Millencourt

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Millencourt
Millencourt
Salle communale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Albert
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Coquelicot
Maire
Mandat
Thierry Sergeant
2014-2020
Code postal 80300
Code commune 80547
Démographie
Gentilé Millencourtois(es)
Population
municipale
214 hab. (2016 en diminution de 7,76 % par rapport à 2011)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 00′ 07″ nord, 2° 35′ 14″ est
Altitude Min. 59 m
Max. 120 m
Superficie 5,79 km2
Localisation

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Liens
Site web Village de Millencourt

Millencourt est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Ses habitants s'appellent des Millencourtois(es)[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Millencourt est un village picard situé à 5 km à l'ouest d'Albert et 24 km au nord-est d'Amiens.

Sa superficie est de 579 hectares.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

La majeure partie du sol est argilo-limoneuse et se draine facilement. Le long des pentes, la marne est presque à fleur de terre. La couche végétale est assez mince partout, excepté au nord-ouest du village. Sous la terre végétale, on rencontre de la craie ou des barres de silex en quelques endroits[2].

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

Le relief du village est un vallon très fertile qui s'étend de l'est à l'ouest et qui partage le terroir en deux parties à peu près égales. Le village est bâti sur la pente nord, laquelle est peu accentuée. Du côté sud, le terrain se relève brusquement l'espace de 500 mètres et forme plus loin un plateau d'où on domine la vallée de l'Ancre, au sud[2].

La faune et la flore sont celles du nord de la France. On peut y trouver des angéliques, de la menthe, de l'aigremoine, des chauves-souris, hérissons etc. Mais aussi du chiendent, des prêles, le putois, la fouine, la belette ou divers rongeurs[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Aucun cours d'eau ne coule à Millencourt.

Autrefois on pouvait retrouver une mare au milieu du village qui servait d'abreuvoir aux animaux. On notait alors, à 85 mètres de profondeur, une nappe phréatique qui alimentait le puits de la commune[2].

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Urbanisme et aménagement du territoire[modifier | modifier le code]

La commune présente un habitat groupé.

Aménagements réalisés à la fin du XXe et au début du XXIe siècle: création d'une salle communale, rénovation de l'église ainsi que du monument aux morts. L'ancienne école a été transformée en mairie.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La route principale traversant Millencourt est la D 91, qui relie la commune à Hénencourt et à Albert. Cinq autres chemins rattachent Millencourt aux autres communes. L'ex-route nationale 29 (actuelle RD 929) constitue la limite sud du village.

Le village de Millencourt est à 5 km de la ligne de chemin de fer Paris - Lille, dont la station la plus proche est la gare d'Albert.

La localité est desservie par les lignes d'autocars du réseau interurbain Trans'80 Hauts-de-France[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Millencourt
Senlis-le-Sec Bouzincourt
Hénencourt Millencourt Albert
Laviéville Buire-sur-l'Ancre Dernancourt

Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouve différentes formes dans les textes anciens pour désigner Millencourt : Milliuncurt (1086), Milencourt ou Millancourt (1801).

Le suffixe « court » signifie courtil, jardin, enclos, ferme, domaine. Millencourt pourrait signifier le domaine du chevalier (Militis Cortis) ou le centre d'une seigneurie (Mediolanus) comme Milan[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Au Moyen Âge, le territoire de Millencourt se partageait entre deux fiefs, celui des seigneurs d'Hénencourt et celui dit de Saquespée. L'abbaye de Corbie possédait également des terres à Millencourt. La seigneurie de Millencourt et celle d'Hénencourt échurent à la famille de Lameth au XVe siècle[2].
  • Le 8 thermidor an XII (27 juillet 1804), le conseil municipal de Millencourt demande la réunion de la paroisse à celle de Laviéville, une commune voisine, qui possédait une église en bon état.
  • Le 25 fructidor an XII (12 septembre 1804), le préfet de la Somme autorise les habitants de la commune à planter une croix, sur un terrain communal, à l'emplacement où il en existait une auparavant. Le terrain devant être enclos par une plantation d'arbres ou de haies vives ou d'un mur.
  • En 1814, les habitants de Millencourt furent contraints de loger des soldats prussiens[2].
  • 3 février 1822, le conseil de fabrique propose de louer des bancs à l'église pour combler le déficit de la fabrique.
  • 1er mai 1827, la souscription volontaire faite par le maire, l'adjoint au maire, les conseillers municipaux, les habitants de la commune et le marquis de Lameth pour la restauration du chœur et du clocher de l'église a rapporté 4 704 francs.
  • Le 26 décembre 1870, le 40e régiment d'infanterie prussien stationna à Millencourt.
  • 1898, translation du cimetière[5].
  • 1914-1918, pendant la Première Guerre mondiale, l'église de Millencourt fut transformée en hôpital militaire britannique, certains soldats y sont morts et c'est ainsi que la commune dispose d'un cimetière britannique. Durant cette guerre, de nombreuses maisons du village furent détruites.
Le village a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918 le [6].
  • Le , à 2 heures du matin, le gang d'Albert, formé d'anciens Résistants, attaqua au plastic le bureau de poste de la commune d'où était originaire l'un des malfaiteurs. En raison du retrait des billets ordonné par le gouvernement, le bureau de poste contenait exceptionnellement deux millions et demi de francs en billets et neuf millions en bons du Trésor. Il était gardé par le receveur et deux gardiens, ce qui n'arrêta pas les malfrats. Un pain de plastic fut placé près de la porte qui sauta blessant les deux gardiens grièvement. Au cours de la fusillade qui suivit, l'un des gangsters fut blessé ce qui provoqua la fuite de tous les membres du groupe. Ce n'est qu'en 1949 qu'ils furent arrêtés, jugés et condamnés[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement de Péronne du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de la Somme.

Elle fait partie depuis 1793 du canton d'Albert[8]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est toujours membre, est modifié, passant de 26 à 67 communes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes du Pays du Coquelicot[9], créée en 2001.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours
(au 14 janvier 2019[10])
Thierry Sergeant   Réélu pour le mandat 2014-2020[11],[12]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[14].

En 2016, la commune comptait 214 habitants[Note 1], en diminution de 7,76 % par rapport à 2011 (Somme : +0,27 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
402353384478465476494479466
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
434402373354336299293263246
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
224222225204184182195186202
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
161172199207196217225226227
2013 2016 - - - - - - -
223214-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

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Plusieurs associations existent dans la commune : association d'équitation, Association du tour des haies (préservation de la faune et de la flore), Association des loisirs, Association des Jeunes de Millencourt et Comité des fêtes[16].

Chaque année le village organise une fête communale sur le thème de la randonnée ; y sont organisés un circuit de marche d'une dizaine de kilomètres et des animations en tous genres.

Tous les dix ans, une photo de tous les habitants du village est prise afin de voir l'évolution de la population depuis l'an 2000[réf. souhaitée].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Il n'y a plus d'école primaire dans la commune.

Les enfants de Millencourt vont à l'école primaire au regroupement pédagogique concentré (RPC) Les Cinq Tilleuls de Bouzincourt[16], puis au collège Pierre-et-Marie-Curie d'Albert et enfin au lycée Lamarck d'Albert.

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité dominante de la commune reste l'agriculture : trois exploitations agricoles et deux entreprises de machines-outils, Picardie Hydraulique et Blondel[Quand ?].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Millencourt possède plusieurs monuments :

  • L' église Saint-Firmin[17], construite au début du XIXe siècle, est dédiée au saint patron du diocèse d'Amiens, saint Firmin. Elle a été restaurée grâce aux largesses du marquis de Lameth, propriétaire dans la commune, à la fin du XIXe siècle[18] : est dédiée à Firmin d'Amiens qui se consacra à l'évangélisation de la Gaule et arriva ainsi peu à peu vers Amiens, où après avoir réalisé de nombreuses conversions, il souffrit le martyre ; il est considéré comme le fondateur de l'église d'Amiens et, est à ce titre, le patron principal du diocèse.
  • Les muches, l'entrée se fait en face de l'église. Elles ne se visitent pas.
  • La commune a un monument aux morts[19] récemment rénové.
  • Le cimetière militaire australien. Ce cimetière a la particularité d'avoir des tombes de nationalités différentes disposées les unes à côté des autres. Ainsi nous pouvons trouver un soldat anglais à côté d'un allemand, ce qui est assez rare.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Paul Decagny, L'Arrondissement de Péronne ou recherche sur les villes, bourgs, villages et hameaux qui le composent, 1844.

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. habitants.fr, « Somme > Millencourt (80300) » (consulté le 12 novembre 2010)
  2. a b c d e f g h et i Notice géographique et historique sur la commune de Millencourt, rédigée par Monsieur Lombard, instituteur, 1898, Archives départementales de la Somme
  3. « Le réseau Trans'80 en ligne ».
  4. Abbé Paul Decagny, L'Arrondissement de Péronne ou recherche sur les villes, bourgs, villages et hameaux qui le composent, 1844.
  5. Archives des communes dévastées, Archives départementales de la Somme
  6. Journal officiel du 30 octobre 1920, p. 16879.
  7. Daniel Bailly, Le Gang d'Albert (1944-1949), in Histoire et Traditions du Pays des Coudriers n° 24, mai 2002
  8. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Pays du Coquelicot, « Millencourt » (consulté le 12 novembre 2010)
  10. « Le maire de Millencourt ne sera pas candidat en 2020, il veut passer le relais », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 12 juillet 2019) « Thierry Sergeant a redit qu’il souhaitait « passer le flambeau. Ça fera 19 ans que j’exerce avec plaisir la fonction de maire. Malgré tout, il serait souhaitable qu’il y ait une relève car il est normal que le renouveau s’opère ».
  11. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 21 février 2009)
  12. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  16. a et b « Millencourt », Les communes, sur http://www.paysducoquelicot.com, (consulté le 12 juillet 2019).
  17. « A) Église de Millencourt. - [Aquarelle d'Oswald Macqueron], d'après nature, 30 avril 1877. B) Millencourt (Somme) : l'église. - [Carte postale] n°160 », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 12 juillet 2019).
  18. clochers.org, « Église Saint-Firmin » (consulté le 12 novembre 2010)
  19. Flora Devillers, « Millencourt (80300) : Monument communal », sur https://monumentsmorts.univ-lille.fr, (consulté le 12 juillet 2019).