Fareins

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Fareins
Fareins
Mairie de Fareins.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Bourg-en-Bresse
Intercommunalité Communauté de communes Dombes Saône Vallée
Maire
Mandat
Yves Dumoulin
2020-2026
Code postal 01480
Code commune 01157
Démographie
Gentilé Farinois, Farinoises
Population
municipale
2 213 hab. (2018 en augmentation de 0,64 % par rapport à 2013)
Densité 269 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 01′ 13″ nord, 4° 45′ 44″ est
Altitude Min. 167 m
Max. 253 m
Superficie 8,22 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Lyon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Villars-les-Dombes
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web fareins.com

Fareins est une commune française située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune de la Dombes, Fareins est située sur la rive gauche de la Saône. Elle est à 8 kilomètres de la commune de Villefranche-sur-Saône.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Fareins est une commune rurale[Note 1],[2]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lyon, une agglomération inter-départementale regroupant 124 communes[5] et 1 653 951 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue. L'agglomération de Lyon est la deuxième plus importante de la France en termes de population, derrière celle de Paris[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 398 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (64,7 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (70,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (44,9 %), zones urbanisées (21,9 %), prairies (15,2 %), eaux continentales[Note 3] (5,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,6 %), zones agricoles hétérogènes (4,6 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3,4 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Face à la Grange du Diable en rive droite de la Saône (sur Saint-Georges-de-Reneins) se trouvait une île, avec au XIIe siècle un monastère de moniales jusqu'à la fin du XIIIe siècle[12]. Selon Eugène Méhu (1910), le nom de Grelonges viendrait de grae longe, la « grève longue » : un long banc de sable ou de galets, mais peut-être aussi l'indication d'une notion de distance par rapport au centre du pouvoir local, à l'époque Beaujeu[13].

Epoque moderne[modifier | modifier le code]

Fareins est le lieu d'apparition d'une secte religieuse, le fareinisme, créée par les abbés Bonjour, courant religieux sectaire janséniste convulsionnaire. A la suite d'une crucifixion orchestrée par un des abbés sur une habitante (avec son consentement), le mouvement est condamné par l'Eglise qui bannit les deux abbés, mais la Révolution arrivant, les abbés reviennent à Fareins. Finalement persécutés par la Révolution, ils sont obligés de fuir Fareins[14].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Par décret du , le hameau du Marronnier appartenant à la commune, a été transféré à Beauregard[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Fareins est membre de la communauté de communes Dombes Saône Vallée, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Trévoux. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[16].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Bourg-en-Bresse, au département de l'Ain et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[17]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Villars-les-Dombes pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[17], et de la quatrième circonscription de l'Ain pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[18].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[19]
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 Gabriel Laurent    
1945 1949 Jules Boyer    
1949 1959 Francois Berthier    
1959 1977 Henri Bernard    
mars 1977 mars 2001 François Chaboud    
mars 2001 mars 2008 Ginette Frappé DVD Cadre comptable
Conseillère générale du canton de Saint-Trivier-sur-Moignans (2007 → 2008)
mars 2008 en cours Yves Dumoulin DVD Retraité

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes Dombes-Saône Vallée.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[21].

En 2018, la commune comptait 2 213 habitants[Note 4], en augmentation de 0,64 % par rapport à 2013 (Ain : +4,54 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0097381 0851 1551 1881 2141 2431 2471 336
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3101 2671 2841 2611 1551 1101 1091 0631 040
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0361 0161 0629489331 0359991 0151 045
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
9228711 0061 3851 5451 6841 8942 1752 203
2018 - - - - - - - -
2 213--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Santé[modifier | modifier le code]

La commune dispose de différents services de santé comme un médecin, un dentiste, un kinésithérapeute et un cabinet infirmier.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Château de Fléchères.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Fléchères date du XVIIe siècle. Il possède des cheminées de pierres sculptées, des fresques italiennes (1632), des salons à boiseries Louis XV, des cuisines, des jardins à la française et un parc à l'anglaise. Il est classé monument historique depuis 1985[24]. Construit pour défendre le gué de Grelonges, au moins au XIIIe siècle, il s'élève à plus de trente mètres de hauteur.
  • Église Notre-Dame de l'Assomption du XVIe siècle.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Comme de nombreuses communes à proximité de Villefranche-sur-Saône, Fareins organise chaque année sa fête des Conscrits. Celle-ci a lieu le deuxième week-end de février, avec la présence d'une première vogue. Le 21 juin est organisée la fête de la musique. De même, de manière annuelle, le premier week-end du mois d'août, est organisée une seconde vogue.

Depuis 2003, le festival de jazz Jazz à Fareins se déroule le dernier week-end de novembre dans l'espace Carjat, nouveau nom de la salle des fêtes depuis 2017.

Depuis 2011, le festival Des Vertes et des Pas Mûres a lieu dans le parc du château Bouchet, d'abord début juillet, puis mi-septembre depuis 2017. Il se déroule tous les deux ans.

Depuis 2017, un salon de bien-être se déroule mi-octobre dans le château Bouchet.

Fareins et le cinéma[modifier | modifier le code]

Plusieurs scènes de films ont été tournées à Fareins :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fareins sur OpenstreetMap.
  2. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021)
  3. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 23 mars 2021)
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021)
  5. « Unité urbaine 2020 de Lyon », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 23 mars 2021).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 23 mars 2021).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 23 mars 2021)
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 23 mars 2021).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 22 avril 2021)
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 22 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. [Bouvard & Astrade 2005] Emma Bouvard et Laurent Astrade, « Reconstitution paléo-environnementale d’un site archéologique insulaire : le prieuré clunisien de Grelonges en bord de Saône (Fareins, département de l’Ain) », Revue archéologique de l’Est, t. 54, no 176,‎ , p. 365-377 (lire en ligne [sur journals.openedition.org]), voir résumé.
  13. Bouvard & Astrade 2005, paragr. 8.
  14. Dictionnaire des hérésies, des erreurs et des schismes, Abbé Pluquet, p. 243
  15. Région Auvergne-Rhône-Alpes, « Présentation de la commune de Beauregard - Inventaire Général du Patrimoine Culturel », sur patrimoine.auvergnerhonealpes.fr (consulté le 30 juillet 2020)
  16. « communauté de communes Dombes Saône Vallée - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le 19 avril 2020)
  17. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Fareins », sur le site de l'Insee (consulté le 19 avril 2020).
  18. « Découpage électoral de l'Ain (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le 19 avril 2020).
  19. [PDF] « Inventaire des archives - 1632-2014 : Maires de Fareins », sur archives-communales-ain.fr (consulté le 17 décembre 2020)
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  24. « Le Château de Fléchères », notice no IA01000367, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. « Le château Bouchet à Fareins », sur Découvrez la Dombes.
  26. « Les enfants du marais », sur http://www.rhone-alpes-cinema.fr/ (consulté le 18 août 2010).
  27. « La marquise des ombres », sur http://www.chateaudeflecheres.com/ (consulté le 17 octobre 2010).
  28. « Les lyonnais », sur http://www.leprogres.fr (consulté le 17 octobre 2010).
  29. « La religieuse », sur http://rhone-alpes-cinema.fr (consulté le 30 avril 2012).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]