Bruno Ledoux

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Bruno Ledoux
Bruno Ledoux.jpg

Bruno Ledoux en 2009.

Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (52 ans)
Nationalité
Activités

Bruno Ledoux, né [1], est un homme d'affaires, un producteur de cinéma et un collectionneur français.

De 2011 à 2014, il est actionnaire de référence du journal Libération, devenant en 2014 président du conseil de surveillance du journal[2].

En 2015, il est un des fondateurs et actionnaires minoritaires de l'Altice Media Group qui détient les titres de presse Libération, l'Express, l'Expansion, l’Étudiant, la chaine I24news et de nombreux autres médias, au côté de Patrick Drahi. Il est par ailleurs actionnaire de référence du journal Le Nouvel Économiste et des magazines et sites internet de sports extrêmes Surf Session, Ocean Surf Report, Beachbrother, Avenue de la Glisse et aussi de Sports Weather et Agate Météo, spécialisées dans les prévisions et expertises météorologiques.

Il est notamment connu pour avoir été l'acteur principal du sauvetage de Libération de la faillite en 2014.

Il est depuis juillet 2017 l'un des actionnaires de contrôle du club de rugby Biarritz Olympique Pays Basque (BOPB).

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Bruno Ledoux est un descendant de Charles Ledoux, fondateur en 1881 de la Société minière et métallurgique de Penarroya (Metaleurop) et d'Albert Ledoux, représentant personnel du général De Gaulle pour l'Amérique du Sud pendant la Seconde Guerre mondiale[3],[4]. Il est également originaire de la région de Biarritz[5].

Après des études secondaires au lycée Saint-Louis-de-Gonzague (Paris, 16e), il suit un cursus math sup et math spé au lycée Janson-de-Sailly (Paris, 16e). Il est ancien élève du Conservatoire national des arts et métiers, diplômé d'une maîtrise de l'université de Paris-Dauphine, et ancien élève de la London School of Economics and Political Science (LSE, Londres) en Master[6],[7].

Vie professionnelle[modifier | modifier le code]

Après un premier emploi au sein de l'équipe de gestion de quatre plates-formes en mer du Nord chez Total Oil Marine[Quand ?], la filiale du groupe Total à Londres, Bruno Ledoux revient en France[Quand ?] et se lance dans l'immobilier.

Fondateur et actionnaire de référence du Groupe Colbert, il réalise de nombreuses acquisitions en partenariat avec les principales banques d'affaires mondiales Lehman Brothers, GE Capital, Natixis, ou des acteurs importants tels que Vinci Immobilier. Le groupe Colbert est propriétaire de nombreux immeubles dans Paris ou sa proche banlieue, entre autres : les tours Mercuriales à Bagnolet[8], les tours Whirpool à Suresnes, l'immeuble du siège du journal Libération, 11 rue Béranger à Paris[9].

Il est propriétaire du Golf Club Saint-Tropez et d'un important domaine résidentiel et hôtelier sur site. Depuis 1995, il est propriétaire du joaillier Técla, 2 rue de la Paix, à Paris[10].

En 2008, il constitue et devient actionnaire de référence de l'OPCI Re-novation Amundi Lupa, société foncière réglementée par l'Autorité des marchés financiers (AMF)[réf. souhaitée].

De 2011 à 2014, il devient actionnaire de référence du journal Libération. En février 2014, il est président du conseil de surveillance du journal, en remplacement d'Anne Lauvergeon[11].

En 2014, il prend le contrôle de 100 % des parts du journal Libération via sa holding personnelle Bruno Ledoux Holding Media (BLHM) afin de sauver le journal de la faillite en s'engageant à investir auprès du tribunal de commerce de Paris la somme de 18 millions d'euros.[réf. nécessaire] À cette occasion, il se heurte à l'hostilité des journalistes du quotidien et défend la nécessité de restructurer drastiquement le journal et de concentrer tous les efforts sur le web afin d'en pérenniser l'avenir. Il devient la cible pendant six mois d'une campagne médiatique sans précédent dans les pages du journal, intitulé « Nous sommes un journal ».

En juillet 2014, après avoir nommé Laurent Joffrin et Johan Hufnagel à la tête du journal, il fait entrer à ses côtés au capital de Libération l'homme d'affaires Patrick Drahi à hauteur de 50 %.

En janvier 2015, il devient actionnaire de référence du journal Le Nouvel Economiste qu'il contribue à sauver de la faillite et président de la nouvelle société éditrice du journal[réf. nécessaire]. Le 11 juin 2015, Bruno Ledoux, qui jusqu'ici détenait 50 % de Libération, transforme ses actions en une part de « près de 10 % » du capital d'Altice Media Group au côté de Patrick Drahi. Via sa holding BLHM, il investit la somme de 14 millions d'euros dans la nouvelle société.[réf. nécessaire] Altice Media Group, qui chapeaute entre autres Libération, L’Express, le magazine L'Étudiant et la chaine de télévision I24news, pèse plus de 300 millions d'euros de chiffre d'affaires.[réf. nécessaire]

Dans un même temps, il investit dans la presse du surf avec le rachat de Surf Session qu'il sauve de la faillite et s'associe avec Benjamin Gufflet, président du Groupe OSR, pour regrouper les titres Surf Session, Surf Report, Beachbrother, Avenue de la Glisse, la régie publicitaire « 24h00.com », Sports Weather et Agate Météo, en vue de créer un groupe média leader dans les sports extrêmes et la météo spécialisée[12].

Le , Bruno Ledoux et Benjamin Gufflet entrent au capital du club de Rugby du Biarritz olympique Pays basque[13]. En juillet 2017, ils deviennent majoritaires du club via la société A-Team Sports Investsments (ATSI), elle-même contrôlée par la société Bruno Ledoux Holding Média (B.L.H.M).

En janvier 2016, il initie un projet de construction de deux tours jumelles de 235 mètres de haut à Suresnes via le fonds règlementé OPCI Re-novation Amundi Lupa.[réf. nécessaire] Les tours, dénommées Erosia, pourraient dépasser de quelques mètres la tour First, l'actuelle plus haute tour de France, et permettre la construction de près de 1 000 appartements.

Entre 2016 et 2017, il entre au capital de plusieurs chaines de télévisions locales de France, la chaine TNT d'Île-de-France Télif ainsi que les quatre chaines de télévision d''Occitanie Toulouse, Montpellier, Perpignan et Nîmes afin de constituer l'amorce du 1er réseau de syndication de l'ensemble des chaines locales de France sous la dénomination VIA en partenariat avec la chaine nationale TF1.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Bruno Ledoux a été marié à Sonia de Maigret dont il est divorcé depuis 2015. Petite-fille de Michel Poniatowski, ancien ministre de l'Intérieur de Valéry Giscard d'Estaing, elle est la suppléante de Gilles Le Gendre dans la deuxième circonscription de Paris. Ils ont deux filles, Alexia et Olivia.

Producteur[modifier | modifier le code]

Bruno Ledoux a également été co-producteur de plusieurs longs-métrages. En 2006, il coproduit le premier film[14] de Maïwenn, Pardonnez-moi, qui reçut de nombreux prix et deux nominations aux César du cinéma 2007.

En 2008, il fait de même avec Stretch[15], film du réalisateur et artiste contemporain Charles de Meaux, le dernier film de l'acteur américain David Carradine, décédé à Bangkok pendant le tournage dans des conditions non élucidées.

En 2010, il coécrit avec le scénariste américain d'origine italienne Alessandro Camon un film biographique sur la vie de Madame Tussaud. Ce film, coproduit par Bruno Ledoux et Stephane Sperry (it), est en cours[Quand ?] de développement aux États-Unis[réf. souhaitée].

Collectionneur et mécène[modifier | modifier le code]

Propriétaire d'une des plus importantes collections privées mondiales consacrées à la Révolution française et à Napoléon Ier[7], ainsi que sur les Première et Seconde Guerre mondiale, Bruno Ledoux a acquis le palais du Roi de Rome à Rambouillet, Yvelines, avec pour projet d'y implanter sa collection et de l'ouvrir au public[16].

Il est également connu pour avoir fait l'acquisition en 2013[17] des archives personnelles d'Hitler prises dan son bunker à Berlin, le 25 novembre 1945, par le commandant Raymond Rose, officier du Groupe français du Conseil de contrôle de Berlin. Ces documents inédits ont été gardés secrètement par Martin Bormann dans une des antichambres des profondeurs de la chancellerie du Reich, détruite par les bombes, contre la volonté de Hitler de les détruire. Ils relatent heure par heure la fameuse tentative de coup d’État de Goering (le télégramme Göring) du pour prendre le contrôle du IIIème Reich, quelques jours à peine avant le suicide d'Adolf Hitler et la fin de la Seconde guerre mondiale.

Il s'agit des seuls documents connus, annotés et signés de la main de Hitler (à l'exclusion de son testament) récupérés dans le bunker malgré ses ordres absolus de destruction de tout document portant sa signature. Ils témoignent de la présence française au cœur même du centre de commandement du pays déchu, dans les tout premiers jours qui ont suivi la bataille de Berlin. Ils ont été publiés en exclusivité par Le Figaro le [18].

Il a acquis en 2014 le château d'Ilbarritz, construit par le baron Albert de l'Espée et laissé à l'abandon depuis un demi siècle, sur la commune Bidart près de Biarritz, pour créer un lieu ouvert au public avec le concours du designer Ora-ïto[19].

Il a également acquis en 2002 aux enchères le manuscrit original de La Javanaise de Serge Gainsbourg.[réf. nécessaire] ainsi qu'en 2017 le manuscrit original de premier jet de La vie en rose d'Edith Piaf qui était détenu par Yves Montand.

Il est par ailleurs associé à l'une des fondations privées du prince Charles[réf. nécessaire].

Voyages et expéditions[modifier | modifier le code]

Bruno Ledoux a monté de nombreuses expéditions, notamment en 2006 au cœur de la forêt primaire au milieu des tribus Pygmées Aka, à la frontière de la Centrafrique et du Congo, et, en 2008, dans la jungle d'Irian Jaya, partie indonésienne de la Nouvelle-Guinée, à la rencontre des tribus Papous ; puis en 2010, à 6 000 mètres d'altitude, au seuil de l'Everest[7].

C'est dans cet esprit qu'il acquiert le trois-mâts goélette d'exploration La Boudeuse, dont le capitaine est Patrice Franceschi[20].

Il est également membre du Cercle du Bois de Boulogne à Paris[réf. souhaitée].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Bruno Ledoux, l'homme qui veut bousculer « Libé » », Nathalie Silbert et Fabienne Schmitt, Les Échos.fr, 31 mars 2014 (consulté le 26 mai 2015).
  2. « Bruno Ledoux va devenir le nouvel homme fort de « Libération » »
  3. Direction des Archives du Ministère des Affaires étrangères, collection Diplomatie et Histoire par Colette Barbier, Henri Hoppenot, chapitre IV: L'exil.
  4. La discipline gaullienne, publié le 9 octobre 2011 dans le journal l'Union.
  5. Sylvie Santini, « Les aventures du baron perché », Vanity Fair n°41, novembre 2016, pages 142-149.
  6. « Biographie Bruno Ledoux », WHO'S WHO IN France,
  7. a, b et c « Bruno Ledoux, collectionneur de l'impossible », sur Le Figaro.fr
  8. http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/les-mercuriales-quel-succes-15-04-2011-1408402.php
  9. http://www.lefigaro.fr/medias/2014/03/28/20004-20140328ARTFIG00362-liberation-renfloue-par-son-actuel-proprietaire.php
  10. « Spécialiste de la perle de culture, Tecla change de mains », Les Echos
  11. Nathalie Silbert et Fabienne Schmitt, « Bruno Ledoux, l'homme qui veut bousculer « Libé » », Les Échos
  12. « Bruno Ledoux investit dans la presse du surf »
  13. « Biarritz: Deux nouveaux actionnaires », sur L'Equipe.fr
  14. http://fr.fulltv.tv/pardonnez-moi.html
  15. http://www.premiere.fr/film/Stretch-1811067
  16. Marc Baudriller, « Bruno Ledoux, actionnaire de Libé et passionné d'histoire », Challenges,
  17. « Les derniers secrets de Hitler (interview vidéo) », sur LeFigaro.fr, Le Figaro, (consulté le 8 décembre 2014)
  18. Cyril Hofstein et François Kersaudy, « Les derniers secrets d'Hitler : les documents retrouvés du bunker (article) », Le Figaro, (consulté le 8 décembre 2014)
  19. http://www.sudouest.fr/2014/09/25/vers-une-deuxieme-vie-de-chateaubruno-ledoux-l-investisseur-1682424-4037.php« Vers une deuxième vie de château Bruno Ledoux, l’investisseur », Sud-Ouest,‎ (lire en ligne)
  20. http://www.arretsurimages.net/breves/2014-08-24/Joffrin-Ledoux-Napoleon-les-a-rapproches-id17813

Article connexe[modifier | modifier le code]