Sainte-Euphémie (Ain)

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Sainte-Euphémie
Sainte-Euphémie (Ain)
Mairie de Sainte-Euphémie.
Blason de Sainte-Euphémie
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Bourg-en-Bresse
Intercommunalité Communauté de communes Dombes Saône Vallée
Maire
Mandat
Didier Alban
2020-2026
Code postal 01600
Code commune 01353
Démographie
Gentilé Euphémiens
Population
municipale
1 676 hab. (2018 en augmentation de 2,82 % par rapport à 2013)
Densité 364 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 58′ 23″ nord, 4° 47′ 47″ est
Altitude Min. 195 m
Max. 258 m
Superficie 4,60 km2
Unité urbaine Lyon
(banlieue)
Aire d'attraction Lyon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Trévoux
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Sainte-Euphémie
Liens
Site web sainte-euphemie.fr

Sainte-Euphémie est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont les Euphémiens et Euphémiennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

À la confluence des ruisseaux du Morbier et du Formans (altitude 200 m), le village de Sainte-Euphémie est situé dans une vallée fertile où les cours d'eau ont façonné le paysage en entaillant les contreforts du plateau de la Dombes (altitude moyenne 250 m). Le bourg en rive droite du Formans est exposé au sud. Il est adossé à la colline du Boujard. Le territoire communal est un quadrilatère de 4 km de long et 2 de large dans sa partie la plus large au nord et 1 km dans sa limite sud. Les bois et taillis subsistent dans les zones en pentes et quelques secteurs incultes. La ripisylve (forêt des rives des cours d'eau) dessine un ruban arboré continu aux abords des ruisseaux. Les plateaux nord et sud sont des territoires de cultures extensives. Quelques prairies permanentes se maintiennent dans la vallée. Les principaux hameaux sont du nord au sud : le Boujard, le Fonbleins, le Roussillon, le Bady, le Boitey, le Marry, le Bois, les Bruyères. La commune est traversée dans sa longueur par la départementale D28.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

On retrouve sur Sainte-Euphémie des traces de sables d'origines fluviatiles du Tertiaire (Pliocène / sables de Trévoux) dans le secteur des Balmes et du hameau du Bois, probablement issus d'un ancien cours de la Saône. Mais ce sont les remaniements glaciaires du quaternaire qui ont façonné le plateau de Dombes, et le paysage local de façon significative. Des vestiges paléontologiques de grands mammifères (mastodontes) ont été découverts dans une ancienne carrière au hameau du Bady. Plusieurs carrières de sables et de granulats ont été exploitées sur la commune jusqu'à très récemment.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Sainte-Euphémie est une commune urbaine[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lyon, une agglomération inter-départementale regroupant 124 communes[4] et 1 653 951 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue. L'agglomération de Lyon est la deuxième plus importante de la France en termes de population, derrière celle de Paris[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 398 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (73,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (78,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (38,5 %), prairies (29,8 %), zones urbanisées (17,7 %), forêts (9 %), zones agricoles hétérogènes (4,9 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Certaines fouilles mentionnent une activité gallo-romaine, comme dans d'autres communes de la vallée. En 1170, Juvinieux est le premier nom de la paroisse. L'église, Sainte-Euphémie de Juvinieu, dépend de l'ancien prieuré de l'Ile Barbe. Il semble que d'anciens vestiges de cette construction eurent été encore visibles jusqu'à très récemment dans un petit réservoir d'eau dans la cour de la mairie. Au XVIe siècle, le village de Sainte-Euphémie passe sous la souveraineté des Dombes. Au XVIIIe siècle, il est rattaché au royaume de France. On notera que sous la Révolution il prit le nom de « Les Balmes ». Au nord, le château du Boujard et sa fameuse tour devenue emblème de la commune ne remontent qu'au début du XIXe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Sainte-Euphémie est membre de la communauté de communes Dombes Saône Vallée, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Trévoux. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[11].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Bourg-en-Bresse, au département de l'Ain et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[12]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Trévoux pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[12], et de la deuxième circonscription de l'Ain pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[13].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 mars 1983 Marcel Assandri    
mars 1983 juin 1995 Jean Marie Stellati    
juin 1995 mars 2008 Jean Martray    
mars 2008 En cours Didier Alban DVD Assistante sociale
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[15].

En 2018, la commune comptait 1 676 habitants[Note 3], en augmentation de 2,82 % par rapport à 2013 (Ain : +4,54 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
278307317355411371433418425
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
436404395394351341306321357
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
324301317300263261256288328
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
3533904727278571 1181 3321 3621 392
2013 2018 - - - - - - -
1 6301 676-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Au cours des siècles passés cinq moulins fonctionnaient grâce à l'énergie hydraulique du Formans. La culture du chanvre était répandue. Elle demandait une irrigation régulière. D'anciens routoirs et nésoirs[Note 4] étaient encore actifs avant la Seconde Guerre mondiale[Note 5].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Vue de l'église.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Croix du Machard.

L'église actuelle, œuvre de l'architecte Toubillon, est achevée à la fin du XIXe siècle. Contrairement à la plupart des constructions chrétiennes tournées vers l'ouest, l'église de Sainte-Euphémie est orientée nord/sud. La croix du Machard sur la route du Bady fait l'objet d'une fiche à l'Inventaire général du patrimoine culturel[18].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  4. Sortes de petites pièces d'eau où l'on faisait rouir (pour ne pas dire pourrir) les fibres des végétaux.
  5. Des documents relatant cette histoire liée à l'eau peuvent être consultés sur le site d'une association : agesef.fr

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le )
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  4. « Unité urbaine 2020 de Lyon », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le )
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. « communauté de communes Dombes Saône Vallée - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le )
  12. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Sainte-Euphémie », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  13. « Découpage électoral de l'Ain (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le ).
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  18. « Croix de chemin dite croix du Machard », notice no IA01000273, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]