Rancé (Ain)

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Rancé
Rancé (Ain)
L'église Saint-Pierre de Rancé.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Bourg-en-Bresse
Canton Villars-les-Dombes
Intercommunalité Dombes-Saône Vallée
Maire
Mandat
Brigitte Coulon
2014-2020
Code postal 01390
Code commune 01318
Démographie
Population
municipale
727 hab. (2016 en augmentation de 12,02 % par rapport à 2011)
Densité 76 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 57′ 59″ nord, 4° 52′ 10″ est
Altitude Min. 244 m
Max. 294 m
Superficie 9,53 km2
Localisation

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Rancé est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé sur le plateau de Dombes, à environ 9 km au nord-est de Trévoux, le village présente un caractère rural avec un habitat peu dense concentré autour de la place de l'église. Il se complète de hameaux et de lotissements résidentiels plus récents dispersés sur le territoire communal.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Savigneux Ambérieux-en-Dombes Rose des vents
Ars-sur-Formans
Misérieux
N Saint-Jean-de-Thurigneux
O    Rancé    E
S
Toussieux Reyrieux

Toponymie[modifier | modifier le code]

Rancé est attesté sous la forme Rantiaco en 993 - 1032[1].

Rancé (en latin Ranciacum) pourrait tirer son nom du mot celtique Rank signifiant « fort »[2]. Il existe bien un terme breton rank (c'est-à-dire du celtique insulaire), mais il ne signifie pas « fort », mais « répit, trêve ». En outre la diffusion de la langue bretonne dans cette région est invraisemblable.

En réalité, dans cette région le "celtique rank" ne peut être que du gaulois (c'est-à-dire du celtique continental), or il n'y a aucun radical gaulois *rank- signifiant « fort »[3].

Les toponymistes rapprochent Rancé de Rancy (Saône-et-Loire, Rancei vers 1150) et Ranchicourt (Pas-de-Calais, Rancicurtis en 1072, c'est-à-dire Ranci + cortem). Il s'agit d'un toponyme gallo-roman composé des éléments Rancius, nom de personne latin, suivi du suffixe -acum[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Village mentionné dès le Xe siècle, il dépend successivement du domaine des sires de Villars, de l'abbaye de l'Île Barbe puis de celui des sires de Beaujeu en 1402, et fait partie de la souveraineté de Dombes jusqu'au rattachement de celle-ci au royaume de France en 1762. En 1790, il devient une commune du département de l'Ain appartenant au canton de Trévoux, puis à celui de Reyrieux en 1985, enfin à celui de Villars-les-Dombes en 2015.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 mars 1983 Roger Villier    
mars 1983 mars 1989 Georges Carronnier    
mars 1989 octobre 1990 Muriel Abdel   démissionnaire en octobre 1990
janvier 1991 mars 2001 Édith Paturel    
23 mars 2001 en cours Brigitte Coulon UMP-LR Cadre
Conseillère départementale depuis 2015
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2016, la commune comptait 727 habitants[Note 1], en augmentation de 12,02 % par rapport à 2011 (Ain : +5,73 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1831 1836 1841 1846 1851 1856
185164284230209243252253258
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
263285306298280283300272252
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
255242250221220202215222192
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2016
190204323410498633644703727
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument aux morts de Rancé.
  • La Pierre brune est un site classé constitué d'un mégalithe de granit, d'origine glaciaire, situé au milieu d'un champ près du hameau du Limandas.
  • L'église Saint-Pierre, mentionnée au XIIe siècle, est reconstruite au XVIIe siècle mais elle a conservé quelques vestiges de l'époque romane notamment l'ancien portail. Ce dernier est masqué par un clocher-porche de style néo-roman ajouté à l'édifice en 1889. L'intérieur qui présente une nef unique plafonnée et un chœur très simple, a fait en 2010 l'objet d'une complète restauration grâce notamment à une souscription publique lancée en partenariat avec la Fondation du patrimoine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 556a.
  2. Selon l'abbé Jolibois dans son ouvrage Histoire de la ville et du canton de Trévoux
  3. cf. Georges Dottin, La langue gauloise : grammaire, texte et glossaire, C. Klincksieck Paris, 1918. et Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise : Une approche linguistique du vieux-celtique continental, éditions Errance, 2003.
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Jolibois, Histoire de la ville et du canton de Trévoux, 1853, réédition des Éditions de Trévoux, 1981.
  • Henri Barthoux, Richesses touristiques et archéologiques du canton de Reyrieux, pré-inventaire de l'Ain, 1987.

Articles connexes[modifier | modifier le code]