Mont-Dol

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Mont-Dol
La mairie de Mont-Dol.
La mairie de Mont-Dol.
Blason de Mont-Dol
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Saint-Malo
Canton Dol-de-Bretagne
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Dol-de-Bretagne et de la Baie du Mont Saint-Michel
Maire
Mandat
Marie-Élisabeth Solier
2014-2020
Code postal 35120
Code commune 35186
Démographie
Gentilé Mont-Dolois
Population
municipale
1 136 hab. (2013)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 34′ 11″ N 1° 45′ 57″ O / 48.569722, -1.76583348° 34′ 11″ Nord 1° 45′ 57″ Ouest / 48.569722, -1.765833
Altitude Min. 1 m – Max. 62 m
Superficie 26,44 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mont-dol.fr

Mont-Dol est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en Région Bretagne et peuplée de 1 136 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue depuis le mont Dol.

Mont-Dol donne sur la baie du mont Saint-Michel, et est entouré des communes de Cherrueix, Baguer-Pican, Dol-de-Bretagne, Roz-Landrieux, Hirel et Le Vivier-sur-Mer.

La commune se distingue par son mont qui lui a donné son nom. Le mont Dol, d'une hauteur de 65 m, situé au centre de la commune à proximité de la ville de Dol-de-Bretagne, apparaît dans le marais de Dol, terre gagnée naturellement sur la mer, contrairement aux polders créés par l'homme à partir de la chapelle Sainte-Anne de la commune de Saint-Broladre en direction du Mont-Saint-Michel.

On peut distinguer deux types de marais, le marais blanc côté nord du mont (ou selon la légende s'étendait la forêt de Scissy) vers la baie et le marais noir côté sud du mont vers Dol-de-Bretagne. Du haut du tertre on peut encore distinguer les différences car la couleur de la terre renseigne bien les différentes zones du marais.

Géologie[modifier | modifier le code]

Il y a 600 millions d'années une chaîne de montagnes se forme : la chaine cadomienne. Le granite s'est formé y a 525 millions d'années par fusion de la croûte terrestre, il recuit les roches encaissantes et donne naissance aux roches cornéennes.

Il y a 335 millions d'années le filon de dolérite se met en place dans une fracture de l'écorce terrestre pendant une période de distension. Enfin entre 325 millions d'années et aujourd'hui, l'érosion agit sur le granite, la dolérite, la roche cornéenne et les roches encaissantes. Les roches encaissantes étant moins résistantes à l'érosion, le mont Dol forme un relief par rapport au paysage environnant.

Exploitation de la roche[modifier | modifier le code]

Cent-soixante carriers ont travaillé à Mont-Dol sur l'exploitation de la roche. L'activité cessa en 1948 lorsque la commission des sites obtint l'arrêt de l'exploitation. Si les carrières n'avaient pas cessé le mont Dol aurait pu être coupé en deux. En effet la dolérite, roche très dure, traverse le mont Dol de part en part et les carrières exploitaient de chaque côté ce filon. La roche extraite du mont Dol avait plusieurs utilisations, la plus récente étant la construction de la ligne de chemin de fer reliant Rennes à Saint-Malo.

Histoire[modifier | modifier le code]

Mont-Dol et la religion[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre du Mont-Dol.

Mont-Dol fut pendant longtemps un haut lieu de culte païen. Les traces des anciens temples sont encore visibles aujourd'hui aux visiteurs avertis. À l'arrivée du christianisme, les temples ont été détruits et les autels tauroboliques que l'on y trouva furent surmontés d'un rang de briques pour servir dans l'église en contrebas. Le bas d'un pilier fut aussi récupéré pour l'église (il est encore en place aujourd'hui, il s'agit du pilier gauche lorsque l'on rentre face à la nef). On le reconnait car à sa base de grandes croix ont été gravées pour christianiser le bas du pilier.

L'église Saint-Pierre date des XIIe et XVe siècles. On peut découvrir sur les côtés de la nef principale des traces de fresques très anciennes représentant le cycle de la Passion. Certaines demeurent encore bien visibles aujourd'hui et la représentation du malin mangeant des hommes en enfer est très particulière. Au cœur de la nef, l'archange sous forme de statue en bois tient une place privilégiée où on le voit en train de terrasser le diable à l'aide de sa lance.

Légendes[modifier | modifier le code]

Beaucoup de légendes[1] courent sur le mont Dol, souvent liées à saint Michel. En voici quelques-unes : Celle-ci raconte la formation du relief : « Garguantua se promenait dans la baie du mont Saint-Michel et se sentit gêné dans sa botte, il enleva donc sa botte et la secoua pour chasser les cailloux qui le gênaient. Et c'est ainsi que les trois rochers provenant de la botte de Gargantua ont donné naissance au mont Saint-Michel, au rocher de Tombelaine et au mont Dol. »

Une autre raconte la formation de l'étang au sommet du mont : « Un jour le diable (très présent à Mont-Dol) construisit sur un rocher un immense palais (le Mont-Saint-Michel). Saint Michel voyant cela et jaloux du malin construisit au sommet du tertre dans la nuit un magnifique château de verre. Une fois terminé, il proposa au diable un échange. Le malin, impressionné par la beauté du monument, accepta sans hésitation. Mais au petit matin le palais commença à fondre puisqu'en fait il était non pas en verre mais en glace. Les eaux ont donc ruisselé et formé l'étang que l'on connaît aujourd'hui sur le sommet du tertre. »

Une autre concerne l'une des nombreuses chamailleries entre saint Michel et le diable : « En temps de grande sécheresse, le diable et saint Michel ont dû s'allier. L'archange proposa donc au malin de cultiver ensemble du blé. Le diable accepta volontiers et c'est ainsi qu'ensemble ils cultivèrent leurs céréales. Au moment de récolter saint Michel dit au diable si tu es d'accord, je prends ce qu'il y a au-dessus du sol et toi tu prends ce qu'il y en dessous. Le diable accepta et se retrouva bien entendu avec uniquement les racines du blé, alors que l'archange lui récolta nombre de graines. Ensuite saint Michel proposa au diable de cultiver des pommes de terre, le malin accepta mais émit une condition : À la récolte je prends ce qu'il y a au-dessus, et toi (saint Michel) tu prends ce qu'il y a en dessous, je ne me ferais pas avoir deux fois !. Bien entendu le diable ne récolta que le feuillage pendant que saint Michel dégustait les délicieuses pommes de terre qu'il venait de récolter. Le diable fou de rage s'en alla combattre l'archange. »

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur au monde croiseté d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
     ?? Macé    
    Auguste Bourdais    
  mars 1989 Joseph Peltier    
mars 1989 mars 2001 Éliane Quesnel    
mars 2001 mars 2008 Charles Bourdais   Président du syndicat intercommunal du Guyoult
mars 2008 février 2010[2] Rémy Fontaine   Pharmacien retraité
avril 2010 en cours Marie-Élisabeth Solier[3]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 1 136 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans [4] et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 388 1 521 1 665 1 713 1 854 1 897 1 926 1 934 1 873
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 786 1 750 1 860 1 859 1 882 1 849 1 861 1 822 1 710
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 617 1 654 1 615 1 508 1 373 1 302 1 280 1 229 1 245
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
1 111 1 105 1 060 1 046 1 111 1 095 1 216 1 136 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Michel[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Michel au sommet du mont Dol.

Cette chapelle a connu beaucoup de changements. Elle se dresse d'abord sur l'emplacement des anciens temples païens, elle est ensuite détruite pour construire un télégraphe de Chappe qui sera un point clef de la ligne Paris-Brest. Le télégraphe électrique, basé sur le morse ayant rendu obsolète le télégraphe optique de Chappe, la commune récupère le bâtiment désaffecté en 1885. Elle rase alors le haut du télégraphe pour rétablir la fonction première du bâtiment, faire une chapelle. Aujourd'hui, il encore possible de voir les anciennes pierres du télégraphe.

Les moulins[modifier | modifier le code]

Un des deux moulins de Mont-Dol.

Il y a deux moulins sur le sommet du mont Dol. L'un, qui a perdu ses ailes au début du XXe siècle, appartient à un propriétaire privé. Le second, construit en 1843, n'est plus exploité depuis 1954 mais est encore aujourd'hui en état de fonctionnement. Il appartient à la commune et est géré par l'association des Courous d'pouchées (littéralement en gallo : « coureurs de sac »).

Il y a eu deux autres moulins dans le marais mais ceux-ci n'ont pas fonctionné très longtemps.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2013, légale en 2016.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Légendes sur www.mont-dol.net
  2. Décès de Rémy Fontaine, maire de Mont-Dol sur saint-malo.maville.com, 24 février 2010
  3. « Marie-Elisabeth Solier réélue maire », Ouest-France, 1er avril 2014.
  4. Date du prochain recensement à Mont-Dol, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2008, 2013.
  7. Déclaration de l'évêque de Dol, 1575

Liens externes[modifier | modifier le code]