Cherrueix

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Cherrueix
L'église Notre-Dame de Cherrueix.
L'église Notre-Dame de Cherrueix.
Blason de Cherrueix
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Saint-Malo
Canton Dol-de-Bretagne
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Dol-de-Bretagne et de la Baie du Mont Saint-Michel
Maire
Mandat
Jean-Luc Bourgeaux
2014-2020
Code postal 35120
Code commune 35078
Démographie
Gentilé Cherrulais
Population
municipale
1 131 hab. (2012)
Densité 89 hab./km2
Population
aire urbaine
13 118 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 36′ N 1° 42′ O / 48.6, -1.748° 36′ Nord 1° 42′ Ouest / 48.6, -1.7  
Altitude 3 m (min. : 1 m) (max. : 9 m)
Superficie 12,69 km2
Localisation

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Liens
Site web www.cherrueix.fr
Chapelle sainte Anne, ex chapelle sainte Broladre.
Chapelle sainte Anne.
Chapelle sainte Anne
Route de Cancale, bordée d'anciens moulins à vent.

Cherrueix est une commune française située en bord de mer dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne, entre Saint-Malo et le Mont Saint-Michel, peuplée de 1 131 habitants[Note 1] (les Cherrulais).

Géographie[modifier | modifier le code]

Cherrueix est une commune littorale située au nord du département d'Ille-et-Vilaine. Bordée par la Manche, cette commune de 1155 habitants se situe au cœur de la partie bretonne de la baie du mont Saint-Michel, à une vingtaine de kilomètres de Saint-Malo et à 8 km de Dol-de-Bretagne (TGV pour Paris). Du bord de mer on voit par temps clair de gauche à droite Cancale, les îles Chausey, Granville et enfin le mont Saint-Michel.

Histoire[modifier | modifier le code]

La paroisse de Cherrueix faisait partie du doyenné de Dol relevant de l'évêché de Dol et était sous le vocable de Notre Dame.

Développement de la commune[modifier | modifier le code]

Plusieurs auteurs ont prétendu que le village s'était développé autour d'une forteresse édifiée vers 1030 par le duc Robert de Normandie lors de sa guerre contre les Bretons. C'est une erreur, le château signalé par les chroniqueurs de l'époque était celui de Charuel à Sacey dans la Manche.

Le développement de Cherrueix s’est surtout effectué en bordure de mer où se sont développés de nombreux petits hameaux qui forment le bourg de Cherrueix. Les terres étant autrefois principalement affectées à l’activité agricole.

Les constructions traditionnelles étaient faites à partir de murs en torchis et une couverture en chaume. Ces constructions ont été abandonnées avec le temps et ont quasiment disparu au profit des murs en pierre (granite notamment) et de la couverture en ardoise.

Développement récent :

Avec l'arrivée en 2005 du TGV ParisDol-de-Bretagne et Saint-Malo, le village est en plein développement, la population est en croissance constante.

À fin 2016 début 2017, la LGV Bretagne-Pays de la Loire mettra Dol-de-Bretagne à moins de 2 h de Paris.

De petits lotissements (une dizaine de maisons) font leur apparitions ces dernières années ou sont en cours de création ainsi que tout récemment en 2009 un grand projet (le Clos Gicquel) est à l'étude[1].

À la suite de la tempête Xynthia en Vendée, les permis de construire sont suspendus sur une bande de 100 mètres derrière la digue car de nouvelles mesures de protection sont à l'étude pour les zones à risque comme par exemple obligation des chambres à l'étage concernant les zones inondables d'un mètre d'eau.

Cherrueix est donc en zone submersible.

Plusieurs associations écologiques veillent à la protection et à la qualité de vie de ce village de bord de mer.

Il y a récemment un foyer de vie pour handicapés.

Un nouveau parking près de la mairie est prévu[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attesté sous les formes Cherri au IXe siècle (forme non assurée), Queruer en 1170, Charruiers en 1181, Cherruers au XIIe siècle, Cherrueys au XIVe siècle[3].

Les mentions anciennes n'impliquent pas un rapport avec le nom de la « charrue » (carruca en bas latin).

Les toponymes brittoniques s'avancent jusqu'au Couesnon et l'on compte de nombreuses communes portant un nom breton dans la région : Baguer-Pican, Roz-Landrieux, etc.

D'après les formes dont on dispose, il peut s'agir du vieux breton kêr, lieu habité, village, dont le /k/ se serait palatalisé. Le second élément est plus problématique, le breton ru, rue aurait donné « Cherru », ce qui ne concorde pas avec les attestations anciennes.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent au lion de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[4]
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 1792 mai 1816 Julien Plainfossé    
mai 1816 août 1843 François Ganier    
août 1843 août 1848 Victor Daumer    
août 1843 août 1848 Victor Daumer    
août 1848 février 1850 Gilles Ganier    
février 1850 novembre 1875 François Richard    
décembre 1875 juin 1876      
juillet 1876 mai 1888 Laurent Couapel    
mai 1888 janvier 1894 Marie Ganier    
février 1894 mai 1908 Placide Delépine    
mai 1908 mars 1928 Alfred Lecompte    
mars 1928 novembre 1942 François Lemonnier    
novembre 1942 octobre 1961 Théophile Blin    
décembre 1961 juillet 1969 Louis Lesénéchal    
juillet 1969 mars 1983 Louis Lecompte    
mars 1983 avril 1995 [5] Rémi Gendrot    
avril 1995 mars 2001 Louis Dory    
mars 2001 en cours Jean-Luc Bourgeaux DVD Conseiller général[6]
Suppléant du député René Couanau
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 131 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 509 1 546 1 595 1 731 1 917 1 823 1 788 1 876 1 783
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 918 1 780 1 883 1 766 1 835 1 847 1 876 1 851 1 778
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 780 1 697 1 585 1 438 1 305 1 251 1 224 1 246 1 164
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 065 997 1 030 1 016 983 955 1 125 1 150 1 131
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte trois édifices inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques :

  • le moulin de la Saline[9],
  • le moulin de la Colimassière[10],
  • le moulin des Mondrins[11].

Ces trois moulins à vent du XIXe siècle ont été inscrits par arrêté du 7 septembre 1977.

Ils illustrent l'importante activité céréalière du marais de Dol. Sur l'ensemble du territoire de la commune, on a compté jusqu'à 11 moulins en activité. Plus aucun moulin n'est aujourd’hui en activité.

Autres sites et monuments intéressants de la commune :

  • Le chemin Dolais. C'est une ancienne voie côtière, dont une branche, à l'est du bourg a produit le nom du lieu-dit le Bas-Chemin, et qui passe à 2,7 km à l'ouest du village au hameau de la Rue. À 4,3 km de Cherrueix, l'antique chapelle Sainte-Anne (Saint-Broladre) marque la limite orientale de l'ancien cordon dunaire sur lequel fut aménagé, tôt dans le Moyen Âge ce chemin.
  • Le Banc des Hermelles. Récif sableux élaboré par de petits vers marins constructeurs, qui en font leur habitat. Le Banc des Hermelles s'étend sur 100 ha et atteint 1,50 m de hauteur. C'est un site unique en Europe
  • Notre-Dame-de-la-Garde. Statue de la Vierge érigée en 1888 sur la digue face à la grève et à la Manche qui à marée basse se retire à 7 km. Le 7 mai 1888, l'abbé Richard et l'abbé Blanchard, ont rendu visite aux paroissiens en leur demandant s'ils voulaient faire une offrande afin d'ériger un rocher surmonté d'une statue en fonte de la Vierge. Grâce à la générosité de chacun, la somme a été rapidement réunie. Munie des autorisations des Digues et marais, et de l'accord du cardinal Charles Place de Rennes pour donner le nom de Notre-Dame-de-la-Garde à ce futur monument, la statue a été érigée afin de protéger la baie, les pêcheurs, les marins et les cultivateurs. L'inauguration a eu lieu le 19 août 1888, avec tout le clergé et les prêtres de nombreuses communes environnantes. Les chemins sont transformés en avenue de feuillage, des arcs de triomphe élevés, des ancres tout cela fait en coquillages. Dans la procession on remarque que les enfants portent les attributs des corps de métier de la commune, gerbe de blé, filet de pêcheur. Six mille personnes assistent à la bénédiction de la statue après avoir entendu le canon annonçant la cérémonie.
  • L’église. Église du XVe siècle et construite d’après la forme d’une barque. Elle est constituée d'une nef romane et d'un chœur gothique
  • Maison du bord de mer. Bâtiment autrefois utilisé comme école publique des filles et restauré en 2005. Elle accueille désormais la bibliothèque municipale, un espace d’exposition et de réunion et les associations cherrulaises.
  • Le monument aux morts de la Grande Guerre. Construit en 1921 et devenu vétuste, il a été reconstruit en 2006. Sur pression de militants de la laïcité, la croix qui le surmontait a été sciée, bien que le monument initial en comportant une, avait été béni et que l'immense majorité des morts pour la France de ce village breton était chrétienne.
  • Le manoir de l'Aumône[12]. Le château, demeure des "sires de l'Aumosne". Les terres appelées aumônes, au Moyen Âge, étaient toujours propriété d'église, offertes à Dieu par piété. Le mot aumône désigne une maison qui a appartenu à une église ou à un monastère et à laquelle étaient annexés des revenus destinés aux pauvres. Il est probable que ce manoir eut une origine religieuse puis fut sécularisé par la suite. C'est une construction Louis XIII, avec des gerbières à frontons arrondis et des corniches modillonnées ; sa porte est surmontée d'une arcature en arc brisé (datée 1619). Il était aux Uguet seigneurs de Cherrueix en 1460, aux de Cherrueix en 1513, aux Franchet pendant la Ligue, aux Uguet au XVIIIe siècle. Le seigneur de l'Aumône était considéré comme seigneur fondateur de la paroisse. Après être devenu une ferme, il est maintenant aménagé en gîte rural et gîte d'étape (22 places pour chevaux). Un camping y est également aménagé et peut recevoir tentes et caravanes.
  • Le train marin permet de découvrir en fonction des marées le banc des Hermelles et les pêcheries en bois datant du XIIe siècle.
  • La plage offre une vue magnifique sur la mer, les bouchots en marée basse, Cancale et le mont Saint-Michel. De nombreux chars à voile animent le paysage.
  • Les bouchots. Ces piquets (pieux) de bois entourés de moules en pleine baie visibles à marée basse.

L’opération "Grand site" menée dans la baie par les collectivités territoriales et le ministère de l'écologie et du développement durable prévoit la mise en valeur du patrimoine et de Cherrueix ainsi qu'une politique rigoureuse de protection de l'environnement. Elle prévoit notamment l'effacement partiel des réseaux, la création d'une maison de la Baie au moulin de la Saline et des aménagements destinés à concilier fréquentation touristique et protection de la nature.

Économie[modifier | modifier le code]

Les trois principales activités économiques de Cherrueix sont la mytiliculture, l'agriculture et le tourisme.

  • Le port du Vivier-Cherrueix est le 1er port mytilicole de France. La moule de bouchot de la baie du Mont Saint-Michel représente 1/6 de la production nationale. Elle est le seul produit de la mer à avoir réussi à décrocher la très enviée Appellation d'Origine Contrôlée (AOC). Ce label a été obtenu en 2006 et s'étend sur sept communes dont Cherrueix. 99 % des producteurs locaux, soit 60 entreprises, ont adhéré au cahier des charges très strict qui encadre l'AOC, synonyme de terroir et de qualité.

Il y a maintenant la Maison des produits du terroir et de la gastronomie.

  • L'agriculture est une activité très ancienne sur la commune de Cherrueix qu'il s'agisse d'élevage, de production céréalière ou de production légumière. Toutefois l'élevage a progressivement disparu ces 30 dernières années au profit de la production. céréalière et surtout maraîchère. La principale production de la commune est l'ail. Cet ail est en attente de certification IGP afin de protéger sa production et imposer des règles de production précises.
  • La réglementation impose que la pêche à pied (crevette, coques) soit effectué par un professionnel ou en présence d'une personne habilitée.
  • En période estivale, l'activité touristique soutient fortement l'économie de la commune.

Cherrueix étant accessible facilement par l'autoroute A84 (E03) et maintenant par le TGV à deux heures de Paris en 2017, la commune possède deux campings, de nombreux gîtes et chambres d'hôtes qui accueillent les estivants. Toutefois le stationnement des camping-cars sur le territoire de la commune et l'utilisation du domaine public maritime durant cette période et durant les périodes de fêtes par la pratique du char à voile pose quelques fois problème et suscite la réaction d'associations écologistes.

  • La commune bénéficie de tous les commerces de nécessité : une boulangerie, une boucherie, une épicerie, un bar tabac-restaurant, un coiffeur, un institut du bien-être, une kinésithérapeute, deux restaurants, un garage automobile sans compter les ventes de produits locaux comme le foie gras d'oie, les moules, les légumes etc…

Il y a un foyer de vie pour handicapés.

Il y avait aussi le dernier fabricant de dranets.

Géologie[modifier | modifier le code]

Du point de vue de la richesse de la flore, Cherrueix compte parmi les communes du département possédant dans leurs différents biotopes un nombre important de taxons, soit 429 pour une moyenne communale de 348 taxons et un total départemental de 1 373 taxons (118 familles). Plus que ce nombre, il faut considérer 45 taxons à forte valeur patrimoniale (total de 207) ; 32 taxons protégés et 21 appartenant à la liste rouge du Massif armoricain (total départemental de 237)[13].

Concernant le relief, Cherrueix est sur un banc de sable assez plat, l'arrière pays est plus bas que le bord de mer, la grande partie de la commune (bande de 300 à 400 mètres du bord de mer) est de 2 à 4 mètres d'altitude[14]. Aucune inondation à Cherrueix n'est à déplorer à ce jour. Une inondation a été observée à Dol-de-Bretagne à la suite du débordement du fleuve côtier, le Guyoult, après un an de pluies intenses en 1910[15].

Un plan du gouvernement contre des inondations (le PPR) est prévu pour être bouclé au plus tard en 2014 pour les communes du littoral breton [16] et pourrait inclure un renforcement de la digue de la Duchesse Anne.

Sports[modifier | modifier le code]

Le char à voile est pratiqué sur les sept kilomètres de plage de la commune depuis plus de 40 ans. La commune a déjà accueilli le championnat d’Europe (18-23 août 1969) ainsi que le championnat de France et a accueilli du 8 au 15 juillet 2012 les championnats du monde de char à voile[17] organisés à Cherrueix. Résultats

Elle s'est porté candidate pour l'organisation des championnats d'Europe.

Le jogging (course à pied) est pratiqué le plus souvent sur la digue, le long de la mer, des moulins jusqu'à la chapelle Sainte-Anne.

Les balades à vélo et le cyclotourisme, 20 km jusqu'au mont Saint-Michel et son nouveau barrage sur le Couesnon, à travers les polders sans croiser une automobile.

Événements et vie culturelle[modifier | modifier le code]

De nombreux artistes sont venus chercher l'inspiration et ont créé des œuvres comme Ch. Forget et autres…

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Henri Busson, universitaire et homme de lettres né à Cherrueix le 12 janvier 1885 et décédé à Bordeaux le 29 décembre 1970. Reçu docteur ès lettres en 1922, avec comme thèse principale "Les sources et le développement du rationalisme dans la littérature française de la Renaissance", il devint professeur honoraire de la faculté des Lettres d'Alger, titulaire de la chaire de langue et littérature françaises du 1er avril 1933 au 12 janvier 1955[20]. Récipiendaire du "prix François-Duine 1962" [21]. Auteur, entre autres, de :
  1. "Les sources et le développement du rationalisme dans la littérature française de la Renaissance (1533-1601)", publié en 1922
  2. "Charles d'Espinay, évêque de Dol, et son œuvre poétique (1531?-1591)", publié en 1922
  3. "La Pensée religieuse française de Charron à Pascal", publié en 1933
  4. "La Religion des classiques", publié en 1948
  5. "Littérature et théologie", publié en 1962
  • César Julien Jean Legallois, anatomiste et physiologiste né à Cherrueix le 1er février 1770 et décédé au Kremlin-Bicêtre (94) le 10 février 1814. Considéré comme l'un des pères de la chirurgie cardiaque moderne. Après des études au collège de Dol-de-Bretagne où il remporta tous les premiers prix de rhétorique, il poursuivit ses études à l'université de Caen. Il y consacra deux années aux mathématiques et à la philosophie. Âgé de 19 ans, il commença à étudier l'anatomie à Caen avant de poursuivre ses études médicales à Paris. Tombé malade, il revient dans sa famille et recouvre la santé. Désireux de retourner dans la capitale, mais opposé à la Convention, il s'allie aux Fédéralistes avec quelques anciens condisciples caennais. Après la victoire de la Convention, il échappe de peu à l'échafaud en raison de son instruction qui lui vaudra d'être envoyé dans son département pour y suivre l'exploitation des salpêtres et la fabrication de la poudre. En 1795, les écoles de médecine rouvrent leurs portes et il fut envoyé par son district à Paris. Il demanda, avec d'autres étudiants, la création d'une chaire de médecine - pratique (ou médecine - clinique) en sollicitant qu'elle fut attribuée au citoyen Jean-Nicolas Corvisart. Reçu docteur en 1801, après avoir soutenu une thèse intitulée "Le sang est-il identique dans tous les vaisseaux qu'il parcourt ?", César Legallois devint rapidement, grâce aux fruits de nombreuses expériences sur les animaux, un très grand physiologiste. En 1803, il fit imprimer "Des Recherches chronologiques sur Hippocrate" où il affirme l'existence du "père de la médecine" là où certains de ses confrères la contestaient. Quelque temps plus tard, il publia "Sur la Contagion de la fièvre jaune". Après ces premières publications, l'ouvrage pour lequel César Legallois obtint une renommée internationale dans le milieu médical est celui qu'il publia en 1812 et consacré aux "Expériences sur le principe de la vie" dans lequel il ébauche les techniques de transfusion et de transplantation d'organes. Cet ouvrage fut traduit aux États-Unis d'Amérique et en Italie peu de temps après sa parution en France. En 1813, il fut nommé directeur de l'hôpital de Bicêtre. Peu de temps avant sa mort, il rédigea également l'article sur le cœur dans le dictionnaire des sciences médicales. Son fils unique, Eugène Legallois, également médecin, mourut en 1831, de retour de Pologne où il combattait une épidémie de choléra[22].
  • Joseph Lemarié, homme d'Église et homme de lettres né à Cherrueix le 27 juillet 1917 et décédé à Chartres le 15 septembre 2008. Après avoir perdu très tôt ses parents, Joseph Lemarié fit ses études secondaires au collège de Saint-Malo, puis il entra au Grand Séminaire de Rennes en octobre 1934. En 1936, il entra à l’abbaye bénédictine de Kergonan dans le Morbihan, où il fit profession le 8 septembre 1938. Mobilisé à la suite de son service militaire débuté peu avant la déclaration de guerre, il fut fait prisonnier le 6 juin 1940 et se retrouva dans un camp en Silésie, au nord de Breslau. Il fut libéré en avril 1941 et maintenu pendant un an aux services des hôpitaux de la région parisienne, avant d’être démobilisé en avril 1942. Rentré à l'abbaye Sainte-Anne de Kergonan, il prononça ses vœux solennels le 26 avril 1946 et fut ordonné prêtre à Vannes le 21 décembre de la même année. À la suite d'ennuis de santé qui le conduisirent à être hospitalisé à Paris, il y demeura ensuite en subsistance à l’abbaye Sainte-Marie, rue de la Source, à Paris, où il se trouva pendant une vingtaine d’années dans un milieu intellectuel stimulant qui lui permit de devenir le savant qu’il a été. Il entreprit tout d’abord un travail sur la liturgie et publia en 1957 "La Manifestation du Seigneur. La liturgie de Noël et de l’Épiphanie" aux éditions du Cerf. Diplômé de l’École pratique des Hautes-Études (Ve section) en 1963 ; il devint alors chercheur au CNRS et publia à Montserrat, en 1965, "Le Bréviaire de Ripoll. Étude sur sa constitution et ses textes inédits". En 1970, après avoir obtenu de Rome un indult d’exclaustration, Joseph Lemarié fut admis dans le clergé du diocèse de Chartres et entra dans l’équipe pastorale de la cathédrale avec, entre autres, la responsabilité de la revue Notre Dame de Chartres (spiritualité mariale, histoire et histoire de l’art). À Noël 1989, le père Joseph Lemarié devenait membre du chapitre de la cathédrale de Chartres. Déchargé de la responsabilité de la revue Notre Dame de Chartres, qui cessa de paraître, il devint aumônier de religieuses jusqu’en 1995. Resté profondément attaché à l’ordre bénédictin, le père Joseph Lemarié avait été reçu comme oblat au monastère de Chevetogne (Belgique) en 1983[23]. Resté attaché à ses origines, le père Joseph Lemarié contribua à agrémenter, dans les années 1970, le bulletin paroissial cherrulais d'articles relatifs à la vie et à l'histoire locale. Il a été inhumé dans le cimetière de Cherrueix, aux côtés de ses parents.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Cherrueix est membre du Comité de jumelages européen de la baie du mont Saint-Michel.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2012.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] Projet Le Clos Gicquel
  2. « Site de la SARL Laurent Coüasnon - Réalisation d'un parking à Cherrueix » (consulté le 26 février 2012)
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume I, Librairie Droz 1990.
  4. Source : Histogen Cherrueix
  5. Démissionnaire
  6. Voir détail Site des conseillers généraux d'Ille et vilaine
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.
  9. « Notice no PA00090530 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Notice no PA00090531 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Notice no PA00090532 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Présentation sur le site Généalogie et Histoire en Pays Dolois
  13. Louis Diard, La flore d'Ille-et-Vilaine, Atlas floristique de Bretagne, Rennes, Siloë, 2005, carte p. 170.
  14. « Ouest-france.fr - La digue de la Duchesse-Anne sous surveillance étroite - Mont-Dol »
  15. « Généalogie et Histoire en Pays Dolois - Les inondations de Dol en 1910. »
  16. « Le Télégramme.com - Submersion. Les communes bretonnes qui devront se doter d'un PPR ou le revoir »
  17. a et b source : Décision de la Fédération française de char à voile
  18. source : site du marathon du Mt St Michel
  19. Site association Classe5
  20. http://www.alger-roi.net/Alger/facultes/textes/3_ecole_lettres_gamt80.htm
  21. Article découpé dans le Journal Ouest-France de 1962 (sans date précise)
  22. Biographie de César Legallois par son fils Eugène, en préface des œuvres de César Legallois - Bibliothèque universitaire de médecine - Rennes - Réf. M 52 816
  23. http://www.sources-chretiennes.mom.fr/upload/doc/In_memoriam_Joseph_Lemarie.pdf

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La Fée des Grèves (Roman) de Paul Féval,
  • La baie du Mont-Saint-Michel : Denis Clavreul
  • La baie du Mont-Saint-Michel (2ème édition) : Jean-Claude Lefeuvre
  • Moule de bouchot de la baie du Mont-Saint-Michel (Reportage) : Julie Deffontaines
  • La baie du Mont-Saint-Michel et l'estuaire de la Rance: Environnements...par Chantal Bonnot-Courtois, Bruno Caline, Alain L'Homer, Monique Le Vot
  • Cherrueix (35) - Décès de 1793 à 1902 de Julien Thomas-Cadiou et Jean Alain Deroff
  • Pierre Bauduin, Le Monde franc et les Vikings (VIII e-Xe siècle), Paris, Albin Michel, 2009, 455 p. [1] ce livre parle de saint Malo sauvant les habitants de Cherrueix des Normands.

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