Église latine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Les Quatre Docteurs de L'Église latine de Pier Francesco Sacchi, saint Augustin avec l'aigle, saint Grégoire le Grand avec le taureau, saint Jérôme avec l'ange, saint Ambroise avec le lion ailé.

L'Église latine (en latin : Ecclesia latina) est la composante de tradition occidentale de l'Église catholique, la composante orientale étant constituée par les vingt-trois Églises dites catholiques orientales.

Identité[modifier | modifier le code]

L'Église latine est cette Église particulière sui iuris de l'Église catholique qui s'est développée dans l'Empire romain d'Occident, où la langue latine était dominante, et qui s'est répandu après au pays comme l'Irlande et l'Allemagne qui se sont convertis au christianisme et ont adopté la même langue comme langue culturelle.

Elle a son propre Code de droit canonique, qui ne s'applique pas aux Églises catholiques orientales[1].

« Ces Églises particulières, aussi bien d’Orient que d'Occident, diffèrent pour une part les unes des autres par leurs rites, c’est-à-dire leur liturgie, leur discipline ecclésiastique et leur patrimoine spirituel, mais elles sont toutes confiées de la même façon au gouvernement pastoral du Pontife romain qui, de par la volonté divine, succède à saint Pierre dans la primauté sur l’Église universelle »[2].

Relations avec d'autres Églises[modifier | modifier le code]

La communion ecclésiastique est cessée entre l'Église latine et l'Église de l'Orient depuis le concile de Beth Lapat en 484[3].

En conséquence du Concile de Chalcédoine de 451 il y a eu une séparation entre l'Église latine et les Églises orthodoxes orientales concernant la doctrine des deux natures du Christ.

La séparation des Églises d'Orient et d'Occident de 1054 a interrompu la communion de l'Église latine avec les Églises orthodoxes (chalcédoniennes).

D'autre part la communion ecclésiastique existe entre l'Église latine et l'Église maronite et l'Église catholique syro-malabare (qui se vantent de n'avoir jamais connu une séparation de Rome) et d'autres Églises qui ont rétabli la communion après une interruption, comme l'Église grecque-catholique melkite et l'Église grecque-catholique ukrainienne. On les appelle collectivement les Églises catholiques orientales.

Théologie latine[modifier | modifier le code]

Michael Pacher (1435-1498), Retable des Pères de l'Église : Jérôme, Augustin, Grégoire, Ambroise, vers 1480, huile sur bois (Pin des Alpes), 212 x 100 cm, Alte Pinakothek, Munich.

Les Pères latins développèrent des réflexions théologiques originales qui, du fait de la langue utilisée, n'eurent que peu d'écho dans l’Orient grec.

La scholastique a joué un rôle de grande importance dans la théologie médiévale de l'Église latine.

Rites liturgiques latins[modifier | modifier le code]

De rites liturgiques latins encore en usage, il existe, en plus du rite romain, le rite ambrosien, le rite de Braga, le rite mozarabe. Entre les rites des ordres religieux, il y a le rite cartusien, le rite dominicain et le rite prémontré. Autrefois, il y avait aussi le rite gallican, le rite celtique et le rite de Sarum.

Alors que, jusqu'au concile de Trente, la variété des usages et des rites diocésains dans l'Église latine était très grande[4], la tendance est ensuite à une uniformisation au profit du seul rite romain à la manière de la précédente forte uniformisation dans les Églises orthodoxes en communion avec le Patriarche de Constantinople au profit du rite byzantin.

On parle quelquefois d'un « rite tridentin », mais improprement. Il s'agit d'une forme antérieure du rite romain, et le pape Benoît XVI a déclaré : « Il n'est pas convenable de parler de ces deux versions du Missel Romain comme s'il s'agissait de « deux Rites ». Il s'agit plutôt d'un double usage de l'unique et même Rite »[5].

Ce qu'on appelle le rite zaïrois est aussi une variante du rite romain.

Droit canon[modifier | modifier le code]

L’Église latine est régie par le Code de droit canonique de 1983.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Code de droit canonique, canon 1
  2. Concile Vatican II, Décret Orientalium Ecclesiarum, 3
  3. W. A. Wigram, An introduction to the history of the Assyrian Church, or, The Church of the Sassanid Persian Empire, 100–640 A.D. (1910, chap. VIII
  4. N.-M. Denis-Boulet, dans L'Église en prière, 1961, p. 299-305, ici p. 303)
  5. Lettre qui accompagnait le motu proprio Summorum Pontificum du 7 juillet 2007

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]