Bertrancourt

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Bertrancourt
L'église Sainte-Marguerite.
L'église Sainte-Marguerite.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Albert
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Coquelicot
Maire
Mandat
Patrick Schricke
2014-2020
Code postal 80560
Code commune 80095
Démographie
Population
municipale
226 hab. (2014)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 05′ 41″ nord, 2° 33′ 23″ est
Altitude Min. 125 m
Max. 157 m
Superficie 6,09 km2
Localisation

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Bertrancourt

Bertrancourt est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France. Elle fait partie de la communauté de communes du Pays du Coquelicot dont le siège est à Albert.


Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Bertrancourt est un village picard de l'Amiénois, situé à 12 km au nord-ouest d'Albert et 17 km au sud-est de Doullens, aisément accessible par les anciennes routes nationales 319 (actuelle RD 919) et 338 (actuelle RD 938).

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

Le sol et le sous-sol de la commune sont de formation tertiaire et quaternaire. La couche végétale et le sous-sol sont argileux et de ce fait assez imperméables. Le fonds des vallées est formé d'alluvions[1].

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

Le versant de l'Authie est formé de deux petites vallées, l'une passant par Bus-lès-Artois et l'autre par Louvencourt. Le point le plus bas de la commune est situé à 140 m d'altitude, le point le plus haut culmine à 154 au nord-est[1].

Le paysage de la commune est assez boisé.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Il n'y a ni cours d'eau, ni source dans la commune. La nappe phréatique est située à 50 m de profondeur environ[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la commune est tempéré océanique avec vents dominants de sud-ouest et de nord.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Urbanisme et aménagement du territoire[modifier | modifier le code]

La commune présente un habitat groupé au carrefour de routes secondaires.

Activités économiques et de services[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est toujours dominée par l'agriculture.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bertrancourt
Coigneux Sailly-au-Bois
(Pas-de-Calais)
Bus-lès-Artois Bertrancourt Courcelles-au-Bois
Forceville Mailly-Maillet

Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouve plusieurs formes pour désigner Bertrancourt dans les textes anciens.: Bertramecurt (1164), Bertreminecurt (1170), Bertraniccort, Bertranni curtis, Bertrandi curia, Bertraincourt (1186), Bertamecourt (1255), Bertrancourt (1567), Bétrancourt (1692)[2].


Histoire[modifier | modifier le code]

  • On a retrouvé dans le sol de la commune des silex taillés, des pièces de monnaie et des traces de substructions gallo-romaines[1], preuves de l'ancienneté de l'occupation du territoire de Bertrancourt par l'homme.
  • Au XIIIe siècle, le chapitre cathédral d'Amiens acheta en 1215, à Hugues de Belval une part de la dîme de Bertrancourt sur 30 journaux de terre pour 200 livres parisii. En 1242, ce fut l'Hôtel-Dieu d'Amiens qui acquit une part de la dîme auprès de Gauthier et Jean de Bertrancourt[2].
  • Au XVIe siècle, en 1508, Guillaume "Bastard de Mailly" était seigneur de Bertrancourt. En 1550, Henri de Grouches et son fils Robert étaient seigneurs de Bertrancourt. Ce dernier fait prisonnier lors de la défense de Doullens, dut, pour payer sa rançon et ses dépenses de guerre, vendre des terres pour une valeur des 140 000 livres.
  • Au XVIIe siècle, la seigneurie de Bertrancourt passa à la famille Le Cambier puis à la famille Brunel et enfin par mariage à la famille de Querecques de Forceville. En 1636, lors de l'invasion espagnole, le village de Bertrancourt fut dévasté et brûlé[2].
  • En 1795, les biens de l'église de Bertrancourt furent vendus.
  • En 1870-1871, 25 jeunes gens de la commune servirent sous les drapeaux, deux périrent. Le 28 janvier 1871, venant de Bapaume, 2 000 soldats allemands se retranchèrent dans Bertrancourt, élevant des barricades. Le 31 janvier, ils quittèrent définitivement la commune[2].

Par arrêté préfectoral du , la commune est détachée le de l'arrondissement d'Amiens pour intégrer l'arrondissement de Péronne[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bertrancourt Blason D'argent au lion de sable armé et lampassé d'azur.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014[4] Claude Touzet    
2014 en cours
(au 6 mai 2014)
Patrice Schricke    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 226 habitants, en augmentation de 5,61 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
540 534 574 700 741 730 732 750 713
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
658 650 654 615 580 508 458 440 406
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
384 366 363 320 325 315 299 273 273
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
247 250 231 200 200 199 224 214 226
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte Marguerite fut reconstruite en 1848 en face du château. Cloche de 1786[9]. La façade est de style néoclassique.
  • En creusant les fondations de l'église, on a découvert l'existence de muches, le long d'un corridor d'une cinquantaine de mètres de long sur deux de large donnant accès à une douzaine de muches taillés dans la roche. Au milieu du corridor, se trouve un grès circulaire recouvrant un puits[2].
  • Chapelle Notre-Dame-des-Douleurs fut bâtie vers 1880 sur l'emplacement de l'ancienne église, aux frais de l'abbé Dangreville, curé de Cartigny et de sa sœur, enfants du pays. Elle est construite en brique, ceinturée par un cordon de pierre formant un larmier[2]. De style néogothique, la chapelle a la forme d'un vaisseau rectangulaire avec une abside à trois pans. La façade est entourée de chaque côté par une tourelle prenant appui sur un contrefort. Le portail est surmonté par une rosace[10].
  • Cimetière militaire britannique (Bertrancourt Military Cemetery).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Plaque dans la basilique Saint-Nicolas-de-Port, mentionnant Paschase Broët

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Adolphe de Cardevaque, Le Canton d'Acheux, 1883 réimpression, Paris, Le Livre d'histoire- Lorisse, 2003 (ISBN 2 - 84 373 - 348 - 0).

Liens internes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Notice géographique et historique sur la commune de Bertrancourt, rédigée par M. Boulanger, instituteur, 189?, Archives départementales de la Somme
  2. a, b, c, d, e et f Adolphe de Cardevaque, Le Canton d'Acheux, 1883 réimpression, Paris, Le Livre d'histoire- Lorisse, 2003 (ISBN 2 - 84 373 - 348 - 0)
  3. « Arrêté préfectoral portant modification des limites territoriales des arrondissements de la Somme - Recueil n°200 des actes administratifs du 27 décembre 2016 des Hauts-de-France », sur http://www.prefectures-regions.gouv.fr/hauts-de-france/, (consulté le 15 janvier 2017).
  4. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 17 novembre 2009)
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Notice no PM80000339, base Palissy, ministère français de la Culture
  10. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, F. Paillart éditeur, 2003