La Boudeuse (goélette)

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La Boudeuse
Image illustrative de l'article La Boudeuse (goélette)
La Boudeuse, Port Autonome de Paris, 8 avril 2009

Gréement trois-mâts goélette
Histoire
Chantier naval Gbr. Figge, Vlaardingen, Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Allongé de 4,2 m en 1942
Lancement 1916
Équipage
Équipage 26
Caractéristiques techniques
Longueur 46 m
Longueur de coque 34 m (pont)
Maître-bau 6,6 m
Tirant d'eau 2,7 m
Déplacement 250 tonnes
Voilure 700 m² (13 voiles)
Carrière
Armateur École de l'Aventure, Patrice Franceschi, Bruno Ledoux
Port d'attache Fécamp, Drapeau de la France France

La Boudeuse est un trois-mâts goélette, à coque acier, construit en 1916 aux Pays-Bas.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il fut d'abord un navire de commerce en mer Baltique et en mer du Nord.
Il fut ensuite utilisé comme navire-école suédois peu après la Seconde Guerre mondiale.
En 2003, il passe sous pavillon français, à l'initiative de l'École de l'Aventure du marin, écrivain et documentariste Patrice Franceschi[1].
Il a été entièrement reconditionné au chantier de Camaret, durant 6 mois, pour associer navigations hauturière, côtière et fluviale. Ce navire d'exploration a un faible tirant d'eau lui permettant d'explorer aussi les fleuves, comme l'Amazone. C'est là qu'il a été rebaptisé La Boudeuse en hommage au célèbre explorateur français Louis Antoine de Bougainville.

La Boudeuse autour du monde[modifier | modifier le code]

Après un vaste tour du monde consacré à la découverte des « peuples de l'eau », le trois-mâts goélette La Boudeuse fit escale, en octobre 2007, au Port autonome de Paris. Le public parisien pouvait visiter le voilier amarré en face de la Bibliothèque François-Mitterrand, dans le XIIe arrondissement.

En octobre 2009, La Boudeuse est repartie pour une nouvelle mission « Terre-Océan », dans le cadre du Grenelle de la mer. Deux années de missions scientifiques (2010-2012) pour servir trois grands thèmes : le développement durable, le dialogue des cultures et la biodiversité.

Les scientifiques attachés au CNRS, au CNES ou au Muséum d'histoire naturelle se relaieront à bord de La Boudeuse. Ils étudieront l'état de la biodiversité, les modifications climatiques, la montée des eaux, la pollution, les problèmes de la pêche, l'évolution des territoires ou encore les effets de la déforestation, en travaillant de concert avec les chercheurs et les universités locales, apportant des moyens techniques et performants bien souvent inexistants sur place. L’objectif fixé est d'approfondir les connaissances de l'existant, d’inventorier les espèces (faune, flore, espèces endémiques...) mais aussi d'examiner les ravages dus à l’activité humaine et au réchauffement climatique.

La Boudeuse fin d'une traversée[modifier | modifier le code]

La Boudeuse étant lourdement endettée (+ de 400 000 euros) à la suite d'un impayé de l'État français, la somme promise n'ayant jamais été versée [2], le tour du monde s'est arrêté au à minuit. Pour renflouer les caisses, le trois-mâts est mis en vente en Martinique (Le Marin) pour un montant de 2,5 millions d'euros.

La Boudeuse, le mot de la fin par son capitaine[modifier | modifier le code]

« Le 1er juin 2010 à minuit, il a été officiellement mis fin à la mission TERRE-OCEAN du Grenelle de la Mer effectuée par le trois-mâts d’exploration La Boudeuse, avec pour capitaine Patrice Franceschi.
Cette décision est intervenue au vu de l’épuisement définitif de tout financement public ou privé pour la poursuite de la mission.
À la même heure, La Boudeuse a achevé sa participation à l’armada des grands voiliers traditionnels sud-américains rassemblés dans le port de Caracas au Venezuela pour commémorer le bicentenaire de l’indépendance des pays d’Amérique latine. Avec l’Ambassadeur de France, l’équipage et son capitaine ont délivré le message d’amitié de la France aux capitaines des navires représentant leurs nations respectives.
La Boudeuse a été mise en vente aux Antilles françaises début juin 2010 afin de permettre le remboursement des dettes contractées pour la réalisation de la première partie de la mission. »

La Boudeuse à Nantes[modifier | modifier le code]

La Boudeuse amarrée à Nantes
La Boudeuse en octobre 2010

Le trois-mâts s'est amarré au ponton de l'île de Nantes le lundi vers 18 h, où elle restera pendant plusieurs mois... En effet, après un retour à Brest en août, La Boudeuse a dû quitter la cité du Ponant, celle-ci n'ayant plus de place à quai à lui offrir. Le trois-mâts ayant été très bien accueilli en 2007 à Nantes, c'est donc jusqu'à la cité des Ducs que son capitaine, Patrice Franceschi l'a conduit pour une durée indéterminée[3].

Le navire y restera amarré jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée pour son avenir. Pour le capitaine et son équipage, le but est d'empêcher sa vente et de reprendre la mer avec de nouveaux objectifs.

En attendant, le bateau va faire l'objet de visites guidées ouvertes au public sous réservation préalable auprès de l'office de tourisme de Nantes à partir du samedi 23 octobre et pour une durée encore indéterminée, et ce tous les après-midi pendant les vacances, ainsi que les week-ends.

La Boudeuse a été saisie par le fisc le 13 décembre 2010 en raison d'un impayé de TVA[4].

Renaissance des missions de La Boudeuse (Patrice Franceschi, ACTED et Bruno Ledoux)[modifier | modifier le code]

L'Association de solidarité internationale (ACTED) reprend le flambeau de ce trois-mâts d'exploration[5]
La création d’un Fonds de dotation commun appelé « Mission Terre-Océan » permet la poursuite des campagnes d’exploration de La Boudeuse. Cette mission se consacre à la recherche sur les grands enjeux environnementaux, climatiques et humains.

En 2014, l'homme d'affaires Bruno Ledoux, actionnaire de Libération (journal), investit dans La Boudeuse dont il devient copropriétaire à hauteur de 50% pour effacer les dernières dettes et relancer au coté de Patrice Franceschi les missions d'aventures et d'exploration.

Le navire fait l'objet de travaux de rénovation et se tient prêt pour de nouvelles missions sur les enjeux écologiques et humanitaires.

Un ouvrage est publié par les éditions La Martinière sous la direction de Patrice Franceschi pour retracer l'histoire de La Boudeuse depuis 2003 et ses nombreuses aventures autour du monde.

En septembre 2015, ACTED, Patrice Franceschi et Bruno Ledoux mobilisent La Boudeuse pour la Conférence de Paris de 2015 sur le climat (COP21).

Différents événements se tiennent à bord, organisés par ACTED, l'Ecole de l'Aventure, le Comité 21, son Projet Solutions COP21, et Convergences. Ces animations rassemblent les acteurs du changement et porteurs de solutions durables. La Boudeuse sert également d'espace de réflexion et d'échanges dédiés au Zéro exclusion, Zéro carbone, Zéro pauvreté, avec des rencontres, des débats, des ateliers, des conférences, etc.

Le trois mats goélette arrive à Paris le 13 septembre et fait escale pour 4 mois sur le quai du Pont de l'Alma, où il propose des visites gratuites chaque samedi de 10h à 18h (sauf 13 h), à chaque heure pile [6].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. Patrice Franceschi
  2. « La Boudeuse saisie par le fisc », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  3. « La Boudeuse n'a plus le vent en poupe », Ouest-france,‎ (lire en ligne)
  4. « La Boudeuse saisie par le fisc », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  5. Mission Terre-Océan
  6. Site de La boudeuse

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrice Franceschi et Nicolas Clérice,« La Boudeuse » en Amazonie : Carnets d'expédition, Glénat Livre, novembre 2005, (ISBN 2723452190)