Mailly-Maillet

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Mailly-Maillet
Mailly-Maillet
Mairie de Mailly-Maillet.
Blason de Mailly-Maillet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Albert
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Coquelicot
Maire
Mandat
Christelle Lefèvre-Margage
2014-2020
Code postal 80560
Code commune 80498
Démographie
Gentilé Maillotins, Maillotines
Population
municipale
619 hab. (2016 en augmentation de 1,48 % par rapport à 2011)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 04′ 50″ nord, 2° 36′ 16″ est
Altitude Min. 94 m
Max. 157 m
Superficie 11,14 km2
Localisation

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Mailly-Maillet est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Paysage rural de la commune.

Localisation[modifier | modifier le code]

Mailly-Maillet est un gros village rural picard, situé à 6 km d'Acheux-en-Amiénois, à 23 km de Doullens et 34 km d'Amiens.

Son altitude moyenne est de : 153 m et sa superficie est de 1 358 ha. En 1883, la commune comptait 227 ha de bois qui dépendaient alors de l’ancien château et étaient la propriété du baron Le Feuvre, d'Albert.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

Le sol de la commune est de formation tertiaire. Il est constitué du limon des plateaux, terre argilo-siliceuse. Les pentes laissent affleurer la craie blanche à silex, terre calcaire siliceuse peu profonde. Dans les vallées, des dépôts meubles donnent une terre argileuse et siliceuse[1].

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

Le relief de la commune est celui d'un plateau avec un dénivelé accusé de 17 m à 163 m au lieu-dit les Caritables[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Il n'y a sur le territoire communal ni cours d'eau ni source.

Les nappes phréatiques étaient situées en 1897 à une cinquantaine de mètres de profondeur. L'écoulement des eaux pluviales se fait à l'ouest, au sud et à l'est vers l'Hallue[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Mailly-Maillet est tempéré océanique avec vents dominants de sud-ouest et de nord-ouest.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

La rue du général-Leclerc (ex RN 319, actuelle RD 919).

Mailly était, au XIXe siècle, la commune la plus importante et la mieux bâtie de l'ancien canton d'Acheux[2].

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Mailly-Maillet est desservi par l'ancienne route nationale 319, devenue la RD 919. Cinq autres routes aboutissent au centre du village.

Hameaux, écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Parmi les lieux dits, on notait en 1899 :

  • les Caritables ;
  • la vallée des Morts, souvenir d’une sanglante bataille ;
  • la Justice où s’élevaient sans doute les fourches patibulaires ;
  • la Longue Borne ;
  • les Bonnettes ;
  • la vallée Madame ;
  • les Catiaux ;
  • le Parterre, ancienne dépendance du parc du château ;
  • Le bois Sacquepée ;
  • le Carnaphé ;
  • le Paradis, avec son mystérieux trésor...

Le territoire communal comporte encore aujourd'hui un hameau : Beaussart. Une école y accueillait des élèves en 1899[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Mailly-Maillet
Courcelles-au-Bois Colincamps Hébuterne
Bertrancourt Mailly-Maillet Auchonvillers
Hédauville et Forceville Englebelmer

Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouve plusieurs formes pour désigner Mailly-Maillet dans les textes anciens: Malleium, Malli, Mailliaeum, Mailly-au-Bos, Mailly-le-Franc[1].

Le toponyme Mailly, est d'origine germano-romane, selon toute vraisemblance. Le suffixe y est dérivé du latin iacus lui même dérivé d'un gentilice en ius et le préfixe Maill viendrait d'un antroponyme germanique. Ce type de toponyme se rencontre dans la France du Nord et de l'Est et notamment en Picardie[4]..

Une hypothèse plus ancienne propose une autre origine, selon M. Taillier, Mailly dériverait du mot celtique « mâle » signifiant pierre ou roc[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

  • L'emplacement du village sur l'une des ramifications de l'ancienne voie gauloise dite « de Barbarie », paraît lui attribuer une origine antérieure à la conquête romaine[5].

Antiquité[modifier | modifier le code]

  • L'implantation humaine depuis au moins les Gallo-romains a par contre été attestée par la découverte, près de l’ancienne voie romaine menant d’Amiens à Arras (et passant à l’extrémité du village) et en particulier en 1838, d'assez nombreux objets : urnes de terre noire, lacrymatoires en verre blanc, médailles en or de Maximien, et plusieurs anneaux ornés de pierres gravées : l’une de ces pierres représentait un esclave donnant à manger à un aigle déployé. Les restes d’une « chaise curule » en ivoire auraient même alors été identifiés parmi des débris d’armes et d’autres objets[6].
  • Ses premières habitations furent bâties au bas de la côte, vers le nord, autour de l’ancien cimetière. Elles furent transportées plus tard sous les murs du château fort élevé par les seigneurs sur le haut de la colline. C’est à l’agglomération de ces chaumières que le bourg actuel de Mailly dut sa formation première[5].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

  • Au mois de mars 1222, Enguerran de Croi, et Jean le Monnier (Monetarius), chanoine de Picquigny, vendirent à Yole, comtesse de Saint-Pol et dame d’Encre, plusieurs granges situées à Mailly (apud Mailliacum) et Sanlis, pour l’œuvre de deux clercs, auxquels on assigna moitié des dîmes des dits lieux. La vente fut faîte à la charge de payer à Gaultier, doyen et clerc d’Encre, 22 livres parisis.
Le hameau de Beaussart, dont la dénomination rappelle l’existence d’un bois défriché, Sart, Sartum, est d’une origine très ancienne :
  • Guillaume de Beaussart donna une charte en 1230 – Gilles de Mailly fit don au chapitre d’Amiens, en novembre 1232, de toute la dîme du terroir de Beaussart « de bella sarto », qu’il avait achetée de Robert de Forceville, seigneur de Beaussart, du consentement de sa femme Béatrice et de leurs sept enfants. Jean de Susane, chevalier, l’évêque d’Amiens, Geoffroy, confirmèrent cette donation.
  • Gilon de Mailly est mentionné dans les actes du Parlement de Paris à plusieurs reprises[7].
  • Jean IIIe du nom, baron de Mailly, prend le titre de seigneur de Beaussart en 1450. Cette seigneurie resta dans la famille de Mailly[5].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

L'église de Mailly-Maillet par Hippolyte Furmeyer (1860).
  • Plusieurs membres de la famille de Mailly, tels que Gilles, 1548, Thibaut, 1575, Réna III..., s’intitulèrent seigneurs de Colincamps et de Beaussart.
  • Mailly eut beaucoup à souffrir lors du siège de Corbie en 1636 ; les Espagnols s’en emparèrent et livrèrent presque toutes les maisons au pillage. L’année suivante, un incendie détruisit une grande partie du bourg.
  • En 1683, un nouvel incendie, plus terrible que le premier, réduisit en cendres l’église, le château et la commune presque tout entière, laquelle, par son importance, avait mérité le titre de ville.
  • Le bourg de Mailly-Maillet comprenait dans son territoire deux hameaux : Beaussart et Colicamps et plusieurs autres dépendances, Belval, Haut et Bas Héringuiére, dont les dîmes sont mentionnées comme faisant partie du revenu du titulaire curé, Pierre Petit, en 1730.
  • Mailly possédait autrefois une maladrerie (hôpital de lépreux au Moyen Âge) ; elle se trouvait à mi-côte entre le cimetière et le nouveau village, près de l’emplacement nommé les Templiers. Il est probable que cet établissement dut sa fondation aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, qui comptaient dans leur ordre plusieurs membres de la famille de Mailly. Cette maladrerie fut remplacée, dans les temps modernes, par un hôpital qui ajouta aux revenus déjà existants la dotation de 200 livres de rentes, que lui fit, en s’y retirant vers 1746, Madeleine-Bernandine Cadot de Sedeville, veuve du sieur de Gouffier et belle-sœur du marquis de Mailly. Des sœurs grises du couvent Saint-Lazare à Paris y furent appelées le pour soigner les malades indigents et donner l’instruction gratuite aux jeunes filles pauvres de la paroisse. Cet hôpital, dont l’utilité était marquée dans une localité aussi importante que celle de Mailly, n’a pas été conservé, il sert aujourd’hui de mairie après avoir longtemps abrité l’école communale[5].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Révolution française[modifier | modifier le code]

Lors de la Terreur, il fut signalé comme un foyer d’émigration, et une lettre de dénonciation, écrite à André Dumont, le 15 nivôse de l’an II, lui apprenait que la tranquillité de Mailly était en danger ; que le maire, le premier officier municipal et le juge de paix se voyaient menacés par la vengeance de l’aristocratie qui voulait les immoler, et que le foyer du mal était à Doullens :

«  Comme le citoyen de France, disait on, reçoit, à chaque instant, des visites de ses affiliés, et que ceux-ci reviennent à Mailly servir les mauvais principes qu’il leur débite, je crois qu’il serait bon que tu donnasses l’ordre de lui interdire toute communication à l’extérieur de la citadelle. »

Des scellés furent apposés au château et grâce au courage d’un membre de la société populaire de Doullens, le comte d’Hesecques, déjà détenu à la citadelle de cette ville, échappa à la mort[5].

Second Empire et guerre de 1870-1871[modifier | modifier le code]

Le village, qui était desservi auparavant par le bureau de poste d'Acheux, est doté en mars 1870 de sa propre poste[8].

Mailly eut beaucoup à souffrir de l’invasion allemande durant la guerre franco-prussienne de 1870. Après la bataille de l'Hallue, les Français battant en retraite vers le nord, passèrent à Mailly où ils séjournèrent le 25 décembre. Le lendemain, les Prussiens, au nombre d’environ 12 000, traversèrent la commune. Du 5 au 11 janvier, Mailly eut à loger de nombreux détachements de cavalerie ennemie. Le 14 une escarmouche eut lieu entre les éclaireurs français et les cuirassiers blancs, qui emmenèrent prisonniers quatre dragons.

Les Allemands revinrent à Mailly après la bataille de Saint-Quentin, et séjournèrent du 28 janvier au 2 février 1871. La troupe de l’occupation était de la 28e d’infanterie, le 8e régiment de pontonniers et de hussards, formant un total de 3 000 hommes ; craignant d’être surpris, ils établirent des avant-postes à la sortie du bourg, et élevèrent des barricades interceptant toute espèce de communication. L’Armistice ayant été déclaré, les Prussiens partirent brusquement dans la direction d’Amiens, emmenant en otage le maire, M. Desjardin, qui fut enfermé à la citadelle pendant douze jours.

Les pertes occasionnées à Mailly par l’occupation prussienne tant par suite de réquisition que comme contributions de guerre, s’élevèrent à la somme de 85 000 francs de l'époque. La commune a été admise dans la répartition des indemnités accordées par l’État pour une somme de 48 000 francs.

Débuts de la IIIe République[modifier | modifier le code]

La gare de Mailly-Maillet, avant la Première Guerre mondiale.

Le hameau de Beaussart comptait à la fin du XIXe siècle 248 habitants. Il fut longtemps privé de chapelle pour les services religieux de ses habitants. « Grâce à la munificence et au zèle de leur compatriote, l’abbé Gosselin, ils possèdent aujourd’hui une magnifique église. Leur généreux bienfaiteur avait à peine terminé une aussi difficile entreprise qu'il mourut le , victime de son généreux dévouement. Il était vicaire à Péronne[5] ».

Mailly-Maillet a été desservi par une ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique du réseau départemental de la Somme, qui reliait Albert à Doullens de 1888 à 1949

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Tank anglais le 26 mars 1918, lors de l'offensive allemande du printemps.

Mailly-Maillet, était située à l'arrière immédiat du front pendant la Première Guerre mondiale. La ligne de chemin de fer desservant Mailly-Maillet était aux mains des Alliés. Pendant la Bataille de la Somme, la ligne servit au transport de munitions et à l'évacuation des blessés. En octobre 1916, le tronçon Acheux-en-Amiénsois-Albert fut désaffecté. Après la bataille de la Somme, en 1917, la section Acheux-en-Amiénsois-Aveluy fut réouverte. Au cours de l'offensive de printemps de mars 1918, le trafic fut interrompu, à partir du 21 mars, sur le tronçon Albert-Acheux-en- Amiénois[9].

Les cimetières militaires britanniques de Mailly wood et de l'extension du cimetière communal sont officiellement créés le [10]

A la fin de la guerre, le village avait subi d'importantes dégradations[11].

L'entre-deux-Guerres[modifier | modifier le code]

La commune a été décorée de la Croix de guerre 1914-1918, le [12], et a été citée à l’ordre de l’armée.

Une desserte du village depuis Amiens par des autocars départementaux est organisée dès 1932[13].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Quatre hommes originaires de la commune furent été arrêtés par les Allemands en juillet-août 1944 pour faits de résistance, détenus à la prison d'Amiens puis au camp de Royallieu à Compiègne et de là furent déportés au camp de Buchenwald, en Allemagne. Tous moururent en déportation[14].

Au terme de la Seconde Guerre mondiale, la commune a été décorée de la Croix de Guerre 1939-1945 avec étoile de bronze[15]

Le corps des sapeurs-pompiers[modifier | modifier le code]

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Mailly a notamment depuis 1852 un corps de sapeurs-pompiers. Nous n’avons que peu d’éléments sur les sinistres dans la commune, d’autant que plusieurs pages ont été détruites sur le registre du corps. Néanmoins nous sommes certains que nos anciens ont eu dur à faire, surtout durant la Première Guerre mondiale, la commune se trouvant sur les champs de bataille de la Somme.

En 1983, le corps a reçu un nouveau drapeau en remplacement de celui datant de 1852 (toujours visible à la mairie). L'amicale a effectué l’achat d’un fourgon en 1982. L’ancien entrepôt qui se trouvait au presbytère a été remplacé en 1984 par un local flambant neuf.

En 1993, la commune acquiert un fourgon pompe-tonne qui est entièrement reconditionné par les sapeurs pompiers.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouvait depuis 1926 dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme. Par arrêté préfectoral du , la commune en est détachée le pour intégrer l'arrondissement de Péronne[16].

Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton d'Acheux-en-Amiénois[17]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais intégrée au canton d'Albert.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Mailly-Maillet est membre de la communauté de communes du Pays du Coquelicot, créée fin 2001 sous le nom de Communauté de communes de la région d'Albert - Acheux en Amiénois et Bray-sur-Somme.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[18]
Période Identité Étiquette Qualité
An II   M. Geffroy    
An II   M. Ringard    
An III   M. Dauphin    
An IV   M. Quevrain    
An IV   M. Tholomé    
An V   M. Herbet    
An V   M. Carette    
An VII   M. Carette    
1815 1816 M. de France d’Hezcques    
1816 1821 M. Dupré-Defer    
1821 1830 M. Delaunay    
1830 1840 Éloi Hourriez    
1840 1855 Léon Hourriez    
1855 1865 M. Deberly    
1865 1870 Léon Hourriez    
Fin 1870 Fin 1870 Léon Breuval    
1871 1881 Eugène Déjardin    
Janv. 1881 Fév. 1881 Léon Breuval    
Mars 1881 1900 Victor Dauphin    
1900 1902 Léon Breuval    
1902 1929 Charles Corbier Rad. Agriculteur, négociant en vins
Conseiller général d'Acheux-en-Amienois (1908 → 1919)
1929 1945 Émile Hecquet    
1945 1952 Eugène Peuvion    
1952 1962 Oswald Dhiers    
1962 1987 Georges Bopp    
1987 1994 Raymond Houcke    
1994 2008 Jean-Pierre Lefevre    
2008 2014 Gilbert Savy    
2014[19] En cours
(au 31 mars 2019)
Christelle Lefevre UDI  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[21].

En 2016, la commune comptait 619 habitants[Note 1], en augmentation de 1,48 % par rapport à 2011 (Somme : +0,27 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2021 1671 3181 4561 4571 4301 4381 4831 186
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1021 0491 0861 0111 0461 040999947877
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
829831827625691696678618669
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
693675657620639604602602602
2013 2016 - - - - - - -
608619-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école publique primaire des 3 versants scolarise les enfants de la commune en maternelle et en élémentaire[23].

Un syndicat scolaire (Sivu) liant la commune à celles d'Englebelmer, Courcelles-au-Bois, Colincamps, Bertrancourt et Auchonvillers[24] gère en 2019 et depuis l'an 2000 le fonctionnement, l'aménagement, l'entretien des équipements et les activités péri-scolaires.

Autres équipements[modifier | modifier le code]

La salle Pierre Lefèbvre.
  • Salle municipale dénommée du nom d'un ancien maire, Pierre Lefèbvre, et inaugurée en 1987.
  • Centre de secours, composé fin 2018 de vingt-deux soldats du feu, dont cinq sous-officiers, neuf caporaux et huit sapeurs[25].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Façade de l'église.
La chapelle Madame.
Le monument aux morts.
  • La mairie de Mailly-Maillet est installée dans un bâtiment en brique et pierre qui était autrefois l'hôpital de la commune, édifié jadis en remplacement d'une maladrerie[26].
  • Église Saint-Pierre[27],[28],[29],[30],[31]
La grande frise sculptée au dessus du portail de l'église.
  • Chapelle Madame[32], située en bordure de l'ancien enclos du couvent des Cordeliers fondé au XVe siècle, non loin de l'église[33],[34].
    Le marquis de Mailly la fit élever en 1753 en mémoire d'Antoinette Cadot de Sebeville, sa jeune épouse décédée, par les architectes Franque et Christophle[35]. Logo monument historique Classé MH (1973).
    Une majestueuse allée, bordée par un alignement de tilleul; y conduit depuis le parc situé devant l'église.
Article détaillé : Chapelle Madame de Mailly-Maillet.
  • Chapelle Notre-Dame du Mont-Carmel
    Rue Lepage, un premier édifice a été construit avant la Révolution. Reconstruite après la Grande Guerre, la chapelle montre une Vierge à l'enfant au-dessus de l'entrée[36].
  • Chapelle du cimetière
    Construite à l'emplacement et avec les matériaux de l'ancienne église de Mailly, Beaussart et Colincamps. C'est la sépulture d'anciens curés locaux. Une restauration a eu lieu en 1972[36].
  • Monument aux morts réalisé par la marbrerie Dessein d'Albert en 1922[37]
    C'est un monument unique dans le département de la Somme, avec sa statue « la France foulant aux pieds l'aigle germanique[38] », riche en symboles :
    • victoire ailée ;
    • aigle vaincue ;
    • coq gaulois ;
avec, gravée sur le socle, cette devise : On ne passe pas.
  • Cimetières militaires du Commonwealth, entretenus par la CWG :
    • Communal Cimetery Extension
      Dans ce cimetière conçu par WC Von Berg reposent 122 Britanniques, 1 Canadien, 3 Néo-Zélandais, tués au cours de la Première Guerre mondiale[39].
    • Mailly Wood Cemetery. Il abrite les sépultures de 702 soldats du Commonwealth, dont 60 de soldats qui n'ont pu être identifiés. Le cimetière a été conçu par Sir Reginald Blomfield, et, situé en périphérie du village, son accès en voiture n'est pas recommandé par temps de pluie (risque d'enlisement)[40].
  • Écuries du XVIIIe siècle de l'ancien château de Mailly-Maillet, aujourd'hui détruit, partiellement réaménagées en brasserie par Lavisse à la limite des XIXe et XXe siècles, actuellement désaffecté, 3, 5 rue Eugène-Dupré[41].
  • Jardin du Beaumaillet, aire de jeux pour les enfants inaugurée en à l'arrière de la mairie[42].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Le blason de la famille de Mailly se trouve sur le fronton de la mairie.
Blason ville fr Mailly-Maillet (Somme).svg

Les armes de la commune sont des armes parlantes, elles se blasonnent ainsi :

  • d'or à trois maillets de gueule[44].

La commune de Mailly-Maillet a repris les armes des Mailly, seigneurs du lieu, en changeant les émaux. Les armes de la famille de Mailly étaient d'or à trois maillets de sinople.

Ornements extérieurs
  • Croix de guerre 1914-1918 avec palme.
  • Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze.
  • Citation à l'ordre de l'armée du 28 octobre 1920 : « Courageuse cité, située dans la zone de combat pendant la guerre et dont les habitants ont supporté sans faiblesse de fréquents bombardements qui l'ont détruite. S'est signalé pendant ces dures épreuves par une belle ténacité et une confiance inébranlable dans le succès de nos armes. »
  • Citation à l'ordre du régiment du 11 novembre 1948 : « Courageuse commune, en partie détruite pendant la guerre 1939-1945, n'en a pas moins continué la lutte clandestine »[45].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Decagny, L'arrondissement de Péronne, ou recherches sur les villes, bourgs, villages et hameaux qui le composent, Péronne, Imprimerie et librairie de J. Quentin, , 607 p. (lire en ligne), p. 209-2015; sur Google books.
  • Adolphe de Cardevacque, Le canton d'Acheux, Impr. Lorisse, Autremencourt, Le Livre d'histoire, 2003` (1re éd. 1883), 390 p. (ISBN 2-84373-348-0, notice BnF no FRBNF39089943), p. 280-297.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Notice géographique et historique sur la commune de Mailly-Maillet, rédigée par A. Garbe, instituteur, 1897, Archives départementales de la Somme.
  2. Adolphe de Cardevaque, Le Canton d'Acheux, 1883 réimpression, Paris, Le Livre d'histoire- Lorisse, 2003 p. 284 (ISBN 2 - 84 373 - 348 - 0)
  3. Notice géographique et historique sur la commune de Mailly-Maillet rédigée par Mademoiselle Tempez, institutrice, 1899, Amiens, Archives départementales de la Somme
  4. Charles Rostaing, Les Noms de lieux, Paris, Presses universitaires de France, 1969 p. 63
  5. a b c d e f et g Adolphe de Cardevaque, op. cit en bibliographie.
  6. Paul Decagny, L'arrondissement de Péronne, op. cit. en bibliographie.
  7. Olim, t. I, p. 58, XVIII 1258 ; p. 146, IV 1261 etc.
  8. « Changements dans la circonscription des bureaux de poste », Bulletin mensuel de l'Administration des postes, no 21,‎ , p. 73 (lire en ligne, consulté le 11 août 2019) disponible sur Gallica.
  9. https://en.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9seau_Albert
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