Saint-Étienne-du-Vigan

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Saint-Étienne-du-Vigan
Saint-Étienne-du-Vigan
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Le Puy-en-Velay
Intercommunalité Communauté de communes des Pays de Cayres et de Pradelles
Maire
Mandat
Alain Enjolras
2020-2026
Code postal 43420
Code commune 43180
Démographie
Population
municipale
99 hab. (2018 en diminution de 4,81 % par rapport à 2013)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 46′ 51″ nord, 3° 50′ 10″ est
Altitude Min. 872 m
Max. 1 164 m
Superficie 9,43 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Velay volcanique
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Étienne-du-Vigan

Saint-Étienne-du-Vigan est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le sud du département de la Haute-Loire. Elle est limitrophe de la Lozère et proche de l'Ardèche.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Étienne-du-Vigan[1]
Landos
Rauret Saint-Étienne-du-Vigan Saint-Paul-de-Tartas
Naussac-Fontanes
(Lozère)
Pradelles

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Allier borde le sud de la commune et fait la limite départementale.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Étienne-du-Vigan est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (87,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (49,8 %), prairies (38,2 %), forêts (11,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,1 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 121, alors qu'il était de 117 en 2013 et de 118 en 2008[I 1].

Parmi ces logements, 41,6 % étaient des résidences principales, 49,1 % des résidences secondaires et 9,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 100 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 0 % des appartements[I 2].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Étienne-du-Vigan en 2018 en comparaison avec celle de la Haute-Loire et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (49,1 %) supérieure à celle du département (16,1 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 84 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (88,9 % en 2013), contre 70 % pour la Haute-Loire et 57,5 pour la France entière[I 3].

Le logement à Saint-Étienne-du-Vigan en 2018.
Typologie Saint-Étienne-du-Vigan[I 1] Haute-Loire[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 41,6 71,5 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 49,1 16,1 9,7
Logements vacants (en %) 9,3 12,4 8,2

Toponymie[modifier | modifier le code]

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté le nom de Vigan-d'Allier[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancien barrage[modifier | modifier le code]

A hauteur de la commune, l'Allier supérieur était barré par un barrage de près de 12 m de haut, construit en 1895 pour notamment produire de l'hydroélectricité, dont l'éclairage, pour la ville de Langogne (Lozère.

En l'absence de passe à poisson, et trop haut pour être franchi, ce barrage a empêché les saumons de remonter vers l'amont durant plus d'un siècle[10]. Pour rétablir la continuité écologique de cette rivière pour les saumons, le , l'ancien barrage EDF de Saint-Étienne-du-Vigan (sur l'Allier supérieur) a été détruit par explosifs, dans le cadre de la renaturation de la Loire (Plan Loire Grandeur Nature). C'était le premier barrage détruit en France pour cette raison. Les saumons peuvent ainsi rejoindre une trentaine d'hectares des frayères utiles pour le bassin de la Loire. La retenue avait été vidée en 1997, en profitant d'une crue de 80 m3/s pour diluer la grande quantité de sédiments (a priori non pollués ou peu pollués) accumulés dans la retenue. Le cout prévu de l'opération était d'environ 14 millions de francs, dont 7,2 en mesures d'accompagnement visant à développer des alternatives à la disparition de la taxe professionnelle versée par EDF à la commune, et pour valoriser le saumon et le site. Dans le même contexte, un autre barrage a été détruit, celui de Maisons-rouges sur la Vienne (barrage de 5 m de haut et 800 ha de plan d'eau qui ont ennoyé les anciennes frayères à saumon)[11],[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1959 juin 1995 René Saby DVD agriculteur
juin 1995 2020 Didier Saby DVD agriculteur
2020 En cours Alain Enjolras[13]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[15].

En 2018, la commune comptait 99 habitants[Note 2], en diminution de 4,81 % par rapport à 2013 (Haute-Loire : +0,6 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
200361510420451374425454436
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
480390423396436469472461508
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
515683506450420422377333253
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
235228194134110110114113101
2018 - - - - - - - -
99--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Saint-Étienne-du-Vigan », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le ).
  10. Bachelier R., 1964, L’Histoire du saumon en Loire, Bull. Fr. Pêche Pisc., p. 211, 212 & 213.
  11. Source : Colloque Ouvrages hydrauliques Intervention de Jean-René MALAVOI, Géomorphologue du pôle CEMAGREF/ONEMA de Lyon, spécialiste des ouvrages hydrauliques, des impacts et solutions « pour des rivières vivantes » Vidéo présentant l'intégralité de la communication, consulté 2011-08-23
  12. Page sur l'effacement des barrages, consulté 2011-08-23
  13. « Liste des maires » [PDF], Préfecture de la Haute-Loire, (consulté le ).
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.