Juvigny-sur-Loison

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Juvigny-sur-Loison
Église Saint-Denis.
Église Saint-Denis.
Blason de Juvigny-sur-Loison
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meuse
Arrondissement Verdun
Canton Montmédy
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Montmédy
Maire
Mandat
Francis Colin
2014-2020
Code postal 55600
Code commune 55262
Démographie
Gentilé Juvignasien, Juvignasienne
Population
municipale
272 hab. (2014)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 28′ 02″ nord, 5° 20′ 30″ est
Altitude Min. 178 m – Max. 301 m
Superficie 16,42 km2
Localisation

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Juvigny-sur-Loison
Liens
Site web http://www.juvigny-sur-loison.fr/

Juvigny-sur-Loison est une commune française située dans le département de la Meuse, en région Grand Est.
Elle fait partie de la Lorraine gaumaise.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village est situé au nord de la Meuse, à 10 kilomètres de Montmédy, à 12 kilomètres de Stenay, et à 15 kilomètres de Damvillers, dans une région couverte de vastes forêts.

La rivière qui y coule s'appelle le Loison (appelée dans le passé la Loison). En serpentant dans la vallée, elle forme un large boucle autour d'une légère éminence alluviale où s'est développée la localité, qui à l'abri de ses coteaux (longtemps occupés par la vigne) semble profiter d'un heureux micro-climat, dans cette région où s'affrontent les masses d'air océanique et continentale : d'où les changements de temps selon les influences de l'un ou l'autre front. Le vent d'est ou dud-est, qui amenait le beau temps, était appelé par les anciens le 'Messin' (vent de Metz).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Baâlon
et Quincy-Landzécourt
Han-lès-Juvigny Montmédy Rose des vents
Mouzay N Iré-le-Sec
O    Juvigny-sur-Loison    E
S
Louppy-sur-Loison

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Graphies

Juvigny à travers les siècles s'est orthographié de différentes façons. Se rencontrent les graphies suivantes dans divers actes et documents : Guvigney (1206), Givygneio (1206), Jevigny (1252), Gevigney (1264), Gevigny (1285), Guiwini (1285), Gyvigneye (1532), Gyvigney, Juvigny (1579).

  • Origine

Le nom du village viendrait de Joviniacum, dérivé du nom du propriétaire, Jovinius, qui possédait les terres, les bâtiments de ferme et la villa à cet endroit.

Sous l'Ancien Régime, le village était appelé Juvigny-les-Dames en raison d’une abbaye bénédictine fondée au IXe siècle par Richilde, femme de Charles le Chauve[1],[2].
Au cours de la Révolution française, ce nom est changé en Juvigny-sur-Loison[3] qui devient le nom actuel de la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Légendes

Par la suite, y aurait été fondée en 874 par la reine Richilde et son époux, Charles II le Chauve, une abbaye de femmes, où furent alors déposées les reliques de sainte Scolastique, vénérée comme étant sœur de saint Benoît de Nursie.

  • Les 40 abbesses

Quarante abbesses auraient présidé, à travers les siècles, aux destinées de Juvigny-les-Dames : une tradition du couvent prétendait que la première abbesse aurait été la reine Richilde elle-même… ou Bertrande venue du monastère Sainte-Aure de Paris.

  • La fin du monastère

Cette belle abbaye fut vendue, comme bien national, lors de la Révolution française, et totalement détruite peu après par ses acquéreurs qui la dépecèrent et la transformèrent en carrière de pierres !

  • Vestiges

De ce couvent de moniales, il ne subsiste plus que quelques vestiges aujourd'hui : ainsi restent l'hôpital (1629), la grande maison des Prévôts, la maison des Chapelains (1634), la brasserie, la vacherie, le moulin (avec ses niches à coquille contenant naguère les statues de la Vierge à l'Enfant, saint Benoît et sainte Scholastique), ainsi que plusieurs puits et caves, et, sur quelques mètres, intact, le mur de clôture crénelé, haut de 6 mètres, qui entourait toute l'abbaye et dont la souche, importante, existe encore sur tout le pourtour, même quand il a été considérablement détruit.

  • Seigneuries

En 1285, dans son reportage poétique du Tournoi de Chauvency, le trouvère Jacques Bretel cite le seigneur de Gevigny ou Gviwini (selon les graphies des manuscrits de Mons ou d'Oxford) qui se mesure au cours d'une joute à Henri de Blâmont. Il en décrit également le blason, qu'on retrouve peint dans la neuvième miniature au recto du folio 117, ornant le récit de ces fêtes chevaleresques (voir l'armorial du Tournoi de Chauvency).

  • Noblesse à décrypter !

En 1965, alors qu'il creusait une tombe au cimetière Saint-Denis, le fossoyeur de l'époque découvrit un grand pommeau d'épée doré ainsi qu'une curieuse médaille en vermeil d'un diamètre de 2,5 cm. Celle-ci, datée de 1486, représente en effigie, sur son cheval caparaçonné, un chevalier armé, brandissant sa bannière. En exergue, ses 16 quartiers de noblesse : 16 blasons différents attestant de l'ancienneté et de la qualité de ses ancêtres... Malheureusement alors, notre fossoyeur, poivrot notoire, vendit le pommeau de l'épée pour trinquer !

  • Le culte des reliques

Après la destruction du couvent, la dernière abbesse fit don des reliques de sainte Scholastique à l'église paroissiale, où elles sont toujours vénérées, lors d'un triple pèlerinage annuel.

  • Vers un autre destin

Longtemps figé autour des murailles de son monastère, qui en était le noyau et le cœur, le village, aujourd'hui, perdant de plus en plus son caractère rural, se banalise, s'agrandit, se lotit et s'installe à présent autour de son église, construite en 1777.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1985 en cours Francis Colin LR  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 272 habitants, en augmentation de 3,03 % par rapport à 2009 (Meuse : -1,29 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
510 541 582 635 680 722 750 705 675
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
649 693 515 732 831 698 661 686 732
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
676 518 516 419 352 318 284 227 299
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
281 244 195 170 173 251 265 267 272
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Depuis 2009, la commune appartient au regroupement scolaire nommé « École des Six Villages de la Vallée des Dames », faisant référence à l'ancien nom de la commune, Juvigny-lès-Dames.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'ancien pensionnat des Frères de la Doctrine Chrétienne.

Juvigny-sur-Loison possède un monument historique : L'église Saint Denis, construite en 1772. On peut le voir notamment sur les pancartes de direction vers la commune, qui indiquent la présence d'un monument historique dans la commune. Plusieurs fontaines, des maisons et l'ancienne abbaye sont inventoriées dans la base Mérimée.

L'ancien pensionnat des Frères de la Doctrine Chrétienne du XIXe siècle, rebâti sur les ruines de l'abbaye par le comte Charles de Vassinhac-Imécourt, neveu de la dernière abbesse de Juvigny.

Le 1er avril 1773, le prince de Condé fit un don de 3000 Livres aux habitants de Juvigny, pour la construction d'une nouvelle église[7].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Depuis l'an 2000, de nombreux arbres rares ont été plantés soit sur le terrain communal, soit dans des propriétés privées, principalement des catalpa en assez grand nombre le long des rues, des séquoias (5), des métaséquoia (4), des tulipiers (4), des cèdres (2) de l'Atlas et de l'Himalaya, des calocèdres (3), des ginkgos bilboa (5), des liquidambars (2), 1 Paulownia imperialis, et 1 Arbre à mouchoirs, etc.

Mais c'est surtout un séquoia géant, planté dans l'ancienne école des Frères (appelé Pensionnat), d'une circonférence de (?), qui est de loin l'arbre le plus ancien, le plus visible et le plus remarquable !

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Mgr Henry Maquet : né le 30 novembre 1843 dans la vieille maison à l'ombre de l'église, professeur au petit séminaire de Verdun, aumônier du pensionnat de Juvigny, curé de Han-lès-Juvigny, jésuite en 1871, missionnaire en Chine, évêque titulaire d'Amathonte et sacré à Shanghaï en 1901, décédé dans sa mission du Tché-Ly en 1919.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Juvigny-sur-Loison Blason Coupé ondé : au 1, d’or à l’aigle couronnée éployée de gueules allumée d’argent surmontant une fasce ondée du même. Au 2, d’azur à la benoite commune d’or, aux cinq pointes d’argent, accostée de deux plumes d’oie celle à dextre posée en bande, celle à senestre posée en barre.
Détails Armoiries composées par Robert LOUIS et Dominique LACORDE, adoptées par la commune le lundi 19 juin 2017 monsieur Francis COLIN étant maire.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pouillé de Verdun.
  • Bulletins du 19e siècle du Pensionnat de Juvigny-sur-Loison.
  • Michel de la Torre, Guide de l'art et de la nature, Meuse, Berger Levrault, 1982.
  • Le Patrimoine des Communes de Meuse, Flohic Éditions, 1999. (pages 684-687).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Juvigny-sur-Loison ou l’esprit bénédictin sur le site de l'office de tourisme du Pays de Montmédy, consulté le 19 mai 2014.
  2. Noms révolutionnaires des communes de France, p. 45, consulté le 19 mai 2014.
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. Source : Inventaire des archives anciennes du Château de Chantilly, p. 1685