Catherine d'Angleterre

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Catherine d'Angleterre ( - ) est le cinquième enfant d'Henri III d'Angleterre et de sa femme, Éléonore de Provence. Elle est née soit sourde-muette, soit sourde et mentalement déficiente [1] et était très malade. Elle n'a pas survécu à sa quatrième année et est décédée au château de Windsor.

Biographie[modifier | modifier le code]

Naissance[modifier | modifier le code]

Arbre généalogique du début du XIVe siècle montrant Henri III d'Angleterre (en haut) et ses enfants (de gauche à droite) : Édouard, Marguerite, Béatrice, Edmond et Catherine.

Catherine est née tôt le matin au palais de Westminster à Londres. Elle était décrite comme la plus belle de toutes les filles du roi même s'il était évident que quelque chose n'allait pas chez elle. Matthieu Paris la décrit comme « la plus belle fille, mais muette et inutile » bien que cela n'ait pas d'importance pour ses parents qui l'adoraient pour sa beauté et sa délicatesse[1]. Elle a été baptisée par l'archevêque de Cantorbéry, Boniface de Savoie, son grand-oncle maternel, qui était également son parrain. Elle a reçu le prénom de Catherine parce qu'elle est née le jour de la fête de sainte Catherine d'Alexandrie.

Enfance[modifier | modifier le code]

Catherine, qui souffrait peut-être d'une maladie dégénérative comme le syndrome de Rett, était soit sourde-muette, soit sourde et mentalement déficiente. En tout cas, cela a ruiné les espoirs de mariage de ses parents pour elle et elle n'a jamais été fiancée. Peu de temps après sa naissance, la reine a dû quitter l'Angleterre et rejoindre son mari en Gascogne, laissant l'enfant au château de Windsor[1]. Emma le Despencer a été nommée gouvernante[2], assistée de deux nourrices, Agnès et Avisa. L'année suivante, le roi et la reine revinrent et le roi le 2 mai 1255 ordonna la confection « de vêtements en or, avec des bordures brodées des armoiries du roi », pour Catherine.

Mort[modifier | modifier le code]

À l'automne 1254, Catherine tombe gravement malade et est envoyée chez Emma le Despencer à Swallowfield[1],[2]. Elle y a quelques compagnons de son âge et, pour son propre amusement, le roi fait capturer une chèvre dans le Windsor Great Park pour que sa fille joue avec.

Le changement a semblé bénéficier à la petite princesse maladive et elle n'est pas ramenée au château de Windsor, mais elle fait une rechute à la fin de 1256. Pendant ce temps, trois de ses frères sont décédés dans la même semaine en raison d'une épidémie de variole. Par ordre du roi, un rapport sur son état lui est envoyé par un messager spécial lors de son expédition en France et lorsqu'il apprit sa convalescence, il ordonna qu'une « icône en argent faite à l'image d'une femme » soit placée à l'Abbaye de Westminster comme offrande votive, et le porteur de la nouvelle a reçu « une belle robe ».

Catherine est cependant décédée le 3 mai 1257, après avoir été ramenée d'urgence au château de Windsor.

Enterrement et postérité[modifier | modifier le code]

Le roi a offert aux nourrices une somme équivalente à 100 livres sterling. Il y eut un magnifique enterrement. Catherine est inhumée dans le déambulatoire de l'abbaye de Westminster, dans l'espace entre les chapelles du roi Édouard et de Saint-Benet, près du tombeau de son oncle Guillaume de Valence. Un splendide monument a été élevé à sa mémoire par le roi, riche en serpentine et en mosaïques, et surmonté d'une image en argent de son enfant, réalisée par l'orfèvre du roi pour 70 marks. [3] L'ermite de Charing fut payé cinquante shillings par an aussi longtemps qu'il vécut, afin qu'il assiste un aumônier pour prier quotidiennement pour l'âme de Catherine[1].

Après la mort de Catherine et de ses frères, Henri et Éléonore avaient le cœur brisé [1] [4] et la reine en tomba malade de chagrin. Ils n'eurent plus d'autres enfants et ont perdu leur plus jeune fils, Henri, plus tard cette année-là.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f « Katherine Plantagenêt », Roglo.eu (consulté le 5 janvier 2012)
  2. a et b « Swallowfield », Royal Berkshire History (consulté le 5 janvier 2012)
  3. Badham et Oosterwijk, « The tomb monument of Katherine, daughter of Henry III and Eleanor of Provence (1253-7) », The Antiquaries Journal, vol. 92,‎ , p. 169–196 (DOI 10.1017/s0003581512000078)
  4. Costain 1994, p. 130-140.

Bibliographie[modifier | modifier le code]