Écueillé

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Écueillé
Écueillé
La mairie en 2011.
Blason de Écueillé
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre
Arrondissement Châteauroux
Canton Valençay
Intercommunalité Communauté de communes Écueillé - Valençay
Maire
Mandat
Jean Aufrère
2014-2020
Code postal 36240
Code commune 36069
Démographie
Gentilé Écueillois
Population
municipale
1 289 hab. (2016 en diminution de 1,3 % par rapport à 2011)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 05′ 06″ nord, 1° 20′ 50″ est
Altitude Min. 119 m
Max. 187 m
Superficie 34,9 km2
Localisation

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Écueillé
Liens
Site web ecueille.fr

ÉcueilléÉcouter est une commune française située dans le département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le nord-ouest[1] du département, à la limite avec le département d'Indre-et-Loire. Elle est située dans la région naturelle du Boischaut Nord.

Les communes limitrophes[1] sont : Nouans-les-Fontaines (7 km), Villedômain (7 km), Préaux (8 km), Heugnes (9 km), Luçay-le-Mâle (9 km) et Jeu-Maloches (10 km).

Les communes chefs-lieux[1] et préfectorales sont : Valençay (19 km), Châteauroux (40 km), Issoudun (51 km), Le Blanc (54 km) et La Châtre (74 km).

Localisation de la commune d'Écueillé

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les hameaux et lieux-dits de la commune sont : les Renardières, Courcueil, les Bruyères, l'Ecoublère, le Village des Champs, la Ferrière, la Choltière, la Haute Roche, la Basse Roche, les Bossées, Crasset, le Bois Franc, Beauvais, Bretagne, Mazère, la Saulaie, la Boutiniere, la Brémaudière, Vérette, le Moulin de la Roche et Hervault[2].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est arrosé par la rivière Tourmente[2], de plus il possède les sources de la rivière Modon[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Normales et records pour la période 1981-2010 à la station météorologique de Châteauroux - Déols
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,3 1,3 3,5 5,3 9,2 12,4 14,4 14,3 11,2 8,5 4,1 1,8 7,3
Température moyenne (°C) 4,2 4,9 8 10,4 14,4 17,8 20,2 20 16,6 12,8 7,5 4,7 11,8
Température maximale moyenne (°C) 7,1 8,6 12,6 15,5 19,6 23,1 26 25,6 21,9 17,1 11 7,6 16,3
Record de froid (°C)
date du record
−22,8
16-01-1985
−22,8
14-02-1929
−10,8
01-03-2005
−4,2
07-04-1929
−1,4
11-05-1928
1,2
01-06-1936
4
10-07-1948
4,5
06-08-1967
0
30-09-1936
−5,2
30-10-1997
−8,7
24-11-1998
−17
10-12-1967
−22,8
16-01-1985
Température maximale la plus basse (°C)
date du record
−14,9
16-01-1985
−10,8
02-03-1956
−1,9
05-04-1971
1,5
06-04-1911
6,9
04-05-1977
11,1
09-06-1956
12,8
19-07-1966
13,9
31-08-2007
9,5
29-09-1919
2,8
27-10-1931
−2,9
22-11-1993
−10,2
20-12-1938
−14,9
16-01-1985
Température minimale la plus haute (°C)
date du record
12
02-01-1916
12,1
27-02-1960
14,9
11-03-1981
14,5
28-04-1913
18
12-05-1912
22,3
28-06-2005
23
21-07-1995
23,3
06-08-2018
20,5
05-09-2017
18,9
01-10-2001
15,1
07-11-1954
13,4
04-12-1961
23,3
06-08-2018
Record de chaleur (°C)
date du record
18,5
05-01-1999
24
27-02-2019
28
25-03-1955
31,5
22-04-1893
34,5
29-05-1944
37,7
26-06-1947
40,2
28-07-1947
40,5
02-08-1906
38
01-09-1906
30,3
07-10-2009
24,5
02-11-1899
20,5
16-12-1989
40,5
02-08-1906
Ensoleillement (h) 72,1 91,9 155,6 178,5 208,6 210,4 231,7 235,5 189,5 128,3 79,6 59 1 840,7
ETp Penman (mm) 13,8 23,2 56,1 82,1 112,9 132,8 147,8 131,5 79,5 41,3 15,9 10,2 847,1
Record de vent (km/h)
date du record
105,4
NC
132,1
23-02-2009
126
NC
104,4
NC
94,5
NC
109,8
13-06-2002
104,4
NC
115,2
NC
104,4
NC
97,2
NC
100,8
NC
126
NC
132,1
NC
Record de la pression la plus basse (hPa)
date du record
973,1
NC
965
NC
983,7
NC
981,8
NC
989,6
NC
991,6
NC
978,2
NC
996,9
NC
989,9
NC
980,1
NC
973
NC
967,9
NC
965
NC
Record de la pression la plus haute (hPa)
date du record
1 045,1
NC
1 043,4
NC
1 046,7
NC
1 035,7
NC
1 033,5
NC
1 047,5
NC
1 030,6
NC
1 030,6
NC
1 034,9
NC
1 035,6
NC
1 040,2
NC
1 045,6
NC
1 047,5
NC
Précipitations (mm) 59,2 48,8 52,1 65,8 73,3 54,9 56,6 56,1 64,3 73,8 64,9 67,3 737,1
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
48,7
20-01-1910
29,7
05-02-1955
32,4
29-03-1978
42,6
18-04-1964
54,1
12-05-1910
67,6
04-06-2002
60,4
08-07-1919
66,1
29-08-1945
58,6
17-09-1975
43
29-10-1981
35,2
05-11-1962
51,6
24-12-1995
67,6
04-06-2002
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 1 mm 4,9 5,3 5 5,8 6,2 7,5 7,4 7,2 8,3 6,4 5,7 5,9 6,3
Source : Infoclimat.fr
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
7,1
1,3
59,2
 
 
 
8,6
1,3
48,8
 
 
 
12,6
3,5
52,1
 
 
 
15,5
5,3
65,8
 
 
 
19,6
9,2
73,3
 
 
 
23,1
12,4
54,9
 
 
 
26
14,4
56,6
 
 
 
25,6
14,3
56,1
 
 
 
21,9
11,2
64,3
 
 
 
17,1
8,5
73,8
 
 
 
11
4,1
64,9
 
 
 
7,6
1,8
67,3
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm
Article détaillé : Climat de l'Indre.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est desservi par les routes départementales : 8, 8A, 8C, 11, 13 et 109[4].

Transports[modifier | modifier le code]

La ligne de Salbris au Blanc passe par le territoire communal, une gare[4] dessert la commune, par le train touristique du Bas-Berry. L'autre gare ferroviaire la plus proche est celle de Loches[4] (28 km), sur la ligne de Tours à Châteauroux.

Écueillé est desservie par la ligne S du Réseau de mobilité interurbaine[5].

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre[4], à 43 km.

Le territoire communal est traversé par le sentier de grande randonnée de pays de Valençay[2].

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Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente le détail du secteur des logements[6] de la commune :

Date du relevé 2013 2015
Nombre total de logements 820 829
Résidences principales 75,3 % 74,3 %
Résidences secondaires 8,6 % 9 %
Logements vacants 16,1 % 16,7 %
Part des ménages propriétaires de leur résidence principale 72,4 % 72,4 %

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Scubiliacus de 1107 à 1150, Escubiliacus en 1228, Esculleium en 1239, Escueillé en 1533[réf. nécessaire], Escully en 1566[7]. Elle figure sous son vocable actuel sur les cartes de Cassini établies dans la seconde moitié du XVIIIe siècle.

Étymologie des paroisses rattachées :

Ses habitants sont appelés les Écueillois[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

On a retrouvé à Écueillé quelques vestiges préhistoriques (notamment trois polissoirs), des monnaies gauloises et des vestiges gallo-romains près du village de Mazère.

Il existe à Écueillé la rue du Vieux-Fort et la rue de l'Ancienne-Caserne, évoquant la citadelle avancée de la Touraine. En effet, Écueillé, avant la Révolution appartenait à la province de Touraine. En 1150 elle est une paroisse du diocèse de Tours, dépendant de l'abbaye Saint-Sauveur de Villeloin[9]. Le prieuré relevait du château de Loches. La châtellenie relevait du palais archiépiscopal de Tours et fut incorporée en 1553 à la baronnie de Buzançais ; elle passa au XVIIIe siècle aux mains des familles La Trémoille et Choiseul.

Le l'archidiacre de Tours en visite à Écueillé affranchit le serf Clément Baboin qui est le premier Écueillois identifiable par un prénom et un patronyme.

Écueillé a connu une flambée de violences en 1574-75 lors des guerres de religions. En particulier, François de Valois duc d'Alençon (frère du roi Henri III) arriva à Écueillé le et laissa ses soldats se livrer pendant trois jours à des pillages au prieuré et dans des fermes.

En 1617, la halle (40 m de long sur 14 m de large) est construite au centre du bourg, à l'emplacement de l'ancien cimetière (racheté en 1611 par François de Fiesque, conseiller d'État, seigneur d'Ecueillé, baron de Levroux et de Brion) sur les plans de trois maitres-charpentiers de Loché-sur-Indrois : Noël Masson, Ursin et Vincent Goubelet ; elle a été acquise par la commune en 1850, démontée en 1880 et en partie remontée dans les hameaux de la Choltière et la Boutinière.

Écueillé a subi les crues de la Tourmente en et .

Un cahier de doléances a été rédigé le à Écueillé.

En 1790, lors de la formation des départements, Écueillé fut incorporée à l'Indre-et-Loire mais une loi ultérieure du 18 ventôse an VI la rattacha à l'Indre à la suite des protestations de ses habitants qui trouvaient Tours beaucoup trop éloignée.

Les biens ecclésiastiques (prieuré présenté comme un manoir, moulin des Champs, métairie du Bois Franc) sont réquisitionnés en 1790 ; ils s'étendent au total sur 210 hectares ; le , ils sont acquis pour 11 000 livres par l'huissier écueillois Grégoire Gauguery.

Le l'abbé Suzor, curé assermenté de la paroisse d'Écueillé, est élu archevêque de Tours par les 329 prêtres et religieux assermentés de Touraine, réunis à la cathédrale de Tours. Note de René Coursault[10] : « Â son passage à Loches il fut félicité par les autorités et par M. Gaultier, président des Amis de la Constitution ; il fut moins bien reçu à Ligueil malgré le discours d'Ysabeau, son grand vicaire, oratorien défroqué ; à Loches plusieurs prêtres refusèrent de prêter serment comme M. Rocher, curé de Saint-Ours ».

Les 13 et , Écueillé fut occupée pendant deux jours par 200 insurgés royalistes dans le cadre de la « Vendée de Palluau » et cette occupation se conclut, outre la débandade des assaillants, par l'exécution en place publique d'un dénommé Sylvain Robert, originaire de Villedômain. L'épisode est relaté sur le blog de Michaël Beigneux.

Les petites communes mitoyennes d'Hervault (en 1813) et de Cloué (en 1854) ont fusionné avec Écueillé.

Rappels sommaires sur deux anciennes paroisses qui ont fusionné avec Ecueillé :

  • Cloué : occupée par un riche propriétaire terrien à l'époque gallo-romaine ; traversée par le « chemin de César » par où transita souvent Saint-Martin au IVe siècle ; habitat dispersé entre plusieurs hameaux : le Moulin de La Roche, l'Ecoublère, la Saulais, les Bossées, les fiefs de Haute Roche et Basse Roche (dépendant au XIIIe siècle des frères Poitevin), la Ferrière (propriété des Boisvilliers, Leroy, Préaulx, lieu du nouveau cimetière depuis le début du XVIIe siècle) ; des lettres royales de 1449 dispensent les habitants de plusieurs redevances et corvées ; Cloué a toujours figuré sur les cartes du Berry ; l'église Saint-Martin (désaffectée depuis 1790) dépendant de l'abbaye de Miseray ; depuis 1809 les défunts sont inhumés à Ecueillé ; église, cimetière et mairie ont disparu du paysage au début du XIXe siècle ; Cloué a fusionné avec Écueillé le (1 475 mariages y furent célébrés de 1661 à 1853) ; elle comptait alors environ 330 habitants, répartis dans le bourg de Cloué (60 hab.), 8 hameaux de 9 à 35 habitants (la Ferrière, l'Ecoubière, la Morlière, Mirebeau, la Poterie, la Saulaie, les Bossées et "le Berry", futur quartier de la Gare) et 13 fermes isolées, toujours occupées de nos jours[11].
  • Hervault : sa cure a été confiée en 1202 à l'abbaye de Miseray ; le premier curé est le frère Hugo de Arvellis mentionné en 1269 ; le fief est d'abord sous la dépendance du seigneur d'Augnais puis du seigneur de Palluau avant d'être confié à bail en 1629 à Bruneau Jacob, marchand de Clion. Lors de la départementalisation en 1790, Hervault apparait comme une commune de l'Indre, intégrée au canton de Jeu-Maloches devenu canton d'Ecueillé et fusionne finalement avec Ecueillé le  ; l'église est désaffectée depuis la chute du clocher en 1796 ; 90 mariages furent célébrés à Hervault de 1668 à 1812 ; à partir de 1775 les défunts furent inhumés à Préaux. Hervault est mentionné d'abord sur les cartes de Touraine puis sur les cartes du Berry par Cassini vers 1750. Lors du recensement de 1846, les trois lieux-dits de l'ancienne commune annexée en 1813 comptaient une soixantaine d'habitants, soit 16 à Hervault (ex-bourg), 25 à Beauvais et 19 à Crasset (ou Crassay)[11].

Du 16 au , le canton d'Écueillé fut le théâtre d'émeutes de la faim dans le cadre des jacqueries du Bas-Berry[12] ; 10 personnes du canton furent traduites en Justice mais un seul des inculpés (le bûcheron Firmin Bourreau, 32 ans) était natif de la commune.

En 1847, la mairie (détruite le ) est bâtie au centre de la Halle, sur la place du Marché.

En 1854 est créé le corps des sapeurs pompiers qui deviendra en 1956, le centre de secours no 11.

Le niveau d'instruction est plutôt supérieur à la moyenne avec 10,2 élèves pour 100 habitants à Écueillé en 1866 contre 8,9 en moyenne départementale. Un cercle littéraire y apparait même en 1862.

L.A. Léjosne, professeur au lycée impérial de Châteauroux, écrit en 1869 : « Au temps de Saint-Martin (IVe siècle), il existait au village de Cloué (Claudiomagus) un monastère de pieuses filles que ce prélat visita, suivant le récit de l’écrivain ecclésiastique Saint-Sulpice-Sévère. » Il est possible cependant que le professeur Lejosne ait commis une confusion car, selon d’autres sources, Claudiomagus ne correspondrait pas à Cloué mais à Clion.

En 1908, Écueillé est le siège de grandes manœuvres militaires.

La Première Guerre Mondiale provoque « une saignée » très importante comme en atteste le monument aux morts où sont gravés les noms de 70 soldats « morts pour la France ». À l'issue de celle-ci, du 13 au les agriculteurs écueillois peuvent acquérir du matériel et des chevaux de l'Armée américaine sur la place du Champ de Foire.

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, Écueillé fut un foyer de Résistance important, bien relaté dans les livres de Maurice Nicault. Il dut aussi subir les arrestations, et les actes d'un faux maquis dirigé par le dénommé Lecoze qui finira fusillé à Angers, le . Écueillé a connu dans la nuit du 25 au un combat violent entre des éléments de la Wehrmacht, et du 8e cuirassiers français commandé par le capitaine André Colomb.

Une plaque commémorative honore les 18 victimes françaises du , du combat d'Écueillé et du drame de la Butte Monbelle, qui eut lieu, le , à Heugnes. Sur Ecueillé : Alexandre Hall, Georges Pierre, Joseph Renahy, Michel de Vilmarest, Charles Fernandez, Bernard Salmont, Maurice Gauvain, Marcel Montel, Léopold Niquet, Jeanne Niquet, Robert Reuillon, Pierre Rozienko, Pierre Jollet, Roland Jollet, Mme Aubé-Fournier, Mme Jollet-Lanchais, Mme Jollet-Rimbert, Mme Morin-Foulon. À la Butte Monbelle : Léopold Linarès, Onésime Adam, Paul Baron, Roland Lamirault, Albert Laurent.

Article détaillé : Combat d'Écueillé.

Le centre du bourg fut partiellement détruit et la mairie (incendiée) dut être reconstruite. Le maire Léon Bodin fut momentanément remplacé par une personne désignée par la Résistance, avant de retrouver son mandat aux élections municipales de 1945.

À la rentrée scolaire 1970, les collégiens du canton et de Nouans furent accueillis dans le nouveau C.E.G. Calmette-et-Guérin, sur la route de Pellevoisin ; il avait été inauguré le par le préfet Philippe en présence notamment du député Jean-Paul Mourot et de membres de la famille (fils du Dr Guérin, neveu de Mme Calmette) des découvreurs du B.C.G. ; il était conçu pour accueillir 400 élèves.

À la suite du redécoupage cantonal de 2014[13], la commune n'est plus chef-lieu de canton.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'arrondissement de Châteauroux, du canton de Valençay, de la deuxième circonscription de l'Indre et de la communauté de communes Écueillé - Valençay[14].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Résultats des élections municipales des quarante dernières années[15] :

  • mars 1971 : liste Léon Bodin (vétérinaire retraité, maire sortant) : 17 élus au 1er tour ; à la suite de quatre décès dont celui du maire dans un accident de voiture, des élections partielles ont lieu en , elles se soldent par un siège pour la majorité municipale et trois sièges pour des candidats sans étiquette en rupture avec l'équipe sortante ; Jacques Morin (notaire de sensibilité démocrate-chrétienne, proche de Jean Lecanuet) remplace Léon Bodin comme maire ; le Dr Jean Lhéritier devient 1er adjoint et Pierre Moreau (vétérinaire) 2e adjoint ;
  • mars 1977 : l'équipe municipale sortante éclate en deux listes rivales ; liste Jacques Morin (maire sortant) : huit sièges ; liste du Dr Jean Lhéritier : neuf sièges, ce dernier (Résistant de la 1re heure dès 1940, médecin généraliste) devient maire avec Pierre Bourguignon (architecte) 1er adjoint et Pierre Moreau 2e adjoint ;
  • mars 1983 : la liste sortante du Dr Lhéritier reconduite avec dix huit élus sur dix neuf face à la liste de Joël Bonjour (assureur) sur laquelle figure l'ancien maire Jacques Morin ;
  • mars 1989 : lourde défaite du Dr Lhéritier obligé de se retirer à l'issue du 1er tour où il a obtenu le plus mauvais score ; seuls cinq de ses colistiers sont élus contre douze élus pour la liste de Jacques Morin où figure Pierre Bourguignon, transfuge de la liste Lhéritier et une candidate isolée (Jeanne Fréville) ; Jacques Morin laisse la Mairie à Pierre Bourguignon. Jacques Morin meurt dans un accident de voiture le au retour du vote pour les Sénatoriales et Pierre Bourguignon meurt à son tour en 1992. Élue au cours d'une élection partielle Michèle Morin (veuve de l'ancien maire) le remplace ; Jeanne Fréville est 1re adjointe et Simon Jourdain 2e adjoint. ;
  • juin 1995 : la liste de Michèle Morin facilement reconduite ;
  • mars 2001 : la liste de Michèle Morin reconduite une seconde fois en obtenant tous les sièges face à une liste "apolitique" ;
  • mars 2008 : la liste sortante de Michèle Morin repasse en quasi-totalité (sauf Mme Morin handicapée par son grand âge) face à la liste de Joël Bonjour qui est laminée ; le pharmacien Raymond Thomas (conseiller municipal depuis 1995, fils de l'ancien pharmacien et conciliateur René Thomas) devient maire.

Résultat des élections cantonales :

Le canton d'Écueillé (4 744 habitants au recensement de 1975 et seulement 3 898 à celui de 1999) a été représenté au Conseil départemental de l'Indre de 1945 à 1973 par le Dr Léon Bodin, maire d'Ecueillé, réélu pour la dernière fois en avec près de 90 % des voix face à un agriculteur membre du Parti Communiste.

  •  : Léon Bodin est battu pour la 1re fois (dès le 1er tour) par Amédée Renault (vétérinaire), maire Socialiste de Pellevoisin.
  • mars 1979 : Amédée Renault est réélu au 1er tour et devient premier Vice-Président du Conseil Général, puis député en .
  • mars 1985 : Amédée Renault est battu d'une seule voix au 2e tour par le Général Henri Louet (RPR) qui devient Vice-Président du Conseil Général puis député en mars 1986.
  • mars 1992 : Joël Bonjour (RPR puis UMP) est élu puis réélu en mars 1998, mars 2004 et mars 2010.

Représentation d'Ecueillé et de son canton au Conseil Régional du Centre :

  • Amédée Renault (PS) y siège de 1981 à 1986 en sa qualité de parlementaire puis de 1986 à 1992 (tête de liste aux 1res élections au suffrage universel) ;
  • Jacques Morin (CDS) y siège de (date de l'annulation par le Conseil d’État de l'élection d'Hubert Bassot) à sa mort en septembre 1989.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires d'Ecueillé depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
Paul Boisseau ? ?
mai 1945 Léon Bodin RGR-DVG Conseiller général de l'Indre (1945-1973)
Vétérinaire
mars 1977 Jacques Morin CDS Notaire
mars 1977 mars 1989 Jean Lhéritier ? Médecin
mars 1989 1992 Pierre Bourguignon ? Architecte
1992[18] mars 2008 Michèle Morin UDF Négociatrice en immobilier
mars 2008[19] [Note 1],[20] Raymond Thomas DVD Pharmacien
[21] En cours Jean Aufrère DVG Professeur des écoles retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune dispose des services suivants :

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[27].

En 2016, la commune comptait 1 289 habitants[Note 2], en diminution de 1,3 % par rapport à 2011 (Indre : -2,9 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0451 0451 0391 1601 1511 2671 2681 3651 384
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7401 8001 9261 9161 9091 9681 9392 0361 966
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 9221 9531 9511 7121 7381 7821 7101 7601 640
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 5681 6891 7601 7261 5481 4131 3531 3151 282
2016 - - - - - - - -
1 289--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de la circonscription académique d'Issoudun.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Grande fête annuelle

Équipement culturel[modifier | modifier le code]

  • Salle des fêtes (capacité[32] 360 personnes)

Santé[modifier | modifier le code]

La ville d’Ecueille dispose d’une maison de santé pluridisciplinaire. Deux médecins généralistes, un pédicure, une kinésithérapeute, deux infirmier et une diététicienne y exerce. De plus une ostéopathe exerce dans son propre cabinet.

Sports[modifier | modifier le code]

Le premier club de football a été créé en 1920 par Georges Renault, fils de l'instituteur local. La commune dispose d'un stade communal depuis 1962, remplaçant le terrain de l'U.S.E. aménagé en 1942.

Médias[modifier | modifier le code]

La commune est couverte par les médias suivants : La Nouvelle République du Centre-Ouest, Le Berry républicain, L'Écho - La Marseillaise, La Bouinotte, Le Petit Berrichon, La Renaissance Lochoise, France 3 Centre-Val de Loire, Berry Issoudun Première, Vibration, Forum, France Bleu Berry et RCF en Berry.

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique

La commune d'Écueillé dépend de l'archidiocèse de Bourges, du doyenné de Brenne-Touraine[33] et de la paroisse d'Écueillé. Le lieu de culte est l'église Notre-Dame.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans la zone d’emploi de Châteauroux et dans le bassin de vie de Châtillon-sur-Indre[14].

La commune se trouve dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage des fromages Valençay[34] et Sainte-maure-de-touraine[35].

Diverses entreprises font fonctionner l'économie locale.

Un camping est présent dans la commune. Il s'agit du camping municipal de La Potinière qui dispose de 25 emplacements[36].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

  • Château de la Basse Roche (XIXe siècle)
  • Église Notre-Dame[37] : ancienne église romane des XIIIe et XIVe siècles abandonnée au début du XXe siècle (inondable, très endommagée) ; portail sculpté dont les 8 voussures comportent une représentation des Vieillards de l'Apocalyse avec leurs instruments de musique ; 5 travées (2 du XIIe siècle pourvues de voûtes bombées dites Plantagenêt, 3 du XVe siècle dont une avec clé de voûte de 1441). Au XVe siècle, l'archevêque de Tours Jean Bernard, natif d'Écueillé, fit reconstruire le chœur et voûter la troisième travée de nef par des artisans tourangeaux. Clocher massif à baies géminées édifié à la fin du XVe siècle, couronné d'une flèche de pierre, refait en 1860. Église dépendant jusqu'à la Révolution de l'abbaye de Villeloin. Classée aux monuments historiques en 1987. Ouverte les journées du Patrimoine. Le une nouvelle église est inaugurée ; elle a été bâtie sur les plans de l'architecte Henry Dauvergne ; sa construction commencée le a duré 7 ans et s'est heurtée à la très forte opposition du maire Alban David (décédé subitement le ) et de son successeur.
  • Monument aux morts
  • Ancienne église romane du prieuré d'Hervault
  • Prieuré : relevant jusqu'à la Révolution du château de Loches, avec des dépendances au village du Bois Franc. Vestige d'un établissement monastique dont les premières mentions remontent au XIIe siècle ; le premier prieur est un certain Pinardus, en poste à partir de 1184. Fut l'une des 15 succursales de l'abbaye bénédictine Saint-Sauveur de Villeloin. Parmi les prieurs on note en 1493 André de Maussabré, membre d'une famille de la petite noblesse locale. Qualifié en 1791 de manoir.
  • Ancienne grange cistercienne : datant de 1194, elle se situait au lieu-dit Bretagne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Écueillé Blason D'or à trois chabots de gueules, deux et un.
Détails
Le blason d'Écueillé provient de la maison de Chabot : d'or à trois chabots de gueules. La ville de Jarnac (Charente) possède les mêmes armoiries mais celles d'Écueillé sont ornées de la Croix de Guerre 1939-45 avec étoile d'argent par décision du 7 septembre 1948 du Secrétaire d'État aux Forces Armées Maurice Bourgès-Maunoury : « Lieu d'une bataille le 25 août 1944 pouvant être considérées comme l'une des plus grandes victoires du Centre de la France, sur les Allemands, dans la lutte pour la libération du territoire national, la population d'Écueillé a payé un lourd tribut à la guerre, meurtrie mais sublime, blessée mais fière, a contribué à la victoire finale pour la Libération.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Décédé avant la fin de son mandat.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  3. Il est l'auteur de Résistance et Libération dans l'Indre : tome 1 : les insoumis, tome 2 : les insurgés.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Indre », sur le site de Lion 1906, consulté le 3 septembre 2018.
  2. a b c et d « Écueillé » sur Géoportail., consulté le 17 septembre 2018.
  3. « Didacticiel de la règlementation parasismique : Indre », sur le site de la Prévention du risque sismique, consulté le 3 septembre 2018.
  4. a b c et d « Écueillé », sur le site de ViaMichelin, consulté le 3 septembre 2018.
  5. « Indre (36) - Fiches horaires », sur le site du Réseau de mobilité interurbaine, consulté le 2 septembre 2018.
  6. « Comparateur de territoire : Commune d’Écueillé (36069) », sur le site de l'Insee, consulté le 28 octobre 2018.
  7. a et b Carte "Le Duché du Berry", par Jean Chaumeau, site BNF Gallica.
  8. « Nom des habitants des communes françaises, Écueillé », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos (consulté le 11 février 2012).
  9. Cf manuscrit de 1424 à ce sujet.
  10. Histoire de la Touraine.
  11. a et b « Ecueillé : Ecueillé (canton) : 1851 », sur le site des Archives départementales de l'Indre, consulté le 07 septembre 2017.
  12. Affaire relatée par Yvon Bionnier in : Les Jacqueries de 1847 en Bas-Berry.
  13. « LOI no  2013-403 du 17 mai 2013 relative à l'élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires, et modifiant le calendrier électoral », JORF no 0114 du 18 mai 2013 p. 8242, (consulté le 24 février 2014).
  14. a et b « Commune d’Écueillé (36069) », sur le site de l'Insee, consulté le 28 octobre 2018.
  15. Archives de La nouvelle République du Centre-Ouest.
  16. « Ecueillé : NMD : (Paroisse d'Hervaux) : an 11-1813 », sur le site des Archives départementales de l'Indre (consulté le 16 avril 2018).
  17. « Ecueillé : NMD : (Paroisse de Cloué), lacunes mariages 1844, 1848 : 1813-1853 », sur le site des Archives départementales de l'Indre, consulté le 30 août 2018.
  18. « Résultats des élections municipales 2001 », sur le site du Ministère de l'Intérieur, consulté le 16 avril 2018.
  19. « Résultats des élections municipales 2008 », sur le site du Ministère de l'Intérieur, consulté le 16 avril 2018.
  20. « Raymond Thomas s'est éteint », La Nouvelle République du Centre-Ouest, Indre,‎ (lire en ligne).
  21. « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 », sur le site du Ministère de l'Intérieur, consulté le 16 avril 2018.
  22. Site de La Poste : Un bureau de poste, consulté le 22 août 2012.
  23. Site de Berry Province, consulté le 5 février 2013.
  24. Site de Région de Gendarmerie du Centre : Groupement de l'Indre, consulté le 23 août 2012.
  25. Site du conseil départemental de l'Indre : Avec le Département, des routes encore plus sûres !, consulté le 9 mars 2016.
  26. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  27. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  30. « Liste des établissements scolaires de l'Indre - Année scolaire 2018/2019 » [PDF], sur le site de l'Académie d'Orléans-Tours (consulté le 9 juin 2019).
  31. « Regroupements pédagogiques intercommunaux (R.P.I.) » [PDF], sur le site de l'Académie d'Orléans-Tours (consulté le 9 juin 2019).
  32. Site de la commune d'Écueillé : Salle des Fêtes, consulté le 26 août 2012.
  33. Site de l'archidiocèse de Bourges : Doyenné de Brenne-Touraine, consulté le 4 mai 2013.
  34. Site de l'Institut national de l'origine et de la qualité : Valençay, consulté le 15 août 2014.
  35. « Sainte-maure-de-touraine », sur le site de l'Institut national de l'origine et de la qualité, consulté le 19 février 2018.
  36. « Camping municipal de La Potinière », sur le site de campingfrance.com (consulté le 13 août 2019).
  37. « Un dimanche patrimonial et artistique », La Nouvelle République du Centre-Ouest, Indre,‎ .