Chezal-Benoît

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Chezal-Benoît
Chezal-Benoît
Façade de l'abbatiale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Saint-Amand-Montrond
Canton Châteaumeillant
Intercommunalité Communauté de communes du pays d’Issoudun
Maire
Mandat
Marinette Mitriot
2014-2020
Code postal 18160
Code commune 18065
Démographie
Gentilé Casalais
Casalaises
Population
municipale
867 hab. (2015 en diminution de 0,57 % par rapport à 2010)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 49′ 37″ nord, 2° 06′ 54″ est
Altitude Min. 137 m
Max. 190 m
Superficie 46,46 km2
Localisation

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Chezal-Benoît

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Chezal-Benoît

Chezal-Benoît est une commune française située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Chezal-Benoît est entouré de la forêt de chœur. Le territoire communal est desservi par la ligne 3 du réseau TIGR[1]..

Elle dépend du RPI[2] : Ségry (Indre) - Chezal-Benoît - Mareuil-sur-Arnon.

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Aubin Ségry Mareuil-sur-Arnon Rose des vents
N Saint-Baudel
Villecelin
O    Chezal-Benoît    E
S
Pruniers Saint-Hilaire-en-Lignières
Lignères
La Celle-Condé

Histoire[modifier | modifier le code]

La population de la communauté de Dampierre-en-Lignières passe de 22 feux en 1709 à 21 en 1726[3]. La commune se trouve dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage du fromage Valençay[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1989 mars 2001 Jean Soulat Apparenté PS  
mars 2001 mars 2008 Gérard Bessemoulin    
mars 2008 mars 2014 René Chagnon PS  
mars 2014[5] en cours
(au 16 avril 2014)
Marinette Mitriot DVG Cadre infirmier supérieur de santé retraitée

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[6].

Démographie[modifier | modifier le code]

La communauté de Chezal-Benoît est en crise démographique au début du XVIIIe siècle, puisqu’elle passe de 71 feux en 1709 à 48 en 1726[3]. L’hiver de 1709-1710 notamment cause de nombreuses pertes, ainsi que la grande canicule de 1719 (qui tua beaucoup par dysenterie)[7].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[9].

En 2015, la commune comptait 867 habitants[Note 1], en diminution de 0,57 % par rapport à 2010 (Cher : -0,73 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
309386415428375390530554576
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
770748844801824789782873819
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
8436919201 0221 0821 1281 2181 1801 216
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
1 4361 5261 4471 3151 212977859875867
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Abbaye Saint-Pierre de Chezal-Benoît[modifier | modifier le code]

La nef en berceau brisé de l'abbatiale.

En 1093, Eudes Arpin, vicomte de Bourges, favorisa l’installation à Casale Malanum, d’un essaim bénédictin conduit par frère André, prieur de l’abbaye de Vallombreuse, Toscane, puis du prieuré de Cornilly, commune de Contres, Loir-et-Cher [12]. En 1104, l'église et le cloître sont construits permettant l'installation des religieux L'archevêque de Bourges, Léger, dédia l'église à la Sainte Vierge et aux glorieux apôtres Pierre et Paul. André est consacré premier abbé. Il mourut le 2 janvier 1112 et a été enterré à gauche du chœur de l'abbaye Saint-Pierre de Chezal-Benoît.

Prospère à son début, l’abbaye Saint-Pierre de Chezal-Benoît fut pillée et incendiée et dut être fortifiée à la fin de la Guerre de Cent Ans. Restaurés fin XVe s., les bâtiments réguliers furent entièrement rebâtis aux XVIIe et XVIIIe s.

En 1491, l’abbaye de Chezal-Benoît devint chef d’Ordre, par l’approbation de la règle établie par son abbé: Pierre Du Mas, les abbayes qui en dépendirent formèrent la Congrégation casalienne : abbayes d’hommes de Chezal-Benoît, de Saint-Sulpice de Bourges, de Saint-Augustin de Limoges, de Saint-Germain des Prés, de Sainte-Colombe de Sens, de Saint-Alire de Clermont-Ferrand, de Saint-Vincent du Mans, de Saint-Martin de Séez, Saint-Pierre de Brantôme et de Saint-Rémy de Senlis ; abbaye de femmes de Saint-Laurent de Bourges, de Saint-Pierre de Lyon, de Notre-Dame d’Yzeure, de Moulins, de Sainte-Menou et de Notre-Dame de Nevers.

Cette congrégation s’unit en 1645 à celle de Saint-Maur : arrêt ordonnant, conformément à celui du 29 octobre 1644 [séparant les clunistes des mauristes, Archives Nationales de France-E 1688, fol. 226-227], que les abbayes de Chezal Benoît, Saint Vincent du Mans, Saint Martin de Sées, Saint Sulpice de Bourges, Saint Allyre de Clermont, Sainte Colombe lès Sens et Saint Pierre de Brantôme formant la congrégation de Chezal Benoît, demeureront unies à la congrégation de Saint-Maur, et évoquant au Conseil du Roi tous les procès mus et à mouvoir au sujet de lad. union, samedi 1er juillet 1645 (Archives Nationales de France-E 1689, fol. 99-100).

Le chœur, qui comportait cinq chapelles échelonnées reprenant le plan bénédictin qui peut encore se voir à l'abbatiale de Châteaumeillant, et le transept de l'abbatiale jugés trop dégradés sont démolis en 1827. Il ne reste plus que la nef en berceau brisé. La façade a dû être construite avant le milieu du XIIe siècle. Les piastres cannelés de part et d'autre de la porte rappellent le portail de l'église d'Autry-Issards[13],[14],[15],[16]

L'église abbatiale devint paroissiale en 1792.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Robert Barriot : maître émailleur. Né à Châteauroux en 1898, il meurt à la Bruyère en 1970.
  • Antonin Artaud : poète, romancier, acteur, dessinateur, dramaturge et théoricien du théâtre. Il séjourne à l'hôpital de Chezal-Benoît.
  • Jacques Bulostin dit Monty, chanteur, y est né en 1943.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Transport », sur le site de la commune d'Issoudun, consulté le 2 septembre 2018.
  2. « Carte des communes sans écoles et regroupement pédagogique intercommunaux (RPI) », sur www.ac-orleans-tours.fr (consulté le 18 août 2012) [PDF]
  3. a et b Olivier Zeller, « Changement agraire et récession démographique : la première enquête Orry (1730). L'exemple de l'élection d'Issoudun », Annales de démographie historique 2/2007 (no 114), p. 168
  4. Site de l'Institut national de l'origine et de la qualité : Valençay, consulté le 15 août 2014.
  5. Jean- David Jugurtha ( CLP), « Marinette Mitriot, première femme maire à Chezal- Benoît », L'Echo du Berry (Édition de l’Indre), no 709,‎ , p. 30
  6. Site des villes et villages fleuris, consulté le 23 décembre 2016.
  7. Zeller, op. cit., p. 145 et 153
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  12. (Labbe, Nova Bibliotheca, Ms. Libr, 1657, t. II, p. 81, Chronique des archevêques de Bourges, repris par Mabillon, Ann. O.S.B., t. V, p. 254 ; Vie du bienheureux André, publiée par Luc d’Achery, Spicilegium, 1723, t. III, p. 462)
  13. Notice no PA00096772, base Mérimée, ministère français de la Culture : Ancienne abbaye Saint-Pierre, actuellement Centre hospitalier spécialisé
  14. Sous la direction de Jean-Marie Pérouse de Montclos, Le guide du Patrimoine Centre Val de Loire, p. 322-323, Hachette, Paris, 1988 (ISBN 2-01-018538-2)
  15. M. Juillien, L'église de Chezal-Benoît, Société historique, littéraire et scientifique du Cher, Commission historique du Cher, Bourges, 1864 Google Livres
  16. François Deshoulières, Chazal-Benoît, dans Congrès archéologique de France. 94e session. Bourges. 1931, p. 489-509, Société française d'archéologie, Paris, 1932
  17. Archives départementales du Cher. Série Y