Arthès

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Arthès
Arthès
Vue aérienne d'Arthès.
Blason de Arthès
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn
Arrondissement Arrondissement d'Albi
Canton Saint-Juéry
Intercommunalité Communauté d'agglomération de l'Albigeois
Maire
Mandat
Pierre Doat
2014-2020
Code postal 81160
Code commune 81018
Démographie
Gentilé Arthésiens
Population
municipale
2 499 hab. (2015 en augmentation de 1,46 % par rapport à 2010)
Densité 250 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 57′ 18″ nord, 2° 12′ 32″ est
Altitude 150 m
Min. 157 m
Max. 342 m
Superficie 10,01 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la mairie

Arthès est une commune française, située dans le département du Tarn en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Arthésiens et Arthésienes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bastide construite au nord du département du Tarn, faisant partie de l'aire urbaine d'Albi et de son unité urbaine au nord-est d'Albi en Albigeois.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Arthès est limitrophe de quatre autres communes.

Carte de la commune de Arthès et de ses proches communes.
Communes limitrophes de Arthès
Saussenac
Lescure-d'Albigeois Arthès Saint-Grégoire
Saint-Juéry

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Dans sa partie sud, la commune est longée par le Tarn, qui lui sert de frontière naturelle avec la commune de Saint-Juéry.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géologie du Tarn.

La superficie de la commune est de 1 001 hectares ; son altitude varie de 157 à 342 mètres[1].

Le village d'Arthès est situé au pied d'un cirque de coteaux formés par les dernières ramifications du Massif central, dans une zone qui fait la transition entre la montagne et la plaine. C'est à partir de ce point que le Tarn devient navigable.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès avec les routes départementales D 70, D 100, D 97. ainsi qu'avec les transports en communs Albibus et transports à la demande (TAD)[2],

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Arthès est une bastide de l'Albigeois fondée au XIVe siècle par Robert d'Artois, comte de Beaumont, sur la rive droite du Tarn, au pied d'un cirque de coteaux formés par les derniers contreforts des Cévennes.

La découverte d'une monnaie romaine du temps de l'empereur Auguste en 1924 permet de supposer que ce site fut à l'époque un oppidum, construit, entre le double escarpement des deux ruisseaux qui l'encadrent avant de se jeter dans le Tarn, par les armées romaines venues occuper la Gaule après sa conquête par Jules César.

La fondation de la bastide, au début du XIVe siècle, ne fut pas chose aisée, car elle souleva une vive opposition de la part de Sicard II de Lescure, seigneur de Lescure et de son suzerain, le pape Jean XXII. Le , ils adressèrent de vigoureuses protestations au sénéchal de Toulouse, Béraud de Solomiac, en raison des intentions du comte de Beaumont, de fonder une bastide en ce lieu.

L'affaire va durer dix ans. Robert d'Artois parviendra malgré tout à ses fins, en fondant, en 1328, cette bastide — qui pouvait paraître comme un empiètement et un morcellement de ce fief du Saint-Siège — après la ratification du projet, en mars 1328, par le roi de France Philippe VI de Valois.

La charte de fondation a été conservée — elle se trouve actuellement à la préfecture du Tarn — et elle fournit de précieux renseignements sur l'organisation de la bastide à ses débuts. Elle stipule que la ville sera gouvernée par six consuls, renouvelés chaque année, qui exercent la justice civile au nom du roi et sont investis du pouvoir d'imposer les tailles et de les faire lever. Elle crée des notaires, des crieurs publics et établit deux foires de trois jours chacune et un marché hebdomadaire. Elle autorise la construction de maisons de cinq brassées[3] de largeur et de dix de longueur sur le territoire de la commune et exempte les habitants des obligations liées au droit d'albergue[4] — obligation pour le vassal de loger le seigneur, transformée en redevance foncière — et du droit de bladade[5] — obligation de payer une mesure de blé pour chaque paire de bœufs utilisée pour le labour — alors en vigueur et très répandus dans la seigneurie d'Albi.

Les années qui suivirent la fondation d'Arthès furent extrêmement difficiles. Outre la lèpre qui décimait la population, la peste fit son apparition vers 1340. Plus d'un tiers des habitants fut emporté par le fléau. Aux épidémies meurtrières vinrent s'ajouter les malheurs de la guerre de Cent Ans. En 1369, les Anglais firent leurs premières incursions dans l'Albigeois, et, après d'autres places, s'emparèrent du château de Lescure, tenant garnison à Arthès.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Arthès

Son blasonnement est : De gueules à la barre d'or chargée d'un pont de trois arches de sable crénelé de cinq pièces, accompagnée en chef d'une croisette cléchée, vidée et pommetée de douze pièces d'or, au chef cousu d'azur semé de fleurs de lys d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 1 500 habitants et 2 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de dix neuf[6],[7].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de l'arrondissement d'Albi, de la communauté d'agglomération de l'Albigeois et du canton de Saint-Juéry.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945 octobre 1947 Edouard Amiel    
octobre 1947 mars 1971 Charles Cougnenc    
mars 1971 1975
(décès)
Marcel Bonafé    
1975 mars 1983 Pierre Guiraud    
mars 1983 mars 2001 Daniel Delfau[8] PS Permanent syndical
mars 2001 mars 2008 Max Amiel PS  
mars 2008 en cours Pierre Doat[9] PS Retraité
Vice-président du Grand Albigeois
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population

effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11].

En 2015, la commune comptait 2 499 habitants[Note 1], en augmentation de 1,46 % par rapport à 2010 (Tarn : +2,97 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
551571623734782834831867891
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
831846855852854912935933972
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1201 3381 4191 4071 5381 5171 3471 4381 481
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
1 6721 6441 9042 0412 1342 1642 2862 4862 499
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[14] 1975[14] 1982[14] 1990[14] 1999[14] 2006[15] 2009[16] 2013[17]
Rang de la commune dans le département 26 27 29 27 25 25 25 26
Nombre de communes du département 326 324 324 324 324 323 323 323

Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture : côtes-du-tarn.

Société des Hauts-Fourneaux, forges et aciéries du Saut-du-Tarn, Saut du Tarn.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Arthès fait partie de l'académie de Toulouse.

L'éducation est assurée sur la commune par une maternelle[18], et une primaire[19].

Santé[modifier | modifier le code]

Infirmières, médecin, pharmacie, kinésithérapeutes[20],

Culture et festivité[modifier | modifier le code]

Cinéma[21], théâtre, vide grenier, bibliothèque,

Sports[modifier | modifier le code]

Basketball, pétanque, gymnastique,

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. http://www.mairie-arthes.fr/transports/
  3. Une brassée équivaut à 1,85 m
  4. Le droit d'albergue était une imposition comtale
  5. L'origine de la bladade ou pezade, remontait à l'an 1191 : ce droit avait été établi en faveur du comte de Toulouse et de l'évêque d'Albi, pour qu'ils pussent rétablir l'ordre dans le diocèse, alors en proie à la guerre civile. La bladade consistait en une redevance en grains pour chaque paire de bétail employée au labourage
  6. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  7. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031517.html.
  8. « Daniel Delfau met fin à un bail de 18 ans », La Dépêche,‎ (lire en ligne)
  9. Site de l'association des maires du Tarn consulté le 30 décembre 2008 (www.maires81.asso.fr)
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  14. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  15. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  16. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  17. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  18. http://www.mairie-arthes.fr/ecole-maternelle/
  19. http://www.mairie-arthes.fr/ecole-primaire/
  20. http://www.mairie-arthes.fr/sante/
  21. http://www.mairie-arthes.fr/cimema/
  22. http://www.mairie-arthes.fr/musee-du-saut-du-tarn/