Alleyras

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Ne doit pas être confondu avec Alleyrac.

Alleyras
Alleyras
Vue du village en 2016.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Le Puy-en-Velay et Brioude
Canton Velay volcanique
Intercommunalité Communauté de communes des Pays de Cayres et de Pradelles
Maire
Mandat
Philippe Gagnepain
2014-2020
Code postal 43580
Code commune 43005
Démographie
Population
municipale
161 hab. (2015 en diminution de 6,94 % par rapport à 2010)
Densité 6,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 54′ 27″ nord, 3° 41′ 00″ est
Altitude Min. 634 m
Max. 1 074 m
Superficie 24,86 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haute-Loire

Voir sur la carte administrative de Haute-Loire
City locator 14.svg
Alleyras

Géolocalisation sur la carte : Haute-Loire

Voir sur la carte topographique de Haute-Loire
City locator 14.svg
Alleyras

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Alleyras

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Alleyras

Alleyras est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes, au cœur du Massif central.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune d'Alleyras est située entre le plateau du Devès à l'est et la Margeride à l'ouest, à 790 mètres d'altitude environ.

Ce village se situe dans les gorges escarpées du Haut Allier. Il est entouré de paysages façonnés par l'intense activité volcanique qui régnait dans cette région voilà quelques millénaires.

Alleyras permet la pratique des sports d'eau vive, les ballades en pleine nature et toutes les activités praticables dans les espaces naturels.

La commune comprend treize hameaux : Alleyras, Pont d'Alleyras, Vabres, Gourlong, Aussac, Anglard, Le Moulard, Pourcheresse, Sanis, Le Mazel, La Beaume, Poutès, La Parrade.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le bourg d'Alleyras surplombe la rivière Allier, le principal affluent de la Loire.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par les routes départementales 32, 33 et 40, et possède une gare ouverte au service voyageurs sur la ligne de Saint-Germain-des-Fossés à Nîmes-Courbessac et desservie par les TER Clermont-FerrandNîmes ainsi que depuis 2017 par le train Intercités Le Cévenol.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté, en latin, avec Alairac en 1253, Ecclésia d'Alairas', Villa d'Alayraco, parrochia de Aleyratio en 1327 et en 1360 [1].

Ce toponyme dérive de l'anthroponyme gallo-romain Aleiracus.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Le passage facile de l'Allier par des ponts, successivement détruits par les fortes crues de l'Allier puis reconstruits, par des gués, en barques ont fait d'Alleyras un point de circulation obligé durant des siècles :
  • Gourlong, Le Pont et Vabres, villages de la commune, étaient le Condate (confluent) indiqué sur la Table de Peutinger[réf. nécessaire], le lieu de franchissement de l'Allier sur la Via Bolena, la route antique gallo-romaine reliant Lyon (Lugdunum) à Bordeaux (Burdigalia) et Toulouse (Tolosa) par Saint-Paulien (Ruessium), Javols (Anderitum), et Rodez (Segodunum).
  • En 950 le premier pèlerin français vers Saint-Jacques de Compostelle, l'évêque du Puy en Velay Godescalc, parti sur le conseil pressant de l'Abbé de Cluny, emprunte la voie Bolène par Vabres pour descendre vers le sud ouest et la Gallice.
  • Peu après l'an mil le prieuré d'Alleyras devient dépendant de La Voûte-Chilhac, monastère dépendant lui-même de Cluny[2].
  • En 1163 Gourlong devient commanderie des Chevaliers Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
  • Vers 1500 le Chemin Royal du Puy à Toulouse est toujours réputé franchir l'Allier à Gourlong Vabres.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Philippe Gazanion dvg  
en cours
(au )
Philippe Gagnepain[3]    

Par arrêté préfectoral du , la commune de Vabres, sur la rive gauche de l'Allier, a été réunie à la commune d'Alleyras, située sur la rive droite. La nouvelle commune présente une particularité administrative curieuse : elle relève de deux cantons différents. Les limites cantonales anciennes n'ayant pas été modifiées, la commune relève du canton de Cayres et de l'arrondissement du Puy-en-Velay pour le territoire de l'ancienne commune d'Alleyras, mais du canton de Saugues et de l'arrondissement de Brioude pour le territoire de l'ancienne commune de Vabres. Cette situation crée des difficultés de gestion et des incohérences[4][réf. incomplète].

Depuis , à la suite du redécoupage des cantons du département, Alleyras est rattachée au canton du Velay volcanique[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2015, la commune comptait 161 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Une réforme du mode de recensement permet à l'Insee de publier annuellement les populations légales des communes à partir de 2006. Pour Alleyras, commune de moins de 10 000 habitants, les recensements ont lieu tous les cinq ans, les populations légales intermédiaires sont quant à elles estimées par calcul[6]. Les populations légales des années 2004, 2009, 2014 correspondent à des recensements exhaustifs[7].

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
800773810975880861891966841
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
878686840742790788817804787
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
778829890747646586543504473
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
375379342290232231183173159
2015 - - - - - - - -
161--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Âge de la population[modifier | modifier le code]

La pyramide des âges, à savoir la répartition par sexe et âge de la population, de la commune d'Alleyras en 2010[10] ainsi que, comparativement, celle du département de la Haute-Loire la même année[11], sont représentées avec les graphiques ci-dessous.

La population de la commune comporte 48 % d'hommes et 52 % de femmes. Elle présente en 2010 une structure par grands groupes d'âge plus âgée que celle de la France métropolitaine[12].

L'indice de jeunesse, égal à la division de la part des moins de 20 ans par la part des plus de 60 ans, est en effet de 0,24 pour la commune, soit 24 jeunes de moins de 20 ans pour cent personnes de plus de 60 ans, alors que pour la France métropolitaine il est de 1,06. Cet indice est également inférieur à celui du département (0,87) et à celui de la région (0,8)[13].

Pyramide des âges à Alleyras en 2010 en pourcentage[10]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,2 
90  ans ou +
2,2 
18,1 
75 à 89 ans
24,4 
24,1 
60 à 74 ans
30,0 
27,7 
45 à 59 ans
13,3 
13,3 
30 à 44 ans
12,2 
4,8 
15 à 29 ans
6,7 
10,8 
0 à 14 ans
11,1 
Pyramide des âges dans le département de la Haute-Loire en 2010 en pourcentage[11]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,4 
7,9 
75 à 89 ans
12,3 
15,9 
60 à 74 ans
16,3 
21,7 
45 à 59 ans
20,2 
19,8 
30 à 44 ans
18,6 
15,6 
15 à 29 ans
14,0 
18,7 
0 à 14 ans
17,2 

Économie[modifier | modifier le code]

Activité touristique[modifier | modifier le code]

La commune d'Alleyras bénéficie d'une activité touristique riche : village vacances (Cap vacances), camping « Au fil de l'eau », hôtel et restaurants, gîtes, tables d'hôtes, ferme pédagogique, ballades en âne, ballades commentées, initiation aux sports en eaux vives. L'activité touristique est indissociable de la vie associative de la commune comme en attestent les associations (Amis de la Tour de Vabres, Amis du bourg d'Alleyras, Amis du four de la Planche, Association communale de chasse, Club des Berges de l'Allier, Association Voie Bolène en Velay Gévaudan).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Dessin de l'église d'Alleyras par Felix Thiollier (1842-1914) [2]
  • L'église Saint-Martin d'Alleyras érigée durant le XIIIe siècle. L'église, dédiée à Saint Martin, se compose d'une nef et de deux travées couvertes de voûtes d'ogives du XVe siècle[2].
  • Le château de La Beaume, le château d'Agrain, l'ancienne tour de Vabres, vestige d'un château détruit en 1667 sous Louis XIV, ainsi qu'une église castrale du XIe siècle dédiée au pape Grégoire le Grand et classée aux Monuments historiques. Le chemin dit « du Bois » à Alleyras peut mener à une cascade d'une quinzaine de mètres. À la sortie du bourg d'Alleyras se trouve le point du vue des Tourettes avec une table d'orientation.
  • Le village et la commune d'Alleyras comptent également plusieurs calvaires, en pierres volcaniques, érigés aux embranchements de chemins communaux. Dans de nombreux hameaux de la commune existe encore des fours à pain (Gourlong, Anglard, Moulard, le Pont d'Alleyras, Aussac, Alleyras), des fontaines ou encore des lavoirs. Il est d'ailleurs bon de noter que l'eau des fontaines d'Alleyras est potable.
  • Le Chemin fabluleux, marqué par les pantins qu'on rencontre au détour d'un chemin ou bien en entrant dans un village de la commune. Ou encore, un espace « terre et sentiers » au Pont d'Alleyras traite des poteries de Vabres.

Alleyras est aussi réputé à échelle régionale pour être un haut lieu de pêche[réf. nécessaire]. L'Allier est bordé de plages de galets et de sable. L'eau est de température agréable et de bonne qualité[réf. nécessaire]. L'Allier (la partie Haut-Allier) est en effet une des dernières rivières sauvages d'Europe[réf. nécessaire]. Ces plages naturelles et sauvages, à l'écart des grandes affluences du Sud de la France, proposent sauts de rochers, descentes dans les rapides ou encore toboggans naturels.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André-Philippe Mutel, Un martyr de la foi : Jacques Chabrier, vicaire d’Alleyras (1761-1793) : in Cahiers de la Haute-Loire 1997, Le Puy-en-Velay, Cahiers de la Haute-Loire, (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dans les archives du prieuré d'Alleyras.
  2. a, b et c Extrait de "L'architecture religieuse à l'époque romane dans l'ancien diocèse du Puy " texte par Noël Thiollier (1900)
  3. « Liste des maires » [PDF], Préfecture de la Haute-Loire, (consulté le 3 juin 2016).
  4. La Montagne, 18 mars 2011.
  5. Décret no 2014-162 du 17 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Haute-Loire.
  6. « Le recensement de la population en bref », Insee (consulté le 14 juillet 2013).
  7. « Calendrier de recensement des communes de la Haute-Loire », Insee (consulté le 14 juillet 2013).
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  10. a et b « Chiffres clés évolution et structure de la population d'Alleyras », Insee (consulté le 14 juillet 2013).
  11. a et b « Chiffres clés évolution et structure de la population du département de la Haute-Loire en 2010 », Insee (consulté le 14 juillet 2013).
  12. « Chiffres clés évolution et structure de la population de la France métropolitaine en 2010 », Insee (consulté le 14 juillet 2013).
  13. « Chiffres clés évolution et structure de la population de la région Auvergne en 2010 », Insee (consulté le 13 juillet 2013).