10e division d'infanterie (France)

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10e division d'infanterie
Image illustrative de l'article 10e division d'infanterie (France)
Insigne de la 10e DI FFI

Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de Terre
Type Division d'infanterie
Rôle Infanterie
Guerres Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Batailles 1914 - Bataille des Ardennes
1914 - Bataille de la Marne
(Bataille de Revigny)
1915 - Bataille de Vauquois
1916 - Bataille de la Somme
1917 - Chemin des Dames
1918 - 1re Bataille de Noyon
1918 - 2e Bataille de la Marne
1918 - Bataille de Saint-Thierry
1918 - Bataille de la Serre
1918 - Poussée vers la Meuse
Commandant historique général Gouraud

La 10e division d'infanterie est une division d'infanterie de l'armée de terre française qui a participé à la Première et à la Seconde Guerre mondiale.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

La 10e DI est reconstituée en octobre 1944 dans la région de Nevers à partir des forces FFI de la région parisienne par le général Pierre Billotte. Elle est intégrée à la 1re armée du général de Lattre de Tassigny.

Devise[modifier | modifier le code]

Chefs de corps[modifier | modifier le code]

Révolution française et Premier Empire[modifier | modifier le code]

De 1815 à 1848[modifier | modifier le code]

Second Empire[modifier | modifier le code]

De 1871 à 1914[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Mobilisée dans la 5e Région
Affectation organique : 5e Corps d'Armée, d’août 1914 à novembre 1918

Composition[modifier | modifier le code]

  • Infanterie
31e Régiment d'Infanterie d'août 1914 à novembre 1918
46e Régiment d'Infanterie d'août 1914 à novembre 1918
76e Régiment d'Infanterie d'août 1914 à juin 1915
89e Régiment d'Infanterie d'août 1914 à novembre 1918
331e Régiment d'Infanterie de juillet 1916 à août 1917 (Dissolution)
29e Régiment d'Infanterie Territoriale d'août à novembre 1918
  • Cavalerie
1 escadron du 8e régiment de chasseurs à cheval d'août 1914 à janvier 1917
2 escadrons du 8e régiment de chasseurs à cheval de janvier à juillet 1917
1 escadron du 8e régiment de chasseurs à cheval de juillet 1917 à novembre 1918
  • Artillerie
3 groupes de 75 du 13e régiment d'artillerie d'août 1914 à novembre 1918
121e batterie de 58 du 45e régiment d'artillerie de juillet 1916 à janvier 1918
171e batterie de 75-150 du 45e régiment d'artillerie de juillet 1916 à janvier 1918
101e batterie de 58 du 13e régiment d'artillerie de janvier à novembre 1918
8e groupe de 155c du 105e régiment d'artillerie de juillet à novembre 1918
  • Génie
compagnies 5/2 et 5/1 du 1er régiment du génie

Historique[modifier | modifier le code]

1914[modifier | modifier le code]

23 - 24 août : combats vers la ferme Haute Wal et vers Noers. À partir du 27 août, mouvement offensif, par Charpentry, vers la région de Fossé.
30 - 31 août : combats vers Sommauthe, Vaux-en-Dieulet et Fossé. À partir du 2 septembre, reprise du mouvement de repli, par Charpentry et Clermont-en-Argonne, jusque dans la région de Louppy-le-Château, Brabant-le-Roi.
28, 29 et 30 octobre : attaques françaises sur Vauquois et sur Boureuilles.
  • 6 novembre 1914 – 21 janvier 1915 : mouvement de rocade et occupation d’un nouveau secteur vers le Four de Paris et l’Aire (guerre de mines) :
5 janvier 1915 : attaque française.
8 janvier : attaques allemandes vers la Haute Chevauchée.

1915[modifier | modifier le code]

  • 21 janvier – 14 février : retrait du front et repos au sud de Clermont-en-Argonne.
  • 14 février 1915 – 1er août 1916 : mouvement vers le front et occupation d’un secteur vers Vauquois et la Haute Chevauchée (guerre de mines) :
17, 28 février, 1er et 15 mars : attaques françaises sur Vauquois ; prise d’une partie du village.
5 - 6 avril : nouvelles attaques françaises sur Vauquois. À partir du 12 juin, la D.I n’occupe plus que les abords sud de Vauquois.
13 juillet : front étendu à gauche jusqu’à l’Aire, et, le 22 novembre, à droite, jusque vers Avocourt.
25 février - 26 mai 1916 : front réduit, à droite, jusqu’au pont des Quatre Enfants.

1916[modifier | modifier le code]

  • 1er août – 14 septembre : retrait du front, transport par camions et regroupement vers Saint-Dizier ; repos. À partir du 7 août, mouvement par étapes vers le camp de Mailly, par Arrigny, Chavanges, et Ramerupt ; instruction. À partir du 1er septembre, transport par V.F dans la région de Grandvilliers, puis, à partir du 7 septembre, à l’est d’Amiens.
  • 14 septembre – 29 octobre : mouvement vers le front ; engagée dans la Bataille de la Somme vers Bouchavesnes et Rancourt (éléments en secteur dès le 12) :
17 septembre : front étendu, à droite, jusqu’au sud de Bouchavesnes.
20 septembre : attaque allemande.
26 septembre : attaque française. Au repos, du 30 septembre au 17 octobre[1]
  • 29 octobre – 26 novembre : retrait du front ; repos vers Forges-les-Eaux.
4 - 14 novembre : éléments en secteur.
  • 26 novembre – 10 décembre : transport par V.F dans la région de Vitry-le-François, puis mouvement vers le camp de Mailly ; instruction.
  • 10 décembre 1916 – 21 janvier 1917 : mouvement vers le front, et, à partir du 13 décembre, occupation d’un secteur vers Troyon et le moulin de Pontoy.

1917[modifier | modifier le code]

15 avril : Bataille du Chemin des Dames engagée, entre le bois des Buttes et le Ployon, prise de La Ville-aux-Bois, puis organisation du terrain conquis. À partir du 24 avril, éléments au repos vers Arcis-le-Ponsart.
  • 18 mai – 15 juin : retrait du front ; repos vers Montigny-sur-Vesle, et, le 27 mai, vers Arcis-le-Ponsart.
  • 15 juin – 12 juillet : occupation d’un secteur vers la Miette et le Ployon.
  • 12 – 25 juillet : retrait du front ; repos vers Ville-en-Tardenois.
  • 25 juillet – 15 août : occupation d’un secteur vers Chevreux et le Ployon.
  • 15 août – 3 septembre : retrait du front ; repos et instruction vers Jonchery-sur-Vesle, puis, à partir du 31 août, vers Ville-en-Tardenois.
  • 3 – 24 septembre : occupation d’un secteur vers Chevreux et le Ployon.
  • 24 septembre – 13 octobre : retrait du front ; repos vers Serzy-et-Prin.
  • 13 octobre – 12 novembre : occupation d’un secteur vers Chevreux et le Ployon.
  • 12 – 28 novembre : retrait du front ; repos et instruction vers Vandeuil et Serzy-et-Prin.
  • 28 novembre 1917 – 6 janvier 1918 : mouvement vers le front ; occupation d’un secteur vers la Miette et le Ployon.

1918[modifier | modifier le code]

Rattachement[modifier | modifier le code]

Affectation organique : 5e corps d'armée d'août 1914 à novembre 1918

1er - 12 juillet 1918
26 juin - 7 août 1916
2 août - 20 novembre 1914
8 janvier 1915 - 26 juin 1916
11 février - 6 avril 1918
20 novembre 1914 - 8 janvier 1915
7 - 30 août 1916
26 novembre - 11 décembre 1916
15 - 30 juillet 1918
11 décembre 1916 - 21 avril 1917
30 juillet - 11 novembre 1918
30 août - 26 novembre 1916
28 octobre 1917 - 11 février 1918
6 avril - 1er juillet 1918
21 avril - 28 octobre 1917
12 - 15 juillet 1918

L’entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Période 1939 à 1940[modifier | modifier le code]

Le 10 mai 1940 la 10e DI, sous les ordres du général Sisteron, est rattachée à la réserve du GQG, puis le 16 mai 1940 au 23e Corps d'Armée et le 16 juin 1940 à la 2e armée.

Durant cette période, la 10e division d'infanterie se compose des unités suivantes :

Ainsi que tous les services des grandes unités : sapeurs mineurs, télégraphique, compagnie auto de transport, groupe sanitaire divisionnaire, groupe d'exploitation etc.

Les 9 et 10 juin 1940, elle reçoit le renfort du Groupe d'Escadrons Motorisés du 19e GRCA, commandé par le Chef d'Escadrons Robert de Vanssay qui sera tué le 10 juin après que les Allemands aient refusé qu'un soldat français lui porte secours.

Période 1944 à 1945[modifier | modifier le code]

La division est reconstituée, principalement de troupes d'origines FFI/FTP parisiennes, le 1er octobre 1944 sous le commandement du Général Pierre Billotte. À l’origine, elle devait comporter :

Le 46e RI est rapidement remplacé par la 4e Demi-Brigade de Chasseurs du commandant Petit, constituée du 4e BCP et du 1er BCP de Paris.

La division prend part à la bataille de Colmar (20 janvier au 9 février 1945). Acheminée sur la côte atlantique elle participe ensuite à la libérations des dernières poches de résistance autour des ports. En Allemagne, elle se voit attribuer la région de Coblence (armée d'occupation). A la demande du Général Billotte au COMAC, on retrouve le Colonel Rol Tanguy Commandant de l'infanterie divisionnaire, il deviendra par la suite adjoint au commandant du gouvernement militaire du district de Coblence au sein de la 10e DI.

L’après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La 10e DI fait partie des troupes d'occupation en Allemagne jusqu'à sa dissolution le 30 avril 1946. Durant celle période la division est affectée au 2e corps d'armée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Du 20 au 30 septembre 1916, une brigade de la 125e D.I. est à la disposition de la 10e D.I.
    À partir du 7 octobre, une brigade de la 10e D.I est à la disposition de la 125e D.I.
  2. Du 27 janvier au 2 mars 1918, la 10e D.I est à la disposition du GMP.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • De Lattre de Tassigny, Histoire de la première armée française - Plon - 1949.
  • AFGG, vol. 2, t. 10 : Ordres de bataille des grandes unités : divisions d'infanterie, divisions de cavalerie, , 1092 p. (lire en ligne).

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]