Harponville

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Harponville
Harponville
L'église et le monument aux morts.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Intercommunalité CC du Pays du Coquelicot
Maire
Mandat
Christophe Lemaitre
2020-2026
Code postal 80560
Code commune 80420
Démographie
Gentilé Harponvillois
Population
municipale
180 hab. (2017 en augmentation de 1,12 % par rapport à 2012)
Densité 65 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 02′ 10″ nord, 2° 30′ 11″ est
Altitude Min. 69 m
Max. 147 m
Superficie 2,75 km2
Élections
Départementales Canton d'Albert
Législatives 5e circonscription de la Somme
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Voir sur la carte administrative des Hauts-de-France
City locator 14.svg
Harponville
Géolocalisation sur la carte : Somme
Voir sur la carte topographique de la Somme
City locator 14.svg
Harponville
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Harponville
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Harponville

Harponville est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Ce village rural picard est situé entre Amiens et Arras, sur le versant nord de la vallée de l'Hallue.

Au lieu-dit la Hayette, en 1897, se trouve le seul écart communal, à 500 mètres du chef-lieu, constitué d'une seule maison[1].

En 2019, la localité est desservie par les autocars du réseau interurbain Trans'80 Hauts-de-France[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Toutencourt Varennes Rose des vents
N
O    Harponville    E
S
Vadencourt Warloy-Baillon

Hydrographie[modifier | modifier le code]

« A Harponville, é bête et méchant, mais l'ieu ale coule in montant » (A Harponville, c’est bête et méchant mais l'eau coule en montant).

Face au village, se trouve une vallée sèche secondaire de l'Hallue. En 1897, une nappe située à 30 mètres de profondeur alimente les neuf puits du village. Les habitants recueillent l'eau de pluie dans des citernes[1].

La couche végétale est peu épaisse. Au nord et à l'est, elle est formée de terres argileuses mais se révèle plutôt calcaire au sud et à l'ouest. Le sous-sol est constitué de marnes, calcaires siliceux et terres glaises[1]. Cette devise s’explique par la présence de la mare en haut du village alors que l’ensemble du territoire est en pente du nord vers le sud.

Relief[modifier | modifier le code]

Au niveau topographique, se remarquent, au nord, une petite vallée assez encaissée appelée vallée Madame et au sud-ouest, une zone boisée appelée bois de Longue Attente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dès 1190, Arponville est relevé. Au XIVe siècle, Harmonville en est une version dérivée. Ces toponymes pourraient découler de village au pied du mont[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des armes en pierre taillée et des monnaies gallo-romaines ont été découvertes dans le village[1].

Depuis le très haut Moyen Âge, le village d’Harponville devait être dans l'aire d'influence de l’abbaye de Saint-Riquier. À quelques centaines de mètres, se trouvait le village d’Hierville (aujourd’hui disparu) qui lui dépendait très tôt de l’abbaye de Corbie. Le « Grès bénotte » (borne de limite) semble avoir été la délimitation entre les deux zones.

Sa situation stratégique à proximité de la route Amiens - Arras a permis sa survie grâce notamment au chemin de Saint Jacques de Compostelle (Niederstrasse).

Jusqu’au XVIIe siècle, il est difficile de connaître précisément l’histoire du village. Quelques noms d'obscure noblesse apparaissent à l’occasion de l'achat de terres sur la seigneurie (de Houblières, de Rigauville).

C’est à cette époque que la famille de Raincheval achète la seigneurie en 1683. C'est aussi à partir de cette date que Harponville va être marqué par l'influence de la religion protestante ; la belle-mère de Marc François de Raincheval était protestante.

Au XVIIIe siècle, on constate des enterrements de protestants dans leur jardin. Avec l'édit de tolérance, de nombreux protestants harponvillois qui s’étaient mariés à Tournai, officialisent leur union sur l’état-civil français.

Début XIXe siècle, l'entente entre les deux religions est telle que les deux confessions décident d’un commun accord de construire un mur dans l’église pour d’un côté avoir l’église catholique et de l’autre, le temple protestant. Il faudra l’intervention du préfet et de l'évêque en 1804 pour que ce mur soit démoli. Le premier temple protestant du département de la Somme est construit à Harponville en 1823. Il s'agit un bâtiment assez sommaire en torchis. Ce temple brûle en 1859 avec une vingtaine de maisons et un second temple (le temple actuel) est construit en 1863.

En , les Prussiens tentent des réquisitions de bestiaux dans le village. Une résistance locale conduit à une intervention brutale sur la localité[1].

La guerre de 1914-1918 n’a pas trop touché le village. Un système défensif (blockhaus, tranchées) assez étendu était installé depuis le lieu-dit Bois de l’Abbaye jusqu’au Mont d’Harponville. Pour l’anecdote, on peut citer l’arrestation d'un soldat anglais pyromane qui avait provoqué l’incendie de plusieurs granges.

La Seconde Guerre mondiale est quasiment passée inaperçue. Néanmoins, il semble qu’un Harponvillois ait caché un résistant informateur pour la préparation de l’opération Jéricho sur la prison d’Amiens.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Par arrêté préfectoral du , la commune est détachée le de l'arrondissement d'Amiens pour intégrer l'arrondissement de Péronne[3].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 mai 2020[4] M. Dominique Renaud    
mai 2020[5] En cours
(au 27 mai 2020)
Christophe Lemaitre   Sapeur-pompier

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[7].

En 2017, la commune comptait 180 habitants[Note 1], en augmentation de 1,12 % par rapport à 2012 (Somme : +0,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
468464513538540599608574568
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
592576546479470428411373364
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
332311292245240222245201192
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
177160151150130125148152155
2013 2017 - - - - - - -
183180-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La croix à l'entrée du cimetière militaire.
  • Église de la Sainte-Trinité. Datant du XIXe siècle, ses pierres proviennent de l’ancien château d’Harponville et de l’ancienne église de l’abbaye de Clairfaye. La base de murs est constituée d'une ceinture de grès, haute d'environ un mètre.
  • Temple protestant du XIXe siècle (exposition permanente à l’intérieur).
  • École datant du XIXe siècle.
  • Ferme de l’Hayette (ancien relais de diligence de 1855).
  • Place du village (terrain de ballon au poing) bordé de tilleuls avec calvaire XIXe siècle.
  • Monument aux morts, surmonté d'une Croix de guerre 1914-1918.
  • Cimetière militaire britannique[10].
  • Cimetières civils (communal et protestant).
  • Grès bénotte (au carrefour du bas du village).
  • Vue du Mont d’Harponville.
  • Granges en torchis.
  • Puits communal.
  • Chemin du Tour des Haies.
  • Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.
  • Circuit des protestants.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Tiodave Sambé Destrotilles : professeur de picard à l'université d'Amiens - chef d'entreprise en langue et culture picarde à Harponville http://grebenote.com - chroniqueur d'actualités sur le web en langue picarde http://nomdezeu.over-blog.fr.

Sam Corwynn : luthier, musicien et sorcier à Harponville http://cor-wynn.com - jardinier en permaculture à Harponville http://cor-wynn.com/atelier/pimpmingardin/ - voir aussi l'article suivant http://www.courrier-picard.fr/region/le-luthier-militant-des-sons-picards-ia181b0n142482.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Notice géographique et historique réalisée par l'instituteur, M. Choquet, 1897, archives départementales de la Somme, Amiens. Lire la notice en ligne, sur le site des archives départementales.
  2. « Le réseau Trans'80 en ligne ».
  3. « Arrêté préfectoral portant modification des limites territoriales des arrondissements de la Somme - Recueil n°200 des actes administratifs du 27 décembre 2016 des Hauts-de-France », sur http://www.prefectures-regions.gouv.fr/hauts-de-france/, (consulté le 15 janvier 2017).
  4. « Dominique Renaud ne se représentera pas aux Municipales d’Harponville », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 27 mai 2020) « Dominique Renaud, maire pendant 38 ans, ne sera pas candidat à sa réélection en mars. Retraité, âgé de 72 ans, l’édile assume pleinement sa décision ».
  5. « Christophe Lemaitre nouveau maire d’Harponville », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  10. (en) Site avec photos et mention du nombre de combattants inhumés