Fréjairolles

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Fréjairolles
Fréjairolles
Mairie de Fréjairolles.
Blason de Fréjairolles
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn
Arrondissement Albi
Canton Saint-Juéry
Intercommunalité Communauté d'agglomération de l'Albigeois
Maire
Mandat
Marie-Claire Malroux
2014-2020
Code postal 81990
Code commune 81097
Démographie
Gentilé Fréjairollais
Population
municipale
1 321 hab. (2016 en augmentation de 0,61 % par rapport à 2011)
Densité 76 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 52′ 52″ nord, 2° 13′ 55″ est
Altitude Min. 216 m
Max. 333 m
Superficie 17,41 km2
Localisation

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Fréjairolles est une commune française, située dans le département du Tarn, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans l'aire urbaine d'Albi.

Accès[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Ruisseau de Caussels, le Ruisseau Négodanos, le Ruisseau de Gourgouride sont les principaux cours d'eau parcourant la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Fréjairolles et des proches communes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Fréjairolles vient de l'occitan falguieràs, signifiant lieu couvert de fougères[1].

Selon Yvon Assié dans son Histoire brève de Fréjairolles publié en 1982, le nom de Fréjairolles est composé de la racine d’un mot latin, "frigor", qui signifie "fraîcheur" et du suffixe celtique "-oyallum" signifiant "fontaine" ou encore "clairière". Fréjairolles serait alors le village de la fraîche clairière ou de la fraîche fontaine en référence à un point d'eau sur la commune[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Durant le Moyen Âge, sous le règne de Louis IX, Fréjairolles est un village fortifié dépendant de la baronnie de Lombers. C'est alors le baron Bernard Boissezon et sa femme Adélaïde qui gère la commune.

Au XIIIe siècle, un nouveau courant religieux se développe dans la région avec le catharisme. L’Église catholique et le pouvoir royal proclament alors une croisade contre les albigeois. Dans ce contexte, le nom de Fréjairolles apparait, pour la première fois, dans un acte officiel concernant des terres conquises par le pouvoir royal en 1212. Par conséquent, les terres passent sous l'autorité royale et en 1247 Fréjairolles et ses habitants deviennent alors des sujets du Roi de France[3].

Durant la guerre de cent ans, une partie de la région est pillée par des incursions anglaises mais aussi des soldats errants ou encore par des mercenaires. À cela il faut ajouter la peste noire qui gagne le midi de la France au milieu du XIVe siècle. À ce contexte difficile, il faut également mentionner les problèmes de récoltes qui appauvrissent encore un peu plus la région.

Au XVe siècle, le village fortifié représente environ 10 ares avec notamment un fossé autour du village et une tour de guet pour surveiller la région[2].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, les guerres de Religions entre les catholiques et les protestants touche la région dont la commune de Fréjairolles. En effet, différents groupes de pillards s’attaquent aux villages de l'Albigeois. Des traités de paix sont signés comme l’édit de Poitiers qui accorde le droit au culte réformé dans la région en 1577. Cependant, il n'est pas appliqué en Languedoc et catholiques et Huguenots se livrent de nombreuses batailles dans la région. Dans ce contexte troublé, Fréjairolles et ses alentours sont pillés.

Durant la deuxième partie du XVIe siècle, Fréjairolles passe sous domination protestantes alors que le village est en partie en ruine. Cependant, en 1587 le village est pris par un chef de guerre du nom de Fabri pour en faire un repaire de brigands et lancer des pillages sur les localités des environs. Après le départ de Fabri, les habitants démontent les fortifications de Fréjairolles et empêchent la reconstruction de la tour de guet afin de ne pas attirer la convoitise d'autres chefs brigands.

En 1628, le nom de Fréjairolles est cité car le prince de Condé, dans son expédition contre la place forte protestante locale Réalmont, stationne près de la commune avec 6000 hommes dont 350 cavaliers. Par conséquent, pour répondre aux besoins de ces troupes, des réquisitions de foin, d'avoine pour les chevaux, de nourriture et du vin pour les soldats appauvrissent les Fréjairollais et les Fréjairollaises.

Au début du XVIIe siècle, Fréjairolles est constitué de quelques maisons ainsi que d'un rempart entourant le village. Les restes de la tour de guet abritent le presbytère et le clocher.

Durant la période d'Ancien Régime, en 1671, Fréjairolles est géré et administré par un consulat, c'est-à-dire, une organisation municipale dirigée par 3 consuls. Ce consulat est alors la possession du roi de France. Cependant, les terres de la commune sont partagées entre plusieurs seigneuries dont la seigneurie de Rayssac[2].

À la fin du XVIIe et au XVIIIe siècle, le contexte politique de monarchie absolue, de religion catholique comme religion d’État ainsi que celui d'une société très hiérarchisée entre les trois ordres avec ses devoirs et privilèges a une influence importante sur le village de Fréjairolles. En effet, les habitants sont soumis à de nombreuses taxes auprès du clergé, du roi et encore des seigneurs locaux avec notamment le droit d’albergue, le droit de fouage, le droit de censive, le droit de tasque ou encore le droit du four banal[4].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Durant la période révolutionnaire à la fin du XVIIIe siècle, des tensions éclatent entre nobles, membres du clergé et évolutionnaires. En mai 1789 dans le contexte de rédaction des cahiers de doléances, les habitants de Fréjairolles se plaignent de « la levée des soldats provinciaux » (privant ainsi les cultivateurs locaux de mains d’œuvre) des impositions trop fortes mais ils demandent également de l'aide face au problème d’infertilités des terres autour du village.

En août 1789, les droits et les privilèges seigneuriaux sont abolis et les maires et les consuls remplacent alors les consuls pour l'administration du village. C'est un dénommé Martin (ancien seigneur) qui devient le premier maire de la commune. C'est durant cette période révolutionnaire que les contours de la commune de Fréjairolles se précisent.

Au XIXe siècle, Fréjairolles reste relativement exclus des transformations liées à la révolution industrielle. Durant ce siècle, l’église catholique regagne de l'influence dans la gérance de la commune. En effet, l'abbé Mauriès, responsable de la paroisse de 1820 à 1867, se lance dans une campagne de construction dans le village. En 1824, il construit un presbytère sur l'emplacement de la mairie actuelle puis fait, en 1837, reconstruire l'église qui avait été laissée à l'abandon. L'église, qui est encore debout aujourd'hui, a été agrandis, améliorée tout au long du siècle par des dons important avec notamment la construction de chapelles supplémentaires en 1870 et 1886[2].

Dans le contexte des lois Jules Ferry à la fin du XIXe siècle, le conseil municipal décide de construire une nouvelle école afin de remplacer la vieille école qui était adossée près de l'église. On retrouve alors des traces et des plans de cette nouvelle école respectivement en 1884 et 1887 : Il s'agit de deux écoles de filles et de garçons, avec des logements pour les instituteurs, encadrant la nouvelle mairie. Cette fin du XIXe siècle est marqué par une augmentation significative de la population avec 816 habitants en 1881[4].

Au début du XXe siècle, le village est composé de deux parties : une partie plus ancienne autour de l'église et une autre partie le long de la route d'Albi. Cette physionomie reste telle quelle jusqu'en 1968 où un incendie ravage des habitations et les étables et écuries des habitants de la partie ancienne du village.

La Première Guerre mondiale, pour laquelle de nombreux jeunes hommes sont réquisitionnés, cause la perte de 27 Fréjairollais sur le front.

Durant la Deuxième Guerre mondiale, des réfugiés sont cachés dans le village et le secrétaire de mairie ainsi que instituteur du village Labit produisent de faux certificats afin de protéger une famille juive de réfugiés.

Dans les années 1950, le village est assez dynamique avec notamment la présence de commerces comme son boulanger, ses deux épiceries, ses deux forgerons, son menuisier, son charron, son laitier, son café, ses 2 écoles, sa mairie et enfin son église. Cette dernière a par ailleurs était repeinte en 1930 par un peintre régional René Gaillard Lala.

La deuxième partie du XXe siècle est marquée par la mécanisation de l’agriculture et l'arrivée de l'eau courant sur la commune grâce au barrage de Razisse. Le village connait alors une grande mutation avec la démocratisation de l'accès aux automobiles, la création de nouveaux lotissements et l'arrivée de nouveaux habitants dans le village[4].

Dans les années 1980 et 1990, le village s'urbanise et en 2003 Fréjairolles rejoint la communauté d'agglomération de l'Albigeois[5].

En 2012 est inaugurée une zone commerciale avec de nouveaux commerces de proximités tel qu'une station de lavage, un salon d'esthétique un bar brasserie et une boucherie charcuterie[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Christian Chamayou DVG  
mars 2014 En cours Marie-Claire Malroux DVG Vice-présidente du conseil départemental
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[8]. En 2016, la commune comptait 1 321 habitants[Note 1], en augmentation de 0,61 % par rapport à 2011 (Tarn : +2,32 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
480424630542642708737756750
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
754753808805792816806792760
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
731720690638667618580587577
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
5515636378338409771 1141 3111 315
2016 - - - - - - - -
1 321--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Associations[modifier | modifier le code]

Festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Cécile de Fréjairolles.
  • Église paroissiale Sainte-Cécile.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Mondy (acteur). Un patronyme porté par plus de 300 foyers français, très majoritairement originaires du Tarn, où la famille paternelle de l’acteur plonge ses racines aux environs d’Albi.

Son père, directeur d’un école privée, était natif de Mouzieys-Teulet (Tarn) et issu de vieilles lignées locales (Raffel, Vincens, Rabaudy, Mauran, Sirven… de Lombers, Orban, Albi) ; celle des Cuq étant quant à elle originaire de Fréjairolles (Tarn), où les ancêtres étaient cultivateurs et cardeurs de laine et où l’on peut remonter à Barthélemy Cuq, six fois arrière-grand-père de Pierre, né vers 1630 et époux de Magdeleine Pascal. Un patronyme classique en Languedoc, issu d’un toponyme désignant un sommet, une colline (comme la célèbre commune de Montcuq, dans le Lot) et dénommant deux communes du Tarn (Cuq-lès-Vielmur et Cuq-Toulza). Mais un patronyme lourd à porter, surtout pour qui veut avoir une vie publique, ce qui avait poussé l’acteur à prendre rapidement un pseudonyme, avec Mondy, nom de jeune fille de sa grand-mère maternelle, la Corrézienne Antoinette Léonie Delteral, née Mondy, fille d’un cordonnier de Voutezac et mariée avec un boulanger de Varetz. Une lignée connue à Voutezac depuis le XVIIIe siècle, alliée aux Delteral, Ravel, Bosredon, Fraysseix, Jay…

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bénédicte et Jean-Jacques Fénié, Toponymie occitane, Éditions Sud-Ouest, coll. « Sud Ouest Université », , 128 p. (ISBN 978-2-87901-215-5).
  2. a b c et d Yvon Assié, Histoire brève de Fréjairolles : Dans la baronnie de Lombers, 1212-1900, Albi, Atelier graphique Saint Jean, , 65 p.
  3. Camille Rabaud, Histoire du protestantisme dans l’Albigeois et le Lauragais, Paris, Sandoz et Fischbacher, , 648 p. (ISBN 978-5519128032, lire en ligne)
  4. a b et c « Histoire de Fréjairolles », sur Mairie de Fréjairolles (consulté le 8 mai 2019)
  5. « Création de la communauté d'agglomération de l'Albigeois (81). », sur ladepeche.fr (consulté le 8 mai 2019)
  6. « Fréjairolles. La zone commerciale inaugurée », sur ladepeche.fr (consulté le 8 mai 2019)
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.