Liste des accidents ferroviaires en France au XXe siècle

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La liste des accidents ferroviaires en France au XXe siècle recense les accidents ferroviaires ayant eu lieu en France du début de l'année 1901 à la fin de l'année 2000. Compte tenu de leur nombre, notamment au cours de la première moitié du siècle, elle s'efforce surtout de mentionner ceux ayant entraîné la perte de vies humaines.

Voir la liste des accidents du XIXe siècle

Voir la liste des accidents du XXIe siècle

Années 1900[modifier | modifier le code]

  • - À environ sept kilomètres de Nantes, sur la ligne Nantes-La Rochelle, vers 19 heures 30, malgré un signal d'arrêt, un express venant de La Roche-sur-Yon conserve une vitesse excessive à l'entrée en gare de Vertou, et percute un train-navette en instance de départ pour Nantes. Dans le choc, cinq voitures des deux trains sont détruites, un homme d'équipe s'apprêtant à atteler le train tamponné à sa machine est tué, neuf voyageurs sont blessés[1].
  • - Sur la ligne Toulouse-Bayonne, en gare de Portet-Saint-Simon, vers 23 heures, un train de 500 pèlerins venant de Pamiers est en cours de changement de sens pour quitter la ligne de l'Ariège et prendre la direction de Lourdes lorsqu'il est percuté par une machine haut-le-pied brûlant les signaux fermés, qui écrase le fourgon et broie cinq voitures. Malgré sa gravité, la collision ne fera que deux morts et quatre blessés, la plupart des voyageurs étant descendus du train tamponné à la faveur du long stationnement en gare[2].
  • - À six heures, près de Chailland, sur la ligne en construction de Laval à Landivy du réseau à voie métrique des chemins de fer départementaux de la Mayenne, un train de ballast venant de Laval s'emballe dans une pente sur le rail humide et déraille, s'écrasant contre une maison. De ses vingt occupants, sept seront tués, et six grièvement blessés[3].
  • - Sur la ligne à voie métrique d'Angers à Noyant-Méon du réseau dit du Petit Anjou, près de Mazé, un train Baugé-Angers percute une carriole d'excursionnistes dont le cheval s'est emballé. Sur les six passagers, une jeune fille et un enfant de quatre ans sont tués, les quatre autres sont grièvement blessés[4].
  • - Sur la ligne d'Évreux à La Loupe, vers 13 heures, peu avant la gare de Damville, dans une courbe prononcée, un train pour Evreux déraille. La locomotive, le tender et le fourgon de tête dévalent le remblai, mais la suite du convoi reste sur le ballast. Le mécanicien est tué, le chauffeur et le conducteur[5] de tête sont blessés, les voyageurs sont indemnes[6].
  • - Vers une heure, sur la ligne Limoges-Périgueux, en gare de La Coquille, par suite d'une défaillance des signaux, un train de marchandises en attente du départ est tamponné par un autre. Dans le choc, deux serre-freins sont tués, quatre autres cheminots sont blessés[7].
  • - Sur la voie unique de la Ligne de Port-Sainte-Marie à Riscle, près de la gare d'Eauze, un train de marchandises venant de cette ville rencontre vers midi trente une machine haut-le-pied venant de Condom. Dans le choc, quatre cheminots sont tués[8]. En janvier 1902, le Tribunal correctionnel de Condom condamnera pour homicide involontaire les chefs de gare d'Eauze et de Bretagne-d'Armagnac ayant laissé partir les deux convois respectivement à trois mois et un mois de prison avec sursis[9].
  • - À 19 heures 20, à Lyon, l'express Lyon-Genève, parti de la gare de Perrache, percute un train-tramway se dirigeant vers le quartier de Montchat sur le passage à niveau de la rue Paul Bert, que ses deux-garde-barrière, occupés à converser, ont négligé de fermer[10]. La collision fera quatre morts et une quarantaine de blessés[11].
  • - Vers 14 heures 45, près de Moyenneville (Oise), l'une après l'autre, les voitures d'un train de 500 pèlerins belges en provenance de Mouscron et à destination de Lourdes, empruntant la ligne secondaire d'Amiens à Compiègne par Montdidier, se renversent alors que la machine continue à les tirer. Des véhicules éparpillés et disloqués, on tirera 8 morts et une trentaine de blessés graves[12].
  • - À 8 heures 20, en gare de Marsat, sur la ligne du chemin de fer d'intérêt local à voie étroite de Riom à Volvic, la chaudière de la locomotive d'un train de voyageurs explose, tuant mécanicien et chauffeur. L'unique voyageur du train est indemne[13].
  • - Vers 16 heures, sur la ligne Rouen-Dieppe, en gare de Longueville-sur-Scie, cinq employés d'un marchand de chevaux parisien manœuvrent à la main sur la voie principale un wagon-écurie devant être accroché au prochain train pour Paris lorsque survient un rapide se dirigeant vers Dieppe, dont la locomotive déraille après avoir heurté l'obstacle, tuant l'un des manutentionnaires et en blessant grièvement un autre[14].
  • - Vers 23 heures, à l'entrée en gare des Aubrais, l'express Paris-Toulouse déraille sur un aiguillage, sans doute abordé à une vitesse excessive compte tenu de l'état de la voie. La locomotive et 7 voitures quittent les rails. Le chauffeur est tué, le mécanicien et 8 voyageurs sont blessés[15].
  • - Sur le réseau des tramways de Bordeaux, au Haillan, un convoi de la ligne allant de Bordeaux à Saint-Médard-en-Jalles déraille, la dernière voiture s'en détache et, dépourvue de frein, dévale une pente au milieu de la foule rassemblée à l'occasion de la fête locale, tuant une personne et en blessant mortellement une autre[16].
  • - Sur la ligne Mézières-Charleville-Hirson, à un kilomètre de la gare de Signy-le-Petit, un express pour Lille déraille et se renverse, sans doute à la suite d'un écartement des rails. D'une voiture complètement écrasée on tirera 3 morts et une vingtaine de blessés, appartenant pour la plupart à une fanfare se rendant à un concours musical à Lille[17].
  • - Sur la ligne à voie unique Lille-Cambrai, une dizaine de kilomètres après Douai, vers 8 heures 30 en gare d'Arleux, l'express Lille-Dijon (couramment appelé "le Dijonnais"), aiguillé par erreur sur une voie de garage en réfection, déraille, se renverse et se disloque. Seule la dernière voiture reste intacte. Parmi les 95 voyageurs du train, l'accident fera 21 morts et une soixantaine de blessés dont cinq succomberont par la suite ; il fera aussi une victime indirecte, puisque le père d'une des voyageuses blessées décèdera d'une attaque en apprenant la nouvelle[18]. Après enquête, six agents de la compagnie des chemins de fer du Nord seront inculpés, et le 27 décembre suivant, le tribunal correctionnel de Douai en relaxera trois et condamnera l'aiguilleur et le chef de la gare d'Arleux à des peines de prison et d'amende et le chef de district responsable des travaux à une amende[19].
  • - Sur la ligne Paris-Toulouse, en gare de Saint-Sébastien, vingt wagons d'un train de marchandises en manœuvre partent en dérive dans la rampe descendant de La Souterraine à Argenton-sur-Creuse, et viennent percuter à six heures le convoi suivant, près de la gare de Celon, tuant ses mécanicien et chauffeur et blessant son chef de train. Presque à la même heure, à la suite d'une rupture d'attelage peu après la gare d'Uzerche, les trente et un derniers wagons d'un train de marchandises allant de Brive à Limoges partent eux aussi en dérive dans la pente, et parcourent une dizaine de kilomètres jusqu'à la gare de Vigeois, où on provoque leur déraillement en les aiguillant sur une voie de garage. La perturbation du trafic provoquée par cet accident causera la mort d'un cheminot, tué par un train de voyageurs circulant à contrevoie[20].
  • - Vers 10 heures, sur la ligne Bordeaux-Périgueux, à quelques kilomètres de Périgueux, en gare de La Cave, endroit où la voie, double jusque-là, redevient unique, un train pour Bordeaux prend en écharpe sur l'aiguille d'accès à ce tronçon les dernières voitures du train de sens contraire Coutras-Périgueux qui ne l'ont pas encore complètement dégagé. La collision fait un mort et une trentaine de blessés dont cinq très graves[21].
  • - À la bifurcation de Bazoches-sur-Vesles, près de Fismes, à 9 heures 38, un omnibus allant de Reims à Soissons est pris en écharpe par une machine haut-le-pied venant de la ligne de Paris par La Ferté-Milon, dont le mécanicien a brûlé un signal d'arrêt, à ce qu'il semble fermé trop tardivement. La collision fait douze blessés, dont l'un décèdera le lendemain[22].
  • - Vers 8 heures, sur la ligne à voie unique de Fécamp à Dieppe, dans un épais brouillard, entre Saint-Pierre-le-Viger et Luneray, un train de voyageurs pour Dieppe percute de front un train de betteraves allant vers Fécamp. Les deux mécaniciens, un chauffeur et un conducteur-chef[5] sont tués, l'autre chauffeur, un autre conducteur-chef, un garde-frein et une douzaine de voyageurs sont blessés[23].
  • - Sur la ligne d'Angers à Noyant-Méon du réseau à voie métrique de la Compagnie des chemins de fer de l'Anjou, vers 15 heures 30, à la sortie de la gare de Cornillé-Bauné, un train pour Angers déraille. Le tender écrase la machine, dont le chauffeur est tué sur le coup, et le mécanicien mortellement blessé[24].
  • - Peu avant l'entrée en gare de Saint-Pol-sur-Ternoise, sur la ligne de Fives à Abbeville, vers 9 heures, la locomotive et les quatre premières voitures d'un train de voyageurs venant de Bully-Grenay par Brias déraillent. Le mécanicien est tué, le chauffeur et trois voyageurs sont blessés[25].
  • - Sur la ligne d'Angers à Tours, près de la gare de La Bohalle, vers 1 heure 30, le rapide Angers-Paris percute à pleine vitesse la locomotive d'un train de marchandises revenant haut-le-pied sur les voies principales. Le mécanicien et le chauffeur du train tamponneur sont tués, et ceux de la machine tamponnée sont grièvement blessés, ainsi que le chef de train et une dizaine de voyageurs du rapide[26].
  • - Vers 22 heures 45, sur la ligne Nancy-Épinal, dans la forêt, entre les gares de Bayon et de Charmes, un train de voyageurs déraille. Le mécanicien est tué, le chauffeur blessé, les trente passagers sont indemnes[27].
  • - Sur la Ligne de Fives à Hirson, vers 9 heures 30, en gare de Rosult, lors du passage d'un train allant de Valenciennes à Lille, un changement intempestif d'aiguillage sous la troisième voiture fait dérailler la queue du convoi, qui est heurtée par un train de marchandises arrivant en sens inverse. La collision fait un mort et dix-huit blessés[28].
  • - Paris : Incendie à la suite d'un court-circuit d'une rame du métro de Paris à la station Ménilmontant : 84 morts, dont 77 asphyxiés à la station Couronnes. La rame suivante y a été bloquée, et l'envahissement du tunnel par les fumées nocives suivi de la coupure de l'éclairage ont provoqué une panique empêchant l'évacuation de tous les voyageurs par l'unique sortie. À la suite de cet accident les stations seront construites avec au minimum deux issues sur chaque quai (la station Couronnes n'en est toujours pas équipée).
L'accident au passage à niveau de Roissy-en-Brie reconstitué par les dessinateurs du Petit Journal
  • - Vers 17 heures 30, sur la ligne Paris-Belfort, près de Roissy-en-Brie, le garde-barrière n'a eu le temps de fermer qu'une seule des deux barrières de son passage à niveau à l'approche d'un rapide venant de Troyes lorsqu'une automobile survient du côté opposé et s'engage sur les voies. Ses six occupants sont tués[34].
  • - À 10 heures 45, à Paris, en gare Saint-Lazare, une locomotive sous pression stationnant près du Pont de l'Europe explose. Des pièces de la chaudière pesant souvent plus d'une tonne sont projetées à des dizaines de mètres aux alentours, provoquant d'énormes dégâts matériels dans le quartier. Malgré son caractère spectaculaire et destructeur, l'accident ne fera qu'un blessé grave, le chauffeur de la machine, et une quinzaine de blessés légers, notamment des voyageurs d'un train entrant en gare au moment de la déflagration et des riverains de la rue de Berne voisine[35].
  • - À 11 heures, sur la ligne de Figeac à Arvant, à Buzac, peu après le départ de Figeac, la locomotive et les deux fourgons d'un train de voyageurs pour Aurillac font une chute de 15 mètres dans un ruisseau. Le chauffeur est tué, le mécanicien et le chef de train sont blessés[36].
  • - Sur la ligne Béziers-Neussargues, à la sortie du souterrain des Cabrils, collision frontale entre un train spécial de vendangeurs et une machine haut-le-pied. On dénombrera 4 morts (les 2 mécaniciens et les 2 chauffeurs), et une quinzaine de blessés[37].
  • - Vers 19 heures, à Étrembières, peu après la gare d'Annemasse, à la bifurcation des lignes vers Bellegarde et Saint-Gervais, deux trains de voyageurs se percutent, l'un venant de Saint-Gervais, l'autre allant à Bellegarde en double traction. Dans le choc, le mécanicien et le chauffeur du train pour Bellegarde, placés sur la locomotive de tête sont tués, deux autres cheminots et une vingtaine de voyageurs sont blessés[38].
  • - À 1 heure 30, entre Onzain et Chouzy-sur-Cisse (Loir-et-Cher) : sur la ligne Bordeaux-Paris de la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, le rapide 31 Paris-Bordeaux (dans lequel voyage Armand Fallières, alors Président du Sénat) déraille par suite d'un sabotage (éclisses d'un rail ôtées). Sa machine engage le gabarit sur la voie opposée, et est heurtée par l'omnibus no 18 remontant de Nantes sur Paris. C'est dans ce train que l'on déplorera l'essentiel des victimes (4 morts et 12 blessés), et plus spécialement dans sa voiture de tête, venue s'éventrer contre le fourgon qui la précédait. Lors du déblaiement, on trouvera sous la locomotive du train 18 le corps d'une cinquième victime, un bijoutier parisien descendu du rapide de Bordeaux immédiatement après son déraillement et fauché par le train croiseur[39]. La compagnie d'Orléans offrira en vain une prime de 10 000 francs afin d'obtenir des renseignements permettant d'identifier les coupables[40].
  • - À 23 heures 10, à Paris, deux kilomètres avant la gare du Nord, au niveau de la gare de La Chapelle, le rapide venant de Lille, arrêté dans le brouillard, est tamponné à 60 km/h par un train de marée venant de Boulogne, qui pulvérise son fourgon de queue et sa dernière voiture, dont on tirera 13 morts et une vingtaine de blessés[41]. L'enquête dégagera à la fois la responsabilité de l'aiguilleur et celle du mécanicien du train tamponneur en révélant que le carré couvrant le train stoppé était bien fermé, mais qu'il n'était pas visible dans le brouillard et que le pétard destiné à le compléter en cas de franchissement du signal n'avait pu exploser puisque le mécanisme devant le placer sur le rail était faussé[42].
  • - Sur la ligne de Sceaux, vers 6 heures 30, la locomotive d'un train parti de la gare du Luxembourg à destination de Limours déraille dans une tranchée en courbe entre Arcueil-Cachan et Bourg-la-Reine où la vitesse limitée à 65 kilomètres à l'heure est encore excessive compte tenu du mauvais état de la voie. Le tender, le fourgon et les voitures la percutent et s'entassent entre les parois encaissées. Un incendie se déclare. On dénombrera 3 morts et 9 blessés[43].
  • - Sur la ligne de Laqueuille à Clermont-Ferrand, après la gare de Volvic, vers 3 heures, sur le rail mouillé par la pluie, un train de marchandises patine et dévale tous freins serrés la rampe de 25 pour 1000 menant à Clermont-Ferrand, où il percute un convoi vide en manœuvre. Le mécanicien, le chauffeur et un homme d'équipe sont tués[44].
  • - Sur la ligne Bordeaux-Montauban, près de Langon, 32 wagons d'un train de marchandises allant vers Bordeaux partent en dérive après une rupture d'attelage, et viennent heurter à Saint-Macaire un train suivant le précédent à deux minutes d'intervalle, précipitant sa locomotive en bas d'un viaduc. Le mécanicien, le chauffeur et un garde-frein sont tués[45].
  • - Au petit matin, à Dieupentale, près de Montauban (Tarn-et-Garonne), sur la ligne Paris-Toulouse, le rapide Toulouse-Paris prend en écharpe la locomotive d'un train de marchandises quittant sa voie de garage, tuant son mécanicien. Deux cheminots du rapide et un agent des Postes sont blessés, mais tous les voyageurs sont indemnes[46].
  • - À Glanges, entre Brive et Limoges, sur la ligne Paris-Toulouse, vers 5 heures 20, un train de marchandises tamponne dans le brouillard le fourgon et une voiture de queue du rapide Toulouse-Paris, arrêté à un sémaphore par suite de la panne de l'omnibus qui le précède. L'accident fait un mort et quatre blessés, dont un député de la Corrèze[47].
  • - Sur la ligne de Clermont-Ferrand à Nîmes, au soir, un train de marchandises déraille à l'entrée en gare de Concoules. Le mécanicien et le chauffeur sont tués, le conducteur[5] est grièvement blessé[48].
  • - Vers 8 heures, en gare de Montréjeau, sur la ligne Toulouse- Bayonne, le train de voyageurs arrivant de Toulouse est aiguillé par erreur vers une voie où stationne déjà un train de marchandises. Dans le choc, le mécanicien et le chauffeur sont tués, trois cheminots et dix-neuf voyageurs sont blessés[49].
  • – Sur la ligne de Portet-Saint-Simon à Puigcerda, vers 15 heures, un train de marchandises manœuvrant en gare d'Auterive pour laisser le passage à l'express venant de Toulouse déraille sur un aiguillage. Les wagons télescopent la machine qui verse, chaudière percée. Le chauffeur et le chef de train sont tués, le mécanicien est brûlé[50].
  • – Sur la ligne Paris-Lyon, vers 11 heures, peu avant la gare de Mâcon, les rails s'écartent au passage un train de marchandises venant de Lyon, dont la locomotive et les six wagons de tête se renversent. Le conducteur chef[5] est tué dans son fourgon disloqué[51].
  • – Vers 3 heures, sur la ligne Marseille-Vintimille, à Aubagne, sous le tunnel dit de Cassis, l'express Vintimille-Paris percute le train de marchandises le précédant, arrêté par suite d'une avarie de machine. Un conducteur[5] du train tamponné est tué, un wagonnier est blessé[52].
  • – À Andrésy, sur la ligne Paris-Mantes par Conflans, vers 20 heures 30, un train transatlantique venant de Cherbourg prend en écharpe un train de marchandises autorisé à s'engager sur les voies principales à la suite d'une dépêche erronée adressée au poste d'aiguillage. La collision fera trois morts et quatre blessés graves[53].
  • – Sur la ligne Calais-Amiens, à 18 heures 45, le train rapide Calais-Bâle propulse hors des rails deux wagons d'un train de marchandises en manœuvre sur les voies principales, en gare d'Ailly-sur-Somme. Sous le choc, la marquise s'effondre et le bâtiment voyageur est éventré. La machine, le tender et les voitures de tête du train tamponneur se couchent 150 mètres plus loin, près d'une maison inhabitée dont ils provoquent l'effondrement. L'accident fait 6 blessés, dont 5 voyageurs[54].
  • – Après une rupture d'attelage, 10 wagons d'un train de marchandises empruntant la ligne de Limoges au Dorat repartent en arrière, et, en dérive dans la pente, viennent télescoper, en gare de Limoges-Bénédictins, une locomotive de manœuvre refoulant une rame, la projetant sur un train de voyageurs en partance et détruisant une grue hydraulique. Le mécanicien et le chauffeur de la machine tamponnée sont tués, une voyageuse heurtée par la portière du compartiment dans lequel elle montait est blessée[55].
  • – À Camp-Major, faubourg d'Aubagne, deux tramways rapides de sens contraire se rencontrent dans une courbe sans visibilité sur la voie unique de la ligne Marseille-Aubagne. Dans la collision, un wattman est tué, et une vingtaine de personnes sont blessées[56].
  • – Sur la ligne d'Amagne - Lucquy à Revigny, avant Vouziers, en gare de Vrizy-Vandy, vers 2 heures 30, un train mixte comprenant deux voitures de voyageurs déraille. Le chef de train est tué[57].
  • – En gare d'Épernon, sur la ligne Paris-Le Mans, vers 17 heures, un omnibus venant de La Brohinière et à destination de Paris, quitte une voie de garage où il a attendu plus d'une heure le passage du rapide Paris-Brest, lorsqu'il est pris en écharpe par une locomotive haut-le-pied qui éventre quatre de ses voitures. L'accident fera neuf morts et une quarantaine de blessés, dont trois succomberont par la suite[58]. Bien qu'il s'en défende en invoquant la manœuvre trop tardive d'un aiguillage, six mois plus tard, le mécanicien de la machine tamponnée, jugé pénalement responsable par le tribunal correctionnel de Chartres, sera condamné à un an de prison ferme[59], peine réduite à 6 mois avec sursis en appel[60].
  • – Sur la ligne d'Hirson à Amagne-Lucquy, à 6 heures 15, un train de marchandises venant d'Hirson en prend en écharpe un autre, manœuvrant en gare de Novion-Porcien. La locomotive du train tamponneur déraille, et son chauffeur est tué[61].
  • – À 18 heures 20, en gare de Poule-les-Écharmeaux sur la ligne de Paray-le-Monial à Givors-Canal, 34 wagons partent en dérive dans la pente. Afin de les arrêter, après qu'ils ont passé la boucle de Claveisolles, on provoque leur déraillement en gare de Saint-Nizier-d'Azergues. Un serre-frein, resté à son poste, est tué[62].
  • 11 novembre 1906 – Sur la ligne de Lodève à Béziers, un train de voyageurs déraille entre Pézenas et Saint-Thibéry. La machine et 3 wagons tombent dans un remblai, faisant 12 blessés, dont le chauffeur, grièvement brûlé aux jambes après avoir été enseveli sous le charbon du tender. Un rail cassé est découvert, laissant suspecter une manœuvre criminelle, mais l'enquête attribue finalement l'accident à l'effet des pluies torrentielles des jours précédents [63].
  • – En gare de Saint-Amand-Montrond, vers 20 heures 30, un train de la ligne de La Guerche à Chateaumeillant du réseau à voie métrique du Cher, en panne de frein, ne peut s'arrêter à la jonction des voies avec la compagnie d'0rléans, et heurte la locomotive d'un train Montluçon-Paris, qui déraille. Dans le train tamponneur renversé, le mécanicien et le chauffeur sont tués, et six voyageurs blessés[64].
  • – En gare de Maromme, sur la ligne de Paris-Saint-Lazare au Havre, vers 13 heures, deux trains de marchandises en manœuvre se percutent. Un conducteur-chef[65] est tué, un chauffeur grièvement blessé[66].
  • – Sur le réseau du tramway de Saint-Étienne, place de l'Hôtel-de-Ville, une voiture transportant trente voyageurs déraille et se renverse sur un croisement. On dénombrera deux morts et vingt blessés[67].
  • – Sur la ligne Saint-Étienne-Lyon, en gare de Lorette, une rupture d'essieu provoque le déraillement d'un train de marchandises. Un serre-frein est tué dans sa vigie écrasée par le wagon précédent[68].
  • – À Longwy, sur la ligne allant vers Pétange (Luxembourg), à 20 heures 30, un tramway électrique de la ligne Longwy-Mont-Saint-Martin s'engage sur le passage à niveau du quartier de Gouraincourt resté ouvert, lorsqu'il est heurté par une machine haut-le-pied rentrant au dépôt. La collision fait quatre morts et trois blessés graves[69].
  • – Vers 7 heures 30, près de Plouaret, sur la ligne Paris-Brest, un train de marchandises déraille en gare de Trégrom. Le mécanicien et le chauffeur sont tués, un conducteur-chef[5] est blessé[70].
  • Les Ponts de Cé en Anjou : Sur la ligne de Loudun à Angers-Maître-École du réseau de l'État, le train no 407 à destination de Poitiers parti de la gare d'Angers Saint-Laud à 11 h 29 déraille dix mètres avant le pont sur la Loire, et, s'y engageant hors des rails, en défonce le tablier, qui s'effondre. La locomotive, le tender, le fourgon, et un wagon de troisième classe sont précipités 10 mètres plus bas dans le fleuve, profond à cet endroit de 3 à 4 mètres. Cet accident fera 27 morts, pour la plupart noyés[71].
  • – Sur la ligne de Landerneau à Quimper, à l'entrée du tunnel de Plogonnec une dizaine de kilomètres de Quimper, la locomotive, le tender et trois voitures d'un train de voyageurs venant de Brest se couchent sur le remblai après rupture de l'essieu avant de la machine. L'accident fait un mort et huit blessés[72].
  • – Sur la ligne du Monastier à La Bastide-Saint-Laurent-les-Bains, après une avarie de sa machine dans la montée vers Larzallier, un train de marchandises de 5 wagons de minerai repart en arrière. Sur le viaduc du Beyrac, en courbe de faible rayon, si les deux premiers wagons du convoi en dérive passent, le troisième déraille. La locomotive et les deux wagons restants s'écrasent contre l'obstacle, tuant le mécanicien et le chef de train et blessant grièvement le chauffeur. Le garde-frein a pu sauter en marche et est indemne. Les deux wagons restés sur les rails poursuivent leur course jusqu'à un passage à niveau près de la gare de Bagnols-Chadenet, ou le réflexe rapide de la garde-barrière arrêtant à temps le train de voyageurs Mende-La Bastide permet d'éviter une collision[73].
  • – En gare de Coutras, sur la ligne Bordeaux-Paris, vers 23 heures, à la suite d'une erreur d'aiguillage, un express pour Paris heurte une machine de manœuvre. On dénombrera dix morts et une quarantaine de blessés[74].
  • – À Nancy, vers 11 heures, sur la voie du chemin de fer de ceinture entre Champigneulles et Jarville, une rame de coke pour les hauts-fourneaux de Jarville déraille à un passage à niveau. La locomotive se renverse et heurte un mur de briques qui s'écroule. Le mécanicien et le chauffeur sont tués[75].
  • – En gare d'Hazebrouck, vers 1 heure, un train de voyageurs venant de Lille déraille sur l'aiguille d'entrée. la locomotive, le tender et le fourgon de tête se couchent sur les voies. Le mécanicien et le chauffeur sont tués, tous les voyageurs sont indemnes[76].
  • – Sur la ligne Paris-Bordeaux, peu après Libourne, en gare d'Arveyres, sur une voie unique établie après un premier accident, le rapide Paris-Bordeaux tamponne à sept heures un train mixte à l'arrêt. La collision fera un mort, le chef du train tamponneur, et une vingtaine de blessés[77].
  • – Vers 5 heures 30, sur l'embranchement allant de Benet à Fontenay-le-Comte de la ligne de La Possonnière à Niort, peu après avoir quitté la gare de Benet, un train de voyageurs parti de Niort pour Fontenay-le-Comte déraille. La locomotive tombe dans un fossé, et les six voitures se télescopent. Un voyageur est tué, un autre blessé[78].
  • – À 23 heures 30, sur la ligne de Tours à Vierzon, à la bifurcation des lignes de Tours et de Paris, peu après la gare de Vierzon, une erreur d'aiguillage provoque l'immobilisation du rapide Paris-Toulouse et de deux trains de marchandises qui le suivent, dont le dernier est percuté par un express. Des premières voitures du train tamponneur on tirera huit blessés graves, dont l'un décèdera peu après[79]. Quatre mois plus tard, le Tribunal correctionnel de Bourges condamnera le conducteur[5] du train tamponné à un mois de prison avec sursis et 100 F d'amende pour n'avoir pas couvert à temps son train[80].
  • – Vers 3 heures, entre les gares de Lunas et de Joncels, sur la ligne de Béziers à Neussargues, un éboulement provoque le déraillement de quatre wagons d'un train de marchandises. Un homme d'équipe est tué[81].
  • – Sur la ligne de Pont-de-la-Deûle à Pont-à-Marcq exploitée par la Compagnie du chemin de fer du Pont-de-la-Deûle à Pont-à-Marcq[82], vers 19 heures, en gare de Raimbeaucourt, un train de marchandises tamponne un train de voyageurs à l'arrêt dans le brouillard, écrasant sa voiture de queue, de laquelle on dégagera une fillette tenue pour morte et sept autres personnes blessées[83]. La fillette reprendra cependant opportunément connaissance au moment de son enterrement[84].
  • - Sur la ligne Paris-Strasbourg, vers 3 heures, une locomotive haut-le-pied percute l'arrière d'un train de marchandises gravissant machine de renfort en queue la fameuse "bosse de Loxéville" entre les gares de Nançois-Tronville et de Lérouville. Propulsée par le choc contre le fourgon et les derniers wagons, la machine de renfort les écrase et déraille. Son mécanicien et le garde-frein du train tamponné sont tués, son chauffeur est blessé[85].
  • - Sur le réseau à voie métrique des chemins de fer du Calvados, le soir, la locomotive d'un train allant de Falaise à Caen se renverse près de Potigny. Le mécanicien est tué, le chauffeur grièvement blessé[86].
  • - Sur la ligne de Bourg-en-Bresse à Villefranche-sur-Saône[87] de la Régie départementale des Tramways de l'Ain[88], un train de voyageurs retardé par le verglas est percuté en gare de Corgenon par un train de bestiaux venant de la foire de Bourg-en-Bresse. Un voyageur est tué, plusieurs autres sont blessés[89].
  • - Sur la Ligne Clermont-Tulle, vers 13 heures, près de la gare de Laqueuille, un wagon d'un train de travaux transportant des rails sur lesquels sont juchés vingt-deux ouvriers se renverse dans une courbe. On relèvera trois morts et onze blessés[90].
  • - Nancy : Lors de son ascension, une voiture du funiculaire de la Cure d'Air se détache accidentellement du câble de traction et part à la dérive le long de la pente, percutant les voitures qui la suivent. L'accident fait un mort et plusieurs blessés[91].
  • - À Outreau, sur la ligne Amiens-Boulogne, vers 6 heures, l'arrière d'un convoi en manœuvre à la sortie de l'embranchement des aciéries est heurté par un train de marchandises venant de Longueau, dont le mécanicien et le chauffeur sont tués, et un serre-frein grièvement blessé[92].
  • - Sur la ligne de Chaumont à Châtillon-sur-Seine, la Compagnie de l'Est lance un fourgon dans une pente afin de procéder à des essais de freinage. Lors d'un de ceux-ci, près de Châteauvillain, le véhicule, dans lequel ont pris place des ingénieurs munis de leurs appareils de mesure, est percuté et broyé par la locomotive haut-le-pied qui le suit et n'a pu s'arrêter à temps. On en tirera un mort et sept blessés[93].
  • - À Chaumont-Porcien (Ardennes), sur la ligne du chemin de fer départemental de Wasigny à Renneville, déraillement d'un train de ballast par suite de la défaillance d'un aiguillage. D'un wagon transportant des ouvriers, renversé et écrasé, on retirera 5 morts et 4 blessés[94].
  • - Sur la ligne de Saint-Brieuc à Pontivy, vers 8 heures 30, un train de voyageurs pour Saint-Brieuc déraille près de la gare de Plœuc-L'Hermitage. La locomotive, le fourgon et deux voitures tombent dans un ravin. L'accident fait trois morts et quinze blessés[95].
  • - Sur la ligne de Toulouse à Rodez, entre les gares de Carmaux et d'Albi, à la sortie du tunnel du Garric, un train de voyageurs roulant au pas à cause de travaux de voie est rattrapé et percuté par un train de ballast circulant machine en arrière. Le garde-frein du train tamponné est tué, un voyageur est blessé[96].
  • - Á Perrigny, près de Dijon, vers 22 heures 30, un train de voyageurs pour Dole, dont le mécanicien a mal compris la signalisation, prend en écharpe un train de marchandises à une bifurcation. Une des voitures est écrasée. On en tirera un mort et une dizaine de blessés[97].
  • - Sur la ligne de Toulouse à Narbonne, vers 18 heures 40, un express venant de Bordeaux percute un train de marchandises arrêté en gare de Pezens, à huit kilomètres de Carcassonne. Le tamponnement fera un mort et douze blessés[98].
  • - Sur la ligne de Castres à Bédarieux, à la suite d'une erreur du chef de gare de Saint-Étienne-d'Albagnan, deux express de sens contraire se rencontrent sur la voie unique près de Riols. Le face à face fera deux morts et vingt blessés[99].
  • - En gare de Dijon, vers 22 heures, les travaux d'agrandissement de la gare empêchant l'utilisation des itinéraires habituels, un omnibus bondé venant de Paris est dirigé par erreur sur une voie déjà occupée par un train de marchandises en cours de manœuvre. Un accrocheur est écrasé, et de nombreux voyageurs sont blessés[100].
  • - Vers 4 heures 30, entre Toulouse et Montauban, près de la gare de Grisolles, un rail se rompt au passage du train Sète-Bordeaux. Le wagon-poste quitte la voie et se fracasse contre le parapet d'un pont, les voitures qui le suivent viennent le percuter et sont disloquées. Bilan : 10 morts, majoritairement des réservistes revenant d'une période militaire, et une soixantaine de blessés, dont 9 postiers ambulants[101].
  • - En gare de Sillé-le-Guillaume, sur la ligne Paris-Rennes, vers 12 heures 30, l'express Paris-Brest est aiguillé par erreur sur la voie de garage où attendait l'omnibus qu'il devait dépasser, et le percute, en en broyant le fourgon de queue et la dernière voiture. L'accident fera trois morts et une dizaine de blessés, dont l'un succombera quelques jours plus tard[102].
  •  : en Corrèze, sur la ligne Paris-Toulouse, sur la commune de Voutezac, entre les gares d'Allassac et d'Estivaux[103]. Un train de marchandises de 44 wagons qui se dirigeait vers Limoges rompt son attelage. Compte tenu de la pente de 10 pour 1000, 38 wagons repartent en marche arrière. Après plusieurs kilomètres, ils percutent violemment sous le tunnel de Pouch un train de voyageurs allant dans le même sens, l'omnibus Brive-Limoges. Les deux trains prennent feu. Selon des journaux de l'époque, il y aurait eu au moins 15 morts et 28 blessés[104].
  • - Sur la ligne Paris-Mulhouse, peu avant Chaumont, à Chamarandes-Choignes, le rapide Belfort-Paris rattrape et percute un omnibus en retard devant normalement être garé à Chaumont pour lui laisser le passage, et pulvérise ses trois fourgons de queue. Deux garde-frein sont tués, trois voyageurs sont blessés[105].
  • - En gare de Cercottes, sur la ligne Paris-Les Aubrais, vers 23 heures 30, un train de marchandises venant d'Ivry est aiguillé par erreur sur une voie de garage et s'écrase contre un heurtoir. Le chauffeur est tué, le mécanicien et le chef de train sont grièvement blessés[106].
  • - Vers 6 heures 40, sur la ligne à voie unique de Dax à Puyoo, près de la gare de Misson-Habas, collision frontale entre le rapide Paris-Pau et un train de sens contraire autorisé par erreur à quitter la gare de Puyoo. L'accident fait deux morts et 9 blessés, dont un succombera quatre jours plus tard[107].
  • - Sur la ligne d'Aix-les-Bains à Annemasse, peu avant le tunnel d'Évires, vers 19 heures, la rupture d'un tube de la chaudière sur la locomotive d'un train allant de Genève à Annecy tue son chauffeur au moment où il s’apprêtait à recharger le foyer[108].
  • - En gare de Recquignies, sur la ligne de Creil à Jeumont, à 16 heures 15, le rapide Calais-Bâle prend en écharpe un train de marchandises venant de Charleroi. La collision fait trois morts, tous cheminots, et une douzaine de blessés[109].
  • - Sur la ligne Bordeaux-Bayonne, entre les gares d'Ychoux et de Labouheyre, un train de marchandises déraille. Le chef de train est tué[110].
  • - Sur la ligne de Saint-Malo à Rennes, à quelques kilomètres de Rennes, une automobile transportant une famille s'engage sur un passage à niveau resté ouvert au moment où arrive un train. Le père et ses deux filles sont tués. La mère est commotionnée[111].
  • - En gare de Lumes, sur la ligne de Mohon à Thionville, vers midi, un train transportant des ouvriers du triage et des ateliers du chemin de fer est pris en écharpe par un train de marchandises en manœuvre. Sur les 25 occupants du convoi, on comptera 1 tué et 6 blessés[112].
  • - Sur la ligne du Teil à Alès, vers 22 heures 30, peu avant la gare du Teil, collision entre un train de marchandises venant d'Alès et une machine de manœuvre. Les deux mécaniciens sont tués et leurs chauffeurs blessés, ainsi qu'un employé des Postes[113].
  • - Sur la ligne de Rouen à Orléans, vers 7 heures 30, sur le passage à niveau de Louviers, un train de plaisir allant de Chartres à Dieppe heurte une automobile, dans laquelle un enfant est tué et sa mère et sa grand-mère sont blessées[114].
  • - À Saulx-les-Chartreux, sur la ligne de train-tramway dite de l'Arpajonnais, vers 22 heures, un train bondé de voyageurs revenant de la fête de Monthléry est stoppé par la chute d'un cheval sur la voie. Le convoi de marchandises à destination des Halles de Paris qui le suit ne peut s'arrêter et le percute en écrasant ses deux dernières voitures, dont on tirera 12 morts et une quarantaine de blessés[115].
  • - Sur la ligne dite des Moulineaux, vers 7 heures 30 près de la gare d'Issy-les-Moulineaux, un train de marchandises venant de la gare des Batignolles pour desservir la gare d'Issy-marchandises est pris en écharpe sur une aiguille par une machine haut-le-pied allant se ravitailler en eau, qui renverse sa locomotive et écrase deux de ses wagons. Le chauffeur du train percuté est tué, quatre autres cheminots sont blessés[116].
  • - Vers 12 heures 30, sur la ligne électrifiée à voie métriquede Villefranche-Vernet-les-Bains à Latour-de-Carol, inaugurée cinq semaines auparavant mais non encore ouverte, un train lesté de rails en vue d'essais de résistance du pont Gisclard dévale la pente à la suite d'une erreur humaine, et s'écrase au lieudit Le Paillat, faisant 6 morts, dont le commandant du Génie Albert Gisclard, concepteur de l'ouvrage, et 12 blessés[117].
  • - À minuit, en gare de Landerneau, un train de voyageurs venant de Quimper tamponne un train de marchandises en manœuvre. Son mécanicien est tué, les voyageurs sont indemnes[118].
  • - Vers 16 heures, à l'arrivée en gare de Saint-Pol-sur-Ternoise, le train ramenant quotidiennement après leur travail les mineurs de Bully-Grenay et Bruay déraille en abordant la bifurcation avec la ligne d'Arras. Les premières voitures s'écrasent contre le tender et la locomotive renversée. L'accident fait quatre morts, le mécanicien, le chauffeur et deux mineurs, et cinq blessés graves[119].
  • - Sur la ligne d'Avignon à Narbonne, un train de marchandises venant de Sète est arrêté dans l'attente de la voie libre pour entrer en gare de Narbonne. Il est percuté par un train le suivant dans le même sens, dont le mécanicien n'a pas respecté la signalisation. Le fourgon du train tamponné retombe sur la machine tamponneuse, tuant son chauffeur. Le mécanicien et le chef de train sont blessés[120].
  • - Sur la ligne Paris-Lille, près de la gare de Leforest, vers 18 heures 30, un train de voyageurs pour Lille prend en écharpe un train de marchandises en manœuvre, dont il renverse la machine. Dans le choc, le fourgon et les trois voitures de tête du train tamponneur s'écrasent contre sa locomotive. Un conducteur[5] est tué, sept voyageurs sont blessés[121].

Années 1910[modifier | modifier le code]

  • - Sur le chantier de construction de la ligne de Lens à Corbehem, à l'emplacement de la future gare de Méricourt, un train de remblai déraille et cinq de ses wagons se renversent, ensevelissant les ouvriers qui y étaient montés. Deux de ceux-ci sont tués, les autres sont blessés, dont deux grièvement[122].
  • - À l'arrivée en gare de Vitry-le-François, sur la ligne Paris-Strasbourg, vers 4 heures, la machine de l'Orient-Express allant vers Paris déraille et se renverse au passage sur une portion de voie en réparation par suite d'inondations. Le chauffeur est tué, le mécanicien blessé. Les dix voyageurs occupant les sept voitures du train, restées sur le ballast après rupture de l'attelage, sont indemnes[123].
  • - Vers 19 heures 30, sur la ligne dite des Moulineaux, près de la gare des Moulineaux-Billancourt, la locomotive d'un train allant des Invalides à Suresnes quitte les rails et se renverse, tuant mécanicien et chauffeur. Dans le reste du convoi, qui s'écrase contre la machine, deux voyageurs et le conducteur[5] sont blessés[124].
  • - Sur la ligne de Bourges à Montluçon, près de la gare de Vallon, un violent orage provoque le débordement du Cher et du canal du Berry, dont les eaux minent le remblai, qui s'affaisse au passage de l'express parti à 8 heures 30 de Paris pour La Bourboule. La locomotive et le tender se renversent, le fourgon vient s'y écraser, et les trois voitures de tête se couchent. Le chauffeur, le chef de train et un convoyeur sont tués, le mécanicien et une quinzaine de voyageurs sont blessés[125].
Accident de Villepreux: les voitures incendiées après la collision entre l'express et un omnibus
  • - Villepreux - Les Clayes : À 18 heures, un omnibus pour Dreux prolongeant son arrêt en gare de Villepreux - Les Clayes pour cause d'avarie sur la locomotive est percuté par l'express de Granville[126]. Un incendie dévaste les voitures broyées encore éclairées au gaz. On dénombrera 22 morts et une quarantaine de blessés[127]. Pour n'avoir pas freiné à temps, le mécanicien du train tamponneur sera, au terme d'un procès qui s'étalera sur plusieurs mois, tenu pour seul pénalement responsable par le Tribunal correctionnel de Versailles et condamné à 2 ans de prison avec sursis et 500 Francs d'amende[128].
  • - Sur le réseau à voie métrique des Tramways de l'Aude, vers 17 heures 30, un tramway à vapeur allant de Caunes-Minervois à Carcassonne déraille et se renverse dans un fossé profond d'une quinzaine de mètres. L'accident fait une dizaine de blessés, dont le mécanicien, qui succombera à ses blessures[129].
  • - Sur la Ligne de Béziers à Neussargues, entre les gares du Monastier et de Banassac-La Canourgue, la locomotive et une dizaine de wagons d'un train de marchandises déraillent et tombent dans le Lot. Un serre-freins est broyé dans sa guérite[130].
  • - Saujon : En gare de Saujon, par suite d'une ouverture prématurée des signaux, à 11 heures, un train de plaisir transportant environ 1100 voyageurs de Bordeaux à Royan prend en écharpe un train de marchandises en cours de manœuvre pour le laisser passer. Selon les chiffres fournis par le ministère des Transports, l'accident fait 36 morts et 59 blessés[131]. Le 12 avril 1911, l'aiguilleur jugé seul responsable de la collision sera condamné, avec sursis, à un an de prison et 300 francs d'amende par le tribunal correctionnel de Saintes[132].
  • - Sur la ligne Cherbourg-Paris du réseau de l'État, juste après avoir franchi sans arrêt la gare de Bernay (Eure), à 16 heures 45, l'express Cherbourg-Paris déraille à 102 km/h. La locomotive et 12 des 20 voitures du convoi se renversent et se disloquent, percutant notamment la maisonnette du passage à niveau de la rue Mutel de Boucheville. Bilan : 9 morts et 47 blessés[133]. On incriminera d'abord l'état d'entretien de la voie, mais ultérieurement, un rapport d'expertise attribuera l'accident à un défaut de construction du bogie avant de la machine, une Pacific mise en service deux mois auparavant, dont le mécanicien avait déjà, mais en vain, signalé la mauvaise tenue de voie[134].
  • - A Bordeaux, un train de voyageurs du réseau de l'État en provenance de La Rochelle, quitte la gare de l'État[135] après y avoir déposé l'essentiel de ses voyageurs et prend la direction de Bordeaux-Saint-Jean lorsqu'il est pris en écharpe par une machine rentrant au dépôt de La Bastide, qui défonce une voiture de troisième classe. La collision fera un mort et six blessés[136].
  • - entre Breteuil et La Faloise (Oise) : Trois cantonniers de la Compagnie du Nord procèdent au remplacement d'un appareil de voie. À l'approche du rapide Paris-Calais, Jean Hein, chef d'équipe, les doigts coincés sous un rail, ne peut se dégager. Ses deux collègues viennent à son secours, l'un, Adolphe Cras en s'efforçant de le délivrer, l'autre, Alcide Foy en tentant d'arrêter le rapide par un signal désespéré. Tous les trois seront percutés et tués. Les pétards posés par sécurité sur la voie n'ont pas explosé ou bien le mécanicien du rapide ne les a pas entendus. Un monument inauguré par Raymond Poincaré, érigé sur le quai en direction de Paris, commémore l'accident survenu le 20 septembre 1910[137].
  • - À Paris, vers 20 heures, rue de Rennes, un fiacre tentant de traverser la ligne de tramways desservant Saint-Germain-des-Prés pour emprunter une rue adjacente, est coincé dans l'entrevoie et laminé entre deux convois allant en sens contraire. Deux de ses occupants sont tués, trois sont blessés, le cheval est indemne[138].
  • - Sur la ligne Dijon - Paris, vers 2 heures 30, à Montereau, un train de marchandises allant de Laroche au triage de Villeneuve-Saint-Georges, dont le mécanicien est désorienté dans le brouillard, s'engage trop vite sur la voie où il doit être garé, et s'écrase contre un heurtoir. Le chauffeur est tué, le mécanicien, le conducteur[5] et le chef de train sont blessés[139].
L'accident de Connerré-Beillé vu par l'illustrateur du Petit Parisien
  • - Au matin, sur la ligne Paris-Orléans, peu avant Étampes, près de Guillerval, un train de marchandises venant d'Orléans déraille à la suite de l'affaissement du remblai sous l'effet de la pluie. Le conducteur[5] du fourgon de queue est tué[140].
  • - À minuit 40, peu avant la gare de Connerré-Beillé, les chauffeurs de deux automobiles ouvrent les barrières non cadenassées d'un passage à niveau fermé de la ligne Paris-Le Mans. Le premier véhicule passe, mais le second franchit la voie au moment où arrive l'express du Mans qui le broie, tuant ses trois passagers[141].
  • - Sur la ligne Paris-Dieppe par Pontoise, vers 2 heures, sous le tunnel de Chars, un train de marchandises rattrape et percute celui qui le précédait. Le garde-frein du convoi tamponné, gravement blessé, décèdera le lendemain[142].
  • - Sur la ligne Bordeaux-Montauban, vers 20 heures, deux trains de marchandises se prennent en écharpe dans le brouillard une vingtaine de kilomètres avant Bordeaux, en gare de Cadaujac. Un mécanicien est tué[143].
  • - Sur la même ligne Bordeaux-Montauban, à la suite de l'accident précédent, les trains remontant vers Bordeaux ont été retenus en gare d'Arbanats. Alors qu'il redémarre après le déblaiement des voies, l'un d'eux, un express venant de Toulouse, est percuté par un omnibus transportant de nombreux soldats permissionnaires, dont les voitures subissent l'essentiel du choc et se télescopent. L'accident fait trois morts et 21 blessés[144].
  • - Vers 23 heures 45, sur la ligne Paris-Dijon, à Montereau, un train de messageries venant de Laroche-Migennes emprunte la bifurcation vers la ligne de Melun par Héricy lorsqu'il est pris en écharpe par le rapide Paris-Modane, dont la machine, le fourgon et deux voitures se renversent. L'accident fait un mort et trente-deux blessés[145]. Après l'accident, le chauffeur du rapide deviendra fou et sera interné; le mécanicien, poursuivi pour non-respect des signaux, sera acquitté par le Tribunal correctionnel de Melun faute de preuve que ceux-ci étaient bien fermés[146].
  • - Sur la ligne Paris-Tours par Châteaudun, vers 11 heures 30, peu avant la gare de Châteaudun, l'express Orléans-Le Mans percute sur un passage à niveau resté ouvert une voiture transportant neuf personnes se rendant à un baptême, en tuant six et blessant grièvement les trois autres[147].
  • - Vers 14 heures 15, sur la ligne de Vire à Romagny[148] , près de Saint-Germain-de-Tallevende, un train de voyageurs se dirigeant vers Saint-Hilaire-du-Harcouët tamponne un train de ballast. Bilan : trois morts et neuf blessés, dont cinq décèderont les jours suivants, tous employés du réseau de l'Ouest-État[149].
  • - A Ailly-sur-Noye, entre Creil et Amiens, à 5 heures, une collision entre deux trains de marchandises fait un mort: le garde-frein du train tamponné[150].
  • - A l'entrée de la gare de Courville (Eure-et-Loir), sur la ligne Paris-Le Mans, vers 18 heures 30, le rapide Paris-Rennes prend en écharpe un train de marchandises coupant les voies principales et se renverse. Les deux trains sont heurtés à faible vitesse par l'omnibus Guingamp-Paris quittant au même moment la gare. Un incendie se déclare dans les voitures disloquées du rapide, dont certaines sont encore éclairés au gaz. On dénombrera au moins 12 morts et une vingtaine de blessés, dont plusieurs succomberont les jours suivants[151]. Venant après une série d'accidents graves sur le réseau de l'Ouest-État, cette nouvelle catastrophe suscitera des débats animés au Parlement[152] et provoquera une réorganisation du réseau[153].
  • - Sur le réseau privé de la Compagnie des mines de Béthune, à 14 heures, la collision dans le brouillard d'un convoi de charbon et d'un train de mineurs fait 2 morts et 20 blessés[154].
  • - À Vincennes (Val-de-Marne), sur la ligne dite de la Bastille, vers 7 heures, des ouvriers procédant à des travaux de réfection dans un tunnel passant sous la ville se garent sur la voie opposée lors du passage d'un train se dirigeant vers Fontenay-sous-Bois, mais, gênés par le bruit et la fumée du convoi, sont surpris par l'arrivée d'un autre arrivant en sens contraire de Nogent-sur-Marne, qui les percute, faisant trois morts et sept blessés[155].
  • - À l'entrée en gare du Gâvre, sur la ligne de Sablé à Saint-Nazaire, un train de marchandises pour Sablé déraille vers 15 Heures 15 sur un aiguillage. Le conducteur[5] du train et la femme du chef de gare sont tués[156].
  • - Sur la ligne de Valence-d'Albigeois à Albi des Chemins de fer départementaux du Tarn, vers 8 heures, un train spécial de 200 à 300 jeunes filles se rendant de Valence-d'Albigeois au pèlerinage local de Notre-Dame de la Drèche[157] est arrêté à la halte des Combalets pour se ravitailler en eau lorsqu'il est percuté par le train régulier qui le suit. Dans le choc, une voiture du train tamponné escalade et écrase celle qui la précède. L'accident fera trois morts et dix blessés, pour l'essentiel de très jeunes enfants[158].
  • - Peu après la gare d'Audun-le-Roman, sur la ligne de Mohon à Thionville, un train de marchandises allant à Longuyon déraille. Vingt wagons sont détruits, le chef de train est tué[159].
  • - À Charleville (Ardennes), vers 19 heures, une locomotive haut-le-pied venant d'Hirson prend en écharpe un tramway venant de Mohon chargé d'ouvriers . La collision fait deux morts et trois blessés[160].
  • - Peu après Ruffec, vers 18 heures 30, à l'entrée en gare de Saint-Saviol, la locomotive et les trois premières voitures du Sud-Express remontant en retard vers Paris, déraillent après avoir heurté une machine haut-le-pied manœuvrant sur la voie principale, dont le mécanicien est tué après avoir vainement tenté un ultime acte d'héroïsme pour éviter la collision[161]. Quatre voyageurs du rapide sont blessés[162].
  • - Près de la gare d'Ougney-Douvot, sur la ligne Dijon-Belfort, vers 2 heures, un train de marchandises venant de Baume-les-Dames s'arrête à temps devant des rochers tombés sur la voie, mais est percuté par le convoi suivant. Les deux chefs de trains sont tués, et d'autres cheminots sont blessés[163].
  • - Sur la ligne de Sablé à Montoir-de-Bretagne, le chef de gare de Campbon laisse par erreur entrer sur la section à voie unique subsistant entre cette gare et celle de Bouvron un train de marchandises allant vers Chateaubriand, alors qu'un autre en direction de Saint-Nazaire y est déjà engagé. La collision frontale qui s'ensuit fera quatre morts (un mécanicien, un chauffeur, un chef de train et un serre-frein) et deux blessés graves (un mécanicien et un chauffeur)[164].
  • - Sur la ligne de Loudun à Angers-Maître-École, près de Montreuil-Bellay, Maine-et-Loire, à 7 heures, l'effondrement de la pile centrale d'un pont métallique précipite l'omnibus Angers-Poitiers, tiré par deux machines, dans les eaux du Thouet en crue. Après 9 heures d'efforts, 11 voyageurs réfugiés sur le toit d'une voiture seront sauvés, mais on dénombrera 16 morts et une trentaine de blessés[165].
  • - Sur la ligne de Saint-Germain-des-Fossés à Darsac, vers 9 heures, rencontre frontale sous un tunnel situé après la gare d'Olliergues, entre un train omnibus se rendant à Ambert et une locomotive haut-le-pied venant de la gare de Vertolaye, dont le chauffeur et le mécanicien sont tués. L'accident fera également 7 blessés, dont un décèdera peu après[166]. On reprochera au chef de gare d'Olliergues d'avoir ouvert la voie au train de voyageurs en retard alors qu'une machine y était déjà engagée[167].
  • - À Paris, à l'entrée de la Gare du Nord, un express venant de Hirson et Soissons est pris en écharpe par une machine haut-le-pied rentrant au dépôt de La Chapelle, qui éventre ses deux dernières voitures, faisant 4 morts et 10 blessés[168].
  • - Dans la banlieue Est de Paris, sur la ligne allant de Bondy à Gargan[169], vers 20 heures, un semi-direct vers Gargan attendant au pont des Coquetiers que la voie (encore unique) se libère est percuté par l'omnibus qui le suit. Le fourgon de queue du train tamponné et la voiture à impériale qui le suit sont broyés, de même que le fourgon de tête et la première voiture du train tamponneur. L'accident fera 7 morts et une vingtaine de blessés[170], dont trois succomberont les jours suivants[171].
  • - Vers 11 heures, sur la ligne de Mamers au Mans du réseau à voie métrique des tramways de la Sarthe, entre les gares de Torcé-en-Vallée et de Sillé-le-Philippe, au lieudit "le Pont-du-Ruisseau", cinq voitures d'un train de voyageurs déraillent sur un ponceau, et après rupture d'attelage, la locomotive tombe du remblai. Le chauffeur est tué, le mécanicien et trois voyageurs sont blessés[172].
  • - Sur la ligne Paris-Rennes, peu avant Laval, vers 14 heures, en gare de Louverné, le rapide Paris-Rennes percute un train de marchandises en manœuvre sur la voie principale, broyant son fourgon de queue, dans lequel le conducteur[5] est tué. Le mécanicien du train tamponneur est blessé[173].
  • - Sur la ligne de Laval à Mayenne par Landivy des Chemins de fer départementaux de la Mayenne, à 19 heures, près de la gare d'Oisseau, un train déraille, faisant deux morts et deux blessés[174].
  • - Sur la ligne Arras-Dunkerque, après une rupture d'attelage, dix-sept wagons d'un train de marchandises venant d'Arras partent en dérive et viennent heurter un train suiveur en gare de Farbus. Un garde-frein est tué[175].
  • - Vers 18 heures, sur le réseau de la mine de fer du Fond de La Noue à Homécourt, des ouvriers poussent un wagonnet chargé d'explosifs de mine lorsque celui-ci est percuté et renversé par un train de minerai. L'explosion qui s'ensuit fera quatre morts et quatre blessés graves, dont l'un décèdera peu après[176].
  • - A Paris, vers 21 heures 30, à la sortie de la gare du Nord, sous le pont de la rue Doudeauville, par suite de la rupture d'une commande d'aiguillage, les dernières voitures d'un train en partance pour Creil sont prises en écharpe par un train de sens inverse en provenance de Montsoult-Maffliers. Des carcasses disloquées on tirera neuf morts et trente-neuf blessés, dont quatre succomberont par la suite[177].
  • - Sur la ligne du tramway à vapeur de Vienne à Voiron[178], le soir, un train mixte déraille route de La Tabourette à Estrablin. Le mécanicien et le chauffeur sont tués, le chef de train et des passagers sont blessés[179].
  • - À 14 kilomètres d'Angers, sur la ligne d'Angers à Nantes, près de la gare de La Pointe, un train de marchandises allant à Nantes déraille en soirée à la suite de l'explosion de sa locomotive, dont le mécanicien et le chauffeur sont tués[180].
  • - Sur le réseau des Tramways de Rouen, dans l'après-midi, un tramway électrique de la ligne de Rouen à Petit-Quevilly déraille près de son terminus et termine sa course contre le mur d'une maison voisine, après avoir renversé et tué deux cyclistes[181].
  • - Sur le réseau des chemins de fer départementaux du Finistère, concédé à la compagnie des Chemins de fer armoricains, un train allant de Morlaix à Primel-Trégastel déraille près de la gare du lieudit "la Maison de Paille", à Ploujean. On dénombrera quatre morts et une quinzaine de blessés[182].
  • - À 7 heures, en gare de Marquise, sur la ligne Boulogne-Calais, deux trains de marchandises entrent en collision. Une locomotive et six wagons déraillent. Le chauffeur du train tamponneur est tué en sautant de sa machine[183].
  • - Vers 14 heures 45, à une vingtaine de kilomètres de Lyon, à la jonction des lignes de Roanne à Lyon et de Paray-le-Monial à Lyon, le mécanicien d'un omnibus en provenance de Paray-le-Monial, brûle un carré lui interdisant l'accès à la bifurcation, mais celle-ci franchie, stoppe peu après sous le tunnel précédant la gare de Lozanne lorsqu'il entend les pétards posés en arrière de la signalisation. Survient alors l'express Vichy-Lyon, qui télescope le fourgon de queue et les trois dernières voitures de l'omnibus, déclenchant un incendie. L'accident fera cinq morts et une vingtaine de blessés dont deux succomberont le lendemain[184].
  • - Sur la ligne à voie unique de Puyoo à Bayonne, en gare de Labatut (Landes), vers 20 heures, collision frontale entre l'express Toulouse-Bayonne et l'omnibus Bayonne-Pau, en retard et qui n'a pu être garé à temps, dont on tirera la plus grande partie des victimes: 2 morts et 13 blessés. Le mécanicien de l'express sera emprisonné pour avoir freiné trop tardivement à l'approche de la gare[185].
  • - Sur le chantier de construction de la ligne d'Oucques à Châteaudun des Tramways électriques de Loir-et-Cher, vers 15 heures, près de Romilly-sur-Aigre, la locomotive d'un train de matériaux déraille et se renverse. Le mécanicien et son fils faisant office de chauffeur, ébouillantés par la vapeur s'échappant d'un tuyau crevé succombent peu après[186].
  • - Sur la ligne du tramway de Menton à Sospel, une motrice et deux wagons de ballast descendant de Sospel, en panne de frein, dévalent la pente et manquant le virage du viaduc du Caramel, tombent dans un ravin de 150 mètres. Le wattman et le conducteur[5] sont tués[187].
  • - Sur le réseau à voie étroite des chemins de fer du Calvados, vers 19 heures, sur la ligne allant de Cabourg à Caen, près de la gare de Merville, un train ramenant à Caen des excursionnistes, marchant à vue derrière un autre dépourvu de feu arrière, le rattrape et le percute, écrasant ses derniers wagons, de type baladeuse. L'accident fera 2 morts et 20 blessés[188].
  • - A Homécourt, sur le réseau privé de la Compagnie des Forges et Aciéries de la Marine, un train de minerai déraille à 3 heures sur un aiguillage saboté. Un accrocheur est tué[189].
  • - En gare de Longpré-les-Corps-Saints, vers 11 heures 30, sur la ligne d'Amiens à Calais, l'express Paris-Calais percute une machine de manœuvre et déraille. Les voyageurs sont indemnes, mais le mécanicien de la locomotive tamponnée est tué et quatre autres cheminots sont blessés, dont un mortellement[190].
  • - Sur la ligne Nîmes-Clermont-Ferrand, dans la nuit, entre la Gare de La Levade et celle de La Grand-Combe, un train de marchandises déraille. Le chauffeur est tué, le mécanicien et le chef de train sont blessés[191].
  • - Vers 2 heures, une vingtaine de wagons d'un train de marchandises manœuvrant en gare de Survilliers partent en dérive sur six kilomètres jusqu'à la gare d'Orry-la-Ville, où ils percutent un train de messageries. Le garde-frein de la rame tamponeuse est tué, le mécanicien et le chauffeur du train tamponné sont blessés[192].
  • - Sur la ligne Bourg-Dijon par Saint-Amour, près de Coligny, la chaudière de la locomotive d'un train de marchandises de 60 wagons explose, tuant le mécanicien et le chauffeur. La réaction provoquée fait reculer le convoi, blessant le chef de train. L'accident ayant eu lieu lors du croisement d'un rapide, les voitures de celui-ci sont endommagées[193].
  • - La nuit, sur la ligne de Dole-Ville à Belfort, près de la gare d'Héricourt, un rail a été placé par malveillance en travers de la voie et fait dérailler un train de marchandises allant à Belfort, dont le mécanicien est tué[194].
  • - Sur la ligne Caen-Falaise du réseau à voie métrique des chemins de fer du Calvados, la locomotive d'un train transportant du minerai de fer de Potigny à Caen se renverse à Ifs, coinçant son mécanicien, qui est tué[195].
  • - À 1 heure 15, à son entrée en gare de Dijon, le train postal venant de Paris, en retard, est aiguillé par erreur sur une voie où a été garé un convoi de sept locomotives, qu'il vient heurter. Dans le choc, le wagon poste pour Pontarlier est broyé par un fourgon. L'accident fera un mort et vingt-sept blessés parmi le personnel du train, essentiellement des postiers ambulants[196].
  • - Sur la ligne de Béziers à Neussargues, vers 19 heures 30, à l'entrée de la gare de Bédarieux, la queue d'un train de militaires partant aux grandes manœuvres du Sud-Ouest déraille sur un aiguillage brutalement bloqué par une entretoise tombée d'un wagon. L'accident fait deux morts et sept blessés[197].
  • - Sur la ligne de Mazamet à Bédarieux[198], près de la gare de Saint-Amans-Soult, collision frontale entre un train de militaires partant aux grandes manœuvres du Sud-Ouest et un train de vendangeurs lancés par erreur en sens contraire sur la voie unique. L'accident fera 3 morts et 14 blessés[199].
  • - Sur la ligne du tramway Cagnes-Grasse, un convoi bondé parti de Grasse s'emballe sur le rail mouillé dans la descente vers Cagnes. Deux voitures tombent d'un viaduc dans un ravin. L'accident fera 17 morts et 40 blessés, dont une majorité de militaires rentrant des grandes manœuvres[200].
  • - Sur la ligne d'Abbeville à Lille par Saint-Pol-sur-Ternoise, entre les gares de Frévent et de Sibiville, 16 wagons d'un train de lin à destination de Roubaix partent en dérive dans la pente après une rupture d'attelage, et viennent percuter un autre train de marchandises qui suit, en provenance du Tréport, dont le mécanicien, et le chauffeur sont tués, ainsi que le garde-frein de la rame en dérive[201].
  • - Sur la ligne de Béziers à Neussargues, vers 13 heures 50, un train de voyageurs venant de Béziers heurte en gare de Banassac la machine d'un train de marchandises en manœuvre. L'accident fait trois morts et une dizaine de blessés[202]. Le 5 février 1914, le Tribunal correctionnel de Marvejols déclarera responsables de l'accident le chef de gare intérimaire et le comptable de la gare en les condamnant respectivement à un mois de prison et 16 francs d'amende pour l'un et deux mois de prison avec sursis et 16 francs d'amende pour l'autre[203].
  • - Melun : collision à 21 heures 30 entre le rapide Marseille-Paris et le train poste Paris-Pontarlier, par suite d'un non-respect de la signalisation par le mécanicien Dumaine, conduisant le rapide. L'accident, suivi d'un terrible incendie, fera 39 morts et 13 blessés[204]. En mars 1914, le Tribunal correctionnel de Melun condamnera le mécanicien et le chef de train du train tamponneur respectivement à quatre mois et un mois de prison pour homicide par imprudence[205].
  • - Le soir, en gare de Rang-du-Fliers, un train transatlantique Boulogne-Paris prend en écharpe un convoi de betteraves circulant sur la ligne à voie métrique d'Aires-sur-la-Lys à Berck[206]. L'accident fait un mort, le chauffeur du rapide, et un blessé, une voyageuse[207].
  • - Sur la voie unique de la ligne Nice-Digne de la Compagnie des Chemins de fer du Sud de la France, entre Puget-Théniers et Touët-sur-Var, un train en retard venant de Nice rencontre dans une courbe sans visibilité le train venant de Digne. Un convoyeur est tué, les mécaniciens, les chauffeurs et un autre convoyeur sont grièvement blessés; les voyageurs sont contusionnés[208].
  • - Vers 8 heures, sur la ligne de tramway électrique de Limoges à Châteauponsac de la Compagnie des chemins de fer départementaux de la Haute-Vienne, la motrice et les deux voitures d'un convoi s'emballent sur la voie enneigée dans la descente de Couzeix vers Limoges, quittent les rails, tuant deux passants, et terminent leur course en se renversant. On dénombrera quinze passagers grièvement blessés et une dizaine d'autres plus légèrement atteints[209].
  • - Sur la ligne Beauvais-Gisors, après une rupture d'attelage dans la rampe montant vers Labosse, onze wagons de charbon d'un train de marchandises allant à Beauvais dévalent la pente sur neuf kilomètres et viennent percuter en gare de Rainvillers un train de voyageurs de même sens, dont le conducteur[5] et un voyageur sont tués, le mécanicien, le chauffeur et six autres voyageurs grièvement blessés[210].
  • - Sur la ligne Bordeaux-Montauban, vers 7 heures, un train de marchandises venant de Bordeaux télescope une machine manœuvrant en gare de Castelsarrasin. Le chef de train est tué, le mécanicien de la machine tamponnée est blessé[211].
  • - Sur la Ligne de Paris-Est à Strasbourg-Ville, le rapide 32 heurtait la voiture de marchandise du train 111 qui avait eu une rupture d'essieu sur la commune de Fontenoy-sur-Moselle. Trois blessés parmi les quatre wagons ayant déraillé ainsi que la locomotive et le tander[212].
  • - À cinq kilomètres de Toulouse, à Empalot, à la jonction entre les lignes Toulouse-Bayonne et Toulouse-Auch, vers 20 heures, un train en provenance de Bayonne prend en écharpe à pleine vitesse l'arrière d'un train de voyageurs venant d'Auch, arrêté à un signal, mais déjà engagé sur la bifurcation. La collision fait six morts et cinquante blessés[213].
  • - Peu après son départ d'Aubusson, vers 11 heures 30, sur la ligne de Busseau-sur-Creuse à Ussel, à un passage à niveau situé à la sortie d'un tunnel, un train de voyageurs pour Busseau déraille. La machine et le tender tombent dans la Creuse. Le mécanicien est tué, le chauffeur grièvement blessé; les passagers sont indemnes[214].
  • - Sur la ligne Châlons-Reims, en gare de La Veuve, la collision d'un train de troupes en dérive et d'un train de voyageurs fait de nombreuses victimes (probablement une centaine). L'information n'est pas diffusée dans la presse de l'époque, mais est confirmée par les Archives historiques de la SNCF[215].
  • - À la bifurcation de Saint-Laurent, près d'Épinal, la collision entre un train de munitions et un train de troupes fait 79 morts et de nombreux blessés[216]. L'information n'est pas diffusée dans la presse de l'époque, mais est confirmée par les Archives historiques de la SNCF.
  • - Sur la Ligne de Flamboin-Gouaix à Montereau, entre Noslong-Marolles et Montereau, collision entre deux trains transportant l'un des soldats blessés et des civils évacués, l'autre des vivres. Écrasés par la machine du train tamponneur, une quinzaine de wagons s'enchevêtrent et sont détruits. L'accident fait un mort et quatre blessés graves[217].
  • - Sur la ligne de Trilport à Bazoches, à Lizy-sur-Ourcq, un train sanitaire est dirigé par erreur sur un pont détruit par de récents combats, et s'abime dans la Marne. Dans la presse de l'époque, l'accident ne fait l'objet que d'un entrefilet bref et rassurant[218], mais par la suite les archives de la SNCF feront état de 40 morts[219].
  • - À Paris, rue Berger (1er arrondissement) , vers 14 heures, collision frontale de deux tramways de la ligne Louvre-Vincennes, dont l'un déraille et monte sur le trottoir, tuant trois passants et en blessant grièvement plusieurs autres[220].
  • - Après des pluies torrentielles, sur la ligne de Saint-Jean-Pied-de-Port à Bayonne, vers 6 heures 30, deux kilomètres après son départ, un train de voyageurs pour Bayonne transportant surtout des militaires de retour de permission déraille sur un amas de terres déposées sur la voie par un glissement de terrain. Le mécanicien, le chauffeur et un soldat sont tués, trois voyageurs sont blessés[221].
  • - Au Havre, le soir, à un passage à niveau du Boulevard de Harfleur, un tramway bondé est percuté par un train de marchandises manœuvrant en marche arrière du port à la gare de triage. La collision fait trois morts et treize blessés[222]. Compte tenu de l'époque, les deux hommes d'équipe et le garde-barrière responsables de l'accident seront traduits devant le Conseil de guerre qui les condamnera à des peines de 6 mois à 8 jours de prison pour homicide involontaire[223].
  • - Près de la gare de Noisy-le-Sec, vers 20 heures, un train de banlieue pour Gretz est pris en écharpe par un train de marchandises parti de Vaires-Torcy pour Argenteuil. L'accident, dû à la négligence d'un lampiste auxiliaire ayant omis d'allumer les lampes d'un signal, fera une dizaine de blessés, dont l'un succombera peu après[224].
  • - Vers 3 heures, sur la ligne de Nantes à Saintes, près de la gare de Mouillepied, l'express Nantes-Bordeaux déraille après avoir heurté à 60 km/h une cheminée de navire tombée du wagon de queue du train de marchandises le précédant. Le fourgon de tête, le wagon poste et la première voiture s'écrasent contre la locomotive renversée. Un postier ambulant est tué, et quatre de ses collègues ainsi que le mécanicien, le chauffeur, le chef de train et quatre voyageurs sont blessés[225].
  • - Vers 22 heures, en gare d'Argenteuil, une rame vide en manœuvre prend en écharpe un train de marchandises se dirigeant vers la gare des Batignolles. Un sous-chef de gare dirigeant l'opération juché sur un marchepied est écrasé entre deux wagons et succombe peu après[226].
  • - Sur la ligne de Roanne à Saint-Étienne, vers 5 heures 30, après une rupture d'attelage, sept voitures d'un train spécial bondé de soldats permissionnaires ou convalescents se rendant à Saint-Étienne partent en arrière dans la rampe montant de Roanne vers Balbigny, entre les gares de Saint-Cyr-de-Favières et de Vendranges-Saint-Priest. Entraîné par sa vitesse, le convoi en dérive, dont un certain nombre d'occupants ont déjà sauté en marche, quitte les rails dans une courbe et s'écrase dans un ravin. Compte tenu de la censure exercée à l'époque[227], le chiffre exact des victimes restera assez incertain: il a été au moins de dix-sept pour les morts, et d'une quarantaine pour les blessés[228].
  • - Sur la Ligne de Bourges à Miécaze, à l'entrée de Montluçon, au triage situé près de la gare d'eau du Canal du Berry, l'express Paris-Aurillac/Neussargues déraille sur un aiguillage. Six voitures se renversent, écrasant une guérite abritant des hommes d'équipe de la gare. L'un d'eux est tué, trois autres sont blessés. Dans le train, un soldat est tué, six autres et deux civils sont blessés[229].
  • - Sur la ligne Paris-Dijon, dans la montée de la rampe nord vers le tunnel de Blaisy-Bas, après Verrey-sous-Salmaise, à la suite d'une rupture d'attelage, 25 wagons d'un train de marchandises pour Dijon partent en arrière dans la pente et percutent une locomotive haut-le-pied remontant vers Dijon. Un serre-frein est tué, deux autres cheminots sont blessés[230].
Déraillement de Saint-Denis le 1er février 1916. La locomotive du train poste Boulogne-Paris
  • - Saint-Denis : déraillement à 19 heures 25 du train poste no 502 Boulogne-Paris entré en collision avec un wagon de marchandises en dérive à la suite d'une fausse manœuvre à 100 mètres de la gare de Saint-Denis. L'éclatement des réservoirs de gaz des voitures de 3e classe provoquera un incendie. Bilan : 14 morts et une vingtaine de blessés[231].
  • - Dans la banlieue Sud-Est de Paris, à Maisons-Alfort, un omnibus parti de Montgeron pour Paris heurte à 18 heures 45 un wagonnet en dérive sur les voies principales et déraille. Les quatre premières voitures, en bois et éclairées au gaz, s'écrasent contre les piles d'un pont et sont éventrées. On en tirera 8 morts et 36 blessés[232].
  • - Sur la ligne Paris-Caen, vers 10 heures, un rapide pour Le Havre, détourné pour cause d'interception de la ligne Paris-Rouen sous le tunnel du Roule, attend à un signal fermé de pouvoir emprunter en gare de Serquigny la bifurcation vers Rouen lorsqu'il est tamponné par un express pour Cherbourg, qui écrase ses dernières voitures, dont une prend feu. La collision fera quatre morts et vingt et un blessés[233]. Le 6 octobre 1916, le conseil de guerre de la 3e région militaire acquittera le mécanicien du train tamponneur en attribuant la responsabilité de l'accident à un garde-signaux et un aiguilleur, condamnés respectivement à un an de prison et 50 francs d'amende et trois mois de prison[234].
  • - Sur la ligne de Vincennes, en gare de Brie-Comte-Robert, trois machines accouplées tamponnent un train de marchandises, broyant ses quatre derniers wagons. Un garde-frein est tué. Compte tenu de l'époque, c'est le Conseil de guerre qui jugera le mécanicien et les deux hommes d'équipe responsables de l'accident et les condamnera à la prison avec sursis[235].
  • - Sur la ligne Le Mans-Paris, vers minuit, peu avant Chartres, en gare de La Loupe un train de marchandises tamponne un train omnibus venant de Brest, dont les deux dernières voitures, transportant des militaires se rendant au front, sont broyées. L'accident fera 7 morts et 53 blessés[236].
  • - Revel : déraillement du Train no 52 Revel-Toulouse, parti à 6h15 de Revel. En raison d'un vent d'autan extrêmement violent qui soufflait depuis la veille, les quatre dernières voitures basculent et dévalent le talus du chemin de fer, entraînant dans leur chute les deux autres voitures du convoi. Seule la locomotive reste sur la voie. Une passagère est tuée et on compte 15 blessés (le train emportait 45 personnes)[237].
  • - Dans les Hautes-Pyrénées, sur la ligne Lourdes-Gripp des Tramways Électriques de la Bigorre, vers 19 heures, un convoi de deux voitures bondées de touristes s'emballe dans la pente et se fracasse contre la montagne. L'accident fera 6 morts et une trentaine de blessés[238].
  • - En gare de triage d'Arenc, près de Marseille, vers 23 heures, deux trains de marchandises se heurtent et une quinzaine de wagons déraillent, obstruant les voies. Le conducteur[5] d'un des trains est tué, deux hommes d'équipe sont blessés[239].
  • - Vers 23 heures, sur la ligne Cherbourg-Paris, après une rupture d'attelage dans la rampe montant vers la gare de Bueil, treize wagons détachés d'un train de marchandises allant d’Évreux à Mantes dévalent la pente et tamponnent le train de marchandises suivant, en stationnement en gare d'Evreux. Le chauffeur du train tamponné et un garde-frein sont tués, le mécanicien et un autre garde-frein sont blessés[240].
  • - Sur la ligne de Dunkerque à Calais, entre les gares de Marck et de Pont-d'Oye, la collision entre deux trains, l'un de voyageurs, l'autre de marchandises, fait une dizaine de blessés, dont l'un décède peu après[241].
  • - Vers 11 heures 20, sur la ligne de Grande Ceinture, un train transportant plus de 1600 permissionnaires anglais vient de s'arrêter en gare de Massy-Palaiseau lorsque ses dernières voitures, perdues quelque temps auparavant dans une légère rampe à la suite d'une rupture d'attelage, le percutent après avoir passé le sommet et repris de la vitesse dans la pente suivante. Deux voitures sont disloquées. On en tirera quatorze morts et une quarantaine de blessés[242].
  • - Sur la ligne de Bourges à Montluçon, près de la gare de Châteauneuf-du-Cher, vers 2 heures, un train de ballast est percuté par le train de voyageurs Montluçon-Paris, dont la locomotive et dix voitures déraillent. De trois d'entre elles, complètement disloquées, on tirera onze morts et cinquante-huit blessés[243], dont deux décèderont par la suite[244].
  • - En gare de Sens (Yonne), vers 5 heures 30, collision entre un train de ravitaillement et un train de marchandises. Une des locomotives déraille et éventre la lampisterie, qui prend feu et communique l'incendie à d'autres bâtiments de la gare. Le mécanicien, le chauffeur et un lampiste sont tués[245].
  • - À 4 kilomètres de Serqueux, au lieudit Bois de l'Épinay à Roncherolles-en-Bray, sur la Ligne d'Amiens à Rouen, vers 21 heures, un train bondé de plus de 1100 permissionnaires anglais parti du Havre à 6 heures 30, percute une rame de trois wagons d'un train de ravitaillement, lui aussi anglais, en dérive à la suite d'une rupture d'attelage. Dans le choc, cinq voitures anciennes en bois situées au milieu du convoi sont entièrement écrasées. Censure militaire oblige, les quotidiens nationaux ne feront que très vaguement allusion à l'accident[246]. Du recoupement de leurs brèves informations, et de celles du Journal de Rouen on peut cependant déduire que la collision a fait plusieurs dizaines de morts et blessés[247], en tous cas en nombre suffisant pour que des obsèques officielles soient organisées le 16 février près de Rouen pour les personnes tuées, dont 26 furent inhumées à Bois-Guillaume[248].
  • - Sur la ligne de Troyes à Brienne-le-Château, en gare de Piney (Aube), vers 1 heure, la collision entre un express venant de Vitry-le-François et un train en partance pour Saint-Dizier fait 2 morts et 32 blessés[249].
  • - Sur le réseau des Voies Ferrées des Landes (en), à Lit-et-Mixe, un train de bucherons mobilisés accroche un arbre et déraille. On compte un mort et 9 blessés[250].
  • - En gare de Villars, sur la ligne Saint-Étienne-Paris, vers 22 heures 30, l'express pour Paris percute un train de marchandises dont trois wagons sont disloqués et s'embrasent. L'accident fait deux morts et trois blessés[251].
  • - Sur la ligne de Marseille à Vintimille, près de Bandol, à 7 heures, une rame de voitures détachées d'un train de voyageurs après une rupture d'attelage est percutés par le convoi de marchandises qui suivait. La collision fera 2 morts et plusieurs blessés[252].
  • - À Paris, vers 18 heures 10, un train quittant la gare d'Orsay pour Juvisy est pris en écharpe, au moment où il s'engage sur la voie principale, par une rame vide de 20 voitures en cours de mise à quai pour assurer l'express de Toulouse partant une heure plus tard. Malgré la faible vitesse des deux convois lors de la collision, sous l'effet du poids du train tamponneur, les premières voitures du train de banlieue se disloquent contre la voûte du tunnel menant à la gare d'Austerlitz. L'accident fera trois morts et quatorze blessés, parmi lesquels les trois employées du wagon-restaurant pour Toulouse, renversées par le choc dans leur cuisine[253].
  • - A 16 heures, en gare du Teil, un train de marchandises venant de la ligne d'Alès, en dérive dans la forte pente, percute un train de voyageurs en partance pour Nîmes. Dans les deux convois, sept cheminots sont tués, et deux sont blessés[254].
  • - Sur la ligne du Tramway Grenoble - Chapareillan, un convoi mixte déraille au Touvet. Une voyageuse est tuée, trois personnes, dont un enfant sont blessées[255].
  • - À 8 heures 30, sur la Ligne du Martinet à Beaucaire, près d'Uzès, un autobus allant d'Uzès à Nîmes est broyé sur un passage à niveau par un train se dirigeant vers Tarascon. Dans le choc, huit personnes sont tuées et dix grièvement blessées[256].
  • - À Rouen, à la sortie du viaduc d'Eauplet, après avoir heurté une pièce de bois tombée d'un train de marchandises, la locomotive d'un train de voyageurs se dirigeant vers la gare de Rouen-Saint-Sever déraille. Emportées par l'élan du convoi, les voitures qui la suivent viennent s'y encastrer. On dénombrera trois morts et deux blessés graves[257].
  • - Sur le réseau des tramways de la Dordogne, un convoi de la ligne à voie métrique de Thiviers à Saint-Yrieix-la-Perche s'emballe dans une descente et déraille avant un pont près du hameau de Château. On dénombrera trois morts et quarante blessés[258].
  • - Sur la ligne du tramway Pierrefitte-Cauterets-Luz[259], un convoi de charbon vers Luz-Saint-Sauveur déraille. La motrice s'écrase contre un rocher. Le chef de train est tué sur le coup, le wattman décèdera quelques jours plus tard, deux autres personnes sont blessées[260].
  • - Saint-Michel-de-Maurienne : déraillement d’un convoi ferroviaire de soldats rapatriés du front italien. Le convoi est composé d'un fourgon de tête et de queue, 15 voitures à bogies, 2 voitures à essieux. Les systèmes de freinage de l'époque étaient encore très rudimentaires. La locomotive était souvent la seule équipée de frein ; des wagons « serre-freins » étaient incorporés dans le train, manœuvrés par des cheminots sur ordre du mécanicien (par coups de sifflet). La ligne de la Maurienne présentant une forte pente (3,3 %) dans le sens Modane - Chambéry, une seconde locomotive était nécessaire pour freiner. Les militaires ne voulant pas attendre, le mécanicien fut sommé de partir avant que la seconde locomotive ne soit attelée. La locomotive manquante, plus la déficience probable de certains « serre-freins » (le doute demeure) eurent pour conséquences que le train ne put contrôler sa vitesse, accéléra et finalement dérailla juste avant la gare de Saint-Michel-de-Maurienne. La censure quasi totale de l'évènement[261] imposée par les autorités du fait de la guerre en cours, fait qu'aucun bilan officiel n’existe; mais on parle de 425 morts voire 600. Il s'agit de l'accident de train le plus meurtrier jamais survenu en France.

Années 1920[modifier | modifier le code]

  •  : À Saint-Ouen, vers 18 heures, chemin de La Chapelle (devenu en 1944 rue du Docteur Bauer), le passage à niveau du raccordement des docks avec la ligne de Petite Ceinture, dépourvu de toute signalisation, est fermé quand un taxi en défonce la barrière et est pris en écharpe par un train de marchandises qui le broie et le traine sur une cinquantaine de mètres. Des cinq occupants, trois sont tués, deux grièvement blessés[304].
  •  : Sur la ligne de Tours à Vierzon, entre les gares de Chenonceaux et de Bléré-La Croix, un train déraille à 9 heures 15. Le chef de train est tué[305].
  •  : Vers 7 heures, un train de la Société métallurgique de Normandie de Colombelles transportant des ouvriers vers les hauts-fourneaux de Caen déraille à une bifurcation. On dénombrera 7 morts et 41 blessés[306].
  •  : Sur la ligne Caen-Le Mans, en gare de La Guierche, vers 1 heure, un train de voyageurs percute un convoi de marchandises en manœuvre. Le serre-frein du train tamponné et une voyageuse sont tués, 11 personnes sont blessées[307].
  •  : Sur la ligne Lyon-Paris, près de Dijon, à la gare de triage de Perrigny, vers minuit, l'express Lyon-Paris percute un train de marchandises. Les trois premières voitures s'écrasent contre la locomotive et le tender renversés. La collision fera 18 morts et une soixantaine de blessés[308]. La responsabilité en sera attribuée au mécanicien du train tamponneur, qui n'aurait pas respecté un signal d'arrêt[309].
  •  : Alors qu'un mouvement de grève affecte les réseaux, sur la ligne Tours-Vierzon, près de la gare de Véretz, vers 23 heures, la machine et douze wagons d'un train de marchandises déraillent. Le chef de train est tué[310].
  •  : Sur la ligne Paris-Strasbourg, vers 1 heure, entre les gares de Lérouville et d'Ernecourt-Loxéville, un train de marchandises descendant vers Bar-le-Duc, dont le mécanicien gêné par le brouillard, n'a pas observé les signaux d'arrêt, percute l'express Metz-Paris arrêté au sémaphore de Cousances-les-Triconville. Le fourgon de queue et la dernière voiture du train tamponné sont écrasés; on en tirera un mort et neuf blessés[311].
  •  : À 18 heures 45, à 500 mètres de la gare de Verneuil-Vernouillet, l'express Paris-Cherbourg déraille au passage de travaux de voie non signalés (rail ôté). Le fourgon de tête et 7 voitures se renversent. Bilan : 1 mort et 35 blessés. Aristide Briand, passager du train, est indemne[312].
  •  : Sur la ligne Paris- Dijon, en gare des Laumes, vers 6 heures 15, le rapide Marseille-Paris aborde une zone de travaux de voie à une vitesse excessive et déraille. La locomotive, le tender, le fourgon et la voiture de tête se renversent. Un élève de l'École centrale, chauffeur stagiaire sur la machine, est tué, et dix sept personnes sont blessées[313].
  •  : En gare de Tulle (Corrèze), sur la ligne de Tulle à Meymac, la machine et les 16 wagons d'un train de marchandises venant d'Ussel que ses freins défaillants n'ont pu ralentir dans la descente de Gimel-les-Cascades, déraillent et se télescopent, faisant trois morts et un blessé parmi le personnel du convoi[314].
  •  : à l'entrée de la gare des Aubrais, à 16 heures 15, un aiguillage dépendant du poste A, dont le mécanisme électro-pneumatique est déréglé, modifie brutalement l'itinéraire au passage de la sixième voiture du train Paris-Orsay-Nantes, provoquant le déraillement du reste du convoi, bondé de vacanciers. On dénombrera 7 morts et 20 blessés[315].
  •  : Entre Tours et Vierzon, le matin, au lieudit La Lande, un tronc d'arbre tombe d'un train de marchandises Bourges-Tours, et fait dérailler la suite du convoi, composé de wagons plates-formes transportant des roulottes de forains et leurs occupants. Bilan, 2 morts et 10 blessés[316].
  •  : nouveau déraillement en gare des Aubrais, pratiquement au même endroit que le précédent. À 14 heures, l'express no 11, Paris-Bordeaux franchit à vitesse excessive (70 km/h) un aiguillage, dépendant cette fois du poste B, le dirigeant sur une voie déviée alors que le mécanicien du train affirmera lors de l'enquête qu'un signal vert lui indiquait le passage sur une voie directe. La machine, le fourgon et les cinq voitures de tête se renversent. L'accident fera un mort et 32 blessés[317].
  • - La Rochelle : une locomotive américaine récemment livrée au réseau de l'État est immobilisée sur un quai du port de La Pallice (commune de La Rochelle) à la suite du déraillement de son tender. À 17 heures 25, alors qu'une équipe d'ouvriers du dépôt de La Rochelle vient de terminer le relevage, la chaudière explose, faisant 11 morts, dont un enfant de 13 ans assistant à l'opération et 8 blessés[318].
  • - Vers 20 heures 20, en gare de Marsac (Creuse), sur la ligne à voie unique de Guéret à Saint-Sulpice-Laurière, un train de voyageurs Limoges-Guéret est à l'arrêt lorsqu'il est percuté par le train de marchandises dont il attendait le passage. Les deux locomotives et dix voitures et wagons sont détruits, le chef du tain tamponneur est tué, huit voyageurs sont blessés[319].
  •  : À 13 heures, sur la ligne Nantes-Quimper, quatre kilomètres avant la gare de Vannes, une machine haut-le-pied percute un train de ballast en cours de déchargement insuffisamment protégé, sur lequel le mécanicien, le chauffeur et un ouvrier sont tués, et huit autres cheminots blessés[320].
  •  : Sur la ligne des Invalides, vers 1 heure, collision entre deux trains de marchandises à Issy-les-Moulineaux, au niveau de la halte d'Issy-Plaine. Le mécanicien du train tamponné est tué, le chauffeur et le chef de train sont blessés[321].
  •  : Sur la ligne de Perpignan à Arles-sur-Tech, à 6 heures 15, les trois dernières voitures du train venant d'Arles se renversent près d'Amélie-les-Bains, faisant 1 mort et 3 blessés[322].
  •  : Entre Saint-Nazaire et le camp de Montoir-de-Bretagne[323], vers 8 heures, un wagon d'un train ouvrier déraille et se couche par suite d'une erreur d'aiguillage. Bilan: un mort et 15 blessés[324].
  • - Sur la ligne Paris-Mantes par Poissy, en gare de Houilles, à 19 heures 25, un train de marchandises déraille et défonce une cabine de signalisation. Immédiatement après, survient un semi-direct Paris-Mantes, qui percute et escalade à pleine vitesse les débris obstruant les voies dans les deux sens de circulation. Des voitures disloquées et se chevauchant, on tirera 45 morts et 60 blessés[325], dont plusieurs décèderont par la suite[326]. Le lendemain, à la sortie du pont d'Asnières, un express prendra en écharpe un train de banlieue, faisant un mort et 40 blessés[327]. Son mécanicien sera condamné à 100 F d'amende en correctionnelle[328].
  • - A la sortie de Nîmes, de nuit, sur la ligne de Nîmes à Avignon, à la bifurcation de Grézan, un train de voyageurs pour Remoulins percute un train de marchandises pour Miramas, et sept voitures déraillent. Le tamponnement fait un mort (un conducteur[5] du train tamponneur) et huit blessés[329].
  • - Sur le réseau départemental à voie métrique des Chemins de fer du Morbihan, peu après son départ de la gare de Locminé, un train de voyageurs pour Pontivy rencontre dans une courbe de la voie unique un train de marchandises venant de Ploërmel. Dans le choc, les deux locomotives et plusieurs wagons déraillent; un chauffeur est tué, l'autre chauffeur, les deux mécaniciens et un conducteur[5] sont blessés[330].
  • - Sur la ligne Cognac-Barbezieux du réseau à voie métrique des Chemins de fer économiques des Charentes, près de la halte de Saint-Eugène, un train de voyageurs à l'arrêt dans une rampe est percuté par un autre le suivant de trop près, qui broie ses deux dernières voitures, tuant le conducteur[5] de queue et un voyageur, et faisant également trois blessés[331].
  • - Vers 21 heures 40, à la sortie de la gare de Chartres, l'express Paris-Brest est pris en écharpe à la bifurcation des lignes de Bretagne et du Sud-Ouest par un train de marchandises venant de Niort dont le frein à air est défaillant, et dont la locomotive se couche après avoir broyé deux wagons postaux et une voiture de voyageurs. La collision fait un mort et une quarantaine de blessés[332].
  • - Sur le réseau du Tramway de Cherbourg, à un passage à niveau de la ligne de desserte du port, un tramway électrique remorquant une baladeuse est percuté par une rame de wagons de marchandises. Une voyageuse est tuée, vingt autres personnes sont blessées[333].
  • - À 19 heures 30, sur la ligne de Pamiers à Limoux, un train venant de Belvèze-du-Razès déraille à un passage à niveau trois kilomètres avant Limoux. La locomotive dévale le remblai, le mécanicien est tué, quelques voyageurs sont légèrement blessés[334].
  • - Au poste 4 du triage de Perrigny, près de Dijon, vers 19 heures, un express Paris-Lyon est percuté par un train de marchandises, dont le mécanicien est tué. Le chauffeur et le conducteur[5] chef sont blessés, mais tous les voyageurs du train tamponné, dont quatre voitures ont déraillé, sont indemnes[335].
  • - Peu après 9 heures, sur la ligne Calais-Lille, à la sortie de la gare d'Armentières, dans une tourmente de neige, un train de voyageurs venant de Saint-Omer et se dirigeant vers Lille est pris en écharpe à une bifurcation par un train de charbon venant de Lille, dont le mécanicien n'a pas vu le signal d'arrêt. Dans la collision, le tender et les deux voitures de tête, bondées, du train tamponné sont écrasés. On dénombrera onze morts et une trentaine de blessés[336].
  • - Sur la ligne Paris-Limoges, à la suite d'un déraillement, une voie unique temporaire a été établie à une vingtaine de kilomètres au nord de Limoges entre lesgares de la Jonchère et des Bardys. Vers 19 heures, l'omnibus Châteauroux-Limoges qui l'emprunte à une vitesse excessive percute un train de marchandises venant de Limoges manœuvrant en gare des Bardys pour lui laisser le passage. Dans le choc, cinq voitures du train de voyageur se télescopent et se chevauchent en se disloquant. On en tirera neuf morts et trente blessés[337].
  • - Sur la ligne Saint-Étienne-Paris, vers 22 heures 45, au passage à niveau de la gare de Feurs, la garde-barrière laisse le passage à un autobus transportant onze conscrits fêtant Mardi gras alors qu'arrive l'express de Paris, qui le percute, faisant dix morts et deux blessés. Curieusement, le mécanicien ne ressentira pas le choc, et découvrira l'accident seulement à l'arrêt en gare de Roanne en trouvant un corps et une banquette sur le tablier de sa machine[338].
  • - Sur la ligne Paris-Dijon par Héricy, vers 18 heures 45, au passage à niveau de Vulaines-sur-Seine, un garde barrière intérimaire qui après avoir fermé les barrières s'était rendu au café voisin revient précipitamment les ouvrir lorsqu'il entend les coups de trompe pressants des véhicules réclamant le passage. Si l'autobus pour Fontainebleau traverse les voies à temps, le camion qui le suit est percuté par l'express Paris-Dijon qui le traîne sur 500 mètres, tuant ses quatre occupants, un entrepreneur et ses trois employés[339].
  • - Sur la ligne Paris-Toulouse, au lieudit "le Gour noir", entre les gares d'Uzerche et de Vigeois, à 18 heures 15, les 8 dernières voitures de l'express Paris-Toulouse déraillent . L'accident fera 5 morts et une vingtaine de blessés, essentiellement dans une voiture, totalement détruite[340].
  • - La Bachellerie (Dordogne) : entre Périgueux et Brive, l'express Paris-Toulouse, détourné de son parcours habituel à la suite du déraillement de la veille, aborde la gare à une vitesse excessive. La machine et son tender restent sur la voie, mais le reste du convoi se renverse, certaines voitures s'écrasant contre le bâtiment. On dénombrera 8 morts et une cinquantaine de blessés[341].
  • - Sur la ligne Paris-Orléans, vers 23 heures 30, à Villeneuve-le-Roi, un train de messageries déraille par suite d'un sabotage de la voie (deux rails déboulonnés). Le train de marchandises qui le suivait sur la voie adjacente percute les wagons renversés, d'où on tirera un mort (le chef de train) et 12 blessés, tous cheminots. La Compagnie d'Orléans offrira une prime de 10 000 francs afin d'obtenir des renseignements sur l'attentat[342].
  • - À 4 heures 15, sur la ligne Paris-Orléans-Les Aubrais, à l'entrée de la gare des Aubrais, un aiguillage se déverrouille au passage de l'express Paris-Toulouse, dont les trois voitures de queue déraillent. Le chef de train, projeté hors de son fourgon, est tué[343].
  • - Sur la ligne Paris - Lille, à 105 km/h, après la gare de Beaucourt-Hamel, le fourgon et les trois dernières voitures de l'express Lille-Paris quittent les rails par suite d'un phénomène de « gondolage » de la voie, se renversent et se brisent. On dénombrera 27 morts et une soixantaine de blessés[344].
  • - Sur la ligne Strasbourg-Paris, peu avant Lunéville, près de la gare de Marainviller, vers 8 heures 30, à la suite de la négligence d'un aiguilleur, un train spécial ramenant d'Allemagne occupée un millier de soldats en vue de leur démobilisation prend en écharpe un train de marchandises en manœuvre. Derrière la machine, qui déraille, la première voiture se renverse et se disloque. L'accident fait 4 morts et 28 blessés[345].
  • - À 8 heures 15, en gare d'Avignon, à la suite d'une erreur d'aiguillage, l'express Marseille-Paris télescope un train de marchandises en stationnement. Dans le wagon postal disloqué, deux postiers ambulants sont tués. Le conducteur[5] du train et quatre voyageurs sont blessés[346].
  •  : Sur la Ligne Lyon - Bourg par Sathonay (à voie unique depuis 1917). Par suite d'un excès de vitesse au passage d'un aiguillage, le Strasbourg-Lyon déraille vers 22 heures 30 en gare des Échets (Ain), et des voitures viennent s'écraser contre la halle des marchandises. On dénombrera 39 morts et une soixantaine de blessés[347].
L'épave d'une des voitures calcinées lors de l'accident du 5 octobre 1921 au tunnel des Batignolles
  • - Paris : vers 18 heures 10, un train pour Saint-Cloud quittant la gare Saint-Lazare heurte le précédent, à destination de Versailles, dont les freins se sont bloqués, par suite d'une rupture de la canalisation d'air comprimé, sous l'une des quatre galeries à double voie constituant le tunnel des Batignolles. L'éclatement du réservoir de gaz d'un des wagons tamponnés provoque un incendie dans lequel 28 personnes trouveront la mort[348]. L'accident a hâté la réalisation du projet de suppression du tunnel, dont le principe avait déjà été arrêté longtemps auparavant (les bâtiments situés sur la colline à supprimer étaient expropriés depuis dix ans!). La démolition a eu lieu entre 1923 et 1925, avec toutefois conservation d'une des quatre galeries, toujours en service de nos jours.
  • - Agen : à 13 heures 05, le train de marchandises no 1105 venant de Bordeaux tamponne un train omnibus de passagers Bordeaux-Toulouse à l'arrêt en gare d'Agen (Lot-et-Garonne) par suite d'une erreur d'aiguillage. Bilan définitif : 3 morts, 11 blessés[349]. Source : S 593 ; La dépêche du midi, 207 Jx 145: Archives départementales du Lot-et-Garonne.
  • - Sur la ligne Saint-Étienne-Givors, au sud de Saint-Étienne, un train de marchandises en cours de formation à la gare de Terrenoire part en dérive dans la forte pente descendant vers Rive-de-Gier. Ses serre-freins et son conducteur-chef[5], constatant la vanité de leurs efforts pour l'arrêter sur le rail humide, sautent en marche et sont contusionnés. Vers 1 heure 10, il rattrape et propulse hors de la voie une locomotive haut-le-pied rentrant au dépôt, tuant son chauffeur et blessant son mécanicien. Restés aux commandes de leur machine, le mécanicien et le chauffeur du train tamponneur sont eux aussi blessés[350].
  • - Sur la ligne d'Amagne - Lucquy à Revigny, en gare de Rilly-Semuy, près de Vouziers, un train de voyageurs en manœuvre, que l'aiguilleur et le chef de gare ont négligé de couvrir en fermant les signaux est pris en écharpe par un train de marchandises entrant en gare. L'accident fait cinq morts et une trentaine de blessés dont dix-huit graves[351]
  • - Peu avant la gare d'Avranches, à Marcey, au lieudit "la-Planche-de-la-Grève", sur la ligne de Lison à Lamballe, à voie unique mais en cours de doublement, un train de marchandises allant vers Avranches télescope vers 19 heures la locomotive d'un train de chantier retournant haut-le-pied à son dépôt, lancée par erreur sur le même tronçon par le chef de gare de Montviron. Dans le choc, trois cheminots sont tués, et deux blessés[352].
  • - Vers 13 heures, sur la ligne de Perpignan à Arles-sur-Tech, entre les gares de Céret et d'Amélie-les-Bains, une machine haut-le-pied percute un train de voyageurs, faisant un mort, trois blessés graves et une quinzaine de blessés légers[353]. Six mois plus tard, le mécanicien de la locomotive tamponneuse et le chef de gare d'Amélie-les-Bains seront condamnés respectivement à un an et un mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Céret[354].
  • - Sur la ligne de Bourg-en-Bresse à Bellegarde, entre les gares de Cize-Bolozon et de Nurieux, dans le long (2 569 mètres) tunnel de Mornay (dit aussi de Berthian), vers 21 heures, le train de voyageurs venant de Bourg percute à faible vitesse la machine de renfort placée à l'arrière du train de marchandises parti dans la même direction deux heures plus tôt. La collision ne provoque que quelques contusions et blessures légères pour les occupants du train tamponneur, mais ceux-ci, descendus sur la voie, découvrent inanimés les huit cheminots du convoi précédent, tombé en détresse. Seul l'un de ceux-ci pourra être ramené à la vie. L'enquête et son témoignage révèleront que les victimes ont été asphyxiées par les fumées des deux locomotives dont elles ont en vain poussé les feux durant plus d'une heure et demie pour tenter de redémarrer, sans que les chefs des deux gares situées aux extrémités du tunnel ne s'inquiètent du retard du train[355].
  • - Sur le réseau ferroviaire d'Alsace-Lorraine, vers 23 heures, le rapide Strasbourg-Paris aborde à une vitesse excessive la courbe de faible rayon à l'entrée en gare de Sarrebourg et déraille. La locomotive et les voitures de tête se renversent. L'accident causera 4 morts et 23 blessés[356].
  • - Sur la ligne d'Ars à Ambérieu de la Compagnie des Tramways de l'Ain, un convoi ramenant des pèlerins d'Ars déraille entre Ambérieux-en-Dombes et Lapeyrouse, faisant un mort et plusieurs blessés[357].
  • - À Paris, vers 18 heures 10, un train venant d'Ecouen entre en gare du Nord, lorsque le changement brutal d'un aiguillage à son passage entraîne une rupture d'attelage et le déraillement de deux voitures qui s'écrasent contre les piliers du pont du Boulevard de la Chapelle (dit Pont Saint-Ange). L'accident fait deux morts et une trentaine de blessés[358].
  • - Vers 22 heures, sur la ligne Cerbère-Narbonne, après la gare de Corneilla, le rapide 812 pour Bordeaux passe sur un rail dont les tirefonds et les éclisses ont été ôtés par malveillance. La locomotive, le tender et le fourgon de tête s'écrasent dans les vignes en contrebas, tuant le mécanicien et blessant grièvement le chauffeur, qui décèdera quelques jours plus tard[359]. Le reste du convoi demeure sur la voie, après rupture d'attelage, et les passagers (parmi lesquels l'infant Don Jaime de Bourbon, prétendant aux trônes de France et d'Espagne), sont indemnes[360].
  • - A 9 heures, la dernière voiture de voyageurs et le fourgon de queue de l'express Lyon-Strasbourg déraillent à l'arrivée en gare de Bourg-en-Bresse, par suite d'une erreur de manœuvre d'un aiguillage. Le conducteur[5] du train est tué[361].
  • - Vers 4 heures 30, collision entre les gares de Miélan et Villecomtal (Gers), sur la ligne Agen-Tarbes (aujourd'hui déferrée) entre deux trains de pèlerins de l'Allier se rendant à Lourdes par un itinéraire détourné. Le premier ne peut franchir le seuil de la rampe de Laguian (25 pour 1000), et à la suite de la défaillance de ses freins, repart en arrière et percute le suivant qui est à l'arrêt. L'accident fera 33 morts et une cinquantaine de blessés, dont la majorité dans la dernière voiture[362].
  • - Sur la ligne à voie métrique du Chemin de fer du Blanc-Argent, entre les gares de Gièvres et de Pruniers, un train heurte un camion sur un passage à niveau. La locomotive et quatre voitures déraillent, le chauffeur est tué, le mécanicien grièvement blessé[363].
  • - Entre Uriage et Grenoble, sur la ligne à voie métrique montant vers Vizille de la Société des voies ferrées du Dauphiné, un train de marchandises en panne de frein part en dérive dans la descente et déraille dans une courbe. Peu auparavant, ses trois occupants ont sauté en marche, mais si deux d'entre eux sont simplement contusionnés, le troisième est broyé par le convoi[364].
  • - En gare de Rouffach, sur la ligne Strasbourg-Mulhouse, à 0 heure 20, le rapide Strasbourg-Lyon/Bordeaux est aiguillé par erreur sur la voie où stationne un train de marchandises garé pour lui laisser le passage. La collision fera treize morts et 12 blessés, parmi lesquels de nombreux militaires en permission[365].
  • - À 1 800 mètres de la gare de Saint-Denis, à la bifurcation dite du Fort de la Briche, vers 23 heures, un express venant du Tréport percute un train venant de Persant-Beaumont, dont le mécanicien n'a pas respecté les signaux d'arrêt. La collision fait deux morts, dont le cheminot responsable, et dix-huit blessés[366].
  • - Sur la ligne Paris-Brest, vers 6 heures, dans une tempête de neige bloquant le fonctionnement des signaux, en gare de Châtelaudren, le rapide Paris-Brest percute un train de marchandises manœuvrant pour lui laisser la voie libre. Les trois voitures de tête du train tamponneur s'écrasent contre sa locomotive déraillée. On en tirera quatorze morts et une quarantaine de blessés dont cinq succomberont par la suite[367]. Le 31 juillet 1923, la cour d'appel de Rennes condamnera pour homicide involontaire le sous-chef de gare de Saint-Brieuc et un agent de la gare de Châtelaudren respectivement à trois mois de prison ferme et un mois avec sursis[368].
  • - Dans la banlieue de Paris-Nord, sur la ligne Paris-Soissons, près de la gare de La Plaine Saint-Denis, vers 19 heures, un train pour Crépy-en-Valois heurte de front sur le pont dit de Soissons[369] une machine haut-le-pied non couverte par un signal. Le fourgon de tête du train tamponneur déraille, et la première voiture vient s'y encastrer. D'un compartiment totalement écrasé, on tirera deux morts et cinq blessés très graves. Les mécaniciens et chauffeurs des deux locomotives sont seulement contusionnés[370].
  • - Vers 20 heures, mon loin de la gare de Taillebourg, sur la ligne Nantes-Bordeaux, la rupture d'un rail provoque le déraillement d'un omnibus Nantes-Saintes, dont le fourgon de tête et les neuf voitures se renversent et se télescopent. L'accident fait deux morts et cinq blessés[371].
  • - Sur la ligne Paris-Strasbourg, vers 19 heures, en gare de Port-à-Binson, un train de marchandises trop long pour la voie de garage disponible est encore en manœuvre lorsque survient le rapide Paris-Strasbourg, qui le prend en écharpe. La locomotive se couche, le fourgon et les deux premières voitures du convoi la télescopent et sont disloquées. L'accident fera 13 morts et 35 blessés[372].
  • - Sur la ligne d'Aillevillers à Port-d'Atelier-Amance, près de la halte de Mersuay, vers 2 heures, un train de marchandises déraille par suite de la dilatation des rails sous l'effet de la chaleur. Deux wagons sont écrasés, le conducteur[5] de queue est tué, trois autres cheminots sont blessés[373].
  • - Sur la ligne des Sables-d'Olonne à Tours, entre les gares de Pouzauges et de Saint-Mesmin-le-Vieux, l'express Les-Sables-d'Olonne-Paris déraille vers 21 heures 45, semble-t-il à cause de la dilatation de la voie sous l'effet de la chaleur. Quatre voitures sont renversées. On en tirera trois morts et vingt-six blessés[374].
  • - Peu après Montbéliard, sur la ligne Besançon-Belfort, vers 17 heures 30, le passage à niveau de Voujeaucourt est resté ouvert lors de l'arrivée d'un express venant de Belfort, qui pulvérise à la fois une charrette de paille, dont le conducteur est indemne, et une automobile, dont les trois occupants sont tués[375].
  • - Sur la ligne Saint-Omer-Berguette-[376] de l'ancien réseau de la Compagnie des chemins de fer du Nord-Est, exploité par la Compagnie des chemins de fer du Nord, vers 19 heures 30, près de la gare de Laventie, à la suite d'une erreur d'aiguillage, un train de voyageurs venant de Saint-Omer tamponne l'arrière d'un train de marchandises à l'arrêt. Le fourgon de tête et la première voiture se disloquent contre la locomotive renversée. L'accident fera 2 morts et une vingtaine de blessés[377].
  • - Sur la ligne Le Havre-Paris, après la gare de Maromme, peu avant l'entrée en gare de Rouen-Rive-Droite, alors qu'une voie unique temporaire a été établie sous le tunnel Saint-Maur en travaux, un train de marchandises de 54 wagons venant de Dieppe est aiguillé par erreur sur le tronçon momentanément hors service, dépourvu de rails. La machine s'enfonce dans le ballast, et le tender, cédant sous le poids du convoi, écrase le mécanicien et le chauffeur[378].
  • - Vers 19 heures 15, sur la ligne Paris-Tours par Vendôme, peu après la gare de Château-Renault, au croisement avec la ligne allant de Vouvray à Sargé-sur-Braye, l'express Tours-Paris est pris en écharpe par un train de marchandises venant de Sargé dont le mécanicien a brûlé un signal d'arrêt. C'est le wagon-restaurant, où le personnel s’apprête à assurer le premier service, qui subit l'essentiel du choc : le maître d'hôtel et le cuisinier sont tués, le plongeur et des serveurs et serveuses sont blessés, ainsi qu'une voyageuse[379].
  • - À Paris, vers minuit, un train pour Rueil quitte la gare Saint-Lazare lorsqu'à la suite de la manœuvre intempestive d'un aiguillage, l'avant-dernière voiture, d'un modèle ancien à impériale, déraille et se couche en se disloquant. On en tirera deux morts et une quinzaine de blessés[380].
  • - À 4 heures 30, le rapide Calais-Vintimille déraille 10 km avant Lyon à la bifurcation de Collonges-Fontaines, le mécanicien ayant conservé une vitesse excessive à la suite d'un malentendu sur son itinéraire. La locomotive et son tender se couchent; le wagon-restaurant et deux sleepings qui les suivent sont détruits. L'accident fera 4 morts et une quinzaine de blessés, majoritairement Anglais[381].
  • - Sur la ligne Metz-Strasbourg, à 2 heures, près de la gare de Bénestroff, l'aiguilleur de service s'étant endormi, le rapide Calais-Bâle est dirigé par erreur sur la voie où un train de charbon a été garé pour lui laisser le passage. Sa locomotive se couche, et deux fourgons et trois voitures de troisième classe viennent de disloquer contre elle. L'accident fera 9 morts et 15 blessés dont 13 graves[382].
  • - Sur la ligne Bordeaux-Paris, en gare de Saint-Saviol, vers 3 heures, par suite d'une défaillance de la signalisation (lanterne d'un sémaphore éteinte), le train de luxe 21 Paris-Côte d'Argent percute la locomotive d'un train de marchandises en manœuvre. La machine se renverse et le fourgon et quatre voitures de tête déraillent. L'accident fait un mort, le mécanicien du rapide, et huit blessés légers, six cheminots et deux voyageurs[383].
  • - À Port-d'Atelier-Amance, sur la ligne Paris-Mulhouse, de nuit, l'express Paris-Belfort-Bâle prend en écharpe à la bifurcation de la ligne d'Aillevillers un train de marchandises se dirigeant vers Faverney, détruisant trois de ses wagons. Un garde-frein est tué, trois autres cheminots sont blessés, tous les voyageurs sont indemnes[384].
  • - Vers 0 heures, sur la ligne de Creil à Jeumont, près de Landrecies, le train Paris-Berlin est tamponné par un train de marchandises, qui écrase son fourgon de queue et un wagon-poste. Un postier ambulant est tué, sept autres sont blessés[385].
  • - Sur la ligne Paris-Strasbourg, entre Châlons-sur-Marne et Vitry-le-François, vers 4 heures, en gare de Vitry-la-Ville, après qu'un wagon situé au milieu d'un train de charbon a été différé pour cause de boite chaude, le convoi en cours de reformation manœuvre sur les voies principales lorsque survient un rapide Strasbourg-Paris qui le percute par l'arrière et pulvérise ses derniers wagons, alors que le fourgon et les deux premières voitures du train tamponneur s'écrasent contre sa locomotive. Des débris, on tirera 5 morts et 16 blessés[386].
  • - À l'entrée de la gare de Crépy-en-Valois, sur la ligne de Paris à Soissons vers 19 heures, un train de voyageurs venant de Paris percute l'arrière d'un convoi de marchandises arrêté à un carré. Derrière la machine et le fourgon, une voiture de deuxième classe est pratiquement broyée, et on en tire quatre blessés graves, dont l'un décèdera le lendemain[387].
  • - Sur la ligne Paris-Le Havre, entre les gares de Malaunay et de Barentin, sous le tunnel de Pissy-Pôville, vers 22 heures, le mauvais état de la voie provoque le déraillement d'un bogie du wagon-restaurant du rapide Paris-Le Havre, qui se couche sur la voie opposée, entrainant avec lui les trois dernières voitures et le fourgon de queue. L'ensemble est percuté peu après par un train de marchandises de sens inverse, dont le mécanicien n'a pu être averti à temps pour freiner suffisamment. L'accident fera deux morts et huit blessés[388].
  • - Dans le brouillard, vers 11 heures 30, sur la ligne Paris-Clermont-Ferrand, près de la gare de Riom, un train de ballast transportant des terrassiers percute par l'arrière un train de marchandises à l'arrêt. Deux ouvriers sont tués, huit autres blessés[389].
  • - Sur la ligne Dijon-Champlitte des Chemins de fer départementaux de la Côte-d'Or, à Magny-Saint-Médard, vers 18 heures 20, un train mixte venant de Champlitte dont le frein à air est en panne s'emballe dans une descente et déraille dans la courbe précédant un pont sur l'Albane. La locomotive et deux voitures se couchent, le wagon-poste s'écrase roues en l'air dans la rivière. L'accident fait cinq morts et trois blessés graves[390].
  • - Vers 19 heures 40, un train mixte venant de Casteljaloux par la ligne de Marmande à Mont-de-Marsan déraille à son arrivée en gare de Marmande. Le chef de train, projeté sur la voie, est tué[391].
  • - Vers 13 heures 15, sur la ligne à voie métrique d'Orange à Buis-les-Baronnies, un train déraille au passage du pont sur l'Ouvèze entre les gares de Vaison-la-Romaine et de Malaucène-Crestet. Dans une voiture disloquée, deux voyageurs sont tués[392].
  • - Sur la ligne Bordeaux-Paris, vers 2 heures, le rapide Bordeaux-Paris déraille à l'entrée d'un pont sur le Clain, près de Saint-Benoît, à 3 kilomètres de Poitiers, sans doute à la suite d'une rupture de rail. Sept voitures se renversent, dont une de première classe qui tombe dans la rivière. L'accident fera 5 morts et 40 blessés[393].
  • - À la sortie de la gare de Châlons-sur-Marne, sur la ligne de Saint-Hilaire-au-Temple, peu avant 21 heures, l'omnibus pour Reims percute par l'arrière une machine haut-le-pied attendant sa mise en tête d'un train, tuant son mécanicien et son chauffeur. L'accident, dû à un moment de distraction d'un aiguilleur, fait aussi dix blessés, dont sept voyageurs[394].
  • - A la gare du Nord, à 6 heures 35, un train de banlieue venant de Sevran - Livry ne peut s'arrêter à temps et percute le heurtoir. Le fourgon de tête se soulève, et la première voiture s'y encastre. On comptera 2 morts et une vingtaine de blessés[395]. Le mécanicien sera inculpé d'homicide pour n'avoir utilisé que le frein à air alors que les règlements prescrivaient l'utilisation du frein manuel[396].
  • - Sur la ligne de Facture à Lesparre-Médoc[397] de la Société générale des chemins de fer économiques, à Lège, une traverse pourrie cède au passage d'un train venant de Lacanau et provoque son déraillement, dans lequel le mécanicien et le chauffeur trouvent la mort et un voyageur est blessé[398].
  • - À 1 heure 30, sur la ligne de Creil à Jeumont, près de la gare de Landrecies, l'express Paris-Bruxelles respecte un signal d'avertissement en roulant au ralenti lorsqu'il est rejoint et tamponné par un train de marchandises qui en écrase le fourgon postal placé en queue. La collision fera un mort et neuf blessés, tous postiers ambulants[399].
  • - À minuit, dans l'avant-gare de Paris-Est, le rapide Bâle-Paris, en panne de freins, percute à 80 km/h sous le pont de l’Aqueduc une machine haut-le-pied regagnant le dépôt de La Villette. L'accident fait trois morts et seize blessés[400].
  • - Sur la ligne Le Mans-Tours, en gare de Saint-Antoine-du-Rocher, vers minuit, l'express Le Mans-Tours déraille en abordant une aiguille à vitesse excessive (90 km/h au lieu de 30). La locomotive se renverse et cinq voitures à caisse en bois se télescopent et sont broyées. On en tirera 19 morts (dont le mécanicien) et 30 blessés[401].
  • - Amiens : À l'entrée de la gare d'Amiens à 16 heures 21, le Paris-Boulogne, train supplémentaire mis en circulation pour les fêtes du 15 août, remorqué par une Pacific apte à 120 km/h, mais composé de matériel ancien à deux essieux encore éclairé au gaz, déraille à 92 km/h sur une aiguille que la signalisation prescrivait d'aborder à 40 km/h. Sur les 21 voitures du convoi, 18 quittent les rails et se disloquent. Un incendie se déclare, et l'accident fera 12 morts et 160 blessés. Le rapport du Directeur du contrôle incriminera le mécanicien, qui sera inculpé d'homicide involontaire[402].
  •  : Télescopage de deux trains se dirigeant vers la Gare du Nord à 22 heures 30 près de la Gare de Saint-Denis, au lieudit Pont de la Révolte. L'express 318 en provenance de Lille redémarre après qu'un signal est passé de l'arrêt à la voie libre, lorsqu'il est rattrapé par le rapide 128 (comprenant des voitures venant de Cologne, Amsterdam, Bruxelles), qui le percute et écrase son fourgon de queue et ses dernières voitures. L'accident fera quatre morts et soixante et un blessés. Le mécanicien du train tamponneur et l'aiguilleur du poste de sémaphore s'opposant sur le fonctionnement de la signalisation, les responsabilités ne seront pas clairement établies, et on en viendra à mettre en cause la fiabilité des enclenchements[403].
  •  : Sur la ligne Paris-Lyon, entre les gares de Sens et d'Étigny-Véron, vers 21 heures 30, à la suite d'une erreur de signalisation, le rapide Paris-Évian percute le rapide Paris-Grenoble/Montpellier arrêté à un carré. L'accident fera 3 morts et une trentaine de blessés[404].
  •  : En gare de Sarreguemines, à 8 heures 30, un train de messageries en stationnement est percuté par un train de marchandises venant de Sarrebruck, auquel la voie libre avait été donnée par erreur. Le serre-frein du train tamponné est tué[405].
  •  : À 0 heure 15, en gare de Hochfelden, sur la ligne Paris-Strasbourg, le rapide Paris-Prague, brûlant dans un épais brouillard plusieurs signaux fermés, percute un train de marchandises en cours de garage. Après avoir broyé les wagons de queue du convoi tamponné, la locomotive se couche, et le tender ainsi que les voitures de tête viennent s'y écraser. L'accident fera deux morts et deux blessés[406].
  •  : Vers 13 heures, sur la ligne de Vitry-le-François à Sézanne[407], un train de voyageurs déraille peu après son départ. Le mécanicien est tué, le chauffeur et deux voyageurs sont grièvement blessés[408].
  •  : Sur la ligne Bordeaux- Hendaye, un train mixte parti de Bordeaux à 5 heures 12 pour Bayonne déraille en gare de Morcenx. Le chef de train est tué, quelques voyageurs sont blessés[409].
  •  : Sur la ligne Tours-Orléans, entre les gares de Beaugency et de Meung-sur-Loire sur un passage à niveau resté ouvert, le Sud-Express pulvérise une camionnette, dont les deux occupants sont tués[410].
  •  : Près de Saverne, sur la ligne Strasbourg-Metz, vers 11 heures 15, l'express Ostende-Bâle percute une automobile sur un passage à niveau resté ouvert. Le conducteur est blessé, son passager tué[411].
  •  : À 15 heures 20, une dizaine de kilomètres avant la gare de Saint-Pierre-des-Corps, par suite de la rupture d'un essieu sur sa locomotive, le train Paris-Bordeaux déraille près Vouvray. Le fourgon et les deux premières voitures sont entièrement disloqués. L'accident fera 7 morts et une trentaine de blessés[412].
Catastrophe d'Achères du 3 juillet 1926
  •  : À la bifurcation des Ambassadeurs, entre Poissy et Achères, à 20 heures 10, au cours d'un violent orage, l'express Le Havre Paris déraille sur l'aiguillage devant l'orienter vers une voie déviée, la voie principale étant en travaux. Les voitures se télescopent et se disloquent. La catastrophe fera 18 morts et 67 blessés. On incriminera les conditions atmosphériques, susceptibles ou bien d'avoir perturbé le fonctionnement de la signalisation électrique, ou bien d'avoir nui à sa visibilité par le mécanicien[413].
  • - Vers 5 heures 30, à la bifurcation de Noisy-le-Sec, le train-poste Mulhouse-Paris aborde un aiguillage à 78 km/h et déraille. Des wagons postaux disloqués, on tirera 4 morts et 17 blessés, tous postiers ambulants[414].
  • - Vers 23 heures 40, en gare de Paris-Lyon, par suite de l'avarie d'un aiguillage, un train de banlieue venant de Villeneuve-Saint-Georges est pris en écharpe par une rame de matériel vide remontant pour nettoyage vers le chantier de Conflans. La collision fera deux morts et une vingtaine de blessés[415].
  • - Sur la ligne Tours-Lyon, à 3 heures 5O, peu après la gare de Vierzon, cinq voitures de l'express Nantes-Lyon déraillent sur un aiguillage défaillant, et l'une d'elles se couche, tuant un voyageur et en blessant trois autres[416].
  • - Sur la ligne de Saint-Pierre-du-Vauvray aux Andelys, vers 16 heures 30, un train mixte arrivant en gare des Andelys déraille sur une aiguille mal verrouillée. Les wagons de marchandises écrasent une voiture de voyageurs, faisant un mort et un blessé grave[417].
  • - A 5 heures 30, sur la ligne Montereau-Paris par Héricy, l'express Lyon-Paris, dont le mécanicien ne respecte pas le bulletin de marche prudente qui lui a été remis dans une gare précédente, percute à 5 heures 30 trois voitures vides du train Marseille-Paris laissées en stationnement sur la voie principale en gare de Vulaines-sur-Seine à la suite d'une rupture d'attelage. Les deux premières voitures du train tamponneur viennent s'encastrer dans le tender. On dénombrera 5 morts et 23 blessés[418].
  • - À l'entrée de la gare de Paris-Lyon, à 7 heures, une rupture d'essieu fait dérailler la machine du rapide Lausanne-Paris, qui percute et renverse les deux voitures de queue d'un train de banlieue en provenance de Brunoy roulant sur la voie contiguë. Dans le choc, un banlieusard est tué, 23 sont blessés[419].
  • - Sur ligne de Paris-Nord à Lille, à Liancourt (Oise), sur une voie unique temporaire établie à la suite du déraillement d'un wagon, vers 20 heures 15, la locomotive du train Boulogne-Paris prend en écharpe et renverse le wagon-restaurant du train Paris-Lille. L'accident fera un mort et 12 blessés[420].
  • - Sur la ligne de Saujon à La Tremblade, l'après midi, à la sortie de la gare de Saujon, un train mixte pour La Tremblade percute un train de ballast arrivant en sens inverse. Le mécanicien est tué, 10 voyageurs sont blessés[420].
  • - Vers 20 heures 30, sur la ligne de Colmar à Bollwiller par Ensisheim, par suite d'une erreur d'aiguillage, un train déraille à son entrée en gare de Oberhergheim. La locomotive, le fourgon et la première voiture se renversent. L'accident fait un mort et trois blessés parmi les voyageurs[421].
  • - Sur la ligne de Chatillon-sur-Seine à Dijon du réseau des Chemins de fer départementaux de la Côte-d'Or, un train patine dans une rampe, et repartant en marche arrière, déraille dans la gare de Saint-Seine-l'Abbaye qu'il vient de quitter. L'accident fait un mort et cinq blessés[422].
  • - Au matin, en gare d'Auxerre-Migraines de la Société des chemins de fer de l'Yonne, un autorail de la ligne à voie métrique Auxerre-Joigny déraille, heurte deux wagons et se couche. L'accident fait un mort, sept blessés graves et quelques blessés légers[423].
  • - Peu après Moulins, sur la ligne de Paris à Clermont-Ferrand, 500 mètres avant la gare de Bessay-sur-Allier, vers 2 heures, l'express Paris-Clermont-Nîmes croise un train de marchandises dont un wagon déraillé depuis quelques kilomètres engage le gabarit sur la voie opposée. Sous le choc, la locomotive du train de voyageur se couche et le fourgon ainsi que les premières voitures viennent s'y écraser. On en tirera 9 morts et 23 blessés[424].
  • - Sur la ligne Calais-Paris, au sémaphore de Menchecourt, à la sortie de la gare d'Abbeville (Somme), le rapide Bâle-Calais, arrêté par suite de la rupture de la conduite de frein et couvert trop tardivement par les pétards posés par son chef de train, est percuté par le rapide Paris-Calais, qui le suit de près, et défonce le wagon-lits et un fourgon situés en queue. La collision fera un mort et dix blessés[425].
  • - Sur le Chemin de fer du Montenvers, peu après son départ du sommet, vers 16 heures 50, à la suite d'une erreur de son mécanicien un train bondé s'emballe dans la pente. La locomotive tombe dans un ravin au pied d'un viaduc et la première des deux voitures s'écrase contre la paroi. La seconde reste sur les rails, le frein de secours ayant fonctionné. L'accident fait 22 morts et 40 blessés[426].
  • - Montauban : Un train mixte marchandises-voyageurs Toulouse-Bordeaux vient de quitter la gare lorsqu'à 21 heures il déraille sur un aiguillage. La machine et deux wagons de marchandises se renversent. Le mécanicien est tué, son chauffeur et un wagonnier sont blessés[427]
  •  : Le train de luxe Paris-Pyrénées-Côte d'Argent déraille à 0 heure 5 près de Joué-lès-Tours. Un rail a été déboulonné sur 25 mètres à l'aide de matériel laissé sur place la veille par des cantonniers. La machine et son tender se renversent, les Pullmans et les wagons-lits quittent les rails mais ne se couchent pas, et leurs passagers sont indemnes. Le mécanicien est tué, son chauffeur et le chef de train sont blessés[428].
  •  : Entre Saint-Quentin-Fallavier et La Verpillière, vers 5 heures, le rapide Lyon-Grenoble, roulant à 90 km/h, déraille à la suite d'un affaissement de terrain. Des huit voitures du convoi, sept dévalent le talus. Le train étant pratiquement vide, l'accident fera peu de victimes : 1 mort et 3 blessés[429].
  • - Sur la ligne d'Arras à Dunkerque, entre les gares de Vimy et d'Avion, vers 7 heures 25, quatre ouvriers marchant le long de la voie sont surpris par l'arrivée de l'express Dunkerque-Paris, qui les happe. Trois sont tués, le quatrième échappe à la mort mais perd momentanément la raison[430].
  • - En gare de triage d'Hausbergen, le matin, par suite d'une erreur d'aiguillage, un train de minerai est reçu sur une voie déjà occupée. Dans le tamponnement qui s'ensuit, son mécanicien est tué[431].
  • - À environ deux kilomètres au sud de Thionville, à un passage à niveau de la ligne Valenciennes-Thionville, vers 18 heures 15, une rame de wagons de minerai en dérive dans la pente percute un tramway allant de Hayange vers Thionville et le coupe en deux, faisant dix-sept morts et huit blessés[432].
  • - À 800 mètres de la Gare de Paris-Nord, sous le pont de la rue Doudeauville, le mécanicien nouvellement promu d'un express partant pour Amiens, peu familiarisé avec les lieux, brûle un signal d'arrêt et entre en collision frontale avec un train de banlieue arrivant de Gonesse. Derrière les machines, les voitures des deux convois se télescopent et se disloquent. On en tirera 15 morts et 34 blessés[433].
  • - À Mulhouse, au passage à niveau de Dornach, à 4 heures 30, la garde-barrière consent à laisser un troupeau de 26 bovins traverser les voies alors que survient le rapide Ostende-Bâle, qui écrase le vacher et neuf bêtes et déraille[434].
  • -Au matin, sur la ligne électrifiée du tramway Bayonne-Anglet-Biarritz, une erreur d'aiguillage envoie un convoi de voyageurs sur une voie où stationne une voiture en réparation. Dans le choc, le conducteur de la motrice est tué, le chef de train et trois voyageurs sont blessés[435].
  • - En gare de Caen, par suite d'une défaillance de ses freins, vers 12 heures 45, un train transatlantique venant de Cherbourg brûle des signaux fermés et tamponne le train en partance pour Flers et Laval. Dans le train tamponneur, l'accident fait un mort, le chef de train dont le fourgon a été écrasé, et un blessé, le mécanicien. Dans le convoi tamponné, une quinzaine de voyageurs sont blessés[436].
Déraillement du Paris-Belfort le 13 juillet 1928
  • - Sur la ligne Paris-Belfort, le train rapide Suisse-Vosges venant de Paris déraille en pleine voie près de Bar-sur-Aube vers 14 heures 50. Pour une cause indéterminée, la locomotive se couche sur le remblai, le fourgon et deux voitures de tête la suivent et se désarticulent. On comptera 5 morts et une douzaine de blessés, la plupart brûlés par la vapeur de la chaudière transpercée par un rail[437].
  •  : À l'entrée en gare du Mans, la locomotive et le tender du train express 510, Paris-Brest, déraillent en passant à une vitesse excessive sur un aiguillage, et se couchent au début du quai. Le fourgon, les deux wagons-poste, et une voiture de voyageurs s'écrasent sur l'obstacle. On dénombrera 6 morts, dont 5 postiers ambulants, et 19 blessés[438].
  • - Sur la ligne à voie unique Bastia-Ponte-Leccia des chemins de fer de la Corse, le chef de gare de Barchetta donne par erreur le départ à un train spécial alors qu'un autorail pour Calvi est déjà parti en sens contraire de Casamozza. La collision frontale a lieu près d'un pont sur le fleuve Golo, et fait un mort et quatre blessés graves[439].
  • - En gare de Liart(Ardennes), sur la ligne Valenciennes-Thionville, des wagons de marchandises insuffisamment calés stationnant sur une voie en pente partent en dérive et percutent la tête d'un train de voyageurs à l'arrêt, tuant son chauffeur et blessant deux autres personnes[440].
  • - Sur la ligne de Colmar à Neuf-Brisach, à 6 heures 15, près de la gare de Sundhoffen, par suite d'une erreur d'aiguillage, un train de machines prend en écharpe sur un croisement l'omnibus Neuf-Brisach-Colmar. Le mécanicien du train tamponneur est tué, le chauffeur et 25 voyageurs sont blessés[441].
  • - Sur la ligne de Coutras à Périgueux, à 18 heures, un train de marchandises venant de Libourne déraille en gare de Mussidan. Le chef de train est tué[442].
  • - Sur la ligne de Tuchan à Lézignan du réseau à voie métrique de la Compagnie des tramways à vapeur de l'Aude, entre les gares de Villerouge-Termenes et de Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, un train, entraîné par son poids dans une pente, déraille à Talairan, et la locomotive fait une chute de 3O mètres dans un ravin. Le chauffeur est tué, le mécanicien blessé[443].
  • - Sur la ligne de Firminy à Saint-Rambert-d'Albon, après la gare de Bourg-Argental, un train de voyageurs allant d'Annonay à Firminy entre en collision avec une machine haut-le-pied venant en sens inverse. Dans le choc, le chef de train est tué[444].
  • - Vers 22 heures, sur la ligne Paris-Bordeaux, peu après Poitiers, à Vivonne, le bissel avant de la locomotive d'un rapide pour Bordeaux déraille. La traction du convoi en panne est reprise deux heures après par une machine de secours envoyée d'Angoulème, dont la chaudière explose quelques kilomètres plus loin, tuant mécanicien et chauffeur, mais ne provoquant pas de déraillement[445].
  • - Caen : en gare de Caen-État, à 9 heures, une locomotive et un wagon de marchandises en direction de Vire, dirigés par erreur vers une voie de garage, défoncent le heurtoir, font s'écrouler un mur de soutènement, et après avoir traversé une rue, finissent leur course 5 mètres plus bas dans la vitrine d'un café. L'incident ne fera aucune victime[446]. L'ingénieur Raoul Dautry fera remonter la locomotive et son tender à la hauteur des rails.
  • - Sur la ligne de Reims à Laon, vers 7 heures, à Eppes, alors que le passage à niveau est fermé avant l'arrivée du rapide Bâle-Calais, la garde-barrière cède à un conducteur insistant pour qu'elle le laisse passer. Le train survient, l'automobile est percutée, et ses trois occupants sont tués[447].

Années 1930[modifier | modifier le code]

  • - Vers 7 heures, sur la ligne de Saint-Étienne à Roanne, à la sortie de la gare de Saint-Galmier-Veauche, l'express Paris-Saint-Étienne prend en écharpe sur un aiguillage un train de marchandises en cours de manœuvre n'ayant pas encore totalement dégagé la voie principale. La locomotive tamponneuse, dont le chauffeur est tué, est projetée hors des rails sur une maisonnette de garde-barrière dans laquelle elle écrase un enfant dormant dans son lit. L'accident fera aussi 9 blessés, dont 7 parmi les voyageurs[448].
  • - Sur la ligne Besançon-Belfort, à la sortie du tunnel de Laissey, vers 9 heures 30, un train spécial de réservistes regagnant leurs foyers après une période d'instruction au camp du Valdahon, dont le passage n'a pas été annoncé au responsable d'un chantier de réfection de voie, aborde une portion dégarnie de ses rails et de ses traverses. La machine laboure le ballast et se couche contre la paroi rocheuse. Les deux voitures en bois qui la suivent viennent s'y encastrer. On en tirera huit morts et cinquante-sept blessés[449].
  • - À 22 heures 28, sur la ligne Paris-Marseille, peu avant la gare de Montereau, le rapide Paris-Nice déraille en heurtant un "lorry"[450] déposé par malveillance sur la voie. La machine, le fourgon et les trois voitures de tête se couchent. On dénombrera sept morts et 8 blessés graves[451].
  • - À Andancette (Drôme), sur un passage à niveau de la ligne Lyon-Marseille resté ouvert, un train de marchandises pour Marseille pulvérise une automobile, tuant ses quatre occupants[452].
  • - Sur la ligne Paris-Mantes par Poissy, à la suite d'un probable acte de sabotage des signaux, vers 23 heures 45, un train de marchandises venant d'Achères est dirigé à pleine vitesse sur une voie de garage près de la gare de Maisons-Laffitte. Il défonce un heurtoir et déraille. Dans son fourgon de tête écrasé, le chef de train est tué. Le conducteur[5] du fourgon de queue est blessé. Les cheminots de la gare parviendront à arrêter un rapide venant de Trouville-Deauville quelques mètres avant qu'il ne percute l'amoncellement des débris[453].
  • - À l'entrée de la gare de Saverne, sur la ligne Paris-Strasbourg, vers 7 heures, un train venant de Molsheim est heurté par une machine haut-le-pied en manœuvre. Les deux machines, un fourgon postal et deux voitures sont détruits. La collision fera un mort et plusieurs blessés parmi les postiers et les voyageurs[454].
  • - Sur le réseau des mines de Creutzwald-la-Croix (Moselle), vers 13 heures 30, collision frontale sur une voie une courbe entre deux trains poussés par l'arrière, transportant l'un des mineurs, l'autre du charbon. De deux voitures disloquées on tirera 5 morts et 45 blessés[455].
  • - Sur la ligne Le Mans-Paris, à 17 heures 10, en gare de Chartres, un express supplémentaire dont les freins ont lâché tamponne une machine haut-le-pied. La locomotive tamponneuse, le fourgon et une voiture de tête quittent les rails. Le chef de train et le mécanicien sont tués, le chauffeur et un voyageur sont gravement blessés, une quarantaine d'autres personnes sont contusionnées[456].
  • - Vers 19 heures, à la sortie de la gare Saint-Lazare, une rame de matériel vide en attente de garage stationnant au niveau du pont-Cardinet est percutée par un train pour Mantes, dont le fourgon et la première voiture se télescopent dans le choc. Des voyageurs affolés descendent sur les voies et sont fauchés par une autre rame entrant en gare. On dénombrera quatre morts et trente blessés, dont quatre graves. Dans la foule se pressant en gare à l'annonce de l'accident, une personne mourra étouffée[457].
  • - Sur le chemin de fer de l'est de Lyon, au passage à niveau du Lantey, à Passins, peu avant Morestel, un train venant de Lyon percute à 20 heures 30 un autocar assurant la liaison Lyon-Saint-Genix-d'Aoste, tuant quatre de ses passagers et en blessant une dizaine d'autres[458].
  • - À Évreux, un lourd train de marchandises parti de la gare d'Evreux-Embranchement pour la desserte d'Evreux-Ville sur la ligne d'Acquigny déraille à l'approche de cette gare. Sa machine défonce un butoir et fait une chute de trois mètres. Le mécanicien est tué[459].
  • - Vers 4 heures, sur la ligne Limoges- Périgueux, l'express Genève-Lyon-Bordeaux, tiré par deux locomotives, déraille près de la gare de Ligueux à la suite d'un affaissement de la voie causé par de fortes pluies. L'accident fera 17 morts et une quarantaine de blessés[460],[461].
Catastrophe d'Ancenis
  • - Sur la ligne Angers-Nantes, après Ancenis, à Oudon (Loire-Atlantique), vers 22 heures, une colline minée par les pluies s'effondre au passage du rapide Paris Nantes, dont la locomotive et deux voitures plongent dans la Loire. Le mécanicien sera noyé, une quinzaine de personnes seront blessées. Reconnue à risque, la portion de voie où a eu lieu l'accident était gardée, mais son surveillant avait été enseveli sous l'éboulement[462].
  • - Étampes : À 20 heures 20, au passage en gare d'Étampes du rapide de 1re et 2e classe Paris - Hendaye, alors que la machine et les premières voitures franchissent normalement un aiguillage, il change de position pour des raisons demeurées inconnues et la queue du train quitte les rails. Le wagon restaurant et le fourgon se renversent et percutent un train de banlieue vide garé sur une voie voisine. L'accident fera sept morts et une trentaine de blessés[463].
  • - Près de Merxheim, sur la ligne Strasbourg-Mulhouse, vers 4 heures 5O, un train de marchandises venant de Mulhouse brûle un signal d'arrêt, et prend en écharpe un autre train venant de Colmar. Le chef du train tamponneur est tué[464].
  • - Dans la grande banlieue de Lille, à Wicres, vers 14 heures, sur un passage à niveau non gardé d'une ligne privée dite ligne Michon[465] allant de Don-Sainghin à Fromelles, un train de marchandises roulant au pas télescope un autocar transportant une quarantaine d'ouvrières des usines textiles rentrant du travail, dont huit sont tuées et une trentaine blessées[466].
  • - Vers 19 heures, sur la ligne de Castelnaudary à Rodez, entre Albi et Castres, près de Lombers les deux machines et les trois premières voitures d'un train de voyageurs en double traction déraillent et se couchent sur le remblai. Un des mécaniciens est tué, le second et les deux chauffeurs sont grièvement blessés, ainsi qu'une voyageuse. Le garde-frein et cinq voyageurs sont plus légèrement atteints[467].
  • - Sur la ligne Paris-Strasbourg, à Lagny, sur un passage à niveau dont les barrières n'ont pas été fermées, le rapide Paris-Charleville percute vers 7 heures 30 un autobus dont le conducteur est tué, mais dont les 30 passagers sont indemnes[468].
  • - Vers 16 heures 30, au niveau des ateliers de La Chapelle, une erreur d'aiguillage fait dérailler un train de voyageurs vide refoulant vers la gare du Nord pour mise à quai. Le conducteur[5] est tué dans son fourgon renversé[469].
  • . À l'entrée de la gare de Saint-Just-en-Chaussée, l'omnibus Paris-Abbeville déraille à 19 heures 10 . Des voitures de 3e classe complètement disloquées, et de la cabine d'aiguillage qu'elles ont écrasée, on tirera onze morts et une quinzaine de blessés. Sur les causes de l'accident, l'enquête ne tranchera pas entre une rupture d'essieu ou un écartement de la voie[470].
  • . À Montereau, vers 9 heures 15, le train Paris-Milan heurte une machine de manœuvre. La locomotive se couche, et les trois voitures de tête la télescopent. L'accident fera deux morts, le chauffeur du rapide et un employé des Postes, et 14 blessés[471].
  • . Sur la ligne de Verdun à Hagondange, vers minuit, un train de marchandises déraille après son départ de Verdun par suite d'une rupture d'attelage à la sortie du tunnel de Tavannes dans la montée vers Eix. Des wagons dévalent la pente et se brisent. Un conducteur[5] est tué[472].
  • . Sur la ligne Strasbourg-Saint-Dié, vers 6 heures, avant la gare d'Hersbach à la suite de la rupture d'un de ses essieux, une voiture mixte de première et deuxième classe ( vide) du train allant de Saales à Strasbourg heurte au passage un butoir et est projetée sur une voiture de troisième classe bondée, faisant un mort et trois blessés[473].
  • . À l'entrée en gare de Sarrebourg, en courbe prononcée, vers 19 heures 40, l'express Bâle-Luxembourg-Ostende ne ralentit pas suffisamment. La machine et les fourgons se renversent, trois voitures déraillent. Le mécanicien est tué, le chauffeur et un voyageur sont grièvement blessés. D'autres voyageurs sont contusionnés[474].
  • . Le tramway à vapeur départemental allant de Montauban à Monclar-de-Quercy déraille vers 10 heures 30 peu après son départ de Montauban. Le mécanicien, écrasé sous la machine renversée, est tué; le chauffeur est blessé, et les voyageurs sont indemnes[475].
  • . Sur la ligne de Lison à Lamballe, vers 17 heures 50, à son entrée en gare de Cérences, un train de voyageurs allant de Folligny vers Saint-Lô tamponne un train de marchandises en manœuvre. On dénombrera huit morts et dix-neuf blessés[476].
  • . À Dijon, les barrières du passage à niveau de la rue d'Auxonne sur la ligne Dijon-Is-sur-Tille sont restées ouvertes lorsque survient, vers 16 heures 30,l'express Nancy-Saincaize, qui écrase un piéton et percute la plateforme arrière d'un tramway, tuant trois de ses passagers et en blessant trois autres[477].
  • . Au matin, les freins d'un tramway de la ligne Neufchef-Hayange (Moselle) lâchent dans une descente, et il déraille sur un passage à niveau avec une ligne de chemin de fer, percutant un pylône en se renversant. Sur les 70 passagers, 2 seront tués, 25 blessés[478].
  • . Sur la ligne de Quillan (Aude) à Rivesaltes (Pyrénées-Orientales), au passage à niveau de la gare de Maury, un automobiliste défonce les barrières juste avant le passage de l'omnibus Quillan-Perpignan, qui déraille sur les débris. Les deux machines se renversent, et une voiture de troisième classe est broyée. Bilan : 7 morts et 20 blessés[479].
  • . Sur la ligne à voie métrique de Caudry à Denain de la Société des Chemins de fer du Cambrésis, vers 5 heures 45, peu avant la gare de Quiévy, un train de voyageurs déraille. Le mécanicien est écrasé sous sa machine renversée, le chauffeur blessé. Une dizaine de voyageurs sont contusionnés[480].
    Déraillement de Nantes: la machine renversée et les voitures disloquées
  • . À 4 heures 50, au passage à la gare de triage située au lieu-dit le Grand-Blottereau (à 4 km de Nantes), le rapide 141 Paris-Le Croisic s'engage trop rapidement (92 km/h) sur une voie provisoire (limitée à 30 km/h) posée à la suite du déraillement d'un train de marchandises trois jours plus tôt. Après une tentative désespérée de freinage, la locomotive et le tender se couchent, le fourgon et les huit voitures du convoi se télescopent. On dénombrera 14 morts et 124 blessés. Le mécanicien, indemne, reconnaitra avoir méconnu la signalisation[481].
  • . Sur la ligne de Montérolier-Buchy à Motteville, à 8 heures 30, près de la gare de Bosc-le-Hard, à un passage à niveau gardé mais resté ouvert à raison du trafic engendré par une foire locale, un train de marchandises allant vers Le Havre percute une voiture hippomobile, tuant ses trois occupants, dont une mère de douze enfants invitée à monter 300 mètres avant le lieu de l'accident[482].
  • . À la suite d'un freinage brutal, les deux dernières voitures et le fourgon de queue du rapide Royan-Paris déraillent vers 15 heures 30 près de la gare de Meigné-le-Vicomte, sur la ligne Bordeaux-Paris par Chartres. Le chef de train est tué, vingt-cinq voyageurs sont blessés[483].
  • . Vers 15 heures 45, sur la ligne Dijon-Lyon, le passage à niveau de Nuits-Saint-Georges est fermé lorsque se présente une automobile transportant huit personnes, dont cinq enfants. Cédant à la demande pressante du conducteur, la garde-barrière remplaçante lui ouvre le passage au moment où arrive le rapide Paris-Vintimille, qui écrase le véhicule et tue tous ses occupants[484].
  • . Le train Cherbourg-Paris déraille à 9 h 50 sur le petit pont de Saint-Élier, entre Conches-en-Ouche et La Bonneville-sur-Iton (Eure). Des voitures tombent dans la rivière Le Rouloir. On dénombre trente-sept morts, dont le professeur Pierre Villey, et plus de cent blessés. Bien que le Réseau de l'État s'en soit défendu, la cause de l'accident est sans doute imputable à l'affaissement sous le poids (plus de 120 tonnes) de la machine de type 241 (dite Mountain) qui tirait le train, de la voie fragilisée à cet endroit par un chantier de "soufflage mesuré" (opération destinée à compenser l'affaissement de la voie en la soulevant pour ajouter manuellement un complément de ballast sous les traverses)[485]. En août de l'année suivante, à la suite du volumineux rapport établi par les experts, le juge d'instruction inculpera d'homicide involontaire les chefs de canton, de district et de section responsables des travaux, qui ne seront toutefois pas jugés[486].
  • - En gare de Verberie, sur la ligne d'Ormoy-Villers à Amiens, vers 22 heures 40, un train de marchandises en prend en écharpe un autre. Les deux machines et plusieurs wagons déraillent. Un chef de train est tué[487].
  • - Sur la ligne de Dôle à Frasne, au point kilométrique 405, entre deux petits tunnels situés dans la montée de Mesnay-Arbois vers Pont-d'Héry, vers 8 heures 30, le rapide Vallorbe-Paris fauche une équipe d'ouvriers travaillant à la réfection des voies, malgré le dispositif de sécurité censé les protéger, en tuant huit et en blessant grièvement quatre[488].
  • - Lagny-Pomponne : Un express à destination de Strasbourg percute à 120 km/h en pleine nuit un train supplémentaire pour Nancy roulant devant lui à 60 km/h, et écrase ses anciennes voitures en bois, bondées à la veille de Noël. L'accident fait plus de deux-cents morts et entraîne de nombreuses conséquences sur l’exploitation des chemins de fer français, notamment en hâtant la mise en place d'une signalisation normalisée dite (Code Verlant), toujours en vigueur de nos jours, et en accélérant la réforme des vieilles voitures en bois, qui avaient été de véritables pièges lors de la collision[489].
  • - En gare de Sallaumines, sur la Ligne de Lens à Don - Sainghin, vers 14 heures, un train de mineurs en attente du départ est percuté par une machine haut-le-pied circulant tender en avant, dont le mécanicien n'a pas vu un signal d'arrêt. Le choc éventre la dernière voiture et projette la suivante hors de la voie, faisant un mort et quarante blessés[490].
  • - Sur la ligne Brive-Périgueux, au passage à niveau de Saint-Crepin-d'Auberoche, la fille de la garde-barrière, âgée de dix ans, qui remplace sa mère, accepte d'ouvrir la barrière fermée à une automobile alors qu'arrive le train Brive-Périgueux, qui tue ses quatre occupants[491].
  • - Sur la ligne Paris-Mantes par Poissy, près de la gare de Houilles, vers 22 heures 45, une rame de matériel vide en panne est heurtée par un train de banlieue réversible pour Poissy, dont le mécanicien, placé dans la voiture-pilote, et seul tué dans la collision, n'a pas respecté la signalisation. L'accident fait également soixante et onze blessés[492].
  • - En gare d'Arvant (Haute-Loire), à la suite d'une erreur d'aiguillage, vers 8 heures 20, un train de voyageurs allant de Brioude à Clermont-Ferrand est orienté vers une voie de garage sur laquelle stationne un train de marchandises, qu'il tamponne. Le chef de train est tué, et une dizaine de voyageurs sont blessés[493].
  • - A l'entrée de la gare d'Avignon, à 3 heures 20, le Genève-Vintimille, dont le freinage est insuffisant, aborde une bifurcation à 40 km/h au lieu des 20 km/h autorisés. La locomotive, son tender et les huit premières voitures se couchent et percutent un train de marchandises garé sur la voie adjacente, faisant huit morts et vingt-huit blessés. D'abord considéré comme seul responsable, le mécanicien Achard est incarcéré[494], puis remis en liberté. Finalement, le juge d'instruction inculpera avec lui le chef de train Dupré pour homicide et blessures par imprudence. Le 3 décembre 1935, le tribunal correctionnel d'Avignon leur infligera respectivement un mois de prison et cent francs d'amende, condamnations assorties du sursis[495].
  • - Près de Tonnerre, sur la ligne Paris-Lyon, un rapide percute sur un passage à niveau un lourd camion avec remorque faisant le trajet Lille-Marseille et circulant sur la route nationale 5. Les occupants du train et du camion sont indemnes, mais le garde-barrière est tué par la projection d'un débris de la collision[496].
  • - Sur la ligne de la rive droite du Rhône, au passage à niveau proche de la gare de Pont-Saint-Esprit, un train de marchandises heurte à la fois une automobile occupée par six personnes et une motocyclette sur laquelle ont pris place deux personnes. L'accident ne laissera aucun survivant[497].
  • - Sur la ligne de Bordeaux à Lacanau de la Société Générale des Chemins de fer Économiques, vers 18 heures, au passage à niveau de Saint-Médard-en-Jalles, un autorail pour Bordeaux percute une camionnette transportant huit personnes, dont quatre sont tuées sur le coup, deux meurent peu après et deux sont grièvement blessées[498].
  • - À 19 heures 20, à un passage à niveau non gardé sur la route nationale allant de Calais à Saint-Omer, un train de la courte ligne à voie métrique du tramway à vapeur d'Ardres à Pont-d'Ardres de la Compagnie générale de voies ferrées d'intérêt local percute une automobile, dont le réservoir d'essence explose. Les cinq occupants du véhicule sont carbonisés[499].
  • - Sur la ligne Paris-Clermont-Ferrand, en gare de Saint-Pierre-le Moûtier, vers minuit 45, un train de marchandises pour Clermont-Ferrand garé pour laisser passer deux trains de messageries s'engage prématurément sur la voie principale après le passage du premier, et est pris en écharpe par le second, qui projette sa locomotive sur la voie montant vers Paris, où elle est percutée par l'express Clermont-Ferrand-Paris, dont les fourgons postaux sont détruits dans la collision. Le double accident fera un mort et six blessés, dont quatre postiers ambulants[500].
  • - Entre Libourne et Bordeaux, peu après la gare de Saint-Loubès, la rupture d'un bandage sur une voiture d'un express venant d'Angoulême provoque le déraillement du milieu du convoi, faisant quatre morts et vingt blessés[501].
  • - Sur la ligne de Chatellerault à Loudun, peu après la gare de Cernay, le fourgon de tête d'un train de voyageurs pour Loudun déraille et se renverse, entraînant les trois voitures suivantes. L'accident fait un mort et un blessé[502].
  • - À 2 heures 30, sur la ligne Bordeaux-Dax, près de la gare de Marcheprime, la double rupture d'un bandage et de l'attelage de la quatrième voiture du rapide Pyrénées-Côte d'Argent entraîne le déraillement de celles qui la suivent, dont deux s'écrasent contre un pilier de béton. L'accident fait quatre morts et dix blessés[503].
  • - Sur la ligne de Culoz à Ambérieu, à Argis, entre les gares de Tenay-Hauteville et de Saint-Rambert-en-Bugey, à minuit, en plein orage, la chaudière de la locomotive de l'express Saint-Gervais-Paris explose et atterrit dans un pré à plus de 100 mètres de la voie, tuant le mécanicien et le chauffeur. Le châssis de la machine et le reste du train restent sur les rails et s'arrêtent un peu plus loin. L'enquête expliquera ultérieurement l'accident par une probable surpression due à une insuffisante alimentation en eau de la chaudière dans la montée de La Burbanche[504].
  • - Vers 1 heure, sur la ligne Strasbourg-Metz, à Remilly, le garde barrière du passage à niveau d'Aubecourt ouvre la barrière à un camion qui tombe en panne sur la voie alors qu'arrive le rapide Bâle-Ostende. Le camion est broyé et prend feu; ses deux occupants sont tués. Sur la locomotive, qui déraille, le mécanicien et le chauffeur sont brûlés par la projection du carburant enflammé. Les voyageurs sont indemnes[505].
  • - À 3 heures 20, sur la ligne Marseille-Lyon, à la suite d'un freinage trop brutal, deux kilomètres avant Avignon, un wagon-citerne d'un train de marchandises venant de Marseille déraille. Alors qu'il engage le gabarit sur la voie opposée, il est peu de temps après percuté par le rapide Genève-Vintimille ("Suisse-Méditerranée") qui provoque l'explosion des 5 000 litres d'essence qu'il contient. Le train tamponneur, emporté par sa vitesse, stoppe loin du foyer, et tous ses passagers sont indemnes. En revanche, deux cheminots, un mécanicien et son chauffeur, mourront brûlés. Illustration flagrante de l'imprécision de certains récits : selon la majorité des quotidiens de l'époque les victimes pilotaient le rapide[506]; selon une autre version, plausible elle aussi, elles étaient descendues du train de marchandises pour mesurer l'étendue des dégâts[507].
  • - En Côte d'Or, sur la ligne du tramway d'Arnay-le-Duc à Beaune, un convoi chargé de gravillons s'emballe dans la dangereuse descente vers Mavilly-Mandelot. Le mécanicien, le chauffeur et le chef de train sont tués[508] .Il faut noter qu'en 1891 un grave accident s'était déjà produit au même endroit lors de la construction de la ligne[509].
  • - En gare de Laroche-Migennes, vers minuit, le rapide Paris-Rome prend une aiguille en pointe à une vitesse excessive et déraille. Sur la locomotive couchée, le chauffeur et le mécanicien sont tués. Dans les voitures, aucun voyageur n'est blessé[510].
  • - À une heure, sur la ligne Caen-Paris, près de la gare de Bernay, un garde barrière croit pouvoir rouvrir le passage à niveau de Boucheville, fermé avant l'arrivée d'un train de marchandises venant de Caen, pour laisser le passage à deux autocars d'excursionnistes de retour de Cabourg. Le second est percuté à 80 km/h par le train, en avance de deux minutes sur son horaire. Sept des vingt-six passagers sont tués sur le coup, douze, dont un décèdera par la suite, sont grièvement blessés[511].
  • - Sur la ligne d'Esvres au Grand-Pressigny du réseau des Chemins de fer départementaux d'Indre-et-Loire, vers 8 heures, à un passage à niveau non gardé, un train allant de Ligueil à Esvres percute une camionnette des PTT transportant 6 personnes. Une est tuée, quatre sont grièvement blessées[512].
  • - Sur le chemin de fer industriel à voie normale de la société de Dietrich, allant de Bannstein (ligne Bitche-Haguenau) à son usine de Mouterhouse[513], vers 20 heures, une locomotive haut-le-pied percute un autorail transportant du personnel. Celui-ci prend feu, son conducteur est tué, plusieurs passagers sont grièvement blessés[514].
  • - Sur la ligne Angers-Nantes, à un passage à niveau situé près de la gare de Varades, vers 5 heures 30, l'express Lyon-Le Croisic broie un camion auquel le garde barrière avait laissé le passage sur demande de son conducteur. Celui-ci est tué[515].
  • - À 14 heures 30, sur la ligne Paris-Nevers, l'express Paris-Saint-Étienne déraille peu avant la gare de Bourron-Marlotte. Dans son fourgon renversé, le conducteur[5] du train est tué. Une dizaine de voyageurs sont blessés, dont des enfants d'une colonie de vacances[516].
  • - À Macquigny (Aisne), sur un passage à niveau non gardé de la ligne d'intérêt local de Saint-Quentin à Guise exploitée par la Compagnie des chemins de fer secondaires du Nord-Est, vers huit heures, un autorail percute une automobile qui prend feu, tuant ses trois occupants[517].
  • - Sur la ligne du Pas-des-Lanciers à Martigues de la Régie départementale des Transports des Bouches-du-Rhône, à Châteauneuf-les-Martigues, vers 19 heures, au passage à niveau non gardé du Talan, un convoi de desserte de la raffinerie de La Mède percute un autocar allant de Port-de-Bouc à Marseille, tuant sept et blessant grièvement vingt de ses quarante passagers[518].
  • - Sur la ligne électrifiée Bayonne-Toulouse, quelques kilomètres après Lourdes, à 14 heures, l'express Bayonne-Avignon, circulant au ralenti à cause d'une avarie de motrice, est percuté par l'omnibus qui le suit, autorisé par erreur à quitter la gare de Lourdes à la suite d'une confusion entre deux appels téléphoniques. Des dernières voitures du train tamponné on tirera 16 morts et une trentaine de blessés[519].
  • - En Haute-Marne, sur la ligne Paris-Belfort, entre Chaumont et Langres, à Foulain, le rapide Calais-Bâle percute à vitesse réduite le rapide Paris-Bâle, arrêté en pleine voie à la suite d'une panne. Le choc fera deux morts, un voyageur et le mécanicien du train tamponné effectuant une réparation sous sa machine, et 5 blessés[520].
  • - Sur la ligne Paris-Strasbourg, à 18 heures 30, l'express Strasbourg-Paris percute un camion sur le passage à niveau proche de la gare de Vitry-le-François. Des 5 occupants du camion, 3 seront tués, 1 blessé, et 1 indemne[521].
  • - Sur la ligne d'Aire-sur-la Lys à Berck-Plage, à un passage à niveau non gardé, vers 19 heures 30, à Neuville-sous-Montreuil, un autorail percute une voiture qui prend feu. L'accident fera un mort et 5 blessés, dont deux dans un état désespéré[522].
  • - À 13 heures 10, entre Bourges et Montluçon, à Corquoy, juste avant Châteauneuf-sur-Cher, l'express Paris-Le Mont-Dore heurte un arbre déraciné par une tornade. La locomotive, le tender et le fourgon se couchent, et la première voiture, en bois, s'encastre dans le fourgon et est laminée. On en retirera 13 morts et 3 blessés[523].
  • - À 18 heures 30, le rapide Paris-Hendaye, composé de 11 voitures, déraille à 120 km/h au lieudit "La cabane", à 2 km de la gare de Dax. Les trois derniers wagons sortent des rails, deux font une chute de 8 mètres dans un ravin rempli d'eau. Bilan : 1 mort et 45 blessés[524].
  • - À la sortie de la gare du Mans, à 18 heures 45, un train pour Rennes, dont le mécanicien roule à une vitesse excessive malgré un signal d'avertissement percute l'arrière d'un train de voyageurs à destination de Caen, arrêté à un carré fermé. Le fourgon et les trois dernières voitures du train tamponné sont détruits. On en tirera neuf morts et 35 blessés[525].
  • - À Villeneuve-Saint-Georges, vers 23 heures, à la suite d'une erreur, la manœuvre d'un aiguillage sous les roues de l'express Paris-Saint-Étienne provoque son déraillement. Deux voitures, sont disloquées, dont une en bois de laquelle on extraira la majorité des 29 morts et 40 blessés de l'accident[526]. En mars 1938, les deux aiguilleurs responsables et le mécanicien du train seront condamnés par le tribunal correctionnel de Corbeil à des peines de un mois à dix jours de prison avec sursis[527]. Le 27 juin 1938, la cour d'appel de Paris atténuera sensiblement cette condamnation en considérant d'une part que la faute commise par les inculpés était atténuée par leurs mauvaises conditions de travail en période de pointe du trafic, et d'autre part que l'importance des pertes humaines causées par l'accident était due à la négligence du PLM intercalant des véhicules en bois dans un convoi de voitures métalliques[528].
  • - Sur la Ligne de Paris-Austerlitz à Bordeaux-Saint-Jean, 14 kilomètres après Angoulême, par suite d'une erreur de signalisation, un express Bordeaux-Paris arrêté derrière un train de marchandises en gare de Vars est tamponné par le train qui le dédoublait en le suivant à huit minutes d'intervalle. On dénombrera 7 morts et 30 blessés, dont 17 graves[529].
  • - Sur le passage à niveau de Port-d'Atelier-Amance, sur la ligne Paris-Mulhouse, vers 17 heures, le rapide Belfort-Paris, lancé à 110 km/h percute et traine sur 800 mètres une camionnette dont les deux occupants sont tués[530].
  • - À Calais, à la bifurcation des lignes pour Boulogne et pour Lille, vers 10 heures 30, par suite d'une avarie de son bissel avant, la locomotive du rapide Bruxelles-Calais-Maritime déraille sur les aiguillages à la sortie de la gare des Fontinettes et se couche. Le mécanicien et le chauffeur, ensevelis sous les braises du foyer, sont carbonisés. Tous les voyageurs sont indemnes[531].
  • - Vers 4 heures, à la sortie sud de la gare de Creil, malgré un avis de marche prudente, un train de marchandises en percute un autre arrêté dans le brouillard, et les wagons renversés sur les voies lors de la collision sont percutés par un troisième train en provenance de Chantilly. Le double accident fait un mort et six blessés[532].
  • - À Calais, vers 6 heures 30, au même endroit que celui de l'accident du 1er novembre, un train de marchandises venant d'Hazebrouck déraille. Le chef de train est tué[533].
  • - Entre Narbonne et Perpignan, vers 5 heures 50, un omnibus pour Perpignan percute sur le passage à niveau de Port-la-Nouvelle demeuré ouvert un camion chargé de 11 000 litres d'essence, qui prend feu et incendie la maisonnette du garde-barrière, dans laquelle celui-ci sera carbonisé. Le conducteur du camion, le mécanicien et le chauffeur du train sont blessés[534].
  • - À 19 heures, sur la ligne de Mortagne-au-Perche à L'aigle, un autorail venant de Mortagne, en panne de freins brûle la gare de Randonnai où il devait croiser celui venant de L'Aigle, et le percute peu après sur la voie unique. La collision fait trois morts et une quinzaine de blessés dont deux très graves[535].
  • - Sur la ligne électrifiée Bordeaux-Bayonne, à 8 heures 15, près de la gare de Saint-Vincent-de-Tyrosse, l'omnibus Bayonne-Dax marchant à vitesse réduite à la suite d'une rupture de bandage est rattrapé et percuté par l'express Bayonne-Bordeaux, dont le conducteur a reçu des indications erronées de marche prudente de la gare de Labenne. La collision fait un mort et huit blessés[536].
  • - Sur la ligne de Chartres à Bordeaux par Château-du-Loir, entre les gares de Noyant-Méon et de Linières-Bouton, vers 2 heures 30, après le passage simultané de deux trains de sens opposé, un garde-barrière intérimaire croit pouvoir ouvrir la barrière d'un passage à niveau où attendent des automobiles et deux autocars de pèlerins revenant de Lisieux. Survient alors un express supplémentaire pour Les-Sables-d'Olonne qui percute l'un des autocars, faisant 7 morts et 7 blessés[537].
  • - Vers 18 heures, près de Reguiny, sur le réseau à voie métrique de la Compagnie des chemins de fer du Morbihan, un train ramenant des pèlerins du Pardon de Notre Dame du Roncier de Josselin à Locminé et Vannes déraille à 20 km/h dans une courbe, et ses deux premières voitures s'écrasent sur la machine. L'accident fera 5 morts et une vingtaine de blessés[538].
  • - À 10 heures 15, sur la ligne de Perpignan à Villefranche-de-Conflent, au passage à niveau de Marquixanes. Alors que le garde-barrières a rouvert la circulation des véhicules sur la route nationale après le passage du train régulier se dirigeant vers Perpignan, une automotrice électrique effectuant des essais en ligne, dont il ignorait la venue, percute et coupe en deux l'autobus venant de Bourg-Madame. L'accident fera 5 morts et 6 blessés graves[539].
  • - Au passage à niveau d'Hochfelden, sur la ligne de Strasbourg à Sarrebourg, vers 2 heures, un train de réservistes percute un camion transportant lui aussi des réservistes, dont on tirera 3 morts et 3 blessés graves[540].
  • - À son entrée en gare de Nantes-Orléans, vers 17 heures, la locomotive du rapide Paris-les-Sables-d'Olonne déraille et se couche. Le mécanicien et le chauffeur sont tués. L'accident fait également quatre blessés, dont deux parmi les voyageurs[541].
  • - Vers 3 heures 30, sur la ligne Paris-Lille, à Libercourt, sur un passage à niveau resté ouvert le garde-barrière n'ayant pas entendu son signal d'arrivée, le train postal de Paris à Lille heurte une automobile et tue ses deux occupants[542].
  • - Vers 20 heures, entre Albert et Péronne, près de Cléry-sur-Somme, sur la ligne à voie métrique des Chemins de fer départementaux de la Somme, un autocar bondé allant de Saint-Quentin à Amiens est percuté sur un passage à niveau non gardé par un train de marchandises, qui déraille. L'accident fait trois morts et dix blessés graves[543].
  • - Sur la ligne électrifiée Paris-Toulouse, à proximité de la Gare de Châteauroux (Indre), l'express Paris-Toulouse percute à 110 km/h le wagon d'un train de messageries déraillé après heurt avec un bœuf échappé d'un wagon de marchandises et divaguant sur les voies. Une voiture de troisième classe en bois est broyée entre le wagon-poste et une voiture métallique. On en tirera 18 morts et une trentaine de blessés[544].
  • - Entre Corbie et Amiens, près de Daours, sur la ligne Paris-Lille, un TAR prend feu à 125 km/h. Malgré l'arrêt rapide de la rame dès la détection de l'incendie, des voyageurs pris de panique resteront coincés derrière une porte d'intercirculation fermée et seront asphyxiés. On dénombrera quatre morts et vingt-cinq blessés. L'origine du sinistre sera attribuée à l'inflammation de la toile matelassée de crin constituant le soufflet d'intercirculation entre les caisses par une cigarette jetée par un voyageur[545].
  • - Vers 22 heures, à la sortie de la gare Montparnasse, dans la gare annexe de l'avenue du Maine, un train en partance pour Versailles prend en écharpe un train venant de Rambouillet, dans lequel on dénombrera un mort et treize blessés[546].
  • - À 4 heures 25, sur la ligne Paris-Orléans, deux trains évacuant des populations de la région parisienne sont arrêtés à un signal fermé avant la gare des Aubrais lorsqu'un troisième, dont le conducteur n'a pas observé les consignes de marche à vue prudente, les percute, projetant le second sur le premier. Le fourgon de queue et la dernière voiture de chacun des deux trains bondés sont écrasés. Malgré son bilan de trente-cinq morts et soixante-dix-sept blessés, l'accident sera occulté dans l'effervescence du début de la guerre[547].
  • - Sur la ligne de Toul à Neufchateau, à Brancourt (Vosges), deux trains sont arrêtés l'un derrière l'autre à un sémaphore fermé. Le second, transportant des personnes évacuées de la rive gauche du Rhin, est percuté à 22 heures 40 par une rame militaire vide. L'accident, dû à la fois à un défaut de couverture du train tamponné par son conducteur[5] d'arrière et à une erreur du poste sémaphorique, fera 16 morts et 6 blessés[548]. .
  • - Vers 6 heures, sur la ligne Paris-Strasbourg, à la bifurcation avec la ligne de Culmont-Chalindrey, un train de voyageurs quittant Toul pour Commercy est percuté par un convoi venant de Neufchâteau. L'accident fait deux morts, trois blessés graves et plusieurs blessés légers[549].

Années 1940[modifier | modifier le code]

  • - A 200 mètres de la gare de Savigny-sur-Orge, un train Paris-Orléans en détresse est percuté par la machine envoyée pour le dépanner. Le fourgon de queue et les 3 dernières voitures se télescopent. L'accident fait 1 mort et 7 blessés[550].
  • - Dans la soirée, sur la Grande ceinture stratégique, près d'Orly, dans le brouillard, un train de permissionnaires dont la machine est en détresse est tamponné à vitesse réduite par celui qui le suit. Des voitures quittent les rails, engageant le gabarit de la voie adjacente, sur laquelle survient un train de marchandises qui les percute. Ce suraccident, dû à la fois à une erreur des agents chargés du cantonnement téléphonique et à un défaut de couverture du train en panne, fait sept morts et quinze blessés[551].
  • - Dans la nuit, aux abords de la gare de Troyes, à la bifurcation de Saint-Julien-les-Villas, un train de permissionnaires Aillevillers-Paris prend en écharpe un train poste-marchandises Sarrebourg-Montereau venant de Brienne-le-Château dont le mécanicien a franchi un carré fermé. On dénombrera dix morts, trois cheminots et sept militaires, et une quarantaine de blessés[552]. Malgré la discrétion des autorités sur cet accident en période de guerre, il donnera lieu deux mois plus tard à une interpellation à la Chambre des députés[553].
  • - Un peu avant minuit, sur la ligne Strasbourg-Paris, à la suite d'une erreur d'aiguillage, l'autorail Strasbourg-Saverne percute un train de marchandises en cours de manœuvre à la sortie de la gare de Dettwiller. La collision fera quatre morts et sept blessés[554].
  • - Sur la ligne Montluçon-Vierzon, à 1 heure 20, entre les gares de Vallon (Allier) et d'Urçay, le remblai encadrant un pont miné par une crue brutale de deux affluents du Cher gonflés par de fortes pluies s'effondre au passage du train Aurillac-Paris. La locomotive, le fourgon et les cinq premières voitures déraillent. On dénombrera trente-trois morts et une vingtaine de blessés[555].
  • - Au cours de l'exode des populations du nord devant l'avance allemande, sur la ligne Amiens-Rouen où les convois se succèdent en marche à vue, près de la gare de Morgny, l'arrière d'un train de réfugiés belges à l'arrêt est percuté par un train de réfugiés français, dont la vitesse était excessive (52 km/h). Les voitures métalliques belges résistent au choc, mais les voitures de bois du train français se disloquent contre sa locomotive. La collision fera cinquante-trois morts et cent-vingt-huit blessés. Prenant en compte les circonstances exceptionnelles, notamment le fait que le mécanicien du train tamponneur était en service depuis plusieurs jours consécutifs et venait de passer vingt-trois heures sans interruption sur sa machine, la Cour d'appel de Rouen le relaxera, ainsi que la SNCF, dans un arrêt du 23 décembre 1941[556]. La Cour de Cassation confirmera cette décision deux ans plus tard[557].
  • - Sur la Ligne de Morlaix à Roscoff, en gare de Saint-Pol-de-Léon, un train est aiguillé par erreur sur une voie en impasse. Le mécanicien et le chauffeur sont tués. À la suite de cet accident, une pancarte « HEURTOIR » sera apposée à l'aiguille en cause[558].
  • - En gare de Fère-Champenoise, à la bifurcation des lignes de Fère-Champenoise à Vitry-le-François et de Oiry - Mareuil à Romilly-sur-Seine, par suite du non-respect de la signalisation, un train de troupes allemandes à l'arrêt est pris en écharpe par un train de matériel vide. Sur la locomotive du train tamponeur, le mécanicien est tué, son chauffeur blessé. Dans le wagon dortoir placé derrière le tender, le mécanicien de réserve est tué, son chauffeur blessé, ainsi que deux soldats allemands du train tamponné[559].
  • - Sur la ligne de Grande Ceinture complémentaire, entre Sucy et Chennevières, vers 15 heures 45, un train de prisonniers français est percuté à la sortie d'un tunnel par un train de ravitaillement allemand dont le freinage a été trop tardif. L'accident fait un mort et 15 blessés allemands et 6 blessés français. Le mécanicien (français) du train tamponneur est déféré devant un tribunal militaire allemand[560].
  • - Au Bourget, vers 18 heures, à la suite d'une erreur d'un chef de manœuvre, un train de banlieue percute une rame de citernes vides coupant les voies principales. Les deux cheminots de la machine de manœuvre sont tués, vingt-quatre voyageurs sont blessés[561].
  • - À Nice, un tramway patine sur des feuilles, quitte les rails, et s'écrase contre un platane du Boulevard de Cimiez, faisant 4 morts et 8 blessés[562].
  • - Sur la ligne Boulogne-Abbeville, peu avant Étaples, au passage à niveau de Camiers, une machine haut-le-pied percute un camion transportant 28 ouvriers belges, dont 4 sont tués, et 4 sont blessés[563].
  • - Vers 22 heures, peu avant Bordeaux, sur la ligne Bayonne-Bordeaux, un omnibus en retard venant de Dax stationne en gare de Pessac, lorsqu'un train de marchandises le percute par l'arrière, défonçant sa dernière voiture et faisant quatre morts et une vingtaine de blessés[564].
  • - À l'entrée de la gare de Paris-Austerlitz, vers 20 heures, une rame vide en manœuvre est percutée par un train bondé venant d'Orléans, dont cinq voitures sortent des voie et se brisent. La collision fera 20 morts et 100 blessés[565].
  • - Sur la ligne du chemin de fer de Mamers à Saint-Calais[566], en gare de Saint-Calais, vers 15 heures, une rame de wagons en dérive dans une pente vient percuter un train de voyageurs bondé en partance pour Connerré, faisant 3 morts et 13 blessés[567].
  • - Sur la Ligne de Carhaix à Camaret-sur-Mer,collision entre une machine haut-le-pied allant de Crozon à Châteaulin transportant six passagers et un train de marchandises se dirigeant vers Camaret. Bilan: quatre morts et dix blessés[568].
  • - En gare de Montluel, sur la ligne Lyon-Genève vers 6 heures, une locomotive prenant de l'eau est tamponnée par un train de marchandises. Trois cheminots sont tués[569].
  • - Sur la ligne de Bourges à Saincaize, près de la gare de Bengy, à 4 heures 37, un train de marchandises déraille à la suite d'un sabotage (rail déboulonné) quelques secondes avant son croisement avec un train de voyageurs dont les premières voitures sont éventrées par la machine et les wagons renversés. L'accident fera onze morts et vingt-deux blessés[570].
  • - Au petit matin, sur la ligne Paris-Lyon, près de Chalon-sur-Saône, un train de marchandises déraille à la suite d'un sabotage et ses wagons renversés sont percutés par le rapide Paris-Marseille, dont la locomotive et cinq voitures déraillent, deux de celles-ci prenant feu. On dénombrera 32 morts et de nombreux blessés[571].
  • - À 1 heure 22, sur la ligne Chaumont-Épinal, un train en double traction transportant des soldats allemands et leur matériel déraille par suite d'un acte de sabotage (rail détirefonné et déséclissé). Les deux machines se couchent et les voitures et wagons de tête s'écrasent contre elles. Un chauffeur est tué, un mécanicien et dix-huit soldats allemands sont blessés[572].
  • - À minuit et demi, peu avant Tournus, sur la ligne Paris-Lyon, l'express Marseille-Paris déraille sur un ponceau à la suite d'un sabotage (rail déboulonné). La locomotive et sept voitures basculent hors de la voie. On dénombrera 11 morts et 47 blessés[573].
  • - Près de Demigny (Saône-et-Loire), au point kilométrique 8,7 de la Ligne de Chagny à Dole-Ville, la machine et quatre voitures de voyageurs d'un train mixte déraillent au matin par suite d'un sabotage, faisant deux morts et de nombreux blessés[574].
  • - Sur la ligne de Tergnier à Laon, entre les gares de La Fère et de Versigny, vers deux heures, un train allant de Tergnier à Laon déraille. Quatre voitures de voyageurs s’enchevêtrent, faisant dix morts et quarante-cinq blessés[574].
  • - À trois heures, près de la gare de Villevert-Neuville, à 18 km de Lyon, le Vintimille-Paris déraille à la suite d'un sabotage (rail déboulonné). On dénombrera huit morts (dont le gangster Paul Carbone) et quarante blessés[575].
  • - Sur la ligne de Saint-Florentin à Troyes, entre les gares de Jeugny et de Saint-Phal-Chamoy, à 10 heures 20, un train de marchandises venant de Troyes déraille à la suite d'un sabotage (rail détirefonné et déséclissé). La machine et le tender se renversent et le fourgon qui les suit est broyé par les wagons de tête. On dénombrera cinq morts, le mécanicien, qui ne survivra pas à ses brûlures, et les quatre occupants du fourgon (dont un cheminot allemand). Le chauffeur est grièvement brûlé[576].
  • - À 6 heures 10, sur la ligne Bayonne-Toulouse, peu avant Tarbes, entre les gares d'Ossun et de Juillan, un sabotage (rail déboulonné)) fait dérailler l'express Pau-Toulouse, dont trois voitures à caisse en bois sont écrasées voitures, faisant 27 morts et une cinquantaine de blessés[577].
  • - Sur la ligne Compiègne-Soissons, au lieudit Le Buissonnet à Attichy, vers 10 heures 30, un train pour Soissons déraille à la suite d'un sabotage (rail déboulonné). On dénombrera douze morts et une quinzaine de blessés[578].
  • Un train de troupes formé de 40 wagons de marchandises s'emballe dans la pente de 15 ‰ faisant passer en une douzaine de kilomètres à partir de Saint-Vaast-Bosville la ligne de Motteville à Saint-Valery-en-Caux de 117m à 7m d'altitude, et finit sa course en se fracassant dans la gare de Saint-Valery, qu'il détruit entièrement. La catastrophe fait plus d'une centaine de morts sur les 2000 militaires américains occupant le convoi. En 1994, une plaque commémorative sera apposée sur le bâtiment, reconstruit en 1950[579].
  • - Catastrophe sur le viaduc de Romans sur Isère appelé pont de Vernaison. Collision entre 2 trains de voyageurs sur ce pont mutilé pendant la guerre et dont une seule voie fut rétablie, ajouté à cela un dysfonctionnement de la signalétique. Bilan : 30 morts, 3 disparus, 106 blessés[580].
  • - Revigny-sur-Ornain : accident. 39 morts et 60 blessés.[réf. nécessaire]
  • - Agny : Lors des grandes grèves de 1947, des éléments plus ou moins liés à la CGT et au PCF déboulonnent la voie pour faire dérailler un train qu'ils supposent transporter des CRS et des militaires montant sur le Nord pour écraser la grève des mineurs. Cependant, c'est un express Paris-Tourcoing qui transporte des voyageurs qui déraille peu avant 3h du matin juste avant Arras (au niveau de la bifurcation LGV actuelle). Le bilan sera de 17 morts.[réf. nécessaire]
  • - Thumeries : collision entre un train de marchandises et un train de voyageurs de la ligne Pont-à-Marcq - Douai. 18 morts et 80 blessés.[réf. nécessaire]
  • - Lons-le-Saunier : Déraillement d'un train de voyageurs (Calais–Vintimille) entre Lons-le-Saunier et Mouchard. 12 morts et beaucoup de blessés.[réf. nécessaire]
  • - Port-d'Atelier : collision. 42 morts.[réf. nécessaire]

Années 1950[modifier | modifier le code]

  • - entre Rigney et Moncey (Doubs) : un train de marchandises et un train de voyageurs entrent en collision frontale. Dix tués et dix sept blessés[581].
  • - Sanry-sur-Nied (Moselle) : le rapide Bâle-Calais percute la queue de l'express Francfort-Paris, arrêté par un signal en gare de Sanry-sur-Nied et transportant des militaires américains et français en permission. 23 morts et une trentaine de blessés.[réf. nécessaire]
  • 1953 : Un accident de train fait 11 morts à Sérézin-du-Rhône.[réf. nécessaire]
  • - Châteaubourg (Ardèche) : collision frontale entre l'autorail direct Lyon-Nîmes du soir et la locomotive d'un train de travaux sur une voie unique temporaire. 37 morts dont 2 sont décédés plus tard des suites de l'accident, près de 50 blessés[582].
  • - Fismes : déraillement du Paris-Luxembourg faisant 11 morts et 38 blessés[583].
  • - Boisleux-au-Mont : déraillement. 11 morts[584],[585].
  • - Bollène : déraillement, à 80 km/h au lieu de 30 km/h, du Vintimille–Paris à l'entrée de la gare à la suite de l'interprétation erronée de la signalisation : l'arrêt (un ou deux feux rouges) et la limitation de vitesse à 30 (deux feux jaunes verticaux de rappel de ralentissement) pour réception sur voie déviée étaient alors annoncés par un seul feu jaune d'avertissement. Par la suite, l'implantation d'une indication de ralentissement spécifique à cette fonction a été réalisée dans tous les cas similaires au niveau national : deux feux jaunes horizontaux. Dans les voitures du train venues s'immobiliser sur la voie contiguë à hauteur de la locomotive, de nombreux voyageurs de couchettes dormant la fenêtre ouverte périssent ébouillantés par les jets de vapeur échappés de la locomotive déraillée et dont la chaudière avait été percée par un rail arraché. 20 morts.[réf. nécessaire]
  • - Nozières : déraillement du Paris–Nîmes sur un chantier de voie à la suite d'une mauvaise interprétation de la signalisation par le mécanicien. 26 morts.[réf. nécessaire]
  • - Chantonnay : nez à nez entre un autorail et un train de marchandises. La locomotive du train de marchandises pulvérise l'intérieur de l'autorail en y pénétrant profondément comme un coin. 29 morts[586],[587].

Années 1960[modifier | modifier le code]

Années 1970[modifier | modifier le code]

  • - Accous (Pyrénées-Atlantiques) : dérive à la suite de l'abandon de la cabine par l'équipe de conduite pour placer manuellement du sable et des gravillons sur les rails afin de supprimer le patinage des deux locomotives dû au temps humide, puis déraillement d'un train de marchandises (wagons céréaliers) se rendant de Pau à Canfranc (Espagne)[594]. Cet accident a entraîné la destruction du pont métallique de L'Estanguet, situé sur le gave d’Aspe. La ligne secondaire internationale Pau - Canfranc sera neutralisée entre Bedous et Canfranc. Cet accident spectaculaire ne fit aucune victime.
  • - tunnel du Crozet : Deux trains de marchandises circulant en sens inverse se percutent de nuit, sur la ligne Saint-Germain-des-Fossés - Roanne, dans le tunnel du Crozet (Loire) alors en travaux. Important incendie de wagons de carburant entraînant la destruction partielle, puis définitive pour le dégagement du tunnel. Deux conducteurs de la locomotive détruite décèdent, puis un ouvrier lors des travaux de dégagement. La ligne est immobilisée trois mois. [3]
  • - Vierzy : Deux trains circulant en sens contraire sur la ligne La Plaine - Hirson percutent à peu d'intervalle un amas de terre et de moellons provenant de l'effondrement partiel de la voûte du tunnel de Vierzy. Cet accident fit 108 morts.
Article détaillé : Effondrement du tunnel de Vierzy.
  • - Dol-de-Bretagne : déraillement. 10 morts. Cause : le train Caen-Rennes devait ralentir pour prendre la courbe avant d'arriver en gare de Dol. Le mécanicien eut un malaise cardiaque, sa main se crispa sur le cerclo de la VA (dispositif dit d'homme mort) et le dispositif ne put détecter l'incapacité du conducteur. Remède depuis : appuyer sur le cerclo ne suffit plus, il faut le relâcher périodiquement. [réf. nécessaire]
  • , à 2 h 20 - Bar-le-Duc : une Citroën Traction Avant, rate le virage qui précède le passage à niveau automatique no 110 de la ligne Paris - Strasbourg au PK 255,650. La voiture s'immobilise sur la voie et 3 minutes plus tard le train de fret 58008 assurée par la BB 15011 et ses 38 wagons de marchandises lancés à 103 km/h percute l'automobile. Sous l'effet du choc, la locomotive déraille et bascule dans le canal de la Marne au Rhin en entraînant dans sa chute le tablier du pont et une dizaine de wagons. Toutefois, il n'y eut pas de blessés graves. Cet accident est connu pour être l'accident automobile le plus coûteux pour les assureurs[595].
  • 24 - L'Isle-sur-le-Doubs : le turbotrain Strasbourg-Lyon percute un poids lourd au passage à niveau et détruit une partie du quai de la gare. Quelques morts et blessés. Par un curieux hasard, le rédacteur[Qui ?], indemne, se trouvait également dans le train lors du déraillement du 5 septembre 1966 à Andancette.
  • - Sartrouville : Une violente prise en écharpe entre un train Corail et un train de messageries entraîne la destruction de la BB 16038 du dépôt de La Chapelle écrasée contre le mur de soutènement de la tranchée, à hauteur du pont dit de Tobrouk - 3 blessés -.[réf. nécessaire]

Années 1980[modifier | modifier le code]

  • 19 janvier 1981. Paris : vers 18h00, collision d'un train du RER A à quai en gare d'Auber vers 18 heures. 1 mort, 71 blessés, dont 3 graves.[réf. nécessaire]
  • 9 février 1981. Paris : Aux alentours de 16h45, à la gare Saint-Lazare, un train en provenance de [réf. nécessaire]Nanterre-Université entre en collision avec un train à quai. Bilan : une dizaine de blessés.
  • 20 mars 1980. Beaune : À 22h05 un train d'hydrocarbure circulant sur la voie 2 est percuté par l'arrière par un mouvement Haut le Pied composé de 2 machines diesel. Le conducteur et l'aide conducteur du mouvement haut le pied périssent dans l'accident. La BB 67075 est détruite et sera radiée à la suite de l'accident, ce ne sera pas le cas pour la 67203.{La vie du rail no 1789 du 16 avril 1981}
  • 15 janvier 1982. Épinay-sur-Seine : vers 07h30, collision d’une rame de banlieue St. Gratien - Paris (en pousse) à 60 km/h environ, avec un camion benne d'enlèvement de déchets industriels, suivi d'une seconde collision par un train croiseur, vide de voyageurs, remorqué par la BB 66278, à la suite de l'engagement du gabarit de la voie voisine. 14 personnes sont alors incarcérées dans la deuxième voiture du St. Gratien - Paris. Le bilan final est de 3 morts, 3 blessés graves, 8 blessés sérieux et une trentaine de personnes plus légèrement atteintes. Toutes les victimes sont des passagers du train ayant initialement percuté le camion. Le conducteur de ce train a eu le temps d'avertir les passagers de la 1re voiture avant le premier choc (cabine de conduite en réversibilité). Le conducteur du camion, d'abord égaré dans la gare de marchandise d'Epinay, a engagé la voie ferrée à la suite de mauvaises conditions de visibilité (nuit, neige, ...). Il a néanmoins aperçu le train venant sur lui et a pu sauter à temps de son engin. Le matériel en cause, déjà ancien, a posé des difficultés aux secours pour les opérations de désincarcération. Le plan rouge, très récemment élaboré à l'époque, a été déclenché par les pompiers de Paris, en coopération avec les pompiers du Val d'Oise et les SAMU 93 et 95 du fait de la localisation de l'accident en limite de ces départements.[réf. nécessaire]
  • . Saint-Pierre-du-Vauvray : collision d’un train Corail Le Havre - Paris avec un camion à un passage à niveau. Le bilan est de 10 morts et plus de 60 personnes blessées dont certaines très gravement. Les voitures du train furent éparpillées de manière incroyable (certaines à 90° de la voie), en raison de la configuration du train. Il s’agissait d’un train réversible, c'est-à-dire que la locomotive poussait le train ; celle-ci continua de pousser alors que l’avant du train était déjà entré en collision. Il fut alors généralisé un système d’asservissement de la locomotive qui provoque le freinage d’urgence de la locomotive. Le passage à niveau fut, plusieurs années après le tragique accident, supprimé et remplacé par un passage sous la voie ferrée[596],[597]
  • 3 août 1985. Flaujac : à 15 heures 48 a eu lieu un nez à nez, sur une voie unique, entre l’autorail 7924 Rodez-Brive qui venait d'Assier et le corail 6153 Paris-Capdenac qui venait de Gramat sur la ligne de Brive-la-Gaillarde à Toulouse-Matabiau via Capdenac. Le bilan est de 35 morts et 120 blessés. Cet accident illustre le risque lié au non-respect des procédures et de la réglementation applicable aux croisements de trains par des chefs de gares[598].
  • 31 août 1985[599]. Argenton-sur-Creuse : Déraillement d’un train Corail reliant Paris à Port-Bou en gare, du fait d'une vitesse excessive. En cause : une superposition de signaux, ayant rendu très difficile la compréhension par le conducteur de la signalisation applicable. La vitesse avait été limitée à 40 km/h pour travaux de voie, le convoi est passé à environ 100 km/h, tandis que le freinage d'urgence se déclenchait entraînant un déraillement d'une bonne partie des voitures du train, notamment deux voitures qui engageaient le gabarit de l'autre voie. Au même moment arrivait un train postal Brive-Paris, dans l’autre sens ; la locomotive de ce dernier s'est encastrée dans les deux voitures engageant le gabarit. 43 morts résultèrent de cet accident. Ces trois accidents survenus au cours de l'été 1985 provoquèrent une émotion considérable dans le pays et une crise grave à la SNCF. Son président fut contraint à la démission.
  • 24 décembre 1987. Issy-les-Moulineaux : nez à nez entre deux trains de banlieue, à la suite d'un franchissement d'un signal d'arrêt par un des conducteurs. Après enquête un défaut de signalisation serait la cause probable de cet accident. 1 mort.[réf. nécessaire]
  • 27 juin 1988. Paris : Gare de Lyon : collision dans la gare souterraine entre un train à quai et un autre roulant à 60 km/h. 56 morts.
  • 6 août 1988. Paris : collision. Un train de banlieue arriva un peu trop vite sur le heurtoir en gare de l’Est. 1 mort. Le mécanicien fut condamné à 15 mois de prison avec sursis[600].
  • 23 septembre 1988. Voiron : collision à un passage à niveau d’un TGV et d’un camion. 2 morts.[réf. nécessaire]
  • 7 novembre 1988. Ay : collision entre un train Corail Luxembourg-Paris et une draisine de chantier. 9 morts dont quatre cheminots et 5 ouvriers d'une entreprise prestataire et une douzaine de voyageurs blessés. Le chef de district responsable des travaux, un aiguilleur et un agent ayant validé le programme des travaux furent condamnés.[réf. nécessaire]

Années 1990[modifier | modifier le code]

  • 4 septembre 1990. Saint-Marcellin (Isère) : nez à nez entre un train Corail et un train international[601]. Le Corail 5640 provenant de Moirans, et assurant la liaison Saint-Gervais-Nice en retard sur l'horaire, est invité, visuellement par l'agent sédentaire, sans être renseigné (obligation règlementaire) sur le motif de l'évolution et notamment le changement de lieu de croisement (facultatif réglementairement) à dégager le passage à niveau qu'occupe la queue de son train, en vue d'éviter sa fermeture prolongée. En méprise totale, le conducteur conclut à une autorisation de départ en ligne sans s'apercevoir que le sémaphore est fermé et, bien entendu, s'engage vers la gare de croisement habituel du « Talgo » Barcelone-Genève sur la voie unique avec ses cinq cents voyageurs. Le conducteur du « Talgo », qui transporte près de huit cents personnes, ne le voit venir que trop tard. Les deux locomotives se percutent violemment à la sortie de la gare de Saint-Marcellin. L’une des deux motrices se « lève » pendant que l’autre prend feu sous le choc. Cependant toutes les voitures sont restées sur les rails. Bilan : 1 mort (le conducteur du train Corail), et environ 70 blessés. Cet accident rappelle les circonstances de celui survenu en 1985 à Flaujac sur une voie unique. Par la suite, les sémaphores de voie unique furent appuyés de crocodiles.
  • 3 décembre 1990. Chavanay (Loire) : un train de 22 wagons d'hydrocarbures déraille en plein centre du village aux alentours de 23 h 30[602]. Près d'une dizaine de wagons sont éventrés et s'enflamment aussitôt, ce qui dévaste tout sur une grande superficie. Plusieurs explosions ont lieu et les pompiers mettront toute la nuit et jusqu'au petit matin pour éteindre le sinistre dans des conditions infernales. Plusieurs habitations ainsi qu'un garage automobile sont entièrement détruits. La chaleur de l'incendie a fait fondre les portes de garage plastifiées jusqu'à 30 mètres de distance. De plus, des milliers de litres d'essence n'ayant pas brûlé se sont écoulés dans les égouts et nappes souterraines, engendrant une pollution majeure qui nécessitera l'installation de stations de dépollution pendant plus d'un an. L'accident est semble-t-il dû à la rupture d'une roue d'un wagon peu avant une légère courbe, faisant dérailler le wagon et entraînant les suivants hors des rails. Des clichés aériens pris le lendemain témoignent de l'ampleur de la catastrophe. Par miracle, et bien que le sinistre ait eu lieu en pleine nuit, aucune victime n'est à déplorer. Par la suite, le plan d'équipement du réseau en détecteurs de boîtes chaudes (d'essieux) est revu à la hausse notamment à la sortie des raffineries d'hydrocarbures.
  • 22 février 1991. Millay (Nièvre) : collision entre un autorail assurant la liaison Dijon-Nevers et un camion-benne à un passage à niveau. 35 blessés.[réf. nécessaire]
  • 17 octobre 1991. Gare de Melun : nez à nez entre un train de nuit et un train de fret à 6 h 28.
    • Le conducteur d’un train de marchandises franchit un signal fermé et percute en nez-à-nez le train de nuit Nice-Paris. Le conducteur avait bien observé une limitation de vitesse et avait réduit sa vitesse de 90 à 60 km/h. Il la stabilise alors, au droit du tableau d'exécution de la limitation. Peut-être oublie-t-il alors qu'il avait également franchi un avertissement (feu jaune) et devait continuer de freiner jusqu'à l'arrêt complet. C'est à la vitesse de 60 km/h qu'il franchit le signal fermé (carré). L'enregistrement de vitesse du train, fortement endommagé lors du choc, ne permet pas de savoir ce qui s'est passé au-delà du signal. Le bilan est lourd : 16 morts.
    • Cet accident eut pour conséquence la mise en place de nouveaux contrôles médicaux pour les mécaniciens et surtout la généralisation du KVB : il s’agit d’un système de contrôle de la vitesse, dispositif qui aurait détecté la vitesse anormale du train de fret à l’approche du signal fermé et aurait déclenché un freinage d'urgence.
  • 16 septembre 1992. Curis-au-Mont-d'Or (Rhône) : rattrapage d’un train Corail qui reliait Lyon à Dijon sur un train de marchandises. 1 mort.
  • 1er décembre 1993. Saint-Leu-d'Esserent dans l'Oise : déraillement suivi d’une collision. Une grosse pièce métallique avait été placée volontairement "pour voir ce que ça faisait" par un jeune homme de 16 ans sur la voie. Le convoi dérailla au passage sur la plaque et percuta de plein fouet un train vide circulant dans l’autre sens. À la suite de cet accident, la SNCF décida de clôturer les abords des voies ferrées en Île-de-France, ce qui ne fut fait (en partie seulement) sur la ligne Creil-Persan-Beaumont, où s'est déroulé cet accident, que dix ans plus tard. De fait, plus que l'absence de clôture, c'est la présence avant ou après travaux d'éléments divers servant à l'entretien de la voie qui pose problème. Le train déraillé était un autorail 425 chevaux qui, engageant le gabarit de la voie 2 à la suite du déraillement, fut percuté par un élément EAB (élément automoteur banlieue) normalement vide (W = Voyageurs Vide) mais qui ce jour-là acheminait quelques passagers jusqu'à Persan Beaumont à la suite d'une rupture de correspondance à Creil. Il y eut 4 morts dont le mécanicien et plusieurs blessés graves dont une jeune fille qui restera tétraplégique.[réf. nécessaire]
  • 19 novembre 1993. Baillargues (Hérault) : déraillement d'un train Corail qui reliait Toulouse à Marseille, à la suite du non-respect d'une limitation temporaire de vitesse à 60 km/h sur une zone de travaux. L'accident a fait 30 blessés légers. On imputa le non-respect de la limitation de vitesse au choc psychologique subi par le mécanicien lorsque quelques heures auparavant, avec ce même train il avait percuté un piéton sur un passage à niveau à Castelnaudary. Depuis cet accident, lors d'un accident de personne, d'un suicide ou autre événement traumatisant, les mécaniciens des trains de la SNCF sont systématiquement remplacés sur les lieux de l'accident.[réf. nécessaire]
  • 8 septembre 1997. Port-Sainte-Foy : collision à un passage à niveau entre un autorail et un camion-citerne qui s'enflamma. 13 morts.

Année 2000[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Temps du 10 avril 1901, p. 3.
  2. Le Petit Parisien du 25 avril 1901, p. 1
  3. Le Matin du 16 juin 1901, p. 1.
  4. Le Figaro du 13 août 1901, p. 4, et Le Temps du 15 août 1901, p. 3.
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad et ae À ne pas confondre avec le mécanicien : il s'agit d'un agent de sécurité imposé par l'article 17 de l'ordonnance du 15 novembre 1846 modifiée par décret du 1er mars 1901 portant règlement d'administration publique sur la police, la sûreté et l'exploitation des chemins de fer, selon lequel « chaque train de voyageurs, de marchandises ou mixte devra être accompagné : - 1° d'un mécanicien et d'un chauffeur par machine (...)- 2° du nombre de conducteurs et de gardes-freins qui sera déterminé, suivant le nombre des véhicules, suivant les pentes, et suivant les appareils d'arrêt ou de ralentissement, par le ministre des Travaux publics, sur la proposition de la Compagnie... »
  6. Le Temps du 16 septembre 1901, p. 3.
  7. Le Temps du 23 septembre 1901, p. 1.
  8. Le Temps des 10 et 16 novembre 1901, p. 3.
  9. Le Temps du 5 janvier 1902, p. 3.
  10. Le Temps du 22 décembre 1901, p. 4.
  11. Le Petit Journal du 21 décembre 1901, pp. 1 et 2.
  12. Le Figaro du 7 mai 1902, p. 1. et Le Figaro du 8 mai 1902, pp. 1 et 2.
  13. Le Temps du 14 juin 1902, p. 3.
  14. Le Petit Parisien du 10 juillet 1902, p. 3.
  15. Le Figaro du 21 juillet 1902, p. 5.; Le Petit Journal du 21 juillet 1902, p. 1. et Le Temps du 21 juillet 1902, p. 3.
  16. Le Temps du 30 juillet 1902, p. 3.
  17. .Le Figaro du 11 août 1902, p. 4.
  18. Le Matin du 28 septembre 1902, pp. 1. et 2; Le Petit Parisien du 29 septembre 1902, pp. 1 et 2; Le Temps des 1er octobre 1902 (p. 3), 4 octobre, (p. 4), 5 octobre (p. 3) et 13 octobre 1902 (p. 3).; La Presse du 24 juillet 1903, p. 3.
  19. Le Figaro du 27 décembre 1902, p. 3.
  20. Le Petit Journal du 10 octobre 1902, p. 4.
  21. Le Matin du 17 octobre 1902, p. 1.
  22. Le Petit Parisien des 5 novembre 1902, p. 3, et 7 novembre 1902, p. 1..
  23. Le Petit Parisien du 24 novembre 1902, p. 1.
  24. Le Matin du 16 décembre 1902, p. 3.
  25. Le Matin du 30 décembre 1902, p. 4.
  26. Le Petit Journal du 23 janvier 1903, p. 3.
  27. Le Matin du 15 février 1903, p. 2.
  28. Le Temps du 19 février 1903, p. 3.
  29. Le Matin du 30 octobre 1903, p. 2.
  30. Le Matin du 8 décembre 1903, p. 3.
  31. Le Petit Journal du 18 décembre 1803, p. 4.
  32. Le Matin du 3 janvier 1904, p. 3.
  33. Le Matin du 19 février 1905, p. 3.
  34. Le Matin du 3 mai 1904, pp. 1 et 2.
  35. La Presse du 5 juillet 1904, p. 1.
  36. Le Figaro du 14 août 1904, p. 5.
  37. Le Figaro du 29 août 1904, p. 2, et Le Temps du 30 août 1904, p. 3
  38. Le Petit Parisien du 8 septembre 1904, p. 1.
  39. Le Figaro des 22 octobre 1904, pp. 1-2 et 25 octobre, p. 3; Le Petit Journal du 22 octobre 1904, pp. 1-2
  40. L'Humanité du 29 octobre 1904 p. 3.
  41. Le Petit Parisien du 25 décembre 1904, p. 1.
  42. Le Figaro du 26 décembre 1904, pp. 3 et 4
  43. Le Matin du 31 mars 1905, p. 2.
  44. Le Matin du 16 septembre 1905, p. 2.
  45. Le Figaro du 25 septembre 1905, p. 4.
  46. Le Temps du 5 octobre 1905, p. 3.
  47. Le Petit Parisien du 8 octobre 1905, p. 2.
  48. Le Matin du 7 novembre 1905, p. 3.
  49. Le Figaro des 21 (p. 4) et 22 novembre 1905 (p. 6).
  50. Le Matin du 14 janvier 1906, p. 3.
  51. Le Matin du 16 février 1906, p. 3.
  52. Le Figaro du 17 avril 1906, p. 5 et La Presse du 18 avril 1906, p. 2.
  53. Le Petit Parisien du 2 mai 1906, p. 4.
  54. Le Temps du 13 juillet 1906, p. 3 et Le Petit Journal du 13 juillet 1906, p. 3.
  55. Le Petit Journal du 15 août 1906, p. 3.
  56. Le Figaro du 21 août 1906, p. 4.
  57. Le Temps du 12 septembre 1906, p. 3.
  58. Le Petit Parisien du 16 octobre 1906,p. 1 et 2.
  59. Le Figaro du 15 mars 1907, p. 4.
  60. Voir : Epernon: gare d'Epernon (ligne Paris-Le Mans)
  61. Le Petit Parisien du 10 novembre 1906, p. 3.
  62. Le Temps du 13 novembre 1906, p. 3.
  63. Feuille d'avis de Neufchâtel du 15 novembre 1906, rubrique "Etranger", et Le Figaro des 12 et 13 novembre 1906, p. 4
  64. Le Figaro du 14 novembre 1906, p. 4.
  65. À ne pas confondre avec le mécanicien: il s'agit d'un agent de sécurité imposé par l'article 17 de l'ordonnance du 15 novembre 1846 modifiée par décret du 1er mars 1901 portant règlement d'administration publique sur la police, la sûreté et l'exploitation des chemins de fer, selon lequel « chaque train de voyageurs, de marchandises ou mixte devra être accompagné: - 1° d'un mécanicien et d'un chauffeur par machine (...)- 2° du nombre de conducteurs et de gardes-freins qui sera déterminé, suivant le nombre des véhicules, suivant les pentes, et suivant les appareils d'arrêt ou de ralentissement, par le ministre des Travaux publics, sur la proposition de la Compagnie... »
  66. Le Figaro du 29 décembre 1906, p. 4.
  67. Le Matin du 14 janvier 1907, p. 3.
  68. Le Temps du 13 mars 1907, p. 4.
  69. Le Matin du 15 mai 1907, p. 1.
  70. Le Temps du 30 juin 1907, p. 3.
  71. Le Petit Parisien du 5 août 1907, p. 1.
  72. Le Matin des 14 (p. 3) et 16 (p. 2) août 1907.
  73. Le Temps du 16 août 1907, p. 3.
  74. Le Petit Journal du 26 août 1907, p. 1.
  75. Le Petit Parisien du 2 septembre 1907, p. 2.
  76. Le Temps du 25 septembre 1907, p. 3; Le Matin du 24 septembre 1907, p. 3
  77. Le Petit Parisien des 3 octobre 1907 ( p. 2), et 4 octobre 1907 (p. 3)
  78. Le Matin du 23 octobre 1907, p. 2.
  79. Le Temps du 31 octobre 1907, p. 3.
  80. Le Petit Parisien du 20 février 1908, p. 4.
  81. Le Temps du 8 novembre 1907, p. 4.
  82. Voir : le PP.
  83. Le Petit Parisien du 20 novembre 1907, p. 4.
  84. Le Temps du 22 novembre 1907, p. 3.
  85. Le Petit Journal du 6 janvier 1908, p. 3.
  86. Le Matin du 14 janvier 1908, p. 4.
  87. Voir : Ligne Villefranche-Jassans-Bourg
  88. Voir : Les tramways de l'Ain
  89. Le Figaro du 7 février 1908, p. 6.
  90. Le Temps du 28 mai 1908, p. 3.
  91. Le Petit Journal du 1er juin 1908
  92. Le Petit Parisien du 10 juin 1908, p. 1.
  93. Le Temps du 23 juillet 1908, p. 3.
  94. Le Petit Journal du 23 juillet 1908
  95. Le Matin du 24 juillet 1908, p. 3; Le Temps du 24 juillet 1908, p. 4.
  96. Le Petit Journal du 12 août 1908, p. 2.
  97. Le Petit Parisien du 24 août 1908, p. 1,; voir aussi Dijon en 1900
  98. Le Petit Journal du 29 août 1908, p. 3. et le tableau du Matin du 17 janvier 1909, p. 2.
  99. Le Petit Journal du 1er octobre 1908, p. 3
  100. Le Figaro du 6 octobre , p. 4.
  101. Le Petit Journal du 9 novembre 1908, p. 1.
  102. Le Petit Parisien du 29 novembre 1908, p. 3, et Le Temps du 2 décembre 1908, p. 3.
  103. Jean-François Pérol, Lemouzi. La catastrophe de Pouch (1908), p. 382-390, 1976
  104. Le Petit Journal des 17 et 18 décembre 1908 et Le Petit Parisien du 22 décembre 1908, p. 3
  105. Le Petit Parisien du 3 janvier 1909, p. 2.
  106. Le Matin du 9 janvier 1909, p. 3.
  107. Le Petit Journal du 17 janvier 1909, p. 1. et Le Temps du 22 janvier 1909, p. 3
  108. Le Petit Journal du 26 février 1909, p. 2.
  109. Le Figaro du 26 février 1909, p. 4.
  110. Le Figaro du 1er avril 1909, p. 4.
  111. Le Petit Parisien du 19 juillet 1909, p. 3.
  112. Le Petit Parisien du 19 juillet 1909, p. 3
  113. Le Matin du 9 août 1909, p. 1.
  114. Le Figaro du 9 août 1909, p. 5; et Le Matin du 9 août 1909, p. 1
  115. Le Petit Journal du 10 août 1909, p. 1.
  116. Le Matin du 23 octobre 1909, p. 2.
  117. Le Petit Parisien du 1er novembre 1909, p. 1
  118. Le Temps du 3 décembre 1909, p. 3.
  119. Voir Le Petit Journal du 13 décembre 1909, p. 1, et Le Petit Parisien du 13 décembre 1909, p. 3.
  120. Le Petit Journal du 16 décembre 1909, p. 3.
  121. Le Temps du 24 décembre 1909, p. 3.
  122. Le Temps du 5 février 1910, p. 3.
  123. Le Matin du 10 avril 1910, p. 2. et Le Temps du 10 avril 1910, p. 4.
  124. Le Figaro du 24 mai 1910, p. 5.
  125. Le Temps du 12 juin 1910, p. 3.
  126. Le Petit Journal du 19 juin 2010
  127. Le Petit Journal des 19, 20, 21 et 22 juin
  128. Le Petit Journal du 29 janvier 1911, p. 4, et Le Figaro du 6 février 1911, p. 5.
  129. Le Temps du 26 juin 1910, p. 3.
  130. Le Figaro du 11 août 1910, p. 4
  131. Le train en Poitou-Charentes - Tome 1 Yves Le Dret (ISBN 2-84702-111-6) (Éditeur : Les chemins de le mémoire) et Le Figaro du 18 août 1910, p. 4.
  132. Le Petit Parisien du 13 avril 1911, p. 3.
  133. Le Petit Parisien du 12 septembre 1910, p. 1.
  134. Le Figaro du 7 janvier 1911, p. 4
  135. Voir :gare de Bordeaux-État (en)
  136. Le Matin du 17 septembre 1910, p. 2 et Le Petit Parisien du 17 septembre 1910, p. 2.
  137. Le Petit Parisien du 21/9/1910 p. 3
  138. Le Petit Parisien du 26 septembre 1910, p. 1.
  139. Le Petit Parisien du 29 septembre 1910, p. 1.
  140. Le Matin du 15 novembre 1910, p. 6.
  141. Le Petit Parisien du 5 décembre 1910, p. 1.
  142. Le Figaro du 9 décembre 1910, p. 5.
  143. Le Matin du 24 décembre 1910, p. 3.
  144. Le Matin du 24 décembre 1910, p. 3. et Le Matin du 25 décembre 1910, p. 1
  145. Le Figaro du 25 décembre 1910, p. 3. et Le Matin du 25 décembre 1910, p. 1
  146. Le Temps du 23 octobre 1911, p. 5.
  147. Le Figaro du 26 décembre 1910, p. 3.
  148. Prolongement de la ligne de Caen à Vire.
  149. Le Petit Journal du 16 janvier 1911, p. 1., Le Figaro du 20 janvier 1911, p. 3. et Le Temps du 21 janvier 1911, p. 2.
  150. Le Figaro du 30 janvier 1911, p. 4.
  151. Le Petit Journal du 14 février 1911, p. 1. et Le Figaro du 20 février 1911, p. 5.
  152. Le Petit Parisien du 17 février 1911, p. 1.
  153. Le Petit Parisien du 19 février 1911, p. 1.
  154. Le Petit Parisien du 15 février 1911, p. 1.
  155. Le Petit Parisien du 9 mars1911, p. 1.
  156. Le Matin du 15 mars 1911, p. 3.
  157. Voir Albi, Notre-Dame de la Drèche
  158. Le Matin du 31 mai 1911, p. 1.
  159. Le Matin du 6 juin 1911, p. 2.
  160. Le Figaro du 27 juin 1905, p. 5.
  161. Le Figaro du 6 avril 1902, p. 2.
  162. Le Temps du 11 juillet 1911, p. 4.
  163. Le Figaro du 10 octobre 1911, p. 5.
  164. Le Petit Parisien du 5 octobre 1911, p. 1.
  165. Le Petit Parisien des 24 novembre 1911, p. 1 et 25 novembre 1911, p. 1.; voir également : Une catastrophe ferroviaire. Montreuil-Bellay, le 23 novembre 1911, par J. Sigot, Geste éditions, 2003
  166. Le Petit Journal du 5 décembre 1911, p. 1.
  167. Le Figaro du 5 décembre 1911, p. 5, et Le Petit Parisien du 5 décembre 1911, p. 1.
  168. Le Petit Parisien du 11 décembre 1911, p. 1.
  169. Gargan : nouveau quartier de la commune de Livry dans lequel se trouve la gare. Quelques mois plus tard, l'ensemble prendra le nom de Livry-Gargan.
  170. Le Petit Parisien du 7 janvier 1912, p. 1.
  171. Le Figaro du 13 janvier 1912, p. 5.
  172. Le Matin du 31 janvier 1912, p. 3.
  173. Le Matin du 3 avril 1912, p. 3.
  174. Le Matin du 16 avril 1912, p. 3.
  175. Le Figaro du 18 avril 1912, p. 5.
  176. Le Petit Parisien du 6 mai 1912, p. 1.
  177. Le Petit Parisien du 19 mai 1912, p. 1. et Le Temps du 20 mai 1912, p. 3-4.
  178. Voir Le tramway de Voiron à Charavines et de Charavines à Vienne (CEN)
  179. Le Matin du 21 juin 1912, p. 2.
  180. Le Temps du 25 juin 1912, p. 4.
  181. Le Temps du 11 juillet 1912, p. 4.
  182. Le Temps du 30 juillet 1912, p. 4.
  183. La Presse du 1er août 1912, p. 1.
  184. Le Petit Parisien des 7 ( p. 1) et 8 août 1912 (p. 1) et Le Temps du 9 août 1912, p. 4
  185. Le Figaro du 8 août 1912, p. 2. et Le Temps du 12 août 1912, p. 4.
  186. Le Petit Parisien du 20 août 1912, p. 3.
  187. Le Matin du 12 septembre 1912, p. 3.
  188. Le Petit Parisien du 24 septembre 1912, p. 1.
  189. Le Temps du 18 octobre 1912, p. 6.
  190. Le Matin du 19 novembre 1912, p. 2. et Le Petit Parisien du 19 novembre 1912, p. 1.
  191. Le Figaro du 27 novembre 1912, p. 4.
  192. Le Figaro du 7 décembre 1912, p. 5.
  193. Le Figaro du 7 mars 1913, p. 5. et Le Matin du 7 mars 1913, p. 3.
  194. Le Temps du 18 mai 1913, p. 6.
  195. Le Temps du 26 juin 1913, p. 4.
  196. Le Matin du 14 juillet 1913, p. 2.
  197. Le Petit Parisien du 8 septembre 1913, p. 1.
  198. Voir Ligne de Mazamet à Bédarieux
  199. Le Petit Parisien du 8 septembre 1913, p. 1.
  200. Le Matin du 18 septembre 1913, p. 3; voir également : 1913 : déraillement du tramway-Cagnes-Grasse
  201. Le Petit Parisien du 13 octobre 1913, p. 3.
  202. Le Temps du 15 octobre 1913, p. 4.
  203. Le Temps du 7 février 1914, p. 4-5.
  204. Le Figaro des 5, 6 et 7 novembre 1913 et Le Petit Parisien du 6 novembre 1913, p. 1 et 2
  205. Le Matin du 28 mars 1914, p. 2.
  206. Voir Les forums de Passions métrique et étroite
  207. Le Petit Parisien du 3 décembre 1913, p. 3.
  208. Le Matin du 4 janvier 1914, p. 3.
  209. Le Matin du 5 janvier 1914, p. 2.
  210. Le Temps du 25 janvier 1914, p. 4.
  211. Le Petit Parisien du 14 février 1914, p. 3.
  212. Le Journal de la Marne, 11 mai 1914 p. 2
  213. Le Matin du 22 juillet 1914, p. 3.
  214. Le Matin du 30 juillet 1914, p. 3. ; voir également : déraillement d'un train à Sainte-Madeleine en 1914
  215. Voir les Archives historiques de la SNCF (p. 234/766) du dossier.
  216. Voir : http://forum.e-train.fr/viewtopic.php?f=5&t=62058&start=15&sid=8412c78f4e83c77d70b36d8e0cccfb51
  217. Le Petit Journal du 5 septembre 1914, p. 2.
  218. Le Petit Journal du 17 septembre 1914, p. 2.
  219. Voir les Archives historiques de la SNCF, p. 234-766 du dossier.
  220. Le Figaro du 12 octobre 1914, p. 4.
  221. Le Matin du 12 janvier 1915, p. 3.
  222. Le Petit Parisien du 18 janvier 1915, p. 3.
  223. Le Petit Parisien du 17 avril 1915, p. 4.
  224. Le Temps des 17 (p. 3) et 18 mars 1915 (p. 3).
  225. Le Temps du 20 mai 1915, p. 3.
  226. Le Temps du 3 septembre 1915, p. 3.
  227. Notamment depuis deux lois du 5 août 1914, l'une sur l'état de siège, l'autre "réprimant les indiscrétions de la presse en temps de guerre"
  228. Le Figaro du 20 octobre 1915, p. 3. et Le Temps du 21 octobre 1915, p. 3.
  229. Le Temps du 15 décembre 1915, p. 3.
  230. Le Matin du 16 janvier 1916, p. 3.
  231. Le Figaro, numéros 33 et 34 des 2 et 3 février 1916
  232. Le Petit Parisien du 1er mars 1916, p. 3. et Le Matin du 3 mars 1916 (p. 2).
  233. Le Petit Parisien du 1er mars 1916, p. 3, et Le Matin du 2 mars 1916, p. 2.
  234. Le Temps du 7 octobre 1916, p. 4.
  235. Le Petit Journal des 9 mars 1916, p. 3, et 20 février 1917, p. 2.
  236. Le Petit Parisien du 13 mars 1916, p. 1.
  237. La Dépêche, numéro du 5 juin 1916
  238. Le Figaro du 2 septembre 1916, p. 4.; images sur l'accident à Gripp
  239. Le Temps du 27 septembre 1916, p. 3.
  240. Le Figaro du 15 octobre 1916, p. 3
  241. Le Figaro du 14 novembre 1916, p. 2.
  242. Le Temps du 19 janvier 1917, p. 3.
  243. Le Matin du 27 janvier 1917, p. 3. et Le Matin du 27 janvier 1917 p. 2
  244. Le Figaro du 29 janvier 1917, p. 3.
  245. Le Figaro du 30 janvier 1917, p. 3
  246. Le Figaro du 15 février 1917, p. 2. et Le Temps du 16 février 1917, p. 3.
  247. Le Matin du 19 février 1917, p. 2
  248. Voir pour plus de détails sur l'accident et les secours, avec la censure sur le nombre des victimes: Journal de Rouen du 15 février 1917, p. 1 et plus spécialement le Journal de Rouen du 17 février 1917, p. 2, dont on peut déduire que le nombre des morts, à coup sûr de plus de soixante-douze, a probablement dépassé la centaine
  249. Le Petit Parisien du 15 février 1917, p. 2; Le Matin du 16 février 1917, p. 3; Le Figaro du 15 février 1917, p. 2.
  250. Le Figaro du 12 avril 1917, p. 4.
  251. Le Temps du 30 mai 1917, p. 3.
  252. Le Figaro du 17 juillet 1917, p. 4.
  253. Le Petit Parisien des 10 (p. 1 et 2) et 11 août 1917 (p. 2).
  254. Le Matin du 19 août 1917, p. 3. et Le Temps du 19 août 1917, p. 3.
  255. Le Matin du 23 août 1917, p. 2.
  256. Le Figaro du 21 septembre 1917, p. 2.
  257. Le Matin du 11 octobre 1917, p. 2. et Le Temps du 7 octobre 1917, p. 3.
  258. Le Matin du 31 octobre 1917, p. 3.
  259. Voir Tramway Pierrefitte-Cauterets-Luz
  260. Le Matin du 2 novembre 1917, p. 4.
  261. Voir par exemple le bref communiqué publié dans Le Matin du 15 décembre 1917, p. 2.
  262. Le Petit Parisien du 25 décembre 1917, p. 3.
  263. Le Figaro du 29 décembre 1917, p. 3.
  264. Le Petit Parisien du 22 janvier 1918, p. 3.
  265. Le Petit Parisien du 3 mars 1918, p. 3
  266. Le Figaro du 14 mars 1918, p. 2.
  267. Le Temps du 22 juin 1918, p. 3.
  268. La Presse du 17 juillet 1918,p. 1
  269. Le Figaro du 9 septembre 1918, p. 2.
  270. Le Matin du 11 août 1918, p. 2.
  271. Le Petit Parisien du 18 aoüt 1918, p. 3.
  272. Voir: La République de Seine-et-Marne
  273. Le Figaro du 20 septembre 1918, p. 1 et La presse du 20 septembre 1918, p. 1.
  274. Le Figaro du 25 septembre 1918, p. 2.
  275. Le Matin du 23 septembre 1918, p. 2.
  276. Le Figaro du 2 octobre 1918, p. 2.
  277. Le Temps du 3 décembre 1918, p. 2.
  278. Le Temps du 8 décembre 1918, p. 3
  279. Le Temps du 8 décembre 1918, p. 3.
  280. Le Petit Parisien du 17 décembre 1918, p. 3.
  281. a et b Le Petit Parisien du 23 janvier 1919, p. 2.
  282. Le Figaro du 3 février 1919, p. 2. et Le Matin du 3 février 1919, p. 2.
  283. Le Figaro du 6 février 1919, p. 2.
  284. Le Petit Journal du 7 février 1919, p. 3.
  285. Le Figaro du 16 mars 1919, p. 2.
  286. Le Matin du 1er avril 1919, p. 3.
  287. Le Figaro du 18 avril 1919, p. 2.
  288. Le Petit Parisien du 3 mai 1919, p. 2.
  289. Le Petit Parisien du 1er juin 1919, p. 3.
  290. Le Petit Parisien du 2 juin 1919, p. 3.
  291. Le Temps du 10 juin 1919, p. 3
  292. Le Petit Parisien du 22 juillet 1919, p. 2.
  293. Le Petit Journal du 14 août 1918, p. 1 et 2.
  294. Le Petit Journal du 25 août 1919, p. 2 et Le Petit Parisien du 26 août 1919, p. 3.
  295. Le Figaro du 31 août 1919, p. 2.
  296. Le Petit Parisien, 6 septembre 1919, p. 3.
  297. Le Temps du 12 septembre 1919, p. 3.
  298. Le Figaro du 15 septembre 1919, p. 4.
  299. Le Matin du 27 septembre 1919, p. 3.
  300. Le Petit Parisien des 5 novembre 1919, p. 1. et 6 novembre 1919, p. 1. et Le Temps des 7 novembre 1919, p. 4. et 8 novembre 1919, p. 3
  301. Le Figaro du 9 novembre 1919, p. 2.
  302. La Presse du 11 décembre 1919, p. 1 ; Le Figaro du 12 décembre 1919, p. 2.
  303. Le Petit Parisien du 23 décembre 1919, p. 1.
  304. Le Matin du 2 janvier 1920, p. 1.
  305. Le Matin du 10 janvier 1920, p. 3.
  306. Le Figaro du 11 janvier 1920, p. 2; Le Petit Parisien du 11 janvier 1920, p. 3
  307. Le Figaro du 25 janvier 1920, p. 2.
  308. Le Petit Parisien du 6 février 1920, p. 1.
  309. Le Petit Parisien du 7 février 1920, p. 2.
  310. Le Matin du 6 mars 1920, p. 2.
  311. Le Petit Journal du 22 mars 1920, p. 3.
  312. Le Petit Journal du 18 avril 1920, p. 1.
  313. Le Matin du 4 mai 1920, p. 1.
  314. Le Petit Parisien du 23 juin 1920, p. 3.
  315. Le Petit journal des 6 et 7 juillet 1920
  316. Le Figaro du 3 août 1920, p. 2.
  317. Le Petit Parisien du 4 septembre 1920, p. 1; Le Petit Journal du 5 septembre 1920, p. 3
  318. Courrier de La Rochelle, le 4 septembre 1920; Le Petit Parisien du 5 septembre 1920, p. 3 et Le Temps du 5 septembre 1920, p. 4.
  319. Le Matin du 9 septembre 1920, p. 3.
  320. Le Matin du 11 septembre 1920, p. 3.
  321. Le Petit Parisien du 16 septembre 1920, p. 2.
  322. Le Temps du 20 septembre 1920, p. 4.
  323. Construit par les Américains à partir de 1917 pour les besoins de la guerre (voir :les Américains à Montoir-de-Bretagne .
  324. Le Figaro du 26 septembre 1920, p. 2.
  325. Le Petit Journal du 11 octobre 1920, p. 1-2.
  326. Le Temps du 20 octobre 1920, p. 3
  327. Le Petit Parisien du 11 octobre 1920, p. 1-2.
  328. Le Petit Parisien du 24 décembre 1920, p .2.
  329. Le Matin du 19 octobre 1920, p. 2.
  330. Le Temps du 22 octobre 1920, p. 4.
  331. Le Temps du 26 octobre 1920, p. 4.
  332. Le Petit Parisien du 1er novembre 1920, p. 1
  333. Le Temps du 10 novembre 1920, p. 3.
  334. Le Temps du 18 novembre 1920, p. 3.
  335. Le Temps du 27 novembre 1920, p. 3.
  336. Le Petit Parisien des 13 décembre 1920, p. 1, et 14 décembre 1920, p. 1 et 2.
  337. Le Matin des 3 (p. 3) et 4 février (p. 3) 1921..
  338. Le Matin du 10 février 1921, p. 3, et Le Temps du 10 février 1921, p. 3.
  339. Le Petit Parisien du 3 avril 1931, p. 3.
  340. Le Petit Parisien du 16 mai 1921.
  341. Le Petit Parisien du 16 mai 1921
  342. Le Figaro du 10 juin 1921, p. 3.
  343. Le Matin du 19 juin 1921, p. 2.
  344. Le Petit Parisien du 27 juin 1921,p. 1; Le Figaro du 28 juin 1921, p. 3
  345. Le Matin du 30 juin 1921, p. 1.
  346. Le Petit Parisien du 6 juillet 1921, p. 3.
  347. Le Petit Journal du 12 septembre 1921
  348. Le Petit Journal des 6 octobre, 7 octobre et 8 octobre 1921; Le Temps du 7 octobre 1921, p. 4
  349. Le Petit Journal du 7 octobre 1921, p. 3
  350. Le Petit Parisien du 22 décembre 1921, p. 3.
  351. Le Figaro des 3 mai 1922, p. 3 et 4 mai 1922, p. 3.
  352. Le Matin du 8 mai 1922, p. 1.
  353. Le Petit Parisien du 15 mai 1922, p. 3
  354. Le Figaro du 27 novembre 1922, p. 2.
  355. Le Matin du 1er juin 1922, p. 1.
  356. La Presse du 4 juillet 1922, p. 1, et Le Matin du 5 juillet 1922, p. 1
  357. La Presse du 15 juillet 1922, p. 1.
  358. Le Petit Journal du 15 juillet 1922, p. 1.
  359. La Presse du 27 juillet 1922, p. 1.
  360. Le Petit Journal, 21 juillet 1922, p. 1.; Le Figaro du 26 juillet 1922, p. 2
  361. Le Petit Journal du 25 juillet 1922, p. 1.
  362. Le Petit Journal du mercredi 2 août 1922; voir également Accidents de trains de pèlerins
  363. Le Matin du 10 août 1922, p. 5.
  364. Le Matin du 23 août 1922, p. 3.
  365. Le Matin du 22 octobre 1922, p. 1.
  366. Le Figaro des 24 (p. 3), 25 (p. 3) et 29 octobre 1922 (p. 3)
  367. Le Petit Parisien du 30 octobre 1922, p. 1. et Le Figaro du 2 novembre 1922, p. 3.
  368. Le Gaulois du 1er août 1923, p. 3.
  369. Voir : La Plaine-Saint-Denis; La gare du Pont de Soissons
  370. Le Petit Parisien du 24 décembre 1922, p. 1.
  371. Le Matin du 19 janvier 1923, p. 1.
  372. Le Petit Parisien du 19 février 1923, p. 1; et Le Figaro du 20 février 1923, p. 2.
  373. Le Figaro du 9 juillet 1923, p. 4.
  374. Le Matin du 14 septembre 1923, p. 2.
  375. Le Petit Parisien du 17 septembre 1923, p. 1.
  376. Armentières
  377. Le Petit Parisien du 1er octobre 1923, p. 3.
  378. Le Petit Parisien du 12 octobre 1923, p. 3.
  379. Le Petit Parisien du 31 janvier 1924, p. 3.
  380. Le Temps du 3 mars 1924, p. 3.
  381. Le Petit Journal du 11 mars 1924, p. 1.
  382. Le Petit Parisien du 25 mars 1924, p. 1. et Le Matin du 25 mars 1925, p. 1 et 2.
  383. Le Petit Parisien du 16 avril 1924, p. 3 et Le Matin du 16 avril 1924, p. 2.
  384. Le Matin du 7 mai 1924, p. 3.
  385. Le Figaro du 14 juin 1925, p. 2.
  386. Le Petit Parisien du 13 juillet 1924, p. 1.
  387. Le Matin du 30 octobre 1924, p. 3. et Le Temps du 1er novembre 1924, p. 4.
  388. Le Petit Parisien du 8 novembre 1924, p. 3.
  389. Le Petit Parisien du 9 décembre 1924, p. 3.
  390. Le Matin du 19 janvier 1925, p. 1 et 3. et Le Temps du 19 janvier 1925, p. 3.
  391. Le Temps du 13 février 1924, p. 4.
  392. Le Temps du 3 mars 1925, p. 4-5.
  393. Le Figaro du 26 mars 1925, p. 1.
  394. Le Petit Parisien du 6 avril 1925, p. 1.
  395. Le Petit Parisien du 10 avril 1925, p. 4.
  396. Le Figaro du 12 avril 1925, p. 3
  397. Voir : Voies ferrées de Gironde du réseau de la Gironde
  398. Le Matin du 12 avril 1925, p. 3.
  399. Le Petit Parisien du 14 juin 1925, p. 1.
  400. Le Petit Parisien du 29 juillet 1925, p. 1-2.
  401. Le Figaro du 31 juillet 1925, p. 1 et Le Petit Parisien du 31 juillet 1925, p. 1.
  402. Le Petit Parisien du 14 août 1925, p. 1.
  403. Le Figaro du 16 août 1925, p. 1. et Le Temps du 17 août 1925, p. 2.
  404. Le Petit Parisien du 25 août 1925, p. 1.
  405. Le Figaro du 31 août 1925, p. 2.
  406. Le Petit Parisien du 5 octobre 1925, p. 1.
  407. Voir Sézanne-Vitry-le-François
  408. Le Matin du 16 octobre 1925, p. 3.
  409. Le Figaro du 20 octobre 1925, p. 5.
  410. Le Figaro du 8 novembre 1925, p. 3.
  411. Le Figaro du 8 novembre 1925, p. 3
  412. Le Petit Parisien du 21 juin 1926, p. 1.
  413. Le Petit Journal du 5 juillet 1926, p. 1-2.
  414. Le Petit Journal du 31 juillet 1926, p. 1 et3.
  415. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k575521p.langFR, et Le Petit Parisien du 17 août 1926, p. 3
  416. Le Matin du 17 août 1926, p. 2.
  417. Le Matin du 19 août 1926, p. 3.
  418. Le Petit Journal du 24 septembre 1926, p. 1.
  419. Le Petit Parisien du 13 octobre 1926, p. 1 et 2.
  420. a et b Le Petit Parisien du 30 octobre 1926, p. 1.
  421. Le Matin du 20 novembre 1926, p. 3.
  422. Le Matin du 16 décembre 1926, p. 3.
  423. Le Matin du 22 janvier 1927, p. 3.; voir également la relation de l'accident dans l'Humanité du 22 janvier 1927, p. 1.
  424. Le Matin du 4 juin 1927, p. 1. et Le Temps du 4 juin 1927, p. 6.
  425. Le Petit Parisien du 29 juillet 1927, p. 1 et 3.
  426. Le Matin des 26 (p. 1), 27 (p. 3) et 28 (p. 1) août 1927.
  427. Le Petit Journal du 3 septembre 1927, p. 1.
  428. Le Petit Journal du 3 septembre 1927, p. 1-2.
  429. Le Figaro du 5 décembre 1927, p. 2 et 3
  430. Le Figaro du 17 janvier 1928, p. 3.
  431. Le Figaro du 29 janvier 1928, p. 3.
  432. Le Petit Parisien du 10 février 1928, p. 1.
  433. Le Matin du 12 avril 1928, p. 1 et 2.
  434. Le Petit Parisien du 1er mai 1928, p. 3.
  435. Le Figaro du 1er mai 1928, p. 3.
  436. Le Petit Parisien du 5 juillet 1928, p. 3
  437. Le Petit Parisien du 15 juillet 1928, p. 1.
  438. Le Petit Parisien du 3 août 1928, p. 1.
  439. Le Petit Parisien du 20 septembre 1928, p. 3.
  440. Le Petit Parisien du 23 novembre 1928, p. 3.
  441. Le Figaro du 9 décembre 1928, p. 3.
  442. Le Matin du 4 janvier 1929, p. 6.
  443. Le Matin du 3 janvier 1929, p. 2.
  444. Le Petit Parisien du 24 avril 1929, p. 3
  445. Le Matin du 26 mai 1929, p. 1.
  446. Le Petit Journal du 30 août 1929, p. 4; Le Petit Parisien du 30 août 1929, p. 2.
  447. Le Petit Parisien du 19 novembre 1929, p. 3.
  448. Le Petit Parisien du 12 février 1930, p. 3.
  449. Le Petit Parisien du 12 avril 1930, p. 1.
  450. Wagonnet
  451. Le Matin du 2 juin 1930, p. 1 et 3
  452. Le Petit Parisien du 28 juillet 1930, p. 1.
  453. Le Matin du 6 août 1930, p. 3.
  454. Le Figaro du 17 août 1930, p. 3
  455. Le Matin du 19 août 1930, p. 1, et Le Figaro du 20 août 1930, p. 3.
  456. Le Figaro des 1er septembre 1930 (p. 2), et 2 septembre 1930 (p. 3) et Le Matin du 1er septembre 1930, p. 1 et 3.
  457. Le Figaro du 4 octobre 1930, p. 3.
  458. Le Matin du 13 octobre 1930, p. 1.
  459. Le Matin du 20 octobre 1930, p. 6.
  460. Roger Vidal, Le Périgord et le rail : La Dordogne et le Paris-Orléans, t. 1, Périgueux, Éd. à compte d'auteur, , chap. 3 (« Ligne de Limoges à Périgueux »), p. 406-407 ; 426-427
  461. Le Petit Parisien du 30 octobre 1930; Le Petit Journal du 30 octobre 1930,p. 1
  462. Le Figaro du 23 novembre 1930, p. 3.
  463. http://www.grande-guerre.org/chronologie.php?annee=1931; Le Petit Journal du 21 mars 1931, p. 1
  464. Le Figaro du 17 avril 1931, p. 4.
  465. Voir le site http://village.herlies.free.fr/spip.php?article84
  466. Le Petit Parisien du 24 avril 1931, p. 1.
  467. Le Matin du 16 mai 1931, p. 3.
  468. Le Figaro du 2 août 1931, p. 3
  469. Le Matin du 15 septembre 1931, p. 4.
  470. Le Petit Parisien du 18 janvier 1932, p. 1.; Le Figaro du 19 janvier 1932, p. 2
  471. Le Petit Journal du 2 février 1932, p. 1.
  472. Le Figaro du 24 février 1932, p. 4.
  473. Le Petit Parisien du 27 mars 1932, p. 1 et 3
  474. Le Matin du 22 mai 1932, p. 3
  475. Le Temps du 3 octobre 1932, p. 3.
  476. Le Petit Parisien du 17 octobre 1932, p. 1.
  477. Le Petit Parisien du 2 novembre 1932, p. 1.
  478. Le Figaro du 19 novembre 1932, p. 4.
  479. Le Figaro du 17 décembre 1932, p. 3.
  480. Le Matin du 22 mars 1933, p. 7.
  481. Le Petit Journal du 5 juin 1933, p. 1; Le Petit Parisien du 5 juin 1933, p. 1.
  482. Le Journal du 25 juin 1933, p. 1.
  483. Le Temps du 31 août 1933, p. 3.
  484. Le Petit Parisien du 3 septembre 1933, p. 1.
  485. Le Petit Journal du mercredi 25 octobre 1933
  486. Le Temps du 19 août 1934, p. 5
  487. Le Temps du 29 novembre 1933, p. 4.
  488. Le Matin du 14 décembre 1933, p. 3.
  489. Le Petit Parisien du 25 décembre 1933, p. 1 et 2; Le Petit Journal du 25 décembre 1933, p. 1-2.
  490. Le Temps du 10 févrrier 1934, p. 5.
  491. Le Petit Parisien du 26 février 1934, p. 1.
  492. Le Petit Parisien des 25 (p. 1) et 26 juin 1934 (p. 2).
  493. Le Matin du 9 août 1934, p. 4.
  494. Le Petit Parisien du 13 août 1934, p. 1-2.; Le Figaro du 17 août 1934, p. 4.
  495. Le Matin du 4 décembre 1935, p. 3.
  496. Le Figaro du 17 août 1934, p. 4.
  497. Le Petit Parisien du 20 août 1934, p. 1.
  498. Le Matin du 20 octobre 1934, p. 3
  499. Le Petit Parisien du 29 octobre 1934, p. 1.
  500. Le Matin du 17 février 1935, p. 2.
  501. Le Matin du 7 mars 1935, p. 3.
  502. Le Matin du 2 juillet 1935, p. 3.
  503. Le Matin du 15 avril 1935, p. 1. et Le Temps du 17 avril 1935, p. 4.
  504. Le Matin du 3 juillet 1935, p. 1 et 3.
  505. Le Matin du 25 septembre 1935, p. 1.
  506. Voir par exemple Le Petit Parisien du 30 novembre 1935, p. 1 et 3
  507. Voir par exemple Le Matin du 30 novembre 1935, p. 3.
  508. Histoire des tacots de la Côte d'Or
  509. Le Figaro du 5 janvier 1891, p. 4
  510. Le Temps du 18 mai 1936, p. 5.
  511. Le Temps du 23 juin 1936, p. 4, et du 24 juin 1936, p. 5
  512. Le Figaro du 26 juin 1936, p. 3.
  513. Voir La construction du chemin de fer en Alsace
  514. Le Figaro du 2 juillet 1936, p. 3
  515. Le Figaro du 7 juillet 1936, p. 3
  516. Le Matin du 18 août 1936, p. 1 et 2.
  517. Le Petit Parisien du 9 septembre 1936, p. 1.
  518. Le Petit Parisien des 22 (p. 1 et 5) et 23 septembre 1936 (p. 1 et 5).,
  519. Le Figaro du 24 septembre 1936, p. 1, et Le Temps du 25 septembre 1936,p. 4.; voir aussi L'accident de Lourdes-Adé en 1936
  520. Le Petit Parisien du 21 octobre 1936, p. 1. et 5
  521. Le Figaro du 3 décembre 1936, p. 4.
  522. Le Figaro du 8 mars 1937, p. 3
  523. Le Petit Parisien du 14 mars 1937, p. 1 et 5. et Le Petit Journal du 15 mars 1937, p. 1 et 2.
  524. Le Petit Parisien du 31 mars 1937, p. 1 .
  525. Le Petit Parisien du 11 juillet 1937, p. 1.
  526. Le Petit Parisien du 31 juillet 1937, p. 1 et 5
  527. Le Figaro du 16 mars 1938, p. 3.
  528. L'Humanité du 29 juin 1938, p. 8.
  529. Le Petit Journal du 22 septembre 1937, p. 1 et 4.
  530. Le Figaro du 17 octobre 1937, p. 4.
  531. Le Matin du 2 novembre 1937, p. 1 et 4.
  532. Le Matin du 8 novembre 1937, p. 1.
  533. Le Matin du 28 novembre 1937, p. 2.
  534. Le Petit Parisien du 8 janvier 1938, p. 1.
  535. Le Petit Parisien du 7 février 1938, p. 1.
  536. Le Petit Parisien du 3 avril 1938, p. 1 et 5.
  537. Le Petit Parisien du 26 avril 1938, p. 1 et 5.
  538. Le Petit parisien, 9 septembre 1938, p. 3.
  539. Le Figaro du 14 septembre 1938, p. 5, et Le Matin du 14 septembre 1938, p. 2.
  540. Le Figaro du 26 septembre 1938, p. 5.
  541. Le Matin du 28 septembre 1938, p. 2.
  542. Le Figaro du 31 octobre 1938, p. 5.
  543. Le Matin du 5 décembre 1938, p. 3.
  544. Le Petit Parisien du 14 mars 1939, p. 1 et 5 Le Petit Journal du 15 mars 1939, p. 1 et 5; on trouvera une analyse détaillée des circonstances de l'accident dans les Archives historiques de la SNCF
  545. Voir les Archives historiques de la SNCF (p. 294 du dossier); Le Petit Parisien du 21 avril 1939, p. 1.
  546. Le Petit Parisien du 29 mai 1939, p. 1, 4 et 5.
  547. Voir les Archives historiques de la SNCF (p. 18 du dossier), qui en conservent cependant la trace.
  548. Voir les Archives historiques de la SNCF (p. 46 du dossier)
  549. Le Matin du 26 octobre 1939, p. 3.
  550. Le Petit Parisien du 5 janvier 1940, p. 3
  551. Le Matin du 9 janvier 1940, p. 3., voir également les Archives historiques de la SNCF (p. 350 du dossier)
  552. Le Figaro du 22 janvier 1940, p. 1.; voir également Archives historiques de la SNCF (p. 412 du dossier)
  553. Le Figaro du 15 mars 1940, p. 2.; voir un dossier complet sur cette interpellation dans les Archives historiques de la SNCF
  554. Le Matin du 2 février 1940, p. 5; voir également les Archives historiques de la SNCF (p. 497 du dossier)
  555. Le Petit Parisien du 5 mai 1940, p. 2.; voir également les Archives historiques de la SNCF (p. 525 du dossier).
  556. Voir les Archives historiques de la SNCF (p. 540 du dossier)
  557. Voir son arrêt du 10 décembre 1943
  558. Voir les Archives historiques de la SNCF, p. 549 du dossier.
  559. Voir les Archives historiques de la SNCF (p. 595 du dossier).
  560. Voir les Archives historiques de la SNCF, p. 693 du dossier.
  561. Voir les Archives historiques de la SNCF, p. 742 du dossier.
  562. Le Figaro du 25 novembre 1940, p. 2.
  563. Le Petit Parisien du 14 octobre 1941, p. 4.
  564. Le Petit Parisien du 20 mars 1941, p. 1 et 3..
  565. Le Figaro du 6 novembre 1941, p. 1.
  566. Voir Le chemin de fer de Mamers à Saint-Calais
  567. Le Petit Parisien du 11 novembre 1941, p. 3.
  568. Le Journal du 28 avril 1942, p. 1.
  569. Le Journal du 16 avril 1943, p. 2.
  570. Source : Archives historiques de la SNCF
  571. Le Matin du 8 octobre 1943, p. 1.
  572. Source: Archives historiques de la SNCF, p. 14-297 du dossier.
  573. Le Matin du 2 novembre 1943, p. 1.
  574. a et b Le Petit Parisien du 4 décembre 1943, p. 1.
  575. Le Matin des 16 (p. 1) et 17 (p. 1) décembre 1943 et Le Petit Parisien du 17 décembre 1943, p. 2.
  576. Sources: Archives historiques de la SNCF, p. 35-297 du dossier.
  577. Le Matin du 20 janvier 1944, p. 1.; Paris-Soir du 22 janvier 1944, p. 1; voir aussi L'accident de Juillan-Ossun en 1944
  578. Le Matin du 21 janvier 1944, p. 2.et Le Petit Parisien du 22 janvier 1944, p. 3.
  579. Voir: Train fou à Saint-Valery-en-Caux.
  580. Voir :La catastrophe du pont de Vernaison
  581. Quotidien Le Comtois, édition du vendredi 27 janvier.
  582. [1]
  583. http://marikavel.org/almanach20/1956.htm
  584. « Il y a cinquante ans, Boisleux subissait une terrible catastrophe ferroviaire », La Voix du Nord,‎ .
  585. « Le déraillement de l'express Tourcoing-Paris a fait huit morts et vingt blessés dont trois grièvement atteints », sur lemonde.fr,‎ (consulté le 13 janvier 2016).
  586. « 1957 : le drame ferroviaire de Chantonnay . Info - La Roche sur Yon.maville.com » (consulté le 25 septembre 2013)
  587. « Procès verbal de la séance du Conseil Général de la Vendée du 26 novembre 1957 » [PDF]
  588. Pierre Abramovici, Actualité : juin 1961, Le Strasbourg-Paris déraille, revue Historia, no 689, 1er mai 2004
  589. http://www.gazette-cotedor.fr/2010/01/28/horreur-sur-le-viaduc
  590. http://celebrations-de-bourgogne.org/1962-accidents-ferroviaires-en-se%CC%81rie-sur-la-ligne-du-plm-en-co%CC%82te-dor
  591. La Vie du Rail, no 916 du 13 octobre 1963, p. 13. Voir également : Hommage à Roger Arnoux
  592. http://www.sdis69.fr/SDACR/pdf/06_risques-particuliers_evenements-marquants.pdf p. 4
  593. http://www.sdis69.fr/SDACR/pdf/06_risques-particuliers_evenements-marquants.pdf p. 5
  594. Article sur l'accident du pont de l'Estanguet : [lire en ligne].
  595. La traction Méditerranée : rubrique l'accident du 20e siecle
  596. http://membres.multimania.fr/railclubsottevil/stpdv.php Photographies de l'accident
  597. http://www.cheminots.net/forum/topic/20339-archives-catastrophe-ferroviaire-du-8-juillet-1985/ clichés d'un journal de l'époque
  598. Jean-Louis Nicolet, « Flaujac ou le non-respect d'une procédure » Le risque technologique majeur à l'épreuve du droit, volume 1, éditions L'Harmattan, 2012 (ISBN 9782336002712), pp. 233-259 (extraits)
  599. Site de France 3 Centre : On a retrouvé la Mémoire : catastrophe ferroviaire d'Argenton, consulté le 15 août 2015.
  600. http://www.ina.fr/video/CAC89003035
  601. source : l'Humanité, numéros des 4 et 6 septembre 1990
  602. [2]
  603. https://groups.google.com/forum/#!topic/fr.misc.transport.rail/mJ2zlhHgBM0
  604. http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2014/04/01/Quinze-ans-apres-l-accident-les-travaux-ont-enfin-debute-1853733

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]