Bus-lès-Artois

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Bus-lès-Artois
Bus-lès-Artois
L'église Saint-Pierre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Albert
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Coquelicot
Maire
Mandat
Bernadette Pombourg
2014-2020
Code postal 80560
Code commune 80153
Démographie
Gentilé Buséens, Buséennes
Population
municipale
135 hab. (2016 en diminution de 6,25 % par rapport à 2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 06′ 15″ nord, 2° 32′ 32″ est
Altitude Min. 108 m
Max. 153 m
Superficie 6,74 km2
Localisation

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Bus-lès-Artois est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ce village picard, niché au creux d'un vallon sec, est situé au nord de l'Amiénois, à égale distance d'Amiens et d'Arras, d'Albert et de Doullens. Limitrophe du Pas-de-Calais, il est aisément accessible par les voies de communication moyennes (RD 11 et RD 938).

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Léger-lès-Authie Couin
Pas-de-Calais
Coigneux Rose des vents
Authie N Bertrancourt
O    Bus-lès-Artois    E
S
Louvencourt Acheux-en-Amiénois Forceville

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu est attesté dès le Xe siècle et apparaît en 1168 sous la forme Bosci. Issu du gallo-romain boscu (terme bas latin boscus, d'origine germanique, qui a donné le français bois). Cependant, la forme actuelle de Bus peut impliquer une confusion avec un autre terme d'origine germanique busk- de sens proche.

Son étymologie justifiée par la présence d'un bois[1] a été complétée afin de souligner sa proximité avec l'Artois, province d'Ancien Régime et ancienne frontière septentrionale du royaume.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Des traces préhistoriques ont été observées sur le territoire.
  • La seigneurie est attestée depuis le Xe siècle, le premier seigneur du lieu connu étant Charles de Bus (né vers 975), marié avec Louise d'Heilly vers 998.
  • Des muches (souterrains-refuges), connues essentiellement par la tradition orale, parcourent le village.
  • Le premier registre paroissial conservé date de 1596. L'ensemble des registres est consultable en ligne.
  • A la fin du XVIe siècle, la seigneurie appartient à Guilain Lucas, chanoine de la Cathédrale Notre-Dame d'Amiens.
  • Situé en zone frontalière, le village est particulièrement ravagé au XVIIe siècle, notamment en 1636 lors du siège de Corbie et de la guerre de Trente Ans.
  • Un pèlerinage en l'honneur de saint Jean-Baptiste, instauré depuis le XIIIe siècle, fut très suivi jusqu'à la fin du XIXe siècle.
  • Le 27 mai 1797, un important incendie ravage 33 maisons et l'église.
  • En 1814, quatre moulins à vent étaient en activité au sud de la commune (Moulins Levaillant, Placide, Joseph Pombourg et Tripet).
  • En 1836, le village comptait une activité ouvrière très développée. Aux trois activités principales (textile, agriculture et bâtiment) s'ajoutaient notamment un médecin, un bourrelier, un tailleur et un épicier[1]. Près de 900 habitants peuplaient la localité au milieu du XIXe siècle.
  • Compte tenu de la situation du village à l'arrière-front, les habitants accueillent régulièrement les soldats alliés au cours de la Première Guerre mondiale.


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1793 1795 Jean-Baptiste Dessein    
1796 1798 Timothée Graux    
1798 1800 Robert Pombourcq    
1800 1808 François André Boniface    
1808 1817 Jean-Baptiste François Levaillant    
Les données manquantes sont à compléter.
1818 1821 Honoré Joseph René Duval de Nampty   Conseiller général de Doullens (1820-1829)
Les données manquantes sont à compléter.
1977 2001 Gilbert Marquis    
2001 2014[2] Philippe Rouvillain    
2014[3] En cours
(au 6 mai 2014)
Bernadette Pombourg    

Par arrêté préfectoral du , la commune est détachée le de l'arrondissement d'Amiens pour intégrer l'arrondissement de Péronne[4].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6].

En 2016, la commune comptait 135 habitants[Note 1], en diminution de 6,25 % par rapport à 2011 (Somme : +0,27 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
630656678735790847833871776
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
775735700678624535524453409
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
394380369296292287268218218
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
214193158135135146144144144
2013 2016 - - - - - - -
139135-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune adhère au S.I.SCO (syndicat intercommunal scolaire) des sources de l'Authie qui regroupe les communes de Authie, Bus-lès-Artois, Coigneux, Louvencourt, Saint-Léger-lès-Authie, Thièvres, Vauchelles-lès-Authie[9].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre : restauré en 1804 à la suite d'un incendie survenu en 1797 (éléments en brique), l'édifice a connu auparavant diverses époques de reconstruction (probablement XVIIe siècle pour le clocher et la nef, XVIIIe siècle pour le chœur). Placée en avant-corps de la nef, la tour massive bâtie en pierre calcaire révèle les armes des familles Brunel et Durieux portées entre 1691 et 1723. Elle incorpore une fenêtre de nature ogivale antérieure (XVe siècle), vraisemblablement baie occidentale de l'ancienne façade. L'arche cintrée située à sa base et qui communique avec la nef, en constitue la partie la plus ancienne (origine médiévale). La sonnerie actuelle est composée de trois cloches (sol3, la3, si3) nommées Marie, Virginie et Éléonore, refondues par Gorlier à Frévent (62). Elles dotent le beffroi depuis 1851[10].

Autrefois, l'église a été le lieu d'un pèlerinage en l'honneur de Saint Jean-Baptiste, suite au don d'une relique fait par Wallon de Sarton, chanoine de Picquigny en 1206, probablement frère d'armes d'Alexandre (ca 1145-1215), sire de Bus et chevalier croisé en 1187.

Curés de la paroisse :
  • avant 1596-1605 André Delaporte,
  • 1609-1617 Jean Lescot,
  • 1682-1706 Toussaint Caron,
  • 1707-1750 Valentin Hermant,
  • 1750-1766 Père Dubois,
  • 1766-1792 André Letierce,
  • an XII François Lupart,
  • 1808 Louis Durier,
  • 1816-1817 Isidore Giffroy,
  • 1817-1825 Père Monchy,
  • 1825-1831 Père Dorion,
  • 1832-1866 Félix Dubos,
  • 1867-1881 Charles Lassiette,
  • 1881-1882 Louis Beldame,
  • 1882-1909 Dominique Ledieu,
  • 1909-1926 Albert Damagnez,
  • 1926-1952 Gabriel Leroy,
  • 1952-1955 René Dauzou,
  • 1955-1960 Paul-Henri Caron[11]
  • 1960-1964 Père Vandebeuque,
  • 1964-1977 Jules Leclercq,
  • 1977-1983 Paul Six,
  • 1983-1988 Paul Thuillier,
  • 1988-1995 Jean Dibling.
  • Château et chapelle castrale reconstruits en 1838 (ou 1848), situés sur un contrefort naturel au nord de l'église, et succédant à plusieurs constructions dont une fortifiée d'époque médiévale, en lisière du Bois de Bus. Son jardin à l'anglaise a fait l'objet d'un inventaire[12],[13].
  • Place publique sous la forme d'un terrain de ballon au poing (jeu traditionnel local) bordé d'arbres, située dans le prolongement du parc du château.

Lieux de mémoire de la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Autres lieux[modifier | modifier le code]

  • Lieux-dits du territoire : Bois du Bus, Bois du Faÿ, Haies Bodo, Les Chaudières, La Marette, La Pierre-Bise, etc.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Activités économiques[modifier | modifier le code]

Le village compte cinq agriculteurs, un café-tabac, un garage, une entreprise de travaux agricoles, et un paysagiste[1].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Godard, Description du canton de Montdidier : Notes historiques et archéologiques sur les communes du canton - Mémoire présenté à la Société des Antiquaires de Picardie, (lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d « Bus-les-Artois », sur le site de la Communauté de communes du Pays du Coquelicot (consulté le 17 juillet 2008)
  2. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 17 juillet 2008)
  3. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  4. « Arrêté préfectoral portant modification des limites territoriales des arrondissements de la Somme - Recueil n°200 des actes administratifs du 27 décembre 2016 des Hauts-de-France », sur http://www.prefectures-regions.gouv.fr/hauts-de-france/, (consulté le 15 janvier 2017).
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  9. « =Comersis, liste des EPCI au 1er janvier 2019 » (consulté le 16 août 2019).
  10. « Fiche de Bus-lès-Artois », sur le site de Patrimoine de France (consulté le 17 juillet 2008)
  11. « Paul-Henri Michel Marie Caron est né le 18 mai 1925 à Amiens. Ordonné le 29 juin 1949 à Amiens, il fut successivement vicaire à Poix-de-Picardie (1950), prêtre auxiliaire de Morvillers-Saint-Saturnin (1953) et curé de Bus-lès-Artois (1955). L’abbé CCaron a cessé son activité à La Chaussée-Tirancourt en juin 1979. Il résidait au presbytère de Belloy-sur-Somme. C’est le curé d’Hangest qui devait le remplacer ». Source : http://pagesperso-orange.fr/andre.sehet/dedetextes/cures20emesiecle.htm
  12. « Inventaire général du patrimoine culturel (documentation préalable) », sur Base Mérimée (consulté le 17 juillet 2008)
  13. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, imp. Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 176 (ASIN B000WR15W8).