Harponville

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Harponville
L'église et le monument aux morts.
L'église et le monument aux morts.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Albert
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Coquelicot
Maire
Mandat
Dominique Renaud
2014-2020
Code postal 80560
Code commune 80420
Démographie
Population
municipale
188 hab. (2014)
Densité 68 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 02′ 10″ nord, 2° 30′ 11″ est
Altitude Min. 69 m – Max. 147 m
Superficie 2,75 km2
Localisation

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Harponville

Harponville est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village rural picard, situé entre Amiens et Arras, sur le versant nord de la vallée de l'Hallue.

Au lieu-dit la Hayette, en 1897, se trouve le seul écart communal, à 500 mètres du chef-lieu, constitué d'une seule maison[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

« A Harponville, é bête et méchant, mais l’ieu ale coule in montant » (A Harponville, c’est bête et méchant mais l’eau coule en montant).

Face au village, se trouve une vallée sèche secondaire de l’Hallue. En 1897, une nappe située à 30 mètres de profondeur alimente le 9 puits du village. Les habitants recueillent l'eau de pluie dans des citernes[1].

La couche végétale est peu épaisse. Au nord et à l'est, elle est formée de terres argileuses mais e révèle plutôt calcaire au sud et à l'ouest. Le sous-sol est constitué de marnes, calcaires siliceux et terres glaises[1]. Cette devise s’explique par la présence de la mare en haut du village alors que l’ensemble du territoire est en pente du nord vers le sud.

Relief[modifier | modifier le code]

Au niveau topographique, on peut signaler une petite vallée assez encaissée au nord appelée vallée Madame et au sud-ouest, une zone boisée appelée bois de Longue Attente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dès 1190, Arponville est relevé. Au XIVe siècle, Harmonville en est une version dérivée. Ces toponymes pourraient découler de village au pied du mont[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des armes en pierre taillée et des monnaies gallo-romaines ont été découvertes dans le village[1].

Depuis le très haut Moyen Âge, le village d’Harponville devait être dans l’aire d’influence de l’abbaye de Saint-Riquier. À quelques centaines de mètres, se trouvait le village d’Hierville (aujourd’hui disparu) qui lui dépendait très tôt de l’abbaye de Corbie. Le « Grès bénotte » (borne de limite) semble avoir été la délimitation entre les deux zones.

Sa situation stratégique à proximité de la route Amiens-Arras a permis sa survie grâce notamment au chemin de Saint Jacques de Compostelle (Niederstrasse).

Jusqu’au XVIIe siècle, il est difficile de connaître précisément l’histoire du village. Quelques noms d’obscure noblesse apparaissent à l’occasion de l’achat de terres sur la seigneurie (de Houblières, de Rigauville).

C’est à cette époque que la famille de Raincheval achète la seigneurie en 1683. C’est aussi à partir de cette date que Harponville va être marqué par l’influence de la religion protestante ; la belle-mère de Marc François de Raincheval était protestante.

Au XVIIIe siècle, on constate des enterrements de protestants dans leur jardin. Avec l’édit de tolérance, de nombreux protestants harponvillois qui s’étaient mariés à Tournai, officialisent leur union sur l’état-civil français.

Début XIXe siècle, l’entente entre les deux religions est telle que les deux confessions décident d’un commun accord de construire un mur dans l’église pour d’un côté avoir l’église catholique et de l’autre, le temple protestant. Il faudra l’intervention du préfet et de l’évêque en 1804 pour que ce mur soit démoli. Le premier temple protestant du département de la Somme est construit à Harponville en 1823. Il s’agit un bâtiment assez sommaire en torchis. Ce temple brûle en 1859 avec une vingtaine de maisons et un second temple (le temple actuel) est construit en 1863.

En mars 1871, les Prussiens tentent des réquisitions de bestiaux dans le village. Une résistance locale conduit à une intervention brutale sur la localité[1].

La guerre de 1914-1918 n’a pas trop touché le village. Un système défensif (blockhaus, tranchées) assez étendu était installé depuis le lieu-dit Bois de l’Abbaye jusqu’au Mont d’Harponville. Pour l’anecdote, on peut citer l’arrestation d'un soldat anglais pyromane qui avait provoqué l’incendie de plusieurs granges.

La Seconde Guerre mondiale est quasiment passée inaperçue. Néanmoins, il semble qu’un Harponvillois ait caché un résistant informateur pour la préparation de l’opération Jéricho sur la prison d’Amiens.

Par arrêté préfectoral du , la commune est détachée le de l'arrondissement d'Amiens pour intégrer l'arrondissement de Péronne[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 6 mai 2014)
M. Dominique Renaud   Réélu pour le mandat 2014-2020[3], [4]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 188 habitants, en augmentation de 13,25 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
468 464 513 538 540 599 608 574 568
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
592 576 546 479 470 428 411 373 364
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
332 311 292 245 240 222 245 201 192
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
177 160 151 150 130 125 155 183 188
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La croix à l'entrée du cimetière militaire.
  • Église de la Sainte-Trinité. Datant du XIXe siècle, ses pierres proviennent de l’ancien château d’Harponville et de l’ancienne église de l’abbaye de Clairfaye. La base de murs est constituée d'une ceinture de grès, haute d'environ un mètre.
  • Temple protestant du XIXe siècle (exposition permanente à l’intérieur).
  • École datant du XIXe siècle.
  • Ferme de l’Hayette (ancien relais de diligence de 1855).
  • Place du village (terrain de ballon au poing) bordé de tilleuls avec calvaire XIXe siècle.
  • Monument aux morts, surmonté d'une croix de guerre.
  • Cimetière militaire britannique[9].
  • Cimetières civils (communal et protestant).
  • Grès bénotte (au carrefour du bas du village).
  • Vue du Mont d’Harponville.
  • Granges en torchis.
  • Puits communal.
  • Chemin du Tour des Haies.
  • Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.
  • Circuit des protestants.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

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Tiodave Sambé Destrotilles : - Professeur de picard à l'université d'Amiens - Chef d'entreprise en langue et culture picarde à Harponville http://grebenote.com - Chroniqueur d'actualités sur le web en langue picarde http://nomdezeu.over-blog.fr

Sam Corwynn - Luthier, musicien et sorcier à Harponville http://cor-wynn.com - Jardinier en permaculture à Harponville http://cor-wynn.com/atelier/pimpmingardin/ - Voir aussi l'article suivant http://www.courrier-picard.fr/region/le-luthier-militant-des-sons-picards-ia181b0n142482

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Notice géographique et historique réalisée par l'instituteur, M. Choquet, 1897, archives départementales de la Somme, Amiens. Lire la notice en ligne, sur le site des archives départementales.
  2. « Arrêté préfectoral portant modification des limites territoriales des arrondissements de la Somme - Recueil n°200 des actes administratifs du 27 décembre 2016 des Hauts-de-France », sur http://www.prefectures-regions.gouv.fr/hauts-de-france/,‎ (consulté le 15 janvier 2017).
  3. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ (consulté le 5 septembre 2008)
  4. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ (consulté le 9 juin 2014)
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. (en) Site avec photos et mention du nombre de combattants inhumés