Bus-lès-Artois

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Bus-lès-Artois
L'église Saint-Pierre.
L'église Saint-Pierre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Albert
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Coquelicot
Maire
Mandat
Bernadette Pombourg
2014-2020
Code postal 80560
Code commune 80153
Démographie
Population
municipale
138 hab. (2014)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 06′ 15″ nord, 2° 32′ 32″ est
Altitude Min. 108 m – Max. 153 m
Superficie 6,74 km2
Localisation

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Bus-lès-Artois est une commune française, située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ce village picard, au nord de l'Amiénois, est situé au creux d'un vallon sec, à égale distance d'Albert et de Doullens, d'Amiens et d'Arras. Limitrophe du Pas-de-Calais, il est aisément accessible par les voies de communication moyennes (RD 938).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu est attesté en 1168 sous la forme Bosci.

Issu du gallo-romain boscu (terme bas latin boscus, d'origine germanique, qui a donné le français bois). Cependant, la forme actuelle de Bus implique une confusion avec un autre terme d'origine germanique busk- de sens proche.

Son étymologie justifiée par la présence d'un bois[1] a été complétée afin de souligner sa proximité avec l'Artois, province d'Ancien-Régime.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Des traces de l'époque préhistorique ont été observées.
  • Un réseau de muches (souterrains-refuges) parcourt le village.
  • Les registres paroissiaux remontent à 1596 et sont consultables en ligne.
  • Le village est ravagé au XVIIe siècle (notamment en 1636) lors du siège de Corbie et de la guerre de Trente Ans.
  • Un pèlerinage en l'honneur de saint Jean-Baptiste, instauré depuis le XIIIe siècle, fut très suivi jusqu'à la fin du XIXe siècle.
  • Le 27 mai 1797, un incendie ravage 33 maisons et l'église.
  • En 1836, le village comptait une activité ouvrière très développée. Aux trois activités principales (textile, agriculture et bâtiment) s'ajoutaient un médecin, un bourrelier, un tailleur et un épicier[1].

Par arrêté préfectoral du , la commune est détachée le de l'arrondissement d'Amiens pour intégrer l'arrondissement de Péronne[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014[3] Philippe Rouvillain    
2014[4] en cours
(au 6 mai 2014)
Bernadette Pombourg    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 138 habitants, en diminution de -6,76 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
630 656 678 735 790 847 833 871 776
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
775 735 700 678 624 535 524 453 409
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
394 380 369 296 292 287 268 218 218
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
214 193 158 135 135 146 144 139 138
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre : restauré en 1804 à la suite d'un incendie survenu en 1797, l'édifice a connu auparavant diverses époques de reconstruction (XVIIe siècle pour la nef, XVIIIe siècle pour le chœur). Placée en avant-corps de la nef, la tour massive en pierre calcaire révèle les armes des familles Brunel et Durieux portées entre 1691 et 1723. Elle témoigne aussi de plusieurs campagnes de construction et comporte des éléments de nature ogivale antérieurs (XVe siècle). Les trois cloches Marie, Virginie et Eléonore ont été refondues par Gorlier à Frévent (62) et dotent le beffroi depuis 1851[9].

Curés de la Paroisse :
  • avant 1596-1605 André Delaporte,
  • 1609-1617 Jean Lescot,
  • 1682-1706 Toussaint Caron,
  • 1707-1750 Valentin Hermant,
  • 1750-1766 Père Dubois,
  • 1766-1792 André Letierce,
  • an XII François Lupart,
  • 1808 Louis Durier,
  • 1816-1817 Isidore Giffroy,
  • 1817-1825 Père Monchy,
  • 1825-1831 Père Dorion,
  • 1832-1866 Félix Dubos,
  • 1867-1881 Charles Lassiette,
  • 1881-1882 Louis Beldame,
  • 1882-1909 Dominique Ledieu,
  • 1909-1926 Albert Damagnez,
  • 1926-1952 Gabriel Leroy,
  • 1952-1955 René Dauzou,
  • 1955-1960 Paul-Henri Caron[10]
  • 1960-1964 Père Vandebeuque,
  • 1964-1977 Jules Leclercq,
  • 1977-1983 Paul Six,
  • 1983-1988 Paul Thuillier,
  • 1988-1995 Jean Dibling.
  • Château et chapelle castrale reconstruits en 1848, situés sur un contrefort naturel au nord de l'église et succédant à plusieurs constructions dont une fortifiée d'époque médiévale, en lisière du Bois de Bus. Son jardin à l'anglaise est remarquable[11],[12].
  • Place publique sous la forme d'un terrain de ballon au poing (jeu traditionnel local) située dans le prolongement du parc du château.

Lieux de mémoire de la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Autres lieux[modifier | modifier le code]

  • Lieux-dits : Bois du Bus et du Faÿ.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Activités économiques[modifier | modifier le code]

Le village compte cinq agriculteurs, un café-tabac, un garage, une entreprise de travaux agricoles, et un paysagiste[1].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Bus-les-Artois », sur le site de la Communauté de communes du Pays du Coquelicot (consulté le 17 juillet 2008)
  2. « Arrêté préfectoral portant modification des limites territoriales des arrondissements de la Somme - Recueil n°200 des actes administratifs du 27 décembre 2016 des Hauts-de-France », sur http://www.prefectures-regions.gouv.fr/hauts-de-france/, (consulté le 15 janvier 2017).
  3. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 17 juillet 2008)
  4. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Fiche de Bus-lès-Artois », sur le site de Patrimoine de France (consulté le 17 juillet 2008)
  10. « Paul-Henri Michel Marie Caron est né le 18 mai 1925 à Amiens. Ordonné le 29 juin 1949 à Amiens, il fut successivement vicaire à Poix-de-Picardie (1950), prêtre auxiliaire de Morvillers-Saint-Saturnin (1953) et curé de Bus-lès-Artois (1955). L’abbé CARON a cessé son activité à La Chaussée-Tirancourt en juin 1979. Il résidait au presbytère de Belloy-sur-Somme. C’est le curé d’Hangest qui devait le remplacer ». Source : http://pagesperso-orange.fr/andre.sehet/dedetextes/cures20emesiecle.htm
  11. « Inventaire général du patrimoine culturel (documentation préalable) », sur Base Mérimée (consulté le 17 juillet 2008)
  12. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, imp. Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 176 (ASIN B000WR15W8).