Mennetou-sur-Cher

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Mennetou-sur-Cher
Image illustrative de l'article Mennetou-sur-Cher
Blason de Mennetou-sur-Cher
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Romorantin-Lanthenay
Canton Selles-sur-Cher
Intercommunalité Romorantinais et du Monestois
Maire
Mandat
Christophe Thorin
2014-2020
Code postal 41320
Code commune 41135
Démographie
Gentilé Monestois
Population
municipale
888 hab. (2014)
Densité 55 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 16′ 14″ nord, 1° 52′ 00″ est
Altitude Min. 85 m
Max. 136 m
Superficie 16,26 km2
Localisation

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Mennetou-sur-Cher est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Localisation de la Commune de Mennetou-sur-Cher dans l'arrondissement de Romorantin-Lanthenay (Loir-et-Cher)
Localisation de la Commune de Mennetou-sur-Cher dans le canton de Selles-sur-Cher (Loir-et-Cher)
Localisation de la Commune de Mennetou-sur-Cher dans la Communauté de communes du Romorantinais et du Monestois (Loir-et-Cher)

Hydrographie[modifier | modifier le code]

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Pont du Cher.

Quatorzième cours d’eau français par sa longueur (367 km), le Cher peut être considéré comme rivière du centre de la France. Il prend sa source à Merinchal, dans le département de la Creuse, et traverse sept départements avant de se jeter dans la Loire à Villandry, à l’ouest de Tours.

On a l’habitude de scinder le Cher en trois parties :

  • Le Haut Cher qui s’étend de sa source à Montluçon soit environ 70 km.
  • Le Cher Moyen qui sépare Montluçon de Vierzon (150 km)
  • Le Val du Cher, auquel Mennetou appartient, qui couvre le tronçon Vierzon - Villandry ou Bec-du-Cher.

Durant la préhistoire, le Cher a été à l’origine des premiers peuplements de la vallée du Cher, les premiers hommes de la région venant s'y approvisionner en ponsson. À Mennetou la présence en sous-sol de silex taillés atteste de l’installation temporaire d'hommes préhistoriques sur les rives de la rivière.

Au IXe siècle Les Normands l’empruntèrent pour piller le premier monastère bénédictin de Mennetou et dévaster une grande partie de la vallée.

C’est au Moyen Âge que l’on commença à tirer profit de cette rivière capricieuse au lit incertain. À Mennetou, le Cher changera plusieurs fois de lit au cours des siècles.

Au XIIIe siècle la décision de construire un ouvrage fortifié à Mennetou est motivée par la présence de l’eau. À l’époque le lit du Cher avait élu domicile à l’emplacement actuel de la RD 976 et baignait ainsi le pied des remparts. Ses crues violentes et nombreuses auraient découragé les marins les plus vaillants. Ainsi Mennetou était protégé, au sud, des invasions maritimes.

Au Moyen Âge se développe le trafic maritime marchand. Le Cher est alors très fréquenté. Les bateaux remontaient chargés des vins des coteaux de la Loire, de sel, d’ardoises angevines… et redescendaient en échange des matériaux de construction et du bois. Les nombreuses pierres de tuffeau présentes dans les constructions monestoises empruntaient ce chemin.

Cette navigation soumise à la fantaisie des étiages de la rivière et à celle de ses crues était bien souvent irrégulière. Cette situation cantonnait bon nombre de mariniers au port. Chaque ville en possédait un, celui de Mennetou se situait à l’ouest de l’actuel terrain de camping. En sus d’entretenir leur bateau, les mariniers intervenaient parfois dans la construction des maisons. Ainsi dans le Vieux Bourg de Mennetou quelques habitations possèdent des charpentes de marine : coque de bateau renversée ou charpente à trois pans représentant l’avant d’un bateau.

Les eaux du Cher servaient également à alimenter les moulins qui bordaient ses rives. Bien que leur établissement soit antérieur à celui de la navigation, une grande partie fut détruite sous François 1er afin d’assurer la bonne circulation des bateaux. Les Bénédictines de Mennetou possédaient un moulin au lieu-dit Brégeon dont elles tiraient des redevances payées par les meuniers qui l’utilisait. Lors de sa destruction au XVIe siècle on leur promit des indemnités qu’elles ne touchèrent jamais.

Jusqu’au début du XIXe siècle de nombreux travaux furent entrepris afin d’améliorer et de sécuriser la navigation. Au XVIIe et XVIIIe siècle, le Cher devint une voie maritime importante en concourant au trafic international. De nombreux bateaux transportaient les produits de la toute nouvelle Compagnie des Indes qui via la Loire rejoignaient Nantes pour atteindre quelques semaines plus tard le sous-continent. La concurrence des voies routières et la disparition du métier de marinier mirent fin très rapidement au trafic maritime sur le Cher.

On exploita pendant un temps les ressources minérales du cher : le sable et le gravier qui entraient dans la composition du ciment et de ses dérivés. À Mennetou, il n’était pas rare de voir dans les années 1950 un dragueur portant sa cargaison à l’usine Meunier, fabricant de parpaings, dans la commune.

Le Cher se trouva au fil du temps une autre vocation : les loisirs. Une base de voiles fut construite à Châtres, village voisin. À Mennetou on construisit un plongeoir. Ses rives se sont dotées d’installation de loisirs : bal parquet, bar-restaurant, terrain de pétanque et jeux pour enfants. Ces installations sont connues sous le nom de « la Plage ».

À Mennetou, il n’y avait pas de lavoir au bord de la rivière. Les femmes allaient laver leur linge en n’importe quel endroit de la rive, généralement proche de leur habitation ou du lieu de travail de leurs époux. Ainsi on apprend que les bénédictines louaient les eaux près de leur moulin de Brégeon aux lavandières du village, un moyen de financer les activités de la communauté. Avant l’ouverture du canal de Berry, l’ensemble des lavandières monestoises se rendaient en un même lieu situé sur la rive droite du Cher, l’actuelle Plage. À partir de 1911, elles disposèrent au même endroit d’une maison où elles entreposaient leur matériel (banc, batte et selle) et où elles faisaient bouillir l’eau. Cette maison est aujourd’hui un bâtiment classé.

À partir de 1839, date d’ouverture du canal de Berry, certaines femmes utilisaient les eaux du canal, jugées plus claires, pour laver leur linge. On rencontre encore aujourd’hui sur le chemin de halage des pierres plates rectangulaires, certaines avec des marches descendant vers l’eau, où les lavandières s’affairaient à leur tâche quotidienne.

Le canal de Berry passe à Mennetou-sur-Cher depuis 1839. Trois ponts levants permettaient de franchir le canal. L’un au centre, face à la Porte d’en Bas, qui existe encore mais qui est fixe ; un second au lieu-dit Bréjeon, à la limite de la commune de Langon ; et un troisième à Villecoifier à la limite de la commune de Châtres-sur-Cher. À Mennetou, il y avait également une écluse.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

De la fondation à la « chute » du roi[modifier | modifier le code]

Situé sur l'ancienne voie de Bourges à Tours, le site fut très certainement un endroit stratégique pour passer le Cher qui, à l'époque gallo-romaine, se trouvait à l'emplacement actuel du canal de Berry. C'est à la fin du VIe siècle que la fille de Clotaire Ier fonde le village en y établissant un monastère. Il semblait encore exister en 813 si l'on en croit l'état du Prieuré de Mennetou dressé au XVIIIe siècle. Les invasions normandes des IXe et Xe siècle seront fatales au monastère. Le nom de Mennetou vient de cette édification mérovingienne : Monastellum (petit monastère), Moneto, Monesto, Menetou puis Mennetou.

Inclus dans la province du Berry qui s'étendait au nord bien au-delà du Cher, Mennetou appartenait au Xe siècle à la maison de Vierzon du comte de Chartres. L'inféodation de Humbault le Tortu (qui fonde La Ferté-Imbault) au comte de Chartres fait passer Mennetou dans le giron des comtes de Blois-Champagne.

Tour ronde défensive XIIIe siècle.
Grange aux Dîmes XIIIe siècle.

C'est en 1212 qu'Hervé II de Vierzon fait fortifier la ville pour parer aux attaques anglaises menées par Jean sans Terre contre Philippe II Auguste. La modestie de l'ouvrage (350 m de long - 250 m de large) ne le rend pas moins efficace. Ce n'est qu'en 1356 en pleine guerre de 100 ans que Mennetou tombera dans les mains anglaises du Prince Noir. L'armée de Du Guesclin libèrera la ville au cours de l'an 1370. Deux siècles plus tard, Claude de La Châtre de La Maisonfort tentera de prendre la ville, alors protestante, mais en vain.

Les seigneurs monestois[1],[2],[3]
Nom Date Remarque
Geoffroy de Vierzon vers 1020
Arnoul 1er 1025
Geoffroy 1er 1095
Arnoul II 1110
Goeffroy II 1142
Hervé 1er 1144
Guillaume 1er 1192
Hervé II 1197
Henri de Seuly 1235
Guillaume II 1250
Hervé III 1261 */
Geoffroy de Brahant 1284 Mennetou passe dans la maison d'Issoudun
Jean de Thouars 1320
Godemar de Linières 1381
Jean de Linières – évêque de Viviers 1410
Douin de Vaudenay 1451 à l'origine de l'agrandissement
du château et de la restauration des remparts
Claude de Vaudenay 1459
Louis, duc d’Orléans 1472
Louis Le Loup 1515
Robert Le Loup 1520
Robert le Loup 2e du nom 1540
Christophe Le Loup 1560
Blain Le Loup 1594
André du Ryan 1600
François de Cugnac 1622
Edme de la Châtre 1632
Louis de la Châtre 1656
Henri II de Senneterre 1674
Henri III duc de la Ferté 1685
Henri-François – duc de la Ferté 1710
Marie-Angélique de la Motte-Houdancourt
(duchesse de la Ferté)
1742
Françoise de Senneterre,
Marquise de la Ferté,
puis de Boudreville
1744
Louis Philippe, marquis de la Ferté 1746

Le prieuré[modifier | modifier le code]

Fondé au XIIIe siècle et placé sous la tutelle de l'abbaye bénédictine de Beaumont-lès-Tours, le prieuré de Mennetou fut largement doté au cours des siècles pour atteindre son apogée au XVIIe siècle Composé des appartements de la prieuré (restes actuels), de dortoirs, salles de travail et réfectoire, le corps du logis s'étirait au sud sur environ 25 mètres pour venir buter contre le château (emplacement actuel de l'Auberge de la Tour). Adossé à la muraille, les 16 petites chambres des bénédictines n'avaient de vue que sur l'intérieur de la ville. Devant le renouveau religieux du XVIIe siècle, nos bénédictines se trouvèrent rapidement à l'étroit, des travaux d'agrandissement du dortoir et de restauration de diverses salles sont réalisés au printemps 1663. En 1686, les bénédictines deviennent propriétaire du château, le couvent s'étend ainsi de la tour du Prieuré à la porte d'en bas, leur domaine représente alors le quart de la ville englobant l'église dont la petite nef au sud sert de chapelle aux religieuses.

Le descriptif de la propriété lors de sa vente en bien national (1791) indique un état de délabrement avancé, preuve s'il en était de la pauvreté effective du couvent à l'aube de ce XVIIIe siècle finissant.

Chaise prieurale.
Prieuré bénédictin XIIIe siècle.
Liste (sans doute incomplète) des prieures de Mennetou[3]
Nom Date
Denise 1213-1226
Jacqueline 1270
Sanche 1271
Projete de Blanchefort 1410
Marie de Beaumont 1464
Jeanne le Roux 1490
Jeanne de la Touche 1540
Olive Davot 1564
Renée de Refuge 1601
Gabrielle Gillier de Puygareau 1632
Angélique d’Orléans de */ Rère 1676
Renée de Verthamont 1717
De la Grange Trianon 1733
Françoise le Gras 1746
Marie des Avenelles */ 1767
Marie Anne Thiballier 1775

La Révolution[modifier | modifier le code]

À la veille de la Révolution, Mennetou dépendait de la généralité d'Orléans, de l’élection de Romorantin et de l'archidiocèse de Bourges. Henry François Thibault de la Carte, comte de La Ferté-Senneterre, colonel du régiment du Perche Infanterie, baron de Doulcet et Cigognaux en Berry veillait à la sécurité de ses 645 sujets et de ses quelque 4570 hectares de terre monestoise. Trop éloigné de Paris, Mennetou n’eut pas à souffrir des violences et pillages révolutionnaires. Il y fut toutefois rédigé des cahiers de doléances. L’Assemblée, composée de 51 membres, chargée de rédiger les cahiers de doléances, se réunit le sous la présidence de Gabriel-Guillaume Brinet, procureur fiscal de la justice et châtellerie de Mennetou. On y dénoncera une trop forte imposition : « Nous exposons dans la plus grande vérité qu’il n’est aucune ville, bourg ni village de France plus accablé en toutes impositions… » On y revendiquera une égalité territoriale devant l’impôt : « … pour mettre tous les individus dans le cas de payer au souverain par égalité et sans distinction et comme tous les sujets l’imposition, il faudrait d’abord jeter les yeux sur toutes les différentes provinces… » Et une inégalité individuelle : « Nous déclarons ne pouvoir voir d’un œil tranquille les exemptions pécuniaires accordées à l’état ecclésiastique… » « La Noblesse se trouve de même à notre grand préjudice favorisé par le seul fait du hasard, puisqu’en donnant l’existence à un être dans cet Ordre il lui procure l’exemption d’impositions. » Et de conclure : « Ne sont-ils pas cependant, et ces nobles de par finance ainsi que les ecclésiastiques, nos frères comme tous enfants du premier des hommes, et ne sont-ils pas aussi sujets comme nous de notre Roi ? » Enfin on y prônera une réforme de la justice : « Que l’administration de la justice soit simplifiée, plus prompte et moins dispendieuse ; à cet effet, abréger les délais de la procédure ainsi que sa forme… »

Les extraits des cahiers de doléances dénotent la volonté du peuple de participer à la gestion de l’État et de prendre en main son propre destin[4].

Au fil des guerres[modifier | modifier le code]

1870-1871[modifier | modifier le code]

En 1870 la France déclare la guerre à l’Allemagne alors que cette dernière avait des forces une fois supérieures aux siennes. Après le désastre de Sedan puis la défaite des armées de la Loire, la capitulation de Paris mit fin aux hostilités mais la France dut subir l’occupation des armées ennemies pendant deux ans. Mennetou n’a pas dû souffrir beaucoup de cette occupation car sur les comptes rendus des réunions du conseil municipal de cette époque, nous n’en trouvons trace, pas plus que de réquisitions de céréales ou de denrées alimentaires. Seule la réunion du conseil municipal du 15 janvier 1871 fait allusion à la guerre. En voici le texte :

« Monsieur le Président a exposé que la commune a des dépenses à payer faites par la Garde nationale pour acquisition de clairons et de caisses, pour l’éclairage et le chauffage du corps de garde, pour frais d’imprimés.

Que chaque jour il passe des militaires prisonniers évadés qu’il faut nourrir et loger.

Qu’il y a beaucoup de malheureux sans ouvrage et qu’il y a urgence de venir à leur secours.

Qu’en conséquence il propose au conseil de porter une somme de six cents francs pour payer les dites dépenses.

Le Conseil après en avoir délibéré

Considérant que la commune a des dépenses à payer pour la garde nationale sédentaire, pour les militaires passagers et qu’il y a lieu de subvenir aux besoins des indigents.

Vote à l’unanimité une somme de six cents francs prise sur les fonds libres pour payer les dites dépenses.

Les dépenses seront payées par le receveur municipal sur seule production de mémoires des fournisseurs et sans qu’il soit nécessaire de présenter aucun marché.

Fait et délibéré à la mairie de Mennetou, le jour, mois et an que dessus.

Et après lecture faite les membres présents ont signé »

1914-1918[modifier | modifier le code]

Mennetou, comme tout le pays, privé de ses forces vives du fait de la mobilisation eut à faire face à des problèmes de main-d’œuvre, notamment dans le domaine agricole. Les femmes devaient assurer la bonne marche des exploitations, aidées par les enfants et les hommes non mobilisables. Trente-quatre enfants de Mennetou laissèrent leur vie dans la Première Guerre mondiale.

L’accueil des Espagnols de la Retirada[modifier | modifier le code]

Entre le 29 janvier 1939 et le 8 février, plus de 3 100 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant Franco, arrivent dans le Loir-et-Cher. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (les haras de Selles-sur-Cher sont notamment utilisés), 47 villages sont mis à contribution[5], dont Mennetou-sur-Cher[6]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants, sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[7]. Au printemps et à l'été, les réfugiés sont regroupés à Bois-Brûlé (commune de Boisseau)[8].

Articles détaillés : Retirada et Histoire du Loir-et-Cher.

1939-1945[modifier | modifier le code]

Photo du film
La Cicatrice : Les passeurs sur la ligne de démarcation

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Mennetou-sur-Cher se trouve sur la ligne de démarcation[9].

En 1960 sort le film Fortunat, d'Alex Joffé, avec Bourvil, Michèle Morgan et Gaby Morlay, dont l'histoire se passe en partie à Mennetou : Bourvil y tient le rôle d'un passeur qui, en l'accompagnant à Toulouse ville en zone libre, sauve une famille en faisant semblant d'être le mari de l'épouse d'un résistant arrêté. Également, le film La Cicatrice : Les passeurs sur la ligne de démarcation, réalisé par Dominique Adt, coproduit par TGA, France Télévisions & TV Tours et tourné en partie à Mennetou-sur-Cher en , aborde un aspect de la Deuxième Guerre mondiale qui n’est traité que de manière marginale : l'attitude des passeurs qui n'étaient pas tous animés de bons sentiments et dont certains, à cause de l’appât du gain, augmentaient fortement le prix du passage pour les Juifs ou les livraient aux Allemands. Ce film essaye ainsi de rendre compte de toute la diversité des passeurs s'affairant de part et d'autre de la ligne de démarcation[non neutre].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[10]
Période Identité Étiquette Qualité
1810 1810 Azouit (prénom ?)    
1812 1815 Henri Pereault    
1816 1816 Louis Maquaire    
1832 1834 Etienne Soupiron    
1834 1846 Louis Maquaire    
1846 1852 Louis Deniau    
1852 1860 Garneau   Notaire
1860 1868 Louis Deniau    
1868 1881 Garneau   Notaire, 2e mandat
1881 1888 Jacques Bataille    
1888 1904 Eugène Girault    
1904 1912 Octave Piat    
... ... ...    
    Lucien Benjamin Breitman    
    Jean Bourelier    
    Gérard Ruffin    
... ... ...    
1971 1977 Camille Gaugry    
1977 1989 Geneviève Clouzard    
mars 2001 mars 2008 Jean-Paul Valentini   Médecin
mars 2008 en cours
(au 30 avril 2014)
Christophe Thorin    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[12],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 888 habitants, en augmentation de 1,14 % par rapport à 2009 (Loir-et-Cher : 1,71 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
797 802 751 816 885 920 858 932 947
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
903 926 990 1 066 1 066 1 012 1 011 1 060 1 081
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 057 1 156 1 079 922 950 942 904 880 908
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
950 967 984 900 827 903 874 886 888
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (33,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,1 %, 15 à 29 ans = 12,5 %, 30 à 44 ans = 16,7 %, 45 à 59 ans = 21,4 %, plus de 60 ans = 31,3 %) ;
  • 51,4 % de femmes (0 à 14 ans = 14,7 %, 15 à 29 ans = 12,9 %, 30 à 44 ans = 15,8 %, 45 à 59 ans = 20,5 %, plus de 60 ans = 36,1 %).
Pyramide des âges à Mennetou-sur-Cher en 2007 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
1,8 
14,4 
75 à 89 ans
16,3 
16,7 
60 à 74 ans
18,0 
21,4 
45 à 59 ans
20,5 
16,7 
30 à 44 ans
15,8 
12,5 
15 à 29 ans
12,9 
18,1 
0 à 14 ans
14,7 
Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[16]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Les fêtes médiévales[17] se tiennent tous les deux ans (années impaire), le week-end suivant le 14 juillet.

La foire aux andouillettes et aux petits élevage de Mennetou-sur-Cher, a lieu le premier week-end de mai depuis 1972.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voies[modifier | modifier le code]

78 odonymes recensés à Mennetou-sur-Cher
au 23 février 2014
Allée Avenue Bld Chemin Clos Impasse Montée Passage Place Pont Route Rue Ruelle Voie Autres Total
6 0 0 0 0 0 0 0 6 [N 1] 0 2 [N 2] 36 0 0 28 [N 3] 78
Notes « N »
  1. Dont Place du 11-Novembre et Place du 19-Mars-1962.
  2. Route de Maray et Route de Sologne.
  3. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & perche-gouet.net & OpenStreetMap

La cité médiévale[modifier | modifier le code]

Maison en pans de bois, du XVIe siècle.
Maison à colombages du XVe siècle.

L'enceinte médiévale a été érigée au début du XIIIe siècle sous le règne de Philippe II et sous la seigneurie d'Hervé II de Vierzon. De cette époque le village conserve trois portes d'entrée de plan carré, trois tours rondes défensives ainsi que des fragments du mur d'enceinte. Ces fortifications sont classées monuments historiques.

Les rues et ruelles du village, aux noms évocateurs (rue des Trois-Rois, d'Enfer et de Paradis, etc.) sont bordées de maisons des XVe et XVIe siècles, dont certaines inscrites aux monuments historiques (Maison François-Ier). Le village possède encore sa grange aux dîmes de style gothique angevin du XIIIe siècle ainsi qu'une partie du prieuré bénédictin implanté en 1206.

L'église Saint-Urbain[modifier | modifier le code]

Église Saint-Urbain, Mennetou-sur-Cher.

L'église Saint-Urbain de Mennetou-sur-Cher est classée aux monuments historiques depuis 1920.

Spécialité gastronomique[modifier | modifier le code]

L’andouillette est la spécialité gastronomique de Mennetou-sur-Cher. Il en existe deux techniques de fabrication :

  • industrielle qui consiste à introduire dans les chaudins (boyaux) à l’aide d’un poussoir, des produits issus du porc, quelquefois d’autres animaux, et hachés grossièrement ;
  • artisanale qui consiste à découper de fines lanières de panses et d’intestins, de porc exclusivement et de les introduire dans les chaudins à l’aide d’une ficelle que l’on retire ensuite. D’où le nom d’andouillette pur porc et tirée à la ficelle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr mennetou sur cher (loir-et-cher).svg

Les armoiries de Mennetou-sur-Cher se blasonnent ainsi :

D'argent à la fasce d'azur chargée d'un rempart en ruines d'or, maçonné de sable.

Une couronne figurait sur un blason plus ancien "d'argent à une fasce (alias, une bande) d'azur chargée d'une couronne d'or". Le dessin de ces remparts en serait la représentation déformée.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dossier documentaire de l'inventaire du patrimoine - Base Mérimée
  2. Mennetou sur Cher et son canton - Bra*/ nger & Tripault - (ISBN 2-9506352-0-2)
  3. a et b Les cahiers du CDPA - patrimoine de votre commune no 36 -
  4. Archives communales
  5. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  6. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  7. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  8. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  9. Jean-Claude Catherine, La ligne de démarcation en Berry-Touraine, 1940-1944 : contrôles et passeurs clandestins au cœur de la France, Points d'encrage, 1999. (ISBN 978-2-911853-02-9)
  10. Sources : De 1810 à 1912 : Mennetou-sur-Cher - Histoire du cantonMennetou-sur-Cher- Histoire du canton, par Jean Branger et Robert Tripeau, Éditions du Syndicat d'initiative de Châtres-sur-Cher, janvier 1992, (ISBN 2-9506352-0-2).
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  15. « Évolution et structure de la population à Mennetou-sur-Cher en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 octobre 2010)
  16. « Résultats du recensement de la population du Loir-et-Cher en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 octobre 2010)
  17. images des fêtes médiévales sur mennetousurcher.free.fr
  18. Rencontre autour de l’histoire de la famille Breitman, Consulté le 18 octobre 2012
  19. Qui était Thierry la Fronde ?, Le Petit Solognot, Automne 2009 no 50, p. 17
  20. Notice de Zabou Breitman dans le Dictionaire des personnalités de Sologne et Environs, Le petit Solognot, printemps 2011
  21. Zabou Breitman - Forcedynamique Blog, Consulté le 18 octobre 2012