Arthès

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Arthès
Vue aérienne d'Arthès.
Vue aérienne d'Arthès.
Blason de Arthès
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées
Département Tarn
Arrondissement Arrondissement d'Albi
Canton Saint-Juéry
Intercommunalité Communauté d'agglomération de l'Albigeois
Maire
Mandat
Pierre Doat
2014-2020
Code postal 81160
Code commune 81018
Démographie
Gentilé Arthésiens
Population
municipale
2 520 hab. (2013)
Densité 252 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 57′ 18″ N 2° 12′ 32″ E / 43.955, 2.2088888888943° 57′ 18″ Nord 2° 12′ 32″ Est / 43.955, 2.20888888889
Altitude 150 m (min. : 157 m) (max. : 342 m)
Superficie 10,01 km2
Localisation

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Arthès
Liens
Site web Site de la mairie

Arthès est une commune française, située dans le département du Tarn en région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Arthésiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bastide construite au nord du département du Tarn, faisant partie de de l'aire urbaine d'Albi et de son unité urbaine au nord-est d'Albi en Albigeois, le village d'Arthès est situé au pied d'un cirque de coteaux formés par les dernières ramifications du Massif central, dans une zone qui fait la transition entre la montagne et la plaine. C'est à partir de ce point que le Tarn devient navigable.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Arthès
Saussenac
Lescure-d'Albigeois Arthès Saint-Grégoire
Saint-Juéry

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géologie du Tarn.

La superficie de la commune est de 1 001 hectares ; son altitude varie de 157 à 342 mètres[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est longée par le Tarn dans sa partie sud en lui servant de frontière naturelle avec la commune de Saint-Juéry.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Arthès est une bastide de l'Albigeois fondée au XIVe siècle par Robert d'Artois, comte de Beaumont, sur la rive droite du Tarn, au pied d'un cirque de coteaux formés par les dernièrs contreforts des Cévennes.

La découverte d'une monnaie romaine du temps de l'empereur Auguste en 1924 permet de supposer que ce site fut à l'époque un oppidum, construit, entre le double escarpement des deux ruisseaux qui l'encadrent avant de se jeter dans le Tarn, par les armées romaines venues occuper la Gaule après sa conquête par Jules César.

La fondation de la bastide, au début du XIVe siècle, ne fut pas chose aisée, car elle souleva une vive opposition de la part de Sicard II de Lescure, seigneur de Lescure et de son suzerain, le pape Jean XXII. Le , ils adressèrent de vigoureuses protestations au sénéchal de Toulouse, Béraud de Solomiac, en raison des intentions du comte de Beaumont, de fonder une bastide en ce lieu.

L'affaire va durer dix ans. Robert d'Artois parviendra malgré tout à ses fins, en fondant, en 1328, cette bastide — qui pouvait paraître comme un empiètement et un morcellement de ce fief du Saint-Siège — après la ratification du projet, en mars 1328, par le roi de France Philippe VI de Valois.

La charte de fondation a été conservée — elle se trouve actuellement à la préfecture du Tarn — et elle fournit de précieux renseignements sur l'organisation de la bastide à ses débuts. Elle stipule que la ville sera gouvernée par six consuls, renouvelés chaque année, qui exercent la justice civile au nom du roi et sont investis du pouvoir d'imposer les tailles et de les faire lever. Elle crée des notaires, des crieurs publics et établit deux foires de trois jours chacune et un marché hebdomadaire. Elle autorise la construction de maisons de cinq brassées [2] de largeur et de dix de longueur sur le territoire de la commune et exempte les habitants des obligations liées au droit d'albergue [3] — obligation pour le vassal de loger le seigneur, transformée en redevance foncière — et du droit de bladade[4] — obligation de payer une mesure de blé pour chaque paire de bœufs utilisée pour le labour — alors en vigueur et très répandus dans la seigneurie d'Albi.

Les années qui suivirent la fondation d'Arthès furent extrêmement difficiles. Outre la lèpre qui décimait la population, la peste fit son apparition vers 1340. Plus d'un tiers des habitants fut emporté par le fléau. Aux épidémies meurtrières vinrent s'ajouter les malheurs de la guerre de Cent Ans. En 1369, les Anglais firent leurs premières incursions dans l'Albigeois, et, après d'autres places, s'emparèrent du château de Lescure, tenant garnison à Arthès.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Arthès

Son blasonnement est : De gueules à la barre d'or chargée d'un pont de trois arches de sable crénelé de cinq pièces, accompagnée en chef d'une croisette cléchée, vidée et pommetée de douze pièces d'or, au chef cousu d'azur semé de fleurs de lys d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Pierre Doat[5] PS  
mars 2001 mars 2008 Max Amiel    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 2 520 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
551 571 623 734 782 834 831 867 891
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
831 846 855 852 854 912 935 933 972
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 120 1 338 1 419 1 407 1 538 1 517 1 347 1 438 1 481
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 672 1 644 1 904 2 041 2 134 2 164 2 286 2 418 2 486
2013 - - - - - - - -
2 520 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture : gaillac (AOC).

Saut du Tarn.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Arthès fait partie de l'académie de Toulouse.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. Une brassée équivaut à 1,85 m
  3. Le droit d'albergue était une imposition comtale
  4. L'origine de la bladade ou pezade, remontait à l'an 1191 : ce droit avait été établi en faveur du comte de Toulouse et de l' évêque d'Albi, pour qu'ils pussent rétablir l'ordre dans le diocèse, alors en proie à la guerre civile. La bladade consistait en une redevance en grains pour chaque paire de bétail employée au labourage
  5. Site de l'association des maires du Tarn consulté le 30 décembre 2008 (www.maires81.asso.fr)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.