolas[1].

En 1180, Gautier, abbé d'Arrouaise affranchit les serfs des deux villages[1].

Curlu devint alors un bourg avec maire et échevins[1].

La seigneurie de Curlu[modifier | modifier le code]

Antoinette de Curlu et Antoine de Haynin de Warlaing :

Antoine, premier-fils de Colard de Haynin (aussi de Hennin) et de sa seconde épouse Cornélie d’Avesnes, brise ses armes « d’une hure (de sanglier) de sable au 1er canton, défendue et allumée d’argent ».
Il épouse le 29/10/1506 Antoinette de Curlu, fille de Jacques et de Jeanne de Saint Hilaire.
Antoine est seigneur et marquis de Querenaing ; il décède à Cambrai le 14 juillet 1551 et est « dit enterré à Saint Géry » (...où il a épitaphe et armoiries).

S’il y a eu polémiques dans les documents anciens, il est désormais possible de trancher définitivement ici avec :

* les titres de la Maison de Haynin de Barat,
* un document des archives départementales du Nord, et enfin
* l’« Épitaphier de Valenciennes et environs ».
Ces trois documents citent bien l'épitaphe ne le situant pas à Saint Géry mais à Saint Georges ; deux lieux de cultes sis tous deux à Cambrai :
« en l’église de Saint Georges à Cambrai… Tableau de l’Ascension au-dessus de l'arcade du bas côté septentrional… chi devant ce pilier gist le corps de feu Antoine de hennin, escuyer qui trespassa le XIIII du mois de juing A° XVXLII et de damoiselle Anthoinette de Curlu sa femme le dernier jour an XVC et XXX priez pour leurs âmes »
« le volet de la droite représente Anthoine de Haynin et derrière lui ses fils au nombre de six. Son escu est d’or à la croix engrêlée de gueules brisé d'une hure de sable à dextre, timbré d’un casque, cimier : une hure de sable au milieu d'un vol d’or ; le volet de gauche, Anthoinette de Curlu et ses cinq filles, son escu est un losange parti de celui de son mari et le deuxième d'azur au chef d’or »

La Sentence de l'Élection d’Artois (1609) a permis de dresser avec précision la descendance d'Antoine & d'Antoinette soit dix des onze enfants, d'établir que l'enfant manquant est une fille et de la supposer probablement morte jeune :

  1. Cornélie,
  2. Claude époux a) Catherine l’Aoust, b) Julie Préau,
  3. Adrien, conseiller de Cambrai, époux de Marie de Franqueville,
  4. Antoinette, épouse de Charles de Landas,
  5. Antoine ,
  6. Henri, dont les seigneurs de Haynin de Warlaing,
  7. Simon, dit Parent, époux d’Antoinette Gamin,
  8. Marie, épouse de Pierre Gamin,
  9. Isabelle, épouse de Claude Brillet,
  10. Jean, époux de Françoise Roisel.
L'ascendance, jusque un peu avant l'an 1000, et la descendance de ces époux à nos jours, sont consultables sur un forum [2].
Antoinette de Curlu est décédée le [3].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

En 1899, une voie Decauville relie l'usine avec les trois carrières du gisement de phosphate de chaux. Une brasserie est exploitée dans la commune[1].

La Grande Guerre[modifier | modifier le code]

Ruines de l'église, après la bataille de la Somme (1916).

Le peintre officiel aux armées françaises : François Flameng a réalisé de nombreux croquis et dessins des combats qui eurent lieu ici pendant la Première Guerre mondiale et qui parurent dans la revue l'Illustration.

Le village sera libéré de l'occupation allemande le , après 21 mois de cohabitation, de privations et de réquisitions. En une demi-heure de déluge de feu, le village est devenu un « amas de maisons »[4],[5]. La 11e division d'infanterie perd 250 soldats le jour même dans la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Roland Senez UMP  
mars 2008[6] 2014 Maurice Caudron    
2014[7] en cours
(au 6 mai 2014)
Daniel Cresset    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9].

En 2015, la commune comptait 149 habitants[Note 1], en augmentation de 4,93 % par rapport à 2010 (Somme : +0,2 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
361 297 366 450 454 475 477 435 414
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
396 392 388 362 337 332 329 352 445
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
425 400 384 140 175 178 146 160 152
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
130 104 112 118 117 111 134 137 138
2015 - - - - - - - -
149 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Nicolas.
  • Chapelle datant de 1140, Charles VI y fit ses dévotions avant de battre les Bourguignons en 1414[12].
  • La découverte du village peut se faire par les circuits pédestres.
  • Monument aux morts édifié en 1923. Pyramide surmontée d'une Croix de guerre et ornée d'une palme, il est en granit gris de Bretagne[13],[4].
  • Source de la l'irette près des étangs.
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h L. Bulleux, instituteur, Notice géographique et historique, Archives départementales de la Somme, 1899, Amiens
  2. Lire la notice en ligne sur le site des archives départementales de la Somme.
  3. La généalogie de cette famille a été traitée par de Sars de Solmont sous sa référence 124/210 [1].
  4. a et b Aude Collina, Vingt-et-un mois de cohabitation avec l'ennemi allemand, le Courrier picard, 22 décembre 2015, p. 21.
  5. Fasol, chroniqueur du « Courrier de Péronne », L'arrondissement de Péronne sous l'occupation.
  6. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 19 juillet 2008)
  7. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  12. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 262-263 (ASIN B000WR15W8)
  13. Dominique et Jean-Étienne Guerrini, site : [monumentsauxmorts1418somme.jimdo.com].