Auchonvillers

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Auchonvillers
Auchonvillers
Mémorial aux morts.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Albert
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Coquelicot
Maire
Mandat
Marie-Anne Reveillon
2014-2020
Code postal 80560
Code commune 80038
Démographie
Gentilé Auchonvillois, Auchonvilloises
Population
municipale
143 hab. (2016 en augmentation de 10,85 % par rapport à 2011)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 04′ 53″ nord, 2° 37′ 51″ est
Altitude Min. 117 m
Max. 157 m
Superficie 5,72 km2
Localisation

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Auchonvillers est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Auchonvillers est située au nord du département de la Somme à une douzaine de kilomètres d'Albert, à la limite des départements de la Somme et du Pas-de-Calais.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

Le sol de la commune est généralement argilo-siliceux, une faible étendue de calcaire domine vers le nord[1].

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune fait partie de l'Amiénois. Il est donc plutôt plat avec quelques ondulations[2]. L'altitude maximale de la commune est de 157 mètres.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Aucun cours d'eau ne traverse la commune. Une nappe phréatique est présente dans le sous-sol[2].

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Urbanisme et aménagement du territoire[modifier | modifier le code]

La commune se compose d'une seule agglomération, le village d'Auchonvillers, détruit pendant la Première Guerre mondiale, il a été reconstruit durant l'entre-deux-guerres.

Activités économiques et de services[modifier | modifier le code]

L'activité dominante de la commune est l'agriculture.

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Le village d'Auchonvillers se situe au carrefour des routes 73 et D 163.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Auchonvillers
Colincamps Hébuterne
(Pas-de-Calais)
Beaumont-Hamel
Mailly-Maillet Auchonvillers Beaumont-Hamel
Englebelmer Mesnil-Martinsart

Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouve plusieurs formes pour désigner Auchonvillers dans les textes anciens : Auconviller (1186)[3], Auconviler en 1211[4], Authonvillers[5], Ochonviller (XIIIe siècle), Auchonviler en 1301[4], Osonvillers puis Ochonvillers sont mentionnés[2], Aussonvillers en 1369[6] avant que le village ne trouve son appellation définitive.

Auchonvillers est un toponyme gallo-romain dérivant de -villa désignant un domaine rural et d'un anthroponyme, peut-être germanique avec un Alacho(n)[4].

Chonvillé en picard.

Histoire[modifier | modifier le code]

On ne trouve pas trace de châtelain portant le nom d'Auchonvillers. La seigneurie d'Auchonvillers était mouvante du château d'Aveluy[7].

Selon le père Daire, un écolâtre du chapitre cathédral d'Amiens, Gérard de Noyelle, acheta, en 1281, les dîmes de la paroisse d'Auchonvillers à un clerc du nom d'Ingelran avec l'agrément de Gui de Châtillon, comte de Saint-Pol et seigneur d'Encre (Albert)[7].

En 1572, la seigneurie appartenait au marquis de Plotho, Benjamin de Belloy de Valicourt, ancien colonel d'artillerie. La deuxième seigneurie a relevé du comte d'Hésecques[2].

Le lieu-dit, la Bataille, sur le territoire communal laisse à penser que se déroula à cet endroit un combat entre Français et Impériaux. Le fort de la Tour du Pré qui existait autrefois semble accréditer cette hypothèse[7].

Le village d'Auchonvillers a été totalement détruit au cours de la Grande Guerre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014[8] Guy Réveillon    
2014 [9] En cours
(au 5 mai 2014)
Marie-Anne Réveillon    

La commune fait partie de la communauté de communes du Pays du Coquelicot[10].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[12].

En 2016, la commune comptait 143 habitants[Note 1], en augmentation de 10,85 % par rapport à 2011 (Somme : +0,27 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
392433418442428476433474466
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
448420405402371371354346289
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
26726224599148168153150161
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
152157152128112147132129143
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture, tradition locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

La cérémonie des Jarretières[modifier | modifier le code]

Le deuxième jour de la fête du village, la cérémonie des Jarretières, obéissait à un rituel convenu et prélude au bal du soir. « Tout à coup le violon de la veille se fait entendre. C’est la cérémonie des Jarretières qui commence. Les jeunes gens du village accompagnent le vieux ménétrier et chantent au refrain. L’un d’entre eux, affublé d’une redingote démodée qui lui descend aux talons, et coiffé d’un ancien chapeau haut de forme des plus burlesques, porte une perche ornée d’un cerceau à l’un des bouts ; les autres suivent ; et toute cette bande joyeuse tombe comme une avalanche dans chaque maison qui possède une jeune fille en âge de danger ; pas une n’est oubliée ; et c’est alors un mélange de bruyants éclats de rire qui se prolongent comme un écho, et de petits cris d’étonnement ou d’effroi. La jeune fille, surprise dans son négligé du matin, a l’air embarrassée devant tous ces garçons ; elle sent qu’une vive rougeur colore ses joues pâlies par la fatigue du dimanche ; elle se retourne vivement pour cacher son trouble, et fait semblant de ne pas trouver dans l’armoire la jarretière qu’elle y a pourtant toute préparée d’avance. Les parents rient de l’embarras de leur enfant qui apporte enfin le fameux ruban, et timidement le donne au porte-jarretières. Pendant que ce dernier le suspend au cerceau, un autre jeune homme offre à l’ingénue sa rude main de paysan, et sans façon, la prenant par la taille, danse avec elle quelques pas de polka. Puis toute la troupe s’échappe, et toujours précédée du violoneux qui recommence son éternel del tarte à pimmes, elle va dans une autre maison trouver une autre jeune fille qui ornera le cerceau d’une nouvelle jarretière. Quand toutes les rues ont été suivies, et que chaque danseuse a livré son ruban, le cortège reprend la route du bal et y rentre. Les jeunes filles arrivent bientôt après ; les couples se forment au fur et à mesure, et quelques quadrilles précèdent la vente des Jarretières. Plusieurs jeunes gens sont préposés à cette vente. L’un figure le notaire. Près de lui, et juché sur une table boiteuse, le crieur. Enfin un troisième remplit de son mieux les fonctions de garde-champêtre, et répète, en voix de basse, la mise à prix du crieur. Après maintes simagrées de ce burlesque trio, chacune des jarretières est adjugée à sa propriétaire, comme il est convenu d’avance ; et c’est à chaque vente une explosion de réflexions et de bons mots qui, certes, ne sont pas toujours bien spirituels, mais qui excitent le vrai rire et cette franche gaieté, débarrassée de toute étiquette. Quand la dernière jarretière est vendue, l’orchestre soulève toute la jeunesse dans un galop frénétique, puis danseurs et danseuses vont au cabaret dépenser en sirops et en chopes de bière le produit de la vente, et avant de se quitter, tous ces Roméos picards donnent à leurs Juliettes rendez-vous pour le bal du soir ».

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cimetière militaire n°2 (1916-1918).
  • Église Saint-Vincent, reconstruite pendant l'entre-deux-guerres[15] : à l'intérieur, on peut voir une Descente de croix de Raymond Moritz.
  • Cimetières militaires
    • Cimetières militaires britanniques :
      • Hawthorn Ridge Cemetery No.1 ;
      • Hawthorn Ridge Cemetery No.2 ;
      • Auchonvillers Military Cemetery.
    • Cimetière militaire français :
      • Nécropole nationale d'Auchonvillers.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Paul Decagny, Histoire de l'arrondissement de Péronne ou recherche sur les villes, bourgs et hameaux qui le composent, 1844.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice géographique et historique rédigée par Mademoiselle Tabart, institutrice, 1899, Archives départementales de la Somme, Amiens.
  2. a b c et d Notice géographique et historique rédigée par Mademoiselle Tabart, institutrice, 1899, Archives départementales de la Somme, Amiens.
  3. Dans une série de titres de propriété de l'évêché d'Amiens.
  4. a b et c Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 977 - (ISBN 2600001336).
  5. Abbé Paul Decagny, Histoire de l'arrondissement de Péronne ou recherche sur les villes, bourgs et hameaux qui le composent, 1844.
  6. Dans "une montre d'armes" (revue qu'on fait des troupes pour voir si elles sont complètes et pour en régler la marche et le payement) devant Gilles de Beauvais.
  7. a b et c Abbé Paul Decagny, Histoire de l'arrondissement de Péronne ou recherche sur les villes, bourgs et hameaux qui le composent, 1844.
  8. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 12 juillet 2008)
  9. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  10. Pays du Coquelicot, « Auchonvillers » (consulté le 11 novembre 2010)
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  15. clochers.org, « Église Saint-Vincent » (consulté le 11 novembre 2010)