26e division d'infanterie (États-Unis)

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26e Division d'Infanterie
Image illustrative de l’article 26e division d'infanterie (États-Unis)
Insigne de la 26e division d'infanterie

Création 1917
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Branche U.S. Army
Type Division d'infanterie
Rôle Infanterie
Garnison Boston, Massachusetts
Surnom Yankee Division
Guerres Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Batailles Saillant de Saint-Mihiel
Offensive Meuse-Argonne
Bataille des Ardennes

La 26e division d'infanterie, surnommée « Yankee Division », est une des divisions d'infanterie de l'armée américaine (U.S. Army) qui a combattu pendant les Première et Seconde Guerre mondiale.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

La 26e division d'infanterie est créée le au cours de la Première Guerre mondiale, elle est dissoute après la Seconde Guerre mondiale le .

Elle est recréée le puis dissoute le .

Historique[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La 26e division d'infanterie est créée le à Boston dans le Massachusetts.

Avec les 1re, 2e et 42e DIUS, elle est l'une des premières divisions de la Force expéditionnaire américaine à arriver en France en et elle est envoyée en cantonnement à Neufchâteau, dans les Vosges pour suivre une formation approfondie, sur le terrain, dans un secteur calme du front. L'artillerie et le train stationnent au camp de Coëtquidan.

Début , la 26e DIUS quitte ses cantonnements et est acheminée par convoi ferroviaire jusque Soissons ou elle débarque le . L'ensemble des 12 bataillons sont déployés à l'ouest du chemin des Dames, entre Pinon, Vauxaillon, le fort de la Malmaison et Braye-en-Laonnois. Afin d’aguerrir les hommes, ceux-ci effectuent des raids avec les soldats Français. Le , les américains sont confrontés à une attaque au gaz. Le , la division prend le chemin de l'Argonne.

La 26e DIUS est restée dans le secteur de Saint-Mihiel avant qu'il ne soit attaqué, le , les Allemands mènant une offensive, subissant un bombardement d'artillerie en soutien de l'attaque contre Seicheprey. Le combat fut une déroute pour les forces américaines. La division eut 650 blessés et 100 prisonniers, et les Allemands 160 morts.

En , la division rejoint le front de l'Aisne ou, positionnée devant Belleau elle parvient, le , à prendre le village. Lorsque la seconde bataille de la Marne a débuté, la 26e DIUS se distingue à la bataille de Cantigny, elle est placée sous le commandement de la 6e armée française, avec pour objectif de protéger son flanc est. Le 6 juillet, la 26e relève la 2e DIUS après la bataille du bois Belleau.

Le , la division est envoyée près de Toul, pour préparer l'offensive contre le saillant de Saint-Mihiel.

Après la réduction du saillant la division est déplacée pour la dernière grande offensive de la guerre.

Au , la division avait passé 210 jours de combat, et eut 1 587 tués, 12 077 blessés.

La division a été démobilisée le à Fort Devens dans le Massachusetts.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En arrivant des États-Unis, la 26e division d'infanterie a débarqué directement en France à Cherbourg et Utah Beach le .

Du 13 au 30 septembre elle a effectué des patrouilles le long de la côte, de Carteret à Siouville, avant d'être engagée, partiellement[1], du 5 au 15 octobre au côté de la 80e DIUS en position défensive sur la Seille.

Le , le reste de la division relève, en position défensive, la 4e division blindée sur la ligne Salonnes-Moncourt-Canal de la Marne au Rhin. Le 22 octobre la 26e attaque les bois de Moncourt. Le elle prend Dieuze, traverse la Sarre le 20 novembre, libère Sarre-Union le , atteint la ligne Maginot le 5 décembre et entre dans Sarreguemines le 8 décembre.

Mise au repos à Metz la division est déplacée à partir du 19 décembre vers le nord du Luxembourg pour prendre part à la bataille des Ardennes. Le 22 décembre, la 26e DIUS attaque à Rambrouch et Grosbous et repousse une forte contre-attaque allemande. Le jour de Noël après de violents combats elle capture Arsdorf, et attaque, sans succès, sur la rivière Wiltz. Le , après s'être regroupée, elle attaque de nouveau, avec succès, la rivière Wiltz, et continue sa progression vers Grumelscheid atteint le 21 janvier puis traverse le 24 janvier la rivière Clerf.

Du 29 janvier au , elle tient des positions défensives, sur la rive est de la Sarre dans la zone Saarlautern. Le 17 mars la division quitte Merzig en se dirigeant vers le Rhin qu'elle franchit à Oppenheim le 25 mars.

Le 28 mars, elle conquiert, maison par maison, Hanau puis crée une tête de pont après avoir traversé le Main, traverse Fulda le 1er avril, aide, le 5 avril, à réduire les poches de résistance à Meiningen et continue son irrésistible progression en direction du sud-est de l'Autriche.

Le 4 mai la Yankee Division aide à capturer Linz, puis changeant d'orientation elle se dirige vers la Tchécoslovaquie, franchit la rivière Vltava lorsque le cessez-le-feu est reçu.

Le , la Yankee Division et la 11e division blindée, libèrent le camp de concentration de Gusen. Ils découvrent que les Allemands avaient utilisé les déportés pour creuser un système de tunnels avec les installations souterraines destinées à abriter une production souterraine d'armement. Les officiers SS du camp auraient prévu de démolir les tunnels avec les prisonniers à l'intérieur, mais grâce à l'avance rapide des 26e DIUS et 11e DBUS ils en furent empêchés.

Composition[modifier | modifier le code]

1917-1918

Un certain nombre d'Amérindiens de la côte Est étaient soldats dans la 26e division. La tribu la plus représentée était celle des Passamaquoddy. Cette division fut la première unité à utiliser des noms de codes indiens pour nommer ses différentes composantes[2].

  • 101e régiment d'infanterie codé « Iroquois »
  • 102e régiment d'infanterie codé « Huron »
  • 103e régiment d'infanterie codé « Apache »
  • 104e régiment d'infanterie codé « Comanche »

Théâtres d'opérations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le 328e RIUS seulement
  2. La lettre du Chemin des Dames No 41 page 7 (juillet 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]