Saint-Broladre
| Saint-Broladre | |||||
L'église de Saint-Broladre. | |||||
Héraldique |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Ille-et-Vilaine | ||||
| Arrondissement | Saint-Malo | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du pays de Dol et de la Baie du Mont Saint-Michel | ||||
| Maire Mandat |
Jean-François Gobichon 2026-2032 |
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| Code postal | 35120 | ||||
| Code commune | 35259 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
1 153 hab. (2023 |
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| Densité | 48 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 35′ 12″ nord, 1° 39′ 24″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 1 m Max. 102 m |
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| Superficie | 23,81 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Dol-de-Bretagne | ||||
| Législatives | Sixième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | https://www.saint-broladre.bzh/ | ||||
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Saint-Broladre est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 1 153 habitants[Note 1].
Géographie
[modifier | modifier le code]Saint-Broladre est un village donnant sur la baie du mont Saint-Michel, là où se trouve la chapelle Sainte-Anne. Il est entouré des communes de Roz-sur-Couesnon, Saint-Marcan, Sains, La Boussac, Baguer-Pican et Cherrueix.
| Cherrueix | La Manche | |||
| N | Saint-Marcan / Roz-sur-Couesnon | |||
| O Saint-Broladre E | ||||
| S | ||||
| Baguer-Pican | La Boussac | Sains |
Flore
[modifier | modifier le code]Comme certaines de ses voisines, concernant la richesse de la flore, Saint-Broladre fait partie des communes du département possédant dans leurs différents biotopes le plus de taxons, soit 578 pour une moyenne communale de 348 taxons et un total départemental de 1 373 taxons (118 familles). On compte notamment 40 taxons à forte valeur patrimoniale (total de 207) ; 27 taxons protégés et 13 appartenant à la liste rouge du Massif armoricain (total départemental de 237)[1].
Hydrographie
[modifier | modifier le code]La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Banche, le canal de la banche[2], le Guilloche[3], le essai des Longs Sillons[4], le essai des longs sillons[5] et un autre petit cours d'eau[6],[Carte 1].
La Banche, d'une longueur de 23 km, prend sa source dans la commune de Saint-Marcan et se jette dans le Guyoult à Mont-Dol, après avoir traversé six communes[7].

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de Ville Alain, d'une superficie totale de 7,3 ha (3,25 ha sur la commune)[Carte 1],[8].
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[11]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[12]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 859 mm, avec 12,8 jours de précipitations en janvier et 7,8 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pontorson à 12 km à vol d'oiseau[15], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 821,3 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Saint-Broladre est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[18]. Elle est située hors unité urbaine[19] et hors attraction des villes[20],[21].
La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[22]. Des dispositions spécifiques d'urbanisme s'y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l'équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d'urbanisme le prévoit[23].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (92,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (44,3 %), terres arables (38,3 %), prairies (9,3 %), forêts (5,2 %), zones urbanisées (2 %), mines, décharges et chantiers (1 %)[24]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de la localité est attesté sous les formes Parochia Sancti Petri et Sancti Broeladri en 1081[25], Sancto Broeladrio en 1181, Sanctum Broelard en 1199, Sanctus Broladrus au XIVe siècle, Saint Brolade en 1420, Sancti Broladri en 1516, S. Brolade en 1630, Saint Broualadre en 1709[26], ecclesia Sancti Petri de Sancto Broladrio en 1316, Sanctus Broladrus en 1516.
Le nom de la commune proviendrait de saint Brévalaire, d'origine galloise (connu au Pays de Galles sous le nom de saint Branwallader et de saint Breladre à Jersey), à ne pas confondre avec un autre saint Brévalaire, plus connu sous le nom de saint Brandan[27] et honoré également à Kerlouan (Finistère).
En gallo, une prononciation de la localité a été rapportée par Henri-François Buffet sous la forme « Saint-Boulade » dans son ouvrage de 1954[26].
En breton, la forme normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Sant-Brewalaer[28].
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 8,0 % des toponymes de la commune sont bretons[29].
Histoire
[modifier | modifier le code]Moyen Âge
[modifier | modifier le code]La paroisse de Saint-Broladre faisait partie du doyenné de Dol relevant de l'évêché de Dol et était connue sous le vocable de Saint-Brandan. On a parlé breton vers Saint-Broladre jusqu'au début du XIIe siècle[30].
Temps modernes
[modifier | modifier le code]L'abbaye Notre-Dame du Tronchet y possédait des biens en 1575[31].
Le XIXe siècle
[modifier | modifier le code]Lors du recensement de 1851, le hameau de la Ville Arthur comptait 65 habitants répartis en 14 foyers ; 15 jeunes étaient bergers dont un n'avait pas 10 ans ; parmi les hommes adultes, 1 était un agriculteur propriétaire, 5 étaient laboureurs, 2 fermiers et 3 journaliers ; par ailleurs on comptait un tourneur, un tailleur d'habits et un casseur de pierre[32].
Politique et administration
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Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[38].
En 2023, la commune comptait 1 153 habitants[Note 4], en évolution de +1,86 % par rapport à 2017 (Ille-et-Vilaine : +5,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Le chemin Dolais, ancienne voie côtière aménagée au Moyen Âge sur le cordon dunaire dont la chapelle Sainte-Anne des Grèves marque la limite orientale.
- Le site mégalithique du Champ des Tombes, classé au titre des monuments historiques en 1966[41].
Activité et manifestations
[modifier | modifier le code]Jumelages
[modifier | modifier le code]Saint-Broladre est jumelé avec :
Neuenkirchen (Allemagne) depuis 1994
- Neuenkirchen est une municipalité allemande située dans le land de Basse-Saxe et comptant un peu plus de 1 300 habitants[42].
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Étienne Blandin (1903 à Saint-Broladre - 1991), peintre officiel de la Marine, professeur de dessin à Saint-Malo.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Population municipale 2023, légale en 2026.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
[modifier | modifier le code]- 1 2 « Réseau hydrographique de Saint-Broladre » sur Géoportail (consulté le 12 mai 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2014 (site de l'IGN, téléchargement du 1er mars 2015)
- ↑ Louis Diard, La flore d'Ille-et-Vilaine, Atlas floristique de Bretagne, Rennes, Siloë, 2005, carte p. 170.
- ↑ Sandre, « le canal de la banche »
- ↑ Sandre, « le Guilloche »
- ↑ Sandre, « le essai des Longs Sillons »
- ↑ Sandre, « le essai des longs sillons »
- ↑ « Fiche communale de Saint-Broladre », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « la Banche ».
- ↑ « Le millésime 2022 de la BD TOPAGE® métropole est disponible », sur eaufrance.fr (consulté le ).
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Saint-Broladre et Pontorson », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Pontorson », sur la commune de Pontorson - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Pontorson », sur la commune de Pontorson - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur insee,fr, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune de Saint-Broladre ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l'aire d'attraction d'une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « Les communes soumises à la loi littoral. », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Loi relative à l'aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Dans une charte de 1081
- 1 2 (br) Erwan Vallerie, Diazezoù studi istorel an anvioù-parrez, t. 2 (corpus), Ar Releg-Kerhuon, An Here, , 256 p. (ISBN 978-2-86843-153-0), p. 184.
- ↑ http://nominis.cef.fr/contenus/Branwallader.pdf
- ↑ « Saint-Broladre », sur la base toponymique KerOfis, Office public de la langue bretonne (consulté le ).
- ↑ Jean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, , 480 p. (ISBN 2-903708-04-5), p. 394.
- ↑ Léon Fleuriot, Les Origines de la Bretagne : l'émigration, Paris, Payot, coll. « Bibliothèque historique » (no 34), (1re éd. 1980), 353 p. (ISBN 2-228-12711-6, présentation en ligne), p. 95, [présentation en ligne]
- ↑ Déclaration de l'évêque de Dol, 1575.
- ↑ Jean Ollivro, "Bretagne. 150 ans d'évolution démographique", Presses Universitaires de Rennes, 2005 (ISBN 2-7535-0086-X).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Bulletin municipal Saint-Broladre no 2, 2e semestre 1995, pp. 16-17
- 1 2 « Guy Videloup dans le fauteuil de maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ « Ils ont été élus maires hier soir », Ouest-France (éd. Rennes), no 19320, 22-23 mars 2008, p. 7 (ISSN 0999-2138).
- ↑ « Saint-Broladre a un nouveau maire », Le Pays Malouin, , p. 38.
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Hemicycle mégalithique dit Les Tombes », notice no PA00090765, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Neuenkirchen sur le Wikipedia allemand.
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Site municipal
- Résumé statistique de Saint-Broladre sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
