Reuilly (Indre)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Reuilly.
Reuilly
L'hôtel de ville en 2009.
L'hôtel de ville en 2009.
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre
Arrondissement Issoudun
Canton Levroux
Intercommunalité Communauté de communes du pays d’Issoudun
Maire
Mandat
Nadine Bellurot
2014-2020
Code postal 36260
Code commune 36171
Démographie
Gentilé Reuillois
Population
municipale
2 050 hab. (2014)
Densité 79 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 05′ 05″ nord, 2° 02′ 42″ est
Altitude Min. 107 m – Max. 167 m
Superficie 25,8 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire

Voir sur la carte administrative du Centre
City locator 14.svg
Reuilly

Géolocalisation sur la carte : Indre

Voir sur la carte topographique de l'Indre
City locator 14.svg
Reuilly

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Reuilly

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Reuilly
Liens
Site web reuilly.fr

ReuillyPrononciation du titre dans sa version originale Écouter est une commune française située dans le département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le nord-est[1] du département, à la limite avec le département du Cher. Elle est située dans la région naturelle de la Champagne berrichonne, dans un vallon perpendiculaire à la vallée de l'Arnon.

Les communes limitrophes[1] et chefs-lieux[1] sont : Lazenay (2 km), Chéry (4 km), Diou (4 km), Saint-Pierre-de-Jards (6 km), Giroux (10 km), Paudy (11 km), Issoudun (16 km), Châteauroux (40 km), La Châtre (56 km) et Le Blanc (90 km).

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les hameaux[2] et lieux-dits[2] de la commune sont : Noray, Gratte-Chien, la Ferté et le Bois Saint-Denis.

Géologie et hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible[3].

Le territoire communal est arrosé par la rivière Théols[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est desservi par les routes départementales[4] : 2, 27, 28, 28B, 28C, 165 et 918.

La ligne des Aubrais - Orléans à Montauban-Ville-Bourbon passe par le territoire communal, une gare[4] dessert la commune.

Le territoire communal est desservi par la ligne 1 du réseau TIGR[5] et par la ligne 1.3 du réseau d'autocars TER Centre-Val de Loire[6].

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre[4], à 41 km.

Le territoire communal est traversé par le sentier de grande randonnée de pays : Champagne berrichonne[2].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente le détail du secteur des logements[7] de la commune :

Date du relevé 2013
Nombre total de logements 1 192
Résidences principales 79,5 %
Résidences secondaires 7,1 %
Logements vacants 13,5 %
Part des ménages propriétaires de leur résidence principale 76,6 %

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Reuilly viendrait de Rulliacus, dérivé, peut être de Rullius, nom d'un propriétaire d'une villa gallo-romaine. Un village s'est regroupé peu à peu autour de la première église disparue.

Ses habitants sont appelés les Reuillois[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 637, le roi Dagobert (629 - 639) aurait donné ses domaines reuillois à l'abbaye de Saint-Denis-en-France. Il existe un document en ce sens, qui se réfèrerait bien à Reuilly dans l'Indre, et non à un des autres lieux dans la moitié nord de la France qui portent le nom de Reuilly, car ce manuscrit associe Reuilly (Ruilliacum) à d'autres lieux du Berry. L'authenticité de ce document a été mise en doute pour des raisons de style et de date[9],[10],[11], mais Reuilly aurait bien été rattaché à l'abbaye de Saint-Denis à la fin du Xe siècle[11].

Reuilly est une seigneurie religieuse jusqu’à la Révolution. Le village a connu l’invasion normande en 902, l’invasion anglaise durant la guerre de Cent Ans, avant d’être reconquis par Du Guesclin vers 1370.

Une commanderie des Templiers s'est installée à l’Ormeteau, au début du XIIe siècle. Les Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem remplacent les Templiers en 1312 après la dissolution de leur ordre par Philippe le Bel[12]. Le château de l'Ormeteau connaît aussi une bataille lors des guerres de religion, en .

Entre 1656 et 1659, le château de la Ferté est construit, avec François Mansart, cousin du grand Mansart, comme architecte. C’est le seul château de l’Indre de l’époque Louis XIV.

La communauté de Reuilly traverse une grave crise démographique au début du XVIIIe siècle, puisqu’elle passe de 295 feux en 1709 à 226 en 1726[13]. L’hiver de 1709-1710 notamment cause de nombreuses pertes, ainsi que la grande canicule de 1719 (qui tua beaucoup par dysenterie)[14].

En 1791, Reuilly devient chef-lieu de canton pour quelques années seulement, Bonaparte réduisant drastiquement le nombre des cantons en 1801.

La commune fut rattaché de 1973 à 2015 au canton d'Issoudun-Nord.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'arrondissement d'Issoudun, du canton de Levroux, de la deuxième circonscription de l'Indre et de la communauté de communes du pays d’Issoudun.

Elle dispose d'un bureau de poste[15], d'un centre de secours, d'une gendarmerie[16] et d'un office de tourisme[17].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944 mai 1945 Raymond Perrot  ?  ?
mai 1945 mars 1959 Thérèse Maguin  ?  ?
mars 1959 mars 1965 Pierre Jacob  ?  ?
mars 1965 1976 Claude Caylus  ?  ?
1976 mars 1977 Lucien Sandré  ?  ?
mars 1977 1979 André Bigot  ?  ?
1979 2006 Jean-Pierre Berlot[18] PCF[19] Conseiller général du canton d'Issoudun-Nord (1998-2006)
2006 mars 2014 Patrick Bertrand[20] DVG Retraité de l’Éducation nationale
mars 2014 en cours Nadine Bellurot[21] DVD Vice-présidente du conseil départemental de l'Indre
Inspectrice générale au ministère de l’Écologie
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[23],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 050 habitants, en diminution de -0,49 % par rapport à 2009 (Indre : -2,69 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 712 1 671 1 762 1 859 2 185 2 297 2 241 2 418 2 586
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 524 2 568 2 632 2 667 2 719 2 735 2 776 2 714 2 610
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 569 2 535 2 578 2 222 2 091 2 052 1 918 2 078 2 058
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
2 011 2 020 2 036 2 017 1 952 1 963 1 960 2 060 2 050
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Population et société[modifier | modifier le code]

La commune possède comme lieux d'enseignements[26] : une école primaire publique et une école élémentaire publique. Le collège public (Honoré-de-Balzac) de secteur[27] se trouve à Issoudun. Les lycées publics de secteur[27] se trouvent à Issoudun (lycée général Honoré-de-Balzac) et à Châteauroux (lycée polyvalent Blaise-Pascal).

Au niveau sportif la commune dispose de deux terrains de football, d'un terrain de basket, d'un dojo, d'un boulodrome, d'un terrain de volley-ball et un terrain de tennis.

Une Foire aux vins a lieu chaque année à Pâques, depuis 1953.

La commune est couverte par les médias suivants : La Nouvelle République du Centre-Ouest, Le Berry républicain, L'Écho - La Marseillaise, La Bouinotte, Le Petit Berrichon, France 3 Centre-Val de Loire, Berry Issoudun Première, Vibration, Forum, France Bleu Berry et RCF en Berry.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Économie[modifier | modifier le code]

La viticulture est l'une des activités de la commune, qui se trouve dans la zone couverte par l'AOC reuilly. Il a obtenu l'appellation d'origine contrôlée pour les vins blancs (issus du sauvignon) en 1937 et pour les vins rouges et rosés (issus du pinot noir et du pinot gris) en 1961. La production annuelle est d'environ 8 000 hectolitres.

La commune se trouve dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage du fromage Valençay[28].

Saint-Gaultier dispose de plusieurs commerces en centre-ville et d'un supermarché.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Labels et distinctions[modifier | modifier le code]

Reuilly a obtenu au concours des villes et villages fleuris le prix régional de l'Office de Tourisme Fleuri en 2011[30].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Logo Reuilly (36).png Logotype de la commune de Reuilly :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Site de Lion 1906 : Indre, consulté le 10 septembre 2012.
  2. a, b, c et d Site du Géoportail : Reuilly, consulté le 15 décembre 2013.
  3. Site de la prévention du risque sismique : Didacticiel de la règlementation parasismique : Indre, consulté le 30 juillet 2016.
  4. a, b et c Site de ViaMichelin : Reuilly, consulté le 14 décembre 2013.
  5. Site de la commune d'Issoudun : Transport Intercommunal Gratuit Rural, consulté le 9 mars 2016.
  6. Site SNCF TER Centre : Fiches horaires, consulté le 13 mars 2016.
  7. Site de l'Insee : Reuilly (Indre), consulté le 6 septembre 2016.
  8. « Nom des habitants des communes françaises, Reuilly », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos (consulté le 28 mars 2012).
  9. Bréquigny, Diplomata, chartae, epistolae, et alia documenta, ad res Francicas spectantia, ex diversis regni, exterarumque regionum archivis ac bibliothecis, jussu regis christianissimi, multorum eruditorum curis, plurimum ad id conferente congregatione, 1791.
  10. D'Arbois de Jubainville, Recherches sur l'origine de la propriété foncière et des noms de lieu en France, 1890, également paru dans la Revue celtique IX, 1888.
  11. a et b Jacques Lerale, Bulletin des Amis de Reuilly : Les origines de Reuilly, évocation historique, 1e éd. (lire en ligne).
  12. Site de l'association Les amis de Reuilly et de ses environs : Les Templiers à Reuilly, consulté le 26 novembre 2008.
  13. Olivier Zeller, « Changement agraire et récession démographique : la première enquête Orry (1730). L'exemple de l'élection d'Issoudun », Annales de démographie historique 2/2007 (n° 114), p. 169.
  14. Zeller, op. cit., p. 145 et 153.
  15. Site de La Poste : Un bureau de poste, consulté le 22 août 2012.
  16. Site de Région de Gendarmerie du Centre : Groupement de l'Indre, consulté le 23 août 2012.
  17. Site de Berry Province, consulté le 5 février 2013.
  18. Site du ministère de l'Intérieur : Résultats des élections municipales de 2001, consulté le 18 février 2013.
  19. Site du PCF : Liste des maires communistes, consultée le 25 septembre 2010.
  20. Site du ministère de l'Intérieur : Résultats des élections municipales de 2008, consulté le 28 novembre 2009.
  21. [PDF] Site de la préfecture de l'Indre : Résultats des élections municipales de 2014, consulté le 28 avril 2014.
  22. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  26. Site de l'académie d'Orléans-Tours : Coordonnées des établissements scolaires publics et privés sous contrat, consulté le 16 août 2012.
  27. a et b Site de l'académie d'Orléans-Tours : Tableau des secteurs de recrutement collèges et lycées, consulté le 20 août 2012.
  28. Site de l'Institut national de l'origine et de la qualité : Valençay, consulté le 15 août 2014.
  29. « Reuilly. Important incendie, un homme retrouvé mort », La Nouvelle République du Centre-Ouest, Indre,‎ (lire en ligne).
  30. [PDF] Concours Régional Centre des villes et villages fleuris - Palmarès 2011, consulté le 23 septembre 2011.