Église catholique pendant la Seconde Guerre mondiale

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Rôle du Vatican[modifier | modifier le code]

Au Vatican, le pape Pie XI avait dénoncé le nazisme dans l'encyclique Mit brennender Sorge le . Ce texte, rédigé en allemand (fait rarissime pour une encyclique) et lu à la messe dans toutes les églises d'Allemagne, met au moins autant l'accent sur les persécutions dont sont victimes les prêtres catholiques que sur celles de la communauté juive, et condamne très clairement toute discrimination liée à la race. Certains accusent de « nombreuses précautions diplomatiques d'expression » d'en altérer la lisibilité.

« Quiconque prend la race, ou le peuple, ou l'État, ou la forme de l'État, ou les dépositaires du pouvoir, ou toute autre valeur fondamentale de la communauté humaine — toutes choses qui tiennent dans l'ordre terrestre une place nécessaire et honorable — quiconque prend ces notions pour les retirer de cette échelle de valeurs, même religieuses, et les divinise par un culte idolâtrique, celui-là renverse et fausse l'ordre des choses créé et ordonné par Dieu : celui-là est loin de la vraie foi en Dieu et d'une conception de la vie répondant à cette foi [...] »

Les nazis déclenchèrent en représailles de violentes répressions. Des centaines d'arrestations de prêtres et religieux (dont 304 déportations à Dachau), l'exil de monseigneur Sproll, le saccage des évêchés de Munich, Rottenburg am Neckar et Fribourg-en-Brisgau eurent lieu.

L'attitude de son successeur Pie XII secrétaire de Pie XI qui participa comme tel au groupe de travail mettant en forme l'encyclique Mit brennender Sorge, fait l'objet d'une ardente polémique.

Les adversaires de ce pape lui reprochent de s'être insuffisamment engagé contre le nazisme et l'antisémitisme, voire d'avoir cautionné par son silence les agissements nazis. Il aurait souhaité ne pas mettre en danger l'Église – c'est-à-dire les catholiques, y compris les prêtres, notamment d'Allemagne et de Pologne – par des prises de positions trop tranchées.

Lors de son message de Noël 1939, Pie XII accusa pourtant clairement l'agresseur de la Pologne. À la suite de ce message, l'épiscopat polonais lui demanda de modérer ses propos par crainte de représailles.

Le Vatican n'est cependant pas le seul à s'être exprimé tardivement sur la Shoah. Y compris chez les alliés, le programme Nuit et brouillard ne fut rendu public qu'à la fin de la guerre. Les renseignements sur ce sujet n'ont filtré que petit à petit. Ce n'est que durant l'été 1944, que Rudolf Vrba et Alfred Wetzler, évadés d'Auschwitz-Birkenau, font parvenir un rapport détaillé au Vatican et aux alliés.

Pourtant dès mars 1942, Mgr Burzio, délégué apostolique à Bratislava, annonce la déportation de 90 000 Juifs slovaques, allant « à une mort certaine ». Le 9 décembre de la même année, un document signale des ghettos et l'existence de camps polonais « où la privation de nourriture et un travail extrêmement lourd conduisent rapidement beaucoup de gens à la mort. ». Pie XII lui-même y fait allusion dans son message radiodiffusé de Noël. En mai 1943, le Vatican est informé de l'existence de camps d'extermination. Pie XII évoque le sujet dans son discours du 2 juin devant le Sacré Collège. Dans le même discours, il refuse de parler plus précisément « dans l'intérêt même des victimes, afin de ne pas rendre leur situation plus grave et insupportable contrairement à nos intentions ».

Les interventions du Vatican s'effectuèrent de fait par le biais des clergés nationaux et des nonces. Les démarches de Mgr Rotta à Budapest et de Mgr Burzio à Bratislava, par exemple, permirent ainsi de sauver plusieurs centaines de milliers de Juifs. Quand le , les Juifs de Rome furent raflés, Pie XII demanda à son secrétaire d'État de convoquer l'ambassadeur Ernst von Weizsäcker. Le compromis trouvé fut d'échanger le silence du pape contre l'arrêt immédiat de cette rafle. Si des milliers de Juifs furent ainsi sauvés, près d'un millier de Juifs déjà raflés moururent à Auschwitz.

Ses défenseurs indiquent que son action directe et indirecte aurait permis de sauver entre 700 000 et 860 000 Juifs, et que plusieurs institutions juives l'ont remercié à différentes reprises pour ses actes.

C'est ainsi que plusieurs représentants juifs ont défendu l'action de Pie XII. À sa mort, Golda Meir, Premier ministre d'Israël, déclara : « pendant la décennie de terreur nazie, quand notre peuple a subi un martyre terrible, la voix du pape s'est élevée pour condamner les persécuteurs et pour invoquer la pitié envers leurs victimes. ». Plus récemment, en 2001, Le grand rabbin de New York, David Dalin, déclara : « Il fut un grand ami des Juifs et mérite d'être proclamé « Juste parmi les Nations » parce qu'il a sauvé beaucoup de mes coreligionnaires [...] Selon certaines statistiques, au moins 800 000. » À propos des mêmes événements, Albert Einstein affirmait : « l'Église catholique a été la seule à élever la voix contre l'assaut mené par Hitler contre la liberté. »[1].

Le capucin Marie-Benoît (Pierre Péteul) réussit à sauver environ 4 000 Juifs. Ce sauvetage des Juifs par le Père Marie-Benoît, activité pour laquelle il fut, plus tard honoré, par Yad Vashem, du titre de « Juste parmi les Nations », fut accompli avec l'appui inconditionnel du pape, sur le plan moral et sur le plan financier. Le 16 juillet 1943, le Père Marie-Benoît avait rencontré Pie XII et il faisait l'éloge des encouragements personnels et du soutien que celui-ci lui prodiguait, comme le montre son propre témoignage, conservé à Yad Vashem. En 1976, le Père Marie-Benoît réitéra publiquement son éloge de Pie XII, à l'occasion du centenaire de sa naissance, pour ce qu'il avait accompli en faveur des Juifs[2].

Les critiques envers l'action de Pie XII et de l'Église catholique se popularisent en 1963 avec la pièce satirique Le Vicaire, dont fut tiré en 2001 le film Amen. de Costa-Gavras. Ce film se base sur une pièce satirique (dont l'origine est très suspecte) plutôt que sur un travail d'historien, comme en témoignent nombre d'inexactitudes et d'incohérences historiques[réf. souhaitée]Pour ne citer que quelques exemples, le personnage de Ricardo Fontana n'a ainsi jamais existé, tout comme Kurt Gerstein n'est jamais allé au Vatican.

Le , le Vatican a publié le document : Nous nous souvenons - Une réflexion sur la Shoah [3] sous la direction du cardinal Edward Idris Cassidy. Ce document analyse notamment dans quelle mesure les préjugés antijudaïques de nombreux catholiques ont pu influer sur la position et le rôle de l'Église pendant la Seconde Guerre mondiale.

En juin 2011, l'ambassadeur d'Israël au Vatican, Mordechai Lewy, a reconnu l'action de Pie XII et du Vatican lors de la Seconde Guerre mondiale en déclarant :

"Il y a tout lieu de penser que ces institutions religieuses catholiques ont recueilli des Juifs avec l'accord et le soutien de la plus haute hiérarchie vaticane" Et que "Ce serait donc une erreur de dire que l'Église catholique, le Vatican et le pape lui-même n'ont rien voulu faire pour sauver des Juifs. C'est le contraire qui est vrai." [4] Il a également reconnu « La volonté vaticane de sauver les juifs»[5].

L'Église catholique d'Allemagne[modifier | modifier le code]

Signature du concordat le 20 juillet 1933 à Rome.

Jusqu'en 1933, la hiérarchie épiscopale s'exprime peu sur le mouvement nazi en expansion. Depuis les succès électoraux des nazis en 1930, le parti nazi s'affirme de plus en plus et les évêques sont amenés à prendre position contre le nazisme. L'arrivée au pouvoir d'Hitler en 1933 permet de débloquer le Concordat du 20 juillet 1933 que l'ancien nonce apostolique à Berlin et futur Pie XII négociait depuis 1919 avec la République de Weimar, entraînant une certaine réconciliation des catholiques et des nazis. Néanmoins, pendant les années du régime hitlérien, l'Église catholique d'Allemagne connait une forte baisse de ses effectifs. Rien qu'en 1937, 108 000 Allemands favorables au régime nazi demandent leur sortie de l'Église. Les organisations de jeunesse catholique sont interdites, les écoles catholiques fermées et les congrégations religieuses doivent dans leur grande majorité se disperser.

Par la suite, l'attitude de l'Église catholique sera un mélange d'accommodement, de tentatives d'intégration à l'intérieur du système nazi, d'une part, et de résistances aux empiètements du pouvoir qui violaient le concordat, d'autre part. L'incompatibilité de la doctrine nazie avec la celle de l'Église est au cœur de l'encyclique Mit brennender Sorge rédigée par Pie XI en 1937. Face aux persécutions puis à la déportation et à l'extermination des Juifs, l'Église d'Allemagne intervient en faveur des Juifs convertis au christianisme ou mariés à des catholiques, mais reste pratiquement silencieuse concernant les Juifs non catholiques. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les catholiques allemands se montrent de bons patriotes. Finalement, ce n'est qu'au sujet de l'eugénisme que l'Église catholique d'Allemagne parvient à faire reculer le pouvoir nazi. 447 prêtres allemands ont été internés à Dachau et 94 y laissèrent leurs vies[6].

Attitude des Églises nationales des pays occupés[modifier | modifier le code]

D'une façon générale, l'ensemble des épiscopats européens eut à gérer une relation difficile face aux gouvernements collaborateurs.

France[modifier | modifier le code]

Avec l'avènement au pouvoir du maréchal Pétain, l'église catholique française sort d'une longue période de contentieux non réglé avec la Troisième République[7] et se retrouve dans une grande proximité avec le nouveau chef de l'État à tel point que des historiens n'hésitent pas à parler du régime de Vichy comme d'un « état clérical » [8]. L'Église pourra tirer de cette situation certains bénéfices comme le retour des congrégations et l'aide à l'enseignement confessionnel.

L'épiscopat ne proteste pas contre les premières mesures d'exclusion des Juifs prises par le gouvernement de Vichy dès 1940[9]. À contrario le fait qu'à partir d'août 1942 certains évêques (comme Mgr Saliège, évêque de Toulouse), se soient exprimés publiquement contre les déportations de Juifs étrangers a contribué à modifier l'orientation des autorités de Vichy[10].

Pendant cette période, l'Église est amenée à prendre position sur le Service du travail obligatoire (STO). L'insoumission au STO est d'abord considérée comme une attitude incivique et individualiste, mais finalement, le cardinal Liénart, suivi ensuite par la majorité de l'épiscopat, déclare que ce n'est pas un devoir de conscience de se soumettre au STO[7]. La tentative de pénétration et d'encadrement des milieux des jeunes travailleurs français déportés en Allemagne, par des séminaristes ou laïcs (venus notamment de la JOC) eux-mêmes réquisitionnés pour le STO, afin de pallier l'absence d'aumôniers dont l'envoi avait été demandé par l'épiscopat mais refusé par les autorités nazies, se situe dans le cadre de la tentative de reconquête de la classe ouvrière qui débouchera après-guerre sur le mouvement des prêtres-ouvriers[7].Ces activités furent condamnées par le Troisième Reich et certains de ces militants chrétiens furent déportés en camp de concentration où certains moururent[11]. Bien que de nombreux catholiques, laïcs ou membres du clergé, participent aux différents mouvements de résistance non communistes, l'épiscopat, dans son ensemble reste sur une position qui consiste à condamner la Résistance comme un acte de désobéissance à un pouvoir légitime[7]. Malgré cette fidélité sans faille au maréchal Pétain, l'épiscopat aura peu à souffrir de l'épuration à la Libération[7].

À partir de 1942, de nombreux catholiques, laïcs, prêtres ou congrégations religieuses se trouvent impliqués dans le sauvetage des Juifs menacés de déportation, ce qui vaut à certains d'entre eux d'être reconnus Juste parmi les nations[7]. En 1997, l'épiscopat français exprime publiquement sa « repentance », notamment pour avoir trop longtemps gardé le silence sur les persécutions dont les Juifs faisaient l'objet [7].

Croatie[modifier | modifier le code]

En Croatie, l'Église catholique romaine a bien accueilli la création de l'État indépendant de Croatie.

Alojzije Stepinac, archevêque catholique de Zagreb pendant la Seconde Guerre mondiale, a été béatifié par Jean-Paul II en 1998. Cette béatification a soulevé une importante controverse, car celui-ci avait été condamné en 1946 pour faits de collaboration par le régime communiste de Tito. Pour de nombreux catholiques cependant, cette accusation, venant d'un régime autoritaire qui a réprimé leur religion, est infondée. Ils font remarquer que le cardinal a pris plusieurs fois position contre les exactions du régime et qu'il a protégé des orthodoxes, des juifs et des tziganes.

Pays-Bas[modifier | modifier le code]

En juillet 1942 les évêques des Pays-Bas font lire dans toutes les églises une lettre condamnant « le traitement injuste et sans merci réservé aux Juifs ». En réaction, les allemands déportent vers les camps de la mort les Juifs convertis au catholicisme, dont la philosophe Edith Stein.

Pologne[modifier | modifier le code]

La hiérarchie polonaise est particulièrement touchée. Quant au clergé, un tiers est assassiné, exécuté ou mort en camp de concentration, particulièrement à Auschwitz.

Slovaquie[modifier | modifier le code]

De 1939 à 1945, Mgr Tiso est président imposé par Hitler de la République slovaque. Il entreprend des politiques violemment antisémites contre la volonté du président légitime du pays, Emile Hacha. Cependant, la Slovaquie cesse de déporter ses citoyens juifs vers le Troisième Reich quand il ressort que les camps ne sont pas « de travail » ou « de concentration » mais bien « d'extermination ». Jozef Tiso est pendu à l'issue de la guerre pour crimes de guerre.

L'exfiltration des dignitaires nazis ou oustachis[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Réseaux d’exfiltration nazis.

Le prêtre Krunoslav Draganović, membre du mouvement oustachi, aurait mis en place, depuis le collège San Girolamo degli Illirici de Rome, un réseau d'exfiltration, nommé ratline par les Américains, qui offrit à Pavelic, comme à plusieurs autres criminels, un refuge[12]. Le degré d'information et d'implication du Vatican est discuté. Un rapport du 12 septembre 1947 des services de renseignement militaire américains affirme :

« Les contacts de Pavelic sont si élevés et sa situation actuelle si compromettante pour le Vatican, que toute extradition du sujet déstabiliserait fortement l'Église catholique »

Le même rapport accuse par ailleurs les Britanniques d'avoir protégé Pavelic en Autriche, d'avoir assuré son arrivée à Rome et son départ vers l'Argentine[12].

Un autre organisateur de l'exfiltration est l’évêque catholique Alois Hudal, recteur du Pontifico Instituto Teutonico Santa Maria dell’Anima à Rome[13] qui a fourni plusieurs criminels nazis en argent et faux documents pour leur permettre de s'expatrier. Là encore, les autorités vaticanes ont été accusées de couvrir les activités de cet évêque.

Les travaux d'une commission d'enquête argentine ad hoc semblent montrer au contraire que les dignitaires du Vatican (au premier rang desquels le sous-secrétaire d'état Montini, futur pape Paul VI) n'ont jamais encouragé ces exfiltrations, voire ont eu l'occasion d'y manifester leur opposition. L'Église catholique aurait simplement été, comme la Croix-Rouge, tellement submergée par les flux massifs de réfugiés qu'elle n'aurait pu procéder qu'à des enquêtes sommaires, aisément contournées par les anciens dignitaires nazis. Ce défaut de vigilance aurait d'ailleurs également profité à de nombreux espions soviétiques[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Eugénio Zolli et Pie XII
  2. Livre du rabbin David Dalin, Pie XII et les Juifs.
  3. Le texte de « Nous nous souvenons - une réflexion sur la Shoah » sur le site du Vatican.
  4. http://www.europe1.fr/International/Le-Vatican-a-aide-les-juifs-602129/
  5. http://www.la-croix.com/Religion/Urbi-Orbi/Rome/L-ambassadeur-d-Israel-pres-le-Saint-Siege-reconnait-qu-il-y-a-eu-volonte-vaticane-de-sauver-les-juifs-_NP_-2011-06-24-676359
  6. Pour les références, voir l'article détaillé Église catholique d'Allemagne face au nazisme
  7. a, b, c, d, e, f et g Voir article détaillé Église catholique en France pendant la Seconde Guerre mondiale
  8. par exemple Jean-Pierre Azéma et Olivier Wieviorka, Vichy, 1940-44, Perrin, 1997, éd. 2004, p. 176-178, ou R. Paxton,La France de Vichy, 1972, qui traite de la même question dans le chapitre : L'ordre moral : L'Église, éd. 1997, coll. Points, p. 198
  9. Jean-Marie Mayeur, « Les Églises devant la persécution des juifs en France », in La France et la question juive. 1940-1944, p. 153
  10. Serge Klarsfeld, Vichy-Auschwitz, 1942, Fayard, 1983, p. 182 ou Raul Hilberg, La destruction des Juifs d'Europe, Gallimard, éd. 2006, T.2, p. 1187-88
  11. Ainsi le jociste breton Marcel Callo décédé à Mauthausen, il a été béatifié par Jean-Paul II.
  12. a et b (en) U.S. intelligence and the Nazis, Richard Breitman, Cambridge University press, 2005, p.215-6
  13. Aarons and Loftus, Unholy Trinity: The Vatican, The Nazis, and the Swiss Bankers (St Martins Press 1991, revised 1998), p. 36
  14. (en) Ronald Rychlak, Hitler, the War and the Pope, Our Sunday Visitor Inc, Huntington, Indiana, édition révisée en 2010, p. 347-350

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur la période précédant la guerre[modifier | modifier le code]

  • Les catholiques et l'Action française. Histoire d'une condamnation. 1899 - 1939, Préface de Réné Rémond, Fayard, 2001.

Vatican[modifier | modifier le code]

Allemagne[modifier | modifier le code]

  • Guenter Lewy, The catholic Church and nazy Germany, Mc Graw-Hill Book Company, New York, 1964, traduit en français sous le titre : L'Église catholique et l'Allemagne nazie, Stock, 1965.
  • Guillaume Zeller, La baraque des prêtres, Dachau 1938-1945, Taillandier, 2015.
  • Jean Kammerer, Pauline Nicolas-Joly, La baraque des prêtres à Dachau, Salvator, 2006.

France[modifier | modifier le code]

  • Jacques Duquesne, Les Catholiques français sous l'Occupation, collection Points histoire, Paris : Seuil, 1996, (ISBN 2-246116023).
  • René Rémond, Paul Touvier et l'Église, rapport de la commission historique instituée par le cardinal Decourtray, Fayard, 1992, (ISBN 2-21302880X).
  • Émile Guerry Monseigneur, l'Église catholique en France sous l'occupation, Flammarion, 1947.
  • André Latreille, De Gaulle, la Libération et l’Église catholique, Édition du Cerf, 1978.
  • Limore Yagil, Chrétiens et Juifs sous Vichy (1940 - 1944). Sauvetage et désobéissance civile, préface de Yehuda Bauer, Paris, Éditions du Cerf, collection « Histoire », 200], 765 p.

Belgique[modifier | modifier le code]

L'Église et la société civile 
le pilier catholique
  • W. Baeten, La naissance de la Chirojeugd (1940-1944).
  • G. Leemans, Des voies divergentes. Péripéties communautaires au sein de la C.S.C. des années 1940-1941.
  • Chr. Van der Cruyssen, Un mouvement de jeunesse catholique sous l'occupation : le Vlaams verbond der katholieke scouts (V.V.K.S.).
Le monde ecclésiastique
  • S. Belleflamme, La croix et le glaive. Clergé séculier et résistance dans le diocèse de Liège (1940-1944), mémoire de licence inédit, Liège, ULg, 2007-2008.
  • A. S. De Sutter, Le clergé régulier dans les provinces de Namur et de Luxembourg (1940-1944).
  • E. Louchez, Les congrégations religieuses sous l'occupation.
  • F.Maerten, Le clergé du diocèse de Tournai face à l'occupation : La voie étroite.
  • R. Valandschoot, La tentative de Cyriel Verschaeve pour réconcilier national-socialisme et christianisme (1941-1942).
L'Église et la question juive
  • Frans Selleslagh et Mark Van den Wungaert, Entre la peste et le choléra. Vie et attitudes des catholiques sous l'occupation., sous la direction de Fabrice Maerten. Gerpinnes : Quorum/Ceges/Arca, 1999, 288 p.
  • Fl. Matteazzi, L'attitude du clergé face à la Shoa dans le diocèse de Liège.
  • L. Saerens, L'aide des catholiques aux Juifs dans l'Archevêché de Malines.
  • M. Steinberg, Le silence de l'Église et les actes des chrétiens face à la solution finale en Belgique occupée.
  • G. Thyange L'abbé Joseph André et l'aide aux Juifs à Namur.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]