Moncley

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Moncley
Moncley
Le château
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Intercommunalité Communauté de communes du Val Marnaysien
Maire
Mandat
Patrick Meutelet
2020-2026
Code postal 25170
Code commune 25383
Démographie
Population
municipale
278 hab. (2018 en diminution de 8,55 % par rapport à 2013)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 18′ 33″ nord, 5° 53′ 33″ est
Altitude Min. 204 m
Max. 255 m
Superficie 7,92 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Besançon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Vit
Législatives Première circonscription
Localisation
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Moncley

Moncley est une commune française située dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté. Les habitants se nomment les Monclalés et Monclalées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village de la vallée de l'Ognon dont le cours concrétise la limite avec le département de la Haute-Saône.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Sur le territoire communal de nombreux ruisseaux alimentent l'Ognon au nord et son affluent la Lanterne au sud.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Moncley est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Besançon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 312 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (49,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (53,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (49,4 %), prairies (20,5 %), terres arables (15,3 %), zones urbanisées (5,2 %), zones agricoles hétérogènes (5,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,4 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Montcler en 1239 ; Moncler en 1284 ; Monclers en 1309 ; Moncley depuis 1748[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1285, selon Jacques Bretel, un certain Simon de Moncler (qui serait le seigneur de Moncley selon Delbouille), accompagnant Étienne d'Oiselay - alors orthographié Oiseler -, se trouve aux festivités du comte de Chiny, à Chauvency-le-Château, et s'y fait remarquer à chanter et à tournoyer. Si les Moncley sont bien parmi les fidèles des Oiselay, cependant (comme le fait remarquer Laurence Delobette de l'Université de Franche-Comté dans son article "La noblesse comtoise au Tournoi de Chauvency") à la date du tournoi, nul Simon n'est attesté dans ce lignage, et les trois héritiers de la seigneurie se prénomment Hugues, Gérard et Étienne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'arrondissement de Besançon du département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté. Pour l'élection des députés, elle dépend de la première circonscription du Doubs.

La commune faisait partie depuis 1801 du canton d'Audeux[9]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Saint-Vit.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la Communauté de communes des Rives de l'Ognon créée le . Celle-ci a fusionné avec une autre pour former, le la communauté de communes du Val marnaysien, située principalement en Haute-Saône et en partie dans le département du Doubs, dont la commune est désormais membre.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[10]
Période Identité Étiquette Qualité
1959 1965 Roger Fritz   retraité de la Banque de France
1965 1976 René Bez   cultivateur
1977 1982 Odette Lehideux   sœur du châtelain du village
1982 1995 Marcel Paillard DVD ancien policier municipal à Paris
1995 2001 Jean-Luc Malcuit   cultivateur
mars 2001 En cours
(au 12 mai 2017)
Patrick Meutelet [11]
Réélu pour le mandat 2020-2026
DVD Retraité de la fonction publique
Réélu pour le mandat 2014-2020[12]
Les données manquantes sont à compléter.


On remarque le poids de certaines familles : les Marthey, les Guyot (29 ans à la mairie), les Platey (46 ans), et la présence exclusive entre 1831 et 1908 des cultivateurs et propriétaires, cohérente avec la structure sociale du village[10].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14].

En 2018, la commune comptait 278 habitants[Note 3], en diminution de 8,55 % par rapport à 2013 (Doubs : +1,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
397357430494460538406368353
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
305297278265279280297261232
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
220234209200198200204175190
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
177175168231221282325331311
2017 2018 - - - - - - -
280278-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Moncley, un peu à l'écart du village, domine la vallée de l'Ognon. Il fut bâti à proximité de l'ancienne forteresse féodale d'origine et représente un brillant et rare témoignage d'architecture néoclassique en France, et particulièrement en Franche-Comté. Le château de Moncley fut fondé en 1778 pour le marquis François Terrier de Santans. La façade donnant sur le jardin s'orne d'une rotonde coiffée d'une coupole. À l'intérieur, le vestibule comporte 12 colonnes à chapiteaux corinthiens soutenant une tribune à balustrades, à laquelle on accède par un escalier majestueux, à double révolution. De prime abord, le château de Moncley séduit par la ligne concave de sa façade. Ajoutée à sa majestueuse rotonde et à sa riche décoration intérieure, l'ensemble ainsi obtenu constitue un grand chef-d'œuvre d'architecture comtoise.
  • L'église[16] avec son clocher comtois date de 1771 et a été restaurée au XIXe siècle. Le clocher menaçait de s'effondrer, des travaux y ont été entrepris fin 2018[17].
  • La fontaine-lavoir-abreuvoir a été reconstruite en 1839.
  • Les forges de Moncley[18] : l'usine métallurgique, qui utilisait l'eau de l'Ognon grâce à un canal de dérivation, est attestée en 1589. Elle fut maintes fois transformée puis reconvertie en moulin et ensuite en centrale hydroélectrique. Elle est actuellement démantelée et louée à la commune.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 14 mai 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 14 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. a et b Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 4, Besançon, Cêtre, .
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. a et b Pierre Kerleroux, Histoire de Moncley : village du bas pays comtois, Besançon, Cêtre, .
  11. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 septembre 2020).
  12. « 3e mandat pour Patrick Meutelet », L'Est républicain,‎ (lire en ligne).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. « Moncley (25170) , Canton de Moncley, Le Doubs, La route des communes », sur routedescommunes.com (consulté le 8 septembre 2020).
  17. « Eglise de Moncley » (consulté le 9 octobre 2019).
  18. « Forges de Moncley, puis centrale hydroélectrique », sur bourgognefranchecomte.fr (consulté le 8 septembre 2020).